Les signataires ci-dessous déclarent solennellement que le groupe
fr.sci.geosciences est consacré aux géosciences, et pas à la réfutation
d'un fou.
Depuis février 2007, voilà deux ans que Florian Nachon nous gonfle les
roustons avec ses délires, résumés ci-après :
1. Les subductions n'existent plus. Puisque Florian Nachon n'a pas les
bases en géologie.
2. Les convergences n'existent plus, remplacées par des divergences où
"des matériaux non précisés montent des profondeurs non précisées par
des moyens mystiques, selon une chimie non précisée et que vous êtes
interdits de connaître".
3. Le passé de la Terre n'existe plus, antérieurement au Trias, toutes
les croûtes continentales étant bloquées les unes contre les autres.
4. La convection n'existe plus, puisque Florian Nachon n'a pas les bases
en thermodynamique, ni en mécanique, ni en physique d'une manière
générale, et que tout ce qu'il ne comprend pas l'agace.
5. Par conséquent la Terre gonfle plus vite que nos roustons...
6. Suivie aléatoirement, tantôt oui et tantôt non par la Lune et un
cortège fluctuant de planètes et d'astres...
Etc. etc. etc...
Nous déclarons que nous en avons plein le cul de Florian Nachon et de
ses prises de pouvoir par le délire. Tant pis pour les naïfs débutants
qui passeraient ici, et qui seraient tentés de discuter avec ce fou, ce
sera à leurs risques et périls. Nous, on les aura prévenus, on aura fait
notre devoir.
Bons débats scientifiques consacrés aux géosciences !
Lavau
--
"Expansion terrestre" et négation des subductions.
Florian Nachon, Claude Blot, "transmigration d'énergie", NCGT, Samuel
Carey, neutrinos gonfleurs... Ces farfelus qui militent pour une Terre
deux fois plus petite, huit fois plus légère voici 200 Ma, et sans
croûte océanique, rien que de la croûte continentale...
http://deonto-ethics.org/impostures/index.php/board,21.0.html
Gens du Faux Rhum, vous êtes bien inattentifs... Ou c'est votre mémoire
qui est courte ?
Avant que fr.sci.geosciences soit complètement coulé, il était fréquenté
par des géologues de profession, et Jean-François Moyen était au dessus
du lot.
Rappel de Jean-Francois Moyen, 2 février 2007, sur les neutrinos
gonfleurs au secours de l'enflure (une de ces krankeries dont Arte a le
secret) :
"Earth expansion".. Oui, c'est un vieux serpent de mer géologique. Pas
très vieux en fait, il date des années 70, et il y a surtout quelques
personnes qui défendent ce genre de théories.
De ce que j'avais lu (j'ai pas regardé l'émission en question, donc j'en
sais rien, en fait), ça repose sur une ou deux grosses erreurs (ou
incompréhensions), et ça entraîne des conséquences... bizarres, au plan
épistémologique.
Les deux erreurs de conception fondamentales tournent toutes les deux
autour du même problème : les gens qui proposent une Terre en expansion
n'ont as du tout compris ce qu'est la théorie de la tectonique des
plaques, et au mieux se réfèrent à la version "années 70" de la théorie,
quand ce n'est pas au tapis roulant du sea-floor spreading des années
50-60. Or, la tectonique des plaques a pas mal évolué depuis cette époque
- justement parce qu'elle avait, dans sa forme d'alors, un certain nombre
de problèmes, ceux qu'exploitent les "expansionnistes". Sauf que ces
problèmes ont été réglés par les nouvelles versions... Les deux points
principaux, ce sont (1) les subductions, (2) le fit des continents.
Les expansionnistes rejettent les subductions (ou la croûte océanique
disparait), et affirment que ce sont des inventions ad-hoc des
"tectoniciens" qui ne sont supportés par aucune données. C'était peut être
le cas il y a 40 ans, mais ce n'est plus vrai maintenant; les zones de
subductions sont probablement les objets les plus étudiés de la géologie
actuelle, on les a étudié et imagé de toutes les façons possibles. On en
connaît la géométrie, la structure gravitaire, on a des idées sur leur
température. Plus important, on connaît les mouvements (de convergence)
qui s'y déroulent, on voit les deux plaques se rapprocher l'une de
l'autre. La sismique nous donne de bonnes idées sur ce qui se passe en
profondeur. Enfin, on a un modèle pas trop naze qui explique les types de
roches qui s'y forment (andésites et compagnie). Bref, les zones de
subductions sont maintenant aussi solidement démontrées et observées que
les dorsales.
Les expansionnistes jouent aussi beaucoup sur le "puzzle" continental. Là
aussi, ils feraient bien de lire les travaux récents surl'ouverture
océanique, en particulier sur le taux de déformation des continents à
proximité de la rupture. Je ne sais pas si qqn a essayé de faire des
reconstitutions en intégrant les déformations intracontinentales (ce
serait un foutu boulot, parce que il faudrait quantifier toute la
déformation, y compris diffuse...); mais bon, quand on voit qu'une marge
passive peut s'amincir de près de 50 % sur une centaine de kilomètres
depuis la côte, on comprend assez bien qu'il va être difficile de faire
recoller les morceaux. En gros, c'est un peu comme quand on déchire une
pâte à tarte : elle s'amincit avant de se casser, et on va avoir du mal à
remettre les deux morceaux côte à côte ! Quant au fit qui marcherait mieux
sur une sphère plus petite... Mouais, je demande à voir. Pour finir, que
fait-on des traces anciennes (1.0 Ga) d'ouverture océanique, ou encore
plus anciennes de rifting, maintenant re-coincées dans une soudure entre
deux continents ? Que fait on des régions ou on voit plusieurs cycles
d'ouverture et fermeture d'océans, ou au moins plusieurs phases
d'extension et de compression ?
La conséquence bizarre est que, pour faire une terre en expansion, il faut
chambouler toute la physique et inventer des histoires de neutrinos
gonfleurs ou que sais-je encore. En soi, la démarche n'est pas choquante.
Sauf que ça amène à créer une physique ... qui est en contradiction avec
tout ce que les physiciens observent dans leur labos ! C'est embêtant,
d'autant que les physiciens en question, cette physique ils l'utilisent.
Par exemple pour faire marcher des circuits imprimés ou des centrales
nucléaires. Et l'un comme l'autre, ça marche : la preuve, c'est que vous
me lisