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Un paranoïaque qui a trouvé sa niche écologique dans une meute parano,

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jc_lavau

unread,
Jan 22, 2013, 5:59:41 AM1/22/13
to
Un paranoïaque qui a trouvé sa niche écologique dans une meute
paranoïaque, sera-t-il diagnostiqué ?
En standard, la réponse est non.
Voici par exemple un perroquet qui recopie les dictionnaires standards
de psychiatrie :
http://www.psychoweb.fr/articles/psychopathologie/73-groupe-a-personnalite-paranoiaque.html
http://www.psychoweb.fr/articles/psychopathologie/89-la-paranoia.html

On le cite :
Citation de: Stephane Desbrosses
> Il s'agit d'une personnalité caractérisée par la méfiance
> excessive, le soupçon constant et une rigidité flagrante de pensée et
> de raisonnement : le trouble de la personnalité paranoïaque, est aussi
> dur à vivre pour l'entourage du patient que pour le patient lui-même ;
> un syndrome pour lequel le traitement est difficile et bien souvent
> aléatoire...
>
> 1. Résumé des principaux critères du DSM-IV
> Il s'agit d'un état de méfiance soupçonneuse envahissante envers
> les autres dont les intentions sont interprétées de manière
> malveillante. La personnalité paranoïaque implique la présence d'au
> moins 4 des 7 symptômes suivants :
>
> Le sujet s'attend, sans raisons suffisantes, à ce que les
> autres l'exploitent, lui nuisent ou le trompent
>
> Il est préoccupé par des doutes injustifiés concernant la
> loyauté ou la fidélité de ces amis/associés
>
> Il est réticent à se confier à autrui car il craint que
> l'information ne soit utilisée contre lui
>
> Il discerne des significations cachées, humiliantes ou
> menaçantes dans les événements anodins
>
> Il ne pardonne pas d'être blessé, insulté ou dédaigné
>
> Il perçoit des attaques contre sa personne ou sa réputation,
> auxquelles il va réagir par la colère ou la contre-attaque
>
> Il met en doute de manière répétée et sans justification la
> fidélité de son conjoint
>
>
Et quel sous-groupe de paranoïaques et assimilés (l'érotomanie est-elle
judicieusement rattachée aux paranoïas ? Il y a de quoi en douter)
peut-il diagnostiquer ainsi ? Exclusivement ceux qui sont assez
maladroits, désorganisés et isolés, pour que le psychiatre réussisse à
les capturer. Il ignore tout des autres.

En particulier les trois seules précautions verbales ci-dessus
demeuront en pratique lettre morte : "sans raisons suffisantes ...
injustifiés ... sans justification", surtout vu l'extrême répugnance du
psychiatre-pilules à enquêter sur l'entourage et l'anamnèse de
l'entourage, tandis que les critères 3 et 6, dépourvus de toutes
précautions méthodologiques, peuvent libéralement être utilisés pour
ligoter sous un diagnostic au dessus de tout soupçon, un authentique
persécuté. Depuis le 19e siècle, le contrat de corruption qui fondait
le pouvoir judiciaire de l'expert psychiatre, lui prescrivait de
disqualifier les plaignants de maltraitances ou de persécutions, s'ils
étaient pauvres et exploités, politiquement faciles à isoler.

Rappelons le principe de Borch-Jakobsen : tous les symptômes
psychopathologiques sont négociés avec l'entourage, psys inclusivement,
avec plus ou moins d'habileté. Mais aucun n'est isolé. Tandis que
fidèle à sa mission politique de disqualification des minoritaires, le
DSM ne s'intéresse qu'aux symptômes perçus comme discordants d'avec
l'entourage immédiat, ou du moins avec l'apparence que cet entourage
veut se donner. Les symptômes en phase avec la paranoïa du groupe ne
sont jamais signalés.

Posons la question différemment : quand la fonction sociale d'un
individu dans son groupe est pratiquer les accusations paranoïaques
contre les adversaires de la meute, cette fonction paranoïaque peut
elle être découplée d'une pathologie individuelle ?

On va prendre un exemple public véhément : Naomi Oreskes. Mais on
aurait pu choisir tout autre militant paranoïaque de la même clique,
tels que Raymond Pierrehumbert ou Stéphane Foucart. Du point de vue du
psychopathologiste, ils sont largement interchangeables.
Depuis 2004 (probablement 2002, à l'en croire), la totalité de son
oeuvre politico-universitaire est consacrée à de la militance
carbocentriste.
Deux exemples de son invocation à chaque fois qu'un militant du mythe
carbocentrique est mis en difficulté par des arguments scientifiques
qu'il n'avait pas prévus :

Citation de: Marc D
> j'incite vivement les personnes intéressées par les méthodes de
> désinformation utilisées par l'industrie (méthodes qui ne fonctionnent
> pas trop mal apparemment) à lire "Merchants of Doubt: How a Handful of
> Scientists Obscured the Truth on Issues from Tobacco Smoke to Global
> Warming" (traduit en français sous le titre "Les marchands de doute")
> de Naomi Oreskes & Erik M. Conway
>

Citation de: NikoJorj
>> Citer
>> Voir Vincent Courtillot à Strasbourg, sur les erreurs du GIEC :
>>
> Ah, oui, Courtillot qui croit que la terre est plate! ;)
> Autant je trouve très sain de pointer les incertitudes autour des
> connaissances actuelles (et oui, le rôle des océans et du phytoplancton
> dedans n'est peut-être pas négligeable), autant un argument de
> l'envergure de Courtillot fait nettement plus lobby pétrolier (ou au
> moins ego hypertrophié)...

Déroulons les adresses données par NikoJorj :
qui croit que la terre est plate =
http://www.realclimate.org/index.php/archives/2007/11/les-chevaliers-de-lordre-de-la-terre-plate-part-i-allgre-and-courtillot/langswitch_lang/fr/

ego hypertrophié =
http://sciences.blogs.liberation.fr/home/files/oreskes.%20La%20recherche.pdf


Avec sa débauche de proclamations qu'elle détient La Vérité ("Truth...
truth.... truth"), Naomi Oreskes s'inscrit évidemment dans l'histoire
des Etats-Unis, dont une large part de l'immigration fondatrice se
composait de sectes protestantes dissidentes, et qui demeurent de nos
jours riches en petits ayatollahs prêts à établir toutes sortes de
dictatures. Aux Etats, le fanatisme sectaire est un symptôme
parfaitement bien accepté, que presque personne ne suspecte ; telle est
leur tradition culturelle. Une partie en a été exportée chez nous : la
tyrannie du "politically correct", et avant cela le misandrisme
victimaire à la Kate Millet ou Andrea Dworkin ou Valerie Solanas, et
avant cela encore des sectes millénaristes voire mafieuses telles que
les Témoins de jéhovah ou la scientologie.

Voilà une meute qui raisonne par insultes, couvre de haine et
d'accusations immondes quiconque commence à percevoir puis démasquer
avec des arguments scientifiques l'ampleur de leur bluff et de leurs
fautes professionnelles :
http://www.realclimate.org/index.php/archives/2007/11/les-chevaliers-de-lordre-de-la-terre-plate-part-i-allgre-and-courtillot/langswitch_lang/fr
http://www.realclimate.org/index.php?p=504
http://leruisseau.iguane.org/spip.php?article1289
etc.
Et de Naomi Oreskes :
http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/03/29/des-chercheurs-touchent-beaucoup-d-argent-pour-attaquer-la-science_1677518_3244.html
http://sciences.blogs.liberation.fr/home/files/oreskes.%20La%20recherche.pdf


Si on veut discerner la pathologie individuelle de N.O. de celle de sa
meute miliante, il faut fouiller de plus près sa biographie.
Historienne, se dit-elle ? Où sont ses travaux sur les histoires des
climats ? Que sait-elle au juste hormis l'ouragan Katrina de 2006 ?

