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magnitude limite

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klerg

unread,
Mar 10, 2002, 11:54:42 AM3/10/02
to
L'échelle de Richter est dite "ouverte" et ne connaît pas de limites
strictement définies. Ainsi, la sensibilité des appareils actuels permet de
calculer des magnitudes de l'ordre de -2.
Mais est ce qu'il existe une limite supérieure ou bien un séisme de
magnitude 12 serait possible?

Claire

--
Pour contacter le modérateur : fsg-...@neuronnexion.fr

Oncle Dom

unread,
Mar 10, 2002, 11:02:16 PM3/10/02
to
"klerg" <c-k...@club-internet.fr> a écrit dans le message news:
3c8b8fcd$0$27034$7a62...@news.club-internet.fr...

> L'échelle de Richter est dite "ouverte" et ne connaît pas de limites
> strictement définies. Ainsi, la sensibilité des appareils actuels permet
de
> calculer des magnitudes de l'ordre de -2.
> Mais est ce qu'il existe une limite supérieure ou bien un séisme de
> magnitude 12 serait possible?

C'est un problème intéressant, dont la solution dépend des définitions.
La magnitude définie par Charles Francis Richter est une fonction
logarithmique de base 10, qui ne décrit pas de fait, l'énergie d'un séisme,
mais l'amplitude des oscillations d'un sismographe à 100 km de distance.
Comme la base de référence, ce sont les séisme californiens, onr ne peut
passer directement de l'échelle de Richter à une échelle de magnitude
énergétique que pour les séismes californiens. C'est une échelle de
magnitude locale notée ML (avec L en indice)
Avec cette définition, l'échelle n'est pas stricto sensu, ouverte, puisque
elle est limitée par les seuils de détection et de saturation du
sismographe.
Si on s'intéresse à l'énergie dégagée, il faut utiliser l'échelle de
Kanamori, notée MW (avec Wen indice). Elle se calcule pour les grands
séismes, liées à un chevauchement de plaques, en tenant compte de trois
paramètres, µ: rigidité du milieu, S: Déplacement moyen sur la faille, D:
Surface de la faille
Dans ce cas l'échelle est limitée par les valeurs maximums que peuvent
prendre ces paramètres. On ne peut guère imaginer une faille de 20000km sue
200 km. Le séisme le plus violent du XXème siècle est celui du Chili en
1960, de magnitude 9.5 (Richter), avec une zone de rupture de la faille de
plus de 1000 km de long
Regrettons, au passage, qu'on confonde souvent ces échelles entre elle,
comme sur
http://www.inovesco.com/information/articles/earthquake#richter
ou l'échelle de Richter est confondue avec l'échelle MSK, qui n'a rien à
voir, puisque la correspondance dépend entre autres, de la profondeur de
l'hypocentre

En conclusion, il existe une limite pratique à la magnitude de Richter,
puisque pour un séisme de magnitude 12, il faut des oscillations du
sismographes 1000 fois plus importantes que pour un séisme de magnitude 9.
Il arrive un moment où le sismographe lui même est détruit ;-) (je sais,
y'a pas de quoi rire)
--
Oncle Dom

klerg

unread,
Mar 17, 2002, 5:38:32 AM3/17/02
to
Merci beaucoup pour ces explications!!!

Mais y'a un truc que je n'ai pas beaucoup compris: vous dites que les
deux échelles calculent l'énergie d'un séisme, l'un par le biais des
sismographes (Richter) , l'autres par le biais d'observations (MSK).

Mais si l'échelle MSK dépend également de la profondeur de l'hypocentre,
alors elle ne calcule pas que l'énergie? Au fait, je trouve qu'elle semble
plus proche de celle de Mercalli qui prend en compte les dégâts dus au
séisme...

Et qu'elle est la limite de cette l'échelle? Il me semble qu'elle
comprend 12 degrés, mais peut on la dire (un peu) ouverte comme celle de
Richter?

Claire

Oncle Dom

unread,
Mar 21, 2002, 10:06:55 AM3/21/02
to
"klerg" <c-k...@club-internet.fr> a écrit dans le message news:
3c947220$0$217$7a62...@news.club-internet.fr...

En effet, l'échelle MSK (Medvedev, Sponhauer, Karnik) définie en 1964,
dérive de celle de Mercalli. Elle ne mesure pas l'énergie d'un séisme, mais
les dégats qu'il provoque localement.
Par analogie, on peut dire que l'échelle MSK est à celle de Richter, ou à
celle de Kanamori, ce que l'éclairement est au flux lumineux. L'éclairement
dépend de la distance à la source. La différence c'est que l'éclairement,
lui, varie exactement en raison inverse du carré de la distance à la source.
Un treizième degré sur l'échelle MSK?. Moi je veux bien. Si la disparition
de l'atlantide était un fait réel, on pourrait bien lui mettre la note 13.
Mais on n'a jamais mis la note 13. Ce n'est pas que ça porte malheur, c'est
qu'alors il n'y a plus personne pour témoigner de l'intensité du désastre.
--
Oncle Dom

lucien coste

unread,
Mar 21, 2002, 5:44:37 PM3/21/02
to
"Oncle Dom" <caud...@NULLwanadoo.fr> a écrit dans le message news:
a7csu6$328$1...@wanadoo.fr...

> Un treizième degré sur l'échelle MSK?. Moi je veux bien. Si la
disparition
> de l'atlantide était un fait réel, on pourrait bien lui mettre la note
13.
> Mais on n'a jamais mis la note 13. Ce n'est pas que ça porte malheur,
c'est
> qu'alors il n'y a plus personne pour témoigner de l'intensité du
désastre.

selon les deux interprétations plausibles actuelles on aurait pour
l'Atlantide
a) une hypothèse volcanique ( caldera de Santorin) maintenant bien datée
par dendrochronologie en1632 avant Jésus Christ
b) l'hypothèse de la Mer Noire, plus ancienne qui correspondrait à un
ou plusieurs séismes ayant affecté la zone Bosphore Dardanelles en
ouvrant le passage des eaux qui se seraient précipitées dans la
dépression
qui de toute façon n'était pas vide ( lit fossile et sous-marin du
Danube)
cela pourrait aussi correspondre au déluge de la Bible quoique, quoique
il soit plus vraisemblable que celui-ci corresponde à une débacle
glaciaire
dans la plaine de l'Euphrate vers moins 10000.
mais ce sont des hypothèses et elles ne peuvent être prises pour des
affirmations.


pour l'intensité 14 cela doit correspondre à la terre coupée en deux
Il n'y a plus de Terre

--

Lucien COSTE

Oncle Dom

unread,
Mar 22, 2002, 5:50:51 AM3/22/02
to
"lucien coste" <lucien...@wanadoo.fr> a écrit dans le message news:
a7dnob$5u6$1...@wanadoo.fr...

> selon les deux interprétations plausibles actuelles on aurait pour
> l'Atlantide
> a) une hypothèse volcanique ( caldera de Santorin) maintenant bien datée
> par dendrochronologie en1632 avant Jésus Christ

> b) l'hypothèse de la Mer Noire, plus ancienne qui correspondrait à un
> ou plusieurs séismes ayant affecté la zone Bosphore Dardanelles en
> ouvrant le passage des eaux qui se seraient précipitées dans la
> dépression
> qui de toute façon n'était pas vide ( lit fossile et sous-marin du
> Danube)

Oui, en n'oubliant pas que c'est le scribe de Platon qui à écrit que Platon
à dit que Critias avait dit que Critias l'ancien lui avait dit que Solon lui
avait dit qu'un prètre égyptien lui avait dit que...
Et à ce stade ce n'est plus qu'une rumeur, qui comme toutes les rumeurs peut
provenir du collapse de plusieurs informations.
A noter aussi que l'ouverture du Bosphore n'a rien d'un cataclysme type
Santorin. Le remplissage de la mer noire est un phénomène lent, qui à obligé
les populations riveraines à déménager

> cela pourrait aussi correspondre au déluge de la Bible quoique, quoique
> il soit plus vraisemblable que celui-ci corresponde à une débacle
> glaciaire
> dans la plaine de l'Euphrate vers moins 10000.
> mais ce sont des hypothèses et elles ne peuvent être prises pour des
> affirmations.

Bien sur, mais la aussi plusieurs phénomènes différents ont pu agir en même
temps, et c'est un fait qu'on retrouve en ufologie: Plusieurs phénomènes
sont à la base de plusieurs légendes, et on peut dresser une matrice donnant
pour chaque époque, l'importance de chaque phénomène dans chaque légende

> pour l'intensité 14 cela doit correspondre à la terre coupée en deux
> Il n'y a plus de Terre

En effet si le cataclysme de Santorin doit monter à 12 degrès bien sonnes,
celui de Platon, engloutissant un continent pouvait bien atteindre 13, Je
n'avais pas osé imaginer 14
Mais on peut s'amuser à imaginer une échelle similaire pour une étoile.
A quel degré correspondrait l'explosion de l'étoile en supernova?
--
Oncle Dom

Remi Moyen

unread,
Mar 22, 2002, 8:59:33 AM3/22/02
to
On 22 Mar 2002, Oncle Dom wrote:

> A noter aussi que l'ouverture du Bosphore n'a rien d'un cataclysme type
> Santorin. Le remplissage de la mer noire est un phénomène lent, qui à obligé
> les populations riveraines à déménager

Oui, mais ce type de grand boulversement (si il est quand meme assez
rapide -quelques generations au plus) peut, lorsqu'il passe dans
l'histoire puis la legende, donner naissance a des mythes types deluge.
Pas forcement besoin d'etre instantane pour ca (encore qu'une catastrophe
brusque qu'on voit pas venir, qui provoquerait une inondation geante puis
plus rien correspond mieux au schema du deluge).