Historienne des sciences, se dit-elle ? Alors que sait-elle de
l'histoire des erreurs précédentes, et des processus de corrections ?
Là encore mystère total.
Où et quand Naomi Oreskes est-elle invoquée pour quelques travaux qui
seraient d'histoire ?
Allons aux sources :
http://en.wikipedia.org/wiki/Naomi_Oreskes
http://history.ucsd.edu/people/faculty/oreskes-naomi.html
http://history.ucsd.edu/_files/N%20Oreskes%20updated%20CV%20June%202011.pdf
Depuis 2004 (probablement 2002, à l'en croire), la totalité de son
oeuvre politico-universitaire est consacrée à de la militance
carbocentriste.

Sa façon de frauder (Truth ! Truth ! Truth !) m'évoquait
irrésistiblement d'autres fraudeuses professionnelles politico-
universitaires, genre Louise Langevin qui assure avoir des raisons
sérieuses de dissimuler son prétendu corpus de sa prétendue étude.
Bingo ! Exactement la même façon de s'abriter sous le paranoiacally and
terroristically correct à la mode :
Citer
> She has also written on the under-acknowledged role of women in
> science, discussed in the prize-winning paper "Objectivity or heroism?
> On the invisibility of women in science" (OSIRIS 11 (1996): 87-113)
>

Noami Oreskes brandit bien haut dans son titre qu'au nom du Saint
Office, elle est au service de la "Vérité" ("Truth"), contre les
incroyants qu'il faut tous brûler, au nom du Saint Office. Mais où sont
les études de Naomi Oreskes, en matière de physique de l'atmosphère, de
physique du rayonnement, d'océanographie et oscillations océaniques, de
physique du Soleil, de sédimentologie, de physique des nuages, de
géochimie, d'hydrologie, de néosynthèses marines, d'érosion chimique
des continents, de physiologie des sols, de physiologie végétale, de
géologie, de paléogéographie, de volcanologie sous-marine, enfin tout
ce qu'il faut pour être en état de distinguer "Truth" de "bluff", en
matière de Pachauri-Jouzelo-religion ?

Bah non ! Sa méthode pour distinguer le vrai du faux consiste à faire
des statistiques pour déterminer qui est vainqueur en nombre de
publications, et qui est vaincu. Ou autrement dit : qui détient les
comités de lecture, et qui en est exclu.

Facile de taper sur ceux qui ont perdu, ou la façon de faire l'histoire
sans risques :
The Rejection of Continental Drift: Theory and Method in American Earth
Science, Oxford University Press, 1999, ISBN 0-19-511733-6

Citer
> Oreskes wrote an essay on science and society Beyond the Ivory
> Tower: The Scientific Consensus on Climate Change in the journal
> Science in December 2004.[6][7][8]

> In the essay she reported an analysis of “928 abstracts, published
> in refereed scientific journals between 1993 and 2003 and published in
> the ISI database with the keywords ‘global climate change’”.[6] The
> essay stated the analysis was to test the hypothesis that the drafting
> of reports and statements by societies such as the Intergovernmental
> Panel on Climate Change, American Association for the Advancement of
> Science and National Academy of Sciences might downplay legitimate
> dissenting opinions on anthropogenic climate change. After the
> analysis, she concluded that 75 percent of the examined abstracts
> either explicitly or implicitly backed the consensus view, while none
> directly dissented from it. The essay received a great deal of media
> attention from around the world and has been cited by many prominent
> persons such as Al Gore in the movie An Inconvenient Truth.



Oreskes, Naomi, 1996. “Objectivity or heroism? On the invisibility of
women in science,” OSIRIS 11: 87-113.
Toujours s'abriter dans une mythologie paranoïaque dominante : "Nous
les femmes qui sommes toutes des victimes et devons nous venger de
l'existence des Zautres, les horribles incroyants !".

http://citoyens.deontolog.org/index.php/topic,1972.0.html

--
Le contrat social du scientifique inclut le mandat de se piloter
en exactitude : le système de production des connaissances,
il est présumé le piloter en exactitude et non en traditions, ni
en stratégies de pouvoir, ni en narcissisme, ni en corruption.
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