> > pour l'intensité 14 cela doit correspondre à la terre coupée en deux
> > Il n'y a plus de Terre
> En effet si le cataclysme de Santorin doit monter à 12 degrès bien sonnes,
> celui de Platon, engloutissant un continent pouvait bien atteindre 13, Je
> n'avais pas osé imaginer 14
> Mais on peut s'amuser à imaginer une échelle similaire pour une étoile.
> A quel degré correspondrait l'explosion de l'étoile en supernova?

En restant plus proche (!) de la Terre, on peut imaginer l'evenement ayant
donne naissance a la Lune : suivant les hypotheses (je sais plus laquelle
est la plus en vogue actuellement), separation directe de la Terre, ou
fracturation a partir d'un asteroide, non ? Si c'est la cas, ca a du etre
plutot haut.

Ceci dit, je ne pense pas qu'au dela de 12 (peut-etre 13), ca ait beaucoup
de sens de parler de degre sur cette echelle : un peu comme utiliser un
double decimetre pour mesurer la distance Paris-Lyon...
--
Rémi Moyen
"Malgré les apparences, le temps est très varié à Nancy :
pluie, nuages, neige, brouillard, grêle, ..."

klerg

unread,
Mar 26, 2002, 4:08:26 PM3/26/02
to
Bonjour

A propos de l'Atlantide, j'ai vu un documentaire il y a quelques années qui
la situait en Antarctique (au Sud).
D'après les auteurs, l'Antarctique a été envahie par la glace suite à un
"glissement" de la croûte terrestre il y a un bon moment. Résultat : les
pôles ont été décalés et tt et tt...
Le déluge viendrait également de ce phénomène.

Bien que je ne crois pas tellement à cette théorie, j'aimerai savoir si ce
"glissement" de la croûte terrestre a réellement eu lieu. Et dans ce cas,
comment cela est il possible?

Claire

Remi Moyen

unread,
Mar 27, 2002, 4:01:43 AM3/27/02
to
On 26 Mar 2002, klerg wrote:

> A propos de l'Atlantide, j'ai vu un documentaire il y a quelques années qui
> la situait en Antarctique (au Sud).
> D'après les auteurs, l'Antarctique a été envahie par la glace suite à un
> "glissement" de la croûte terrestre il y a un bon moment. Résultat : les
> pôles ont été décalés et tt et tt...
> Le déluge viendrait également de ce phénomène.
>
> Bien que je ne crois pas tellement à cette théorie, j'aimerai savoir si ce
> "glissement" de la croûte terrestre a réellement eu lieu. Et dans ce cas,
> comment cela est il possible?

Ben, dit comme ca, "glissement" de la croute, c'est pas tres clair. Il
peut s'agir d'un deplacement de plaque tectonique, mais l'echelle est
biiiieeeeeeeen trop lente pour que ca soit realiste a l'echelle humaine :
la race humaine existe depuis quelques millions d'annees -3 Ma pour Lucy,
non ?- a raison de quelques cm maxi par an (disons 10), ca fait 300 km.
Pas si grand que ca a l'echelle du globe.

Sinon, euh... Un basculement de la terre qui laisse les continents a leur
place, mais change les climats ? Bof, ca se saurait (surtout dans
l'histoire "recente", moins de 5 Ma). Une cigarette qui fait rire,
peut-etre...


--
Rémi Moyen
"Malgré les apparences, le temps est très varié à Nancy :
pluie, nuages, neige, brouillard, grêle, ..."

--

Patrice Gross

unread,
Mar 27, 2002, 11:11:57 AM3/27/02
to
Dans l'article <Pine.LNX.4.44.020327...@cornas.ensg.inpl-
nancy.fr>, Remi Moyen a écrit...

> > A propos de l'Atlantide, j'ai vu un documentaire il y a quelques années qui
> > la situait en Antarctique (au Sud).
> > D'après les auteurs, l'Antarctique a été envahie par la glace suite à un
> > "glissement" de la croûte terrestre il y a un bon moment. Résultat : les
> > pôles ont été décalés et tt et tt...
Je ne connais aucune théorie qui envisage un déplacement significatif des
pôles, autre que les phénomènes de précession et de nutation, qui
n'affectent que très peu l'inclinaison des pôles sur l'écliptique.

> > Le déluge viendrait également de ce phénomène.

De quel déluge parlez-vous ?

Car il me semble qu'il existe autant de versions de genèses
que de religions.
Si "votre" déluge est celui décrit dans la Bible, il n'est pas
besoin de grandes connaissances scientifiques pour démontrer son
impossibilité physique.
Les dogmes établis ont la peau dure, comme ont pû le constater
Galilée, Darwin et Wegener, entre autres.
Entre le dogme d'une religion et la science, il faut choisir.

> > Bien que je ne crois pas tellement à cette théorie, j'aimerai savoir si ce
> > "glissement" de la croûte terrestre a réellement eu lieu. Et dans ce cas,
> > comment cela est il possible?

En gros, la croûte terrestre est composée de plaques océaniques et de
plaques continentales.
Le renouvellement permanent des plaques océaniques entraîne des
déplacements relatifs des plaques continentales (remarquez, par
exemple, la correspondance presque parfaite des côtes de part et
d'autre de l'océan Atlantique, qui suggère que l'Amérique, l'Europe
et l'Afrique ne constituaient qu'un seul et même continent à une
époque éloignée).

> Ben, dit comme ca, "glissement" de la croute, c'est pas tres clair. Il
> peut s'agir d'un deplacement de plaque tectonique, mais l'echelle est
> biiiieeeeeeeen trop lente pour que ca soit realiste a l'echelle humaine :
> la race humaine existe depuis quelques millions d'annees -3 Ma pour Lucy,
> non ?- a raison de quelques cm maxi par an (disons 10), ca fait 300 km.
> Pas si grand que ca a l'echelle du globe.

D'ailleurs, la transmission orale n'a que peu de chance de résister
à plusieurs milliers d'années.
Il ne faut donc pas rechercher l'existence éventuelle de
l'Atlantide plus de quelques centaines d'années avant les
premiers écrits relatant cette civilisation.

> Sinon, euh... Un basculement de la terre qui laisse les continents a leur
> place, mais change les climats ? Bof, ca se saurait (surtout dans
> l'histoire "recente", moins de 5 Ma). Une cigarette qui fait rire,
> peut-etre...

Pas un basculement de la terre, mais un basculement de la croûte
terrestre, qui ne représente qu'une très faible masse par rapport
à la masse totale de la Terre, et qui n'est pas, que je sache, ancrée
au noyau par de gigantesques boulons.

Remi Moyen

unread,
Mar 27, 2002, 12:21:10 PM3/27/02
to
On 27 Mar 2002, Patrice Gross wrote:

> > Sinon, euh... Un basculement de la terre qui laisse les continents a leur
> > place, mais change les climats ? Bof, ca se saurait (surtout dans
> > l'histoire "recente", moins de 5 Ma). Une cigarette qui fait rire,
> > peut-etre...
> Pas un basculement de la terre, mais un basculement de la croûte
> terrestre, qui ne représente qu'une très faible masse par rapport
> à la masse totale de la Terre, et qui n'est pas, que je sache, ancrée
> au noyau par de gigantesques boulons.

Mouais... Je n'y crois pas plus. D'abord, quel a bien pu etre le moteur
d'un tel mouvement, pour qu'il aille assez vite en plus ?
Et puis, a supposer qu'une telle inversion se soit faite si vite, pourquoi
n'en aurions-nous aucune trace actuellement ? Pas de "contre-mouvement" de
stabilisation, pas de continuation (plus lente) ? Comment a donc pu se
dissiper toute l'energie de ce mouvement ?

Bref, mieux vaut retourner fumer sa cigarette aux herbes, euh, de
Provence, on verra mieux bouger les plaques ;-) .


--
Rémi Moyen
"Malgré les apparences, le temps est très varié à Nancy :
pluie, nuages, neige, brouillard, grêle, ..."

--

Patrice Gross

unread,
Mar 27, 2002, 1:11:27 PM3/27/02
to
Dans l'article <Pine.LNX.4.44.020327...@cornas.ensg.inpl-
nancy.fr>, Remi Moyen a écrit...
> On 27 Mar 2002, Patrice Gross wrote:

> > > Sinon, euh... Un basculement de la terre qui laisse les continents a leur
> > > place, mais change les climats ? Bof, ca se saurait (surtout dans
> > > l'histoire "recente", moins de 5 Ma). Une cigarette qui fait rire,
> > > peut-etre...
> > Pas un basculement de la terre, mais un basculement de la croûte
> > terrestre, qui ne représente qu'une très faible masse par rapport
> > à la masse totale de la Terre, et qui n'est pas, que je sache, ancrée
> > au noyau par de gigantesques boulons.

> Mouais... Je n'y crois pas plus. D'abord, quel a bien pu etre le moteur
> d'un tel mouvement, pour qu'il aille assez vite en plus ?
Un déséquilibre de masses : chute d'une météorite, volcanisme,
glaciation, déglaciation.

> Et puis, a supposer qu'une telle inversion se soit faite si vite, pourquoi
> n'en aurions-nous aucune trace actuellement ? Pas de "contre-mouvement" de
> stabilisation, pas de continuation (plus lente) ? Comment a donc pu se
> dissiper toute l'energie de ce mouvement ?

La croûte terrestre n'est certes pas "ancrée", mais le manteau
n'est tout de même pas une patinoire.
Un mouvement engendré par un accroîssement de masse localisé
cesse naturellement quand celui-ci se retrouve au niveau de
l'équateur, ou bien quand la masse disparaît (fonte de glace).
Le problème est de savoir si la croûte terrestre possède
suffisamment de "cohésion" pour effectuer un mouvement
d'ensemble par rapport au manteau. Cela ne m'étonnerait
pas si la réponse était NON.

> Bref, mieux vaut retourner fumer sa cigarette aux herbes, euh, de
> Provence, on verra mieux bouger les plaques ;-) .

Contre la théorie de Wegener, il y avait des pseudo-preuves
avancées par les physiciens.
Cette fois, l'argument est un peu court.

Remi Moyen

unread,
Mar 28, 2002, 3:56:20 AM3/28/02
to
On 27 Mar 2002, Patrice Gross wrote:

> > Et puis, a supposer qu'une telle inversion se soit faite si vite, pourquoi
> > n'en aurions-nous aucune trace actuellement ? Pas de "contre-mouvement" de
> > stabilisation, pas de continuation (plus lente) ? Comment a donc pu se
> > dissiper toute l'energie de ce mouvement ?
> La croûte terrestre n'est certes pas "ancrée", mais le manteau
> n'est tout de même pas une patinoire.
> Un mouvement engendré par un accroîssement de masse localisé
> cesse naturellement quand celui-ci se retrouve au niveau de
> l'équateur, ou bien quand la masse disparaît (fonte de glace).

Oui, mais en fait ma remarque porte plus sur des problemes d'inertie :
comme dit auparavant, les mouvement "normaux" des plaques sont de l'ordre
du cm/an (10 a 12 pour les dorsales rapides, je crois).
Ici, c'est un mouvement bien plus rapide, puisque sensible a l'echelle
humaine : si l'Atlantide a du passer disons en gros de l'equateur au pole,
en maximum 1 Ma (deja comme ca, ca me parait bien trop lent pour etre dans
la memoire humaine, mais c'est pour l'exemple), ca fait 10 000 km en 1 Ma,
soit 10 m/an !
Un mouvement 100 fois plus rapide que la vitesse normale, ca aurait du
laisser des traces : d'acceleration, de freinage, ou si le freinage est
assez lent pour ne pas laisser de traces specifiques, on devrait encore se
deplacer. Ce qui n'est pas le cas.

> Le problème est de savoir si la croûte terrestre possède
> suffisamment de "cohésion" pour effectuer un mouvement
> d'ensemble par rapport au manteau. Cela ne m'étonnerait
> pas si la réponse était NON.

Je ne pense pas non plus.

De plus, un tel boulversement serait aussi visible dans les
faunes/flores/sediments : si l'Antarctique etait en gros sur l'equateur,
alors le pole nord etait quelque part sur l'equateur actuel. On devrait
donc, en Amerique du Sud, en Afrique ou en Asie, trouver des traces tres
recentes de climat glaciaire (traces de glaciers, par exemple). Et dans le
passe proche (moins de 3 Ma), on les cherche encore, ces traces...


--
Rémi Moyen
"Malgré les apparences, le temps est très varié à Nancy :
pluie, nuages, neige, brouillard, grêle, ..."

--

Patrice Gross

unread,
Mar 28, 2002, 5:25:54 AM3/28/02
to
Dans l'article <Pine.LNX.4.44.020328...@cornas.ensg.inpl-

nancy.fr>, Remi Moyen a écrit...
> On 27 Mar 2002, Patrice Gross wrote:

> > > Et puis, a supposer qu'une telle inversion se soit faite si vite, pourquoi
> > > n'en aurions-nous aucune trace actuellement ? Pas de "contre-mouvement" de
> > > stabilisation, pas de continuation (plus lente) ? Comment a donc pu se
> > > dissiper toute l'energie de ce mouvement ?
> > La croûte terrestre n'est certes pas "ancrée", mais le manteau
> > n'est tout de même pas une patinoire.
> > Un mouvement engendré par un accroîssement de masse localisé
> > cesse naturellement quand celui-ci se retrouve au niveau de
> > l'équateur, ou bien quand la masse disparaît (fonte de glace).

> Oui, mais en fait ma remarque porte plus sur des problemes d'inertie :
> comme dit auparavant, les mouvement "normaux" des plaques sont de l'ordre
> du cm/an (10 a 12 pour les dorsales rapides, je crois).
> Ici, c'est un mouvement bien plus rapide, puisque sensible a l'echelle
> humaine : si l'Atlantide a du passer disons en gros de l'equateur au pole,
> en maximum 1 Ma (deja comme ca, ca me parait bien trop lent pour etre dans
> la memoire humaine, mais c'est pour l'exemple), ca fait 10 000 km en 1 Ma,
> soit 10 m/an !
> Un mouvement 100 fois plus rapide que la vitesse normale, ca aurait du
> laisser des traces : d'acceleration, de freinage, ou si le freinage est
> assez lent pour ne pas laisser de traces specifiques, on devrait encore se
> deplacer. Ce qui n'est pas le cas.
Ce sont les mouvements relatifs des plaques continentales qui laissent
le plus de traces.
Si un mouvement d'ensemble de la croûte terrestre a eu lieu, il n'a
pû laisser que des traces d'ordre climatique, encore faut-il
supposer l'existence de roches ou d'espèces biologiques
témoignant de ces changements climatiques, et disponibles
en quantité suffisante (ce qui exclut les événements "rapides",
géologiquement parlant).

Quant à l'inertie des plaques continentales, celle-ci me semble
à priori négligeable compte-tenu des faibles vitesses de
déplacement constatées dans les phénomènes géologiques.
Pour moi, le mouvement s'arrête dès que les forces qui
engendrent le déplacement disparaissent.


> > Le problème est de savoir si la croûte terrestre possède
> > suffisamment de "cohésion" pour effectuer un mouvement
> > d'ensemble par rapport au manteau. Cela ne m'étonnerait
> > pas si la réponse était NON.

> Je ne pense pas non plus.

> De plus, un tel boulversement serait aussi visible dans les
> faunes/flores/sediments : si l'Antarctique etait en gros sur l'equateur,
> alors le pole nord etait quelque part sur l'equateur actuel. On devrait
> donc, en Amerique du Sud, en Afrique ou en Asie, trouver des traces tres
> recentes de climat glaciaire (traces de glaciers, par exemple). Et dans le
> passe proche (moins de 3 Ma), on les cherche encore, ces traces...

Pour qu'un mouvement d'ensemble de la croûte terrestre reste invisible,
il lui suffit d'être suffisamment ancien ou d'être d'ampleur limitée
(un basculement de 10 à 20° ne serait probablement pas détecté).

Remi Moyen

unread,
Mar 28, 2002, 7:07:10 AM3/28/02
to
On 28 Mar 2002, Patrice Gross wrote:

> Ce sont les mouvements relatifs des plaques continentales qui laissent
> le plus de traces.

En effet.

> Si un mouvement d'ensemble de la croûte terrestre a eu lieu, il n'a
> pû laisser que des traces d'ordre climatique,

Ben non... C'est evidemment les traces principales, mais les plaques se
deplacent quand meme sur quelque chose (a votre avis ? ;-) ). Et ce
"liquide" (a l'echelle des mouvements de plaque) garde obligatoirement
des traces des perturbations engendrees par un deplacement massif. Des
turbulences, quoi.
Alors evidemment, ces turbulences se dissipent, mais encore une fois, a
l'echelle de temps envisagee ici (il y a moins de 3 Ma), ca m'etonnerait
qu'elles aient eu le temps de toutes disparaitre. D'autant plus que plus
la mise en mouvement et l'arret sont rapides (ce qui semble le cas ici),
plus les turbulences sont importantes. On devrait donc voir (par
tomographie sismique, par exemple) des choses bizarres...

Autre chose encore, les points chauds : si on les suppose fixe par rapport
au noyau, ils temoignent bien du mouvement des plaques. Bon, a l'echelle
de quelques Ma, c'est pas forcement evident, sauf que la continuite
actuelle avec les iles passees ne pourrait s'expliquer que par un
"aller-retour" de la croute, pour revenir exactement a sa place !!
Ou alors les points chauds ne sont pas fixes, mais bon...

Quant aux plaques elles-memes, un tel mouvement engendrerait -au moins au
moment du demarrage et de l'arret- des fortes contraintes, qui se
manifestraient certainement aux limites de plaques (ralentissement des
subductions, ou collision, decrochements accentues, ce genre de choses).
La encore, toutes sortes de phenomenes que l'on n'observe pas a un age
donne (tous ces evenements devraient etre simultanes).

> Quant à l'inertie des plaques continentales, celle-ci me semble
> à priori négligeable compte-tenu des faibles vitesses de
> déplacement constatées dans les phénomènes géologiques.

Ben justement, dans le cas d'un basculement evoque ici, la vitesse *est*
elevee.

> Pour qu'un mouvement d'ensemble de la croûte terrestre reste invisible,
> il lui suffit d'être suffisamment ancien ou d'être d'ampleur limitée
> (un basculement de 10 à 20° ne serait probablement pas détecté).

Possible... Encore qu'au niveau des points chauds, pour des evenements pas
*trop* vieux, ca me parait dur a expliquer. Si tous les points chauds
avaient une interruption d'activite au meme age, ca serait effectivement
suspect, mais je ne crois pas que ce soit le cas.

De plus et encore une fois, le probleme de l'origine d'un tel phenomene se
pose. Sans intervention exterieure a la Terre, je vois mal ce qui pourrait
desequilibrer (meme une masse de glace, je pense que compare aux forces de
viscosite du manteau, ca doit pas etre grand chose). Et si il y a une
origine externe (meteorite, par ex.), je ne vois pas pourquoi ses effets
seraient limites a la croute. Elle n'est pas si dure que ca, ou si
epaisse, ou naturellement "concue" pour diffuser un choc en surface
uniquement. Un tel choc pourrait eventuellement modifier la tectonique des
plaques (et encore, l'energie necessaire me parait enorme) en cassant des
plaques, mais provoquer un glissement en bloc de tout l'ensemble ?


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Rémi Moyen
"Malgré les apparences, le temps est très varié à Nancy :
pluie, nuages, neige, brouillard, grêle, ..."

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Patrice Gross

unread,
Mar 28, 2002, 11:06:05 AM3/28/02
to
Dans l'article <Pine.LNX.4.44.020328...@cornas.ensg.inpl-
nancy.fr>, Remi Moyen a écrit...
> On 28 Mar 2002, Patrice Gross wrote:
> > Si un mouvement d'ensemble de la croûte terrestre a eu lieu, il n'a
> > pû laisser que des traces d'ordre climatique,

> Ben non... C'est evidemment les traces principales, mais les plaques se
> deplacent quand meme sur quelque chose (a votre avis ? ;-) ). Et ce
> "liquide" (a l'echelle des mouvements de plaque) garde obligatoirement
> des traces des perturbations engendrees par un deplacement massif. Des
> turbulences, quoi.
La notion de turbulence est classique en mécanique des fluides, mais
ce dont vous parlez me semble différent.
Pouvez-vous préciser quelle est la nature des turbulences dont
vous parlez ?

> Alors evidemment, ces turbulences se dissipent, mais encore une fois, a
> l'echelle de temps envisagee ici (il y a moins de 3 Ma), ca m'etonnerait
> qu'elles aient eu le temps de toutes disparaitre. D'autant plus que plus
> la mise en mouvement et l'arret sont rapides (ce qui semble le cas ici),
> plus les turbulences sont importantes. On devrait donc voir (par
> tomographie sismique, par exemple) des choses bizarres...

J'aurais tendance à penser que les mouvements des plaques résultent
plutôt d'une rupture d'équilibre entre des efforts multidirectionnels
s'exerçant sur les plaques.
Si de faibles variations (en proportion) de ces efforts peuvent
engendrer un déplacement des plaques, il me paraît peu probable
de pouvoir détecter à posteriori les causes du déplacement.



> Autre chose encore, les points chauds : si on les suppose fixe par rapport
> au noyau, ils temoignent bien du mouvement des plaques. Bon, a l'echelle
> de quelques Ma, c'est pas forcement evident, sauf que la continuite
> actuelle avec les iles passees ne pourrait s'expliquer que par un
> "aller-retour" de la croute, pour revenir exactement a sa place !!
> Ou alors les points chauds ne sont pas fixes, mais bon...

J'ignore si les points chauds sont fixes (je ne connais pas les théories
censées expliquer l'existence de ces points chauds), mais il
semble admis qu'ils sont plus fixes que les plaques
continentales ou océaniques.
Dans la mesure où ils sont actifs, ils témoignent bien du
mouvement des plaques, au moins pour l'histoire géologique
récente.

> Quant aux plaques elles-memes, un tel mouvement engendrerait -au moins au
> moment du demarrage et de l'arret- des fortes contraintes, qui se
> manifestraient certainement aux limites de plaques (ralentissement des
> subductions, ou collision, decrochements accentues, ce genre de choses).
> La encore, toutes sortes de phenomenes que l'on n'observe pas a un age
> donne (tous ces evenements devraient etre simultanes).

> > Quant à l'inertie des plaques continentales, celle-ci me semble
> > à priori négligeable compte-tenu des faibles vitesses de
> > déplacement constatées dans les phénomènes géologiques.

> Ben justement, dans le cas d'un basculement evoque ici, la vitesse *est*
> elevee.

L'énergie cinétique d'une plaque en mouvement ne dépasse guère
quelques milliers de joules, soit plus d'un million de fois moins
qu'un pétrolier.
Même pour des vitesses "élevées" 100 fois supérieures à la normale,
l'inertie des plaques me paraît toujours totalement négligeable
par rapport aux autres efforts qui s'exercent sur elles.



> > Pour qu'un mouvement d'ensemble de la croûte terrestre reste invisible,
> > il lui suffit d'être suffisamment ancien ou d'être d'ampleur limitée
> > (un basculement de 10 à 20° ne serait probablement pas détecté).

> Possible... Encore qu'au niveau des points chauds, pour des evenements pas
> *trop* vieux, ca me parait dur a expliquer. Si tous les points chauds
> avaient une interruption d'activite au meme age, ca serait effectivement
> suspect, mais je ne crois pas que ce soit le cas.

> De plus et encore une fois, le probleme de l'origine d'un tel phenomene se
> pose. Sans intervention exterieure a la Terre, je vois mal ce qui pourrait
> desequilibrer (meme une masse de glace, je pense que compare aux forces de
> viscosite du manteau, ca doit pas etre grand chose). Et si il y a une
> origine externe (meteorite, par ex.), je ne vois pas pourquoi ses effets
> seraient limites a la croute. Elle n'est pas si dure que ca, ou si
> epaisse, ou naturellement "concue" pour diffuser un choc en surface
> uniquement. Un tel choc pourrait eventuellement modifier la tectonique des
> plaques (et encore, l'energie necessaire me parait enorme) en cassant des
> plaques, mais provoquer un glissement en bloc de tout l'ensemble ?

Comme vous l'avez souligné précédemment, la croûte terreste repose sur un
élément "liquide", même si la viscosité de ce liquide peut être très
importante.
De ce fait, l'absence de mouvement d'ensemble de la croûte terrestre par
rapport à cet élément "liquide" me paraît plutôt étonnante, surtout
s'il existe des courants de convection au sein de cet élément "liquide".

klerg

unread,
Mar 28, 2002, 1:52:01 PM3/28/02
to
> > Oui, mais en fait ma remarque porte plus sur des problemes d'inertie :
> > comme dit auparavant, les mouvement "normaux" des plaques sont de
l'ordre
> > du cm/an (10 a 12 pour les dorsales rapides, je crois).
> > Ici, c'est un mouvement bien plus rapide, puisque sensible a l'echelle
> > humaine : si l'Atlantide a du passer disons en gros de l'equateur au
pole,
> > en maximum 1 Ma (deja comme ca, ca me parait bien trop lent pour etre
dans
> > la memoire humaine, mais c'est pour l'exemple), ca fait 10 000 km en 1
Ma,
> > soit 10 m/an !
> > Un mouvement 100 fois plus rapide que la vitesse normale, ca aurait du
> > laisser des traces : d'acceleration, de freinage, ou si le freinage est
> > assez lent pour ne pas laisser de traces specifiques, on devrait encore
se
> > deplacer. Ce qui n'est pas le cas.

En fait dans ce documentaire, il n'etait pas question de la tectonique
des plaques mais d'un basculement sans doute assez rapide. D'ailleur, je me
souviens qu'ils disaient que la congélation du mammouth en Siberie etait due
à ce phenomene.

> > De plus, un tel boulversement serait aussi visible dans les
> > faunes/flores/sediments : si l'Antarctique etait en gros sur l'equateur,
> > alors le pole nord etait quelque part sur l'equateur actuel. On devrait
> > donc, en Amerique du Sud, en Afrique ou en Asie, trouver des traces tres
> > recentes de climat glaciaire (traces de glaciers, par exemple). Et dans
le
> > passe proche (moins de 3 Ma), on les cherche encore, ces traces...
> Pour qu'un mouvement d'ensemble de la croûte terrestre reste invisible,
> il lui suffit d'être suffisamment ancien ou d'être d'ampleur limitée
> (un basculement de 10 à 20° ne serait probablement pas détecté).

Les poles n'auraient ete en effet, que tres peu déplacés. Avant de se
retrouver sous les glaces de l'Antarctique, l'Atlantide aurait eu a peu pres
la meme position que les pays Scandinaves pour l'Arctique. D'ailleur, il me
semble qu'ils placaient le pole nord au Canada...


Claire

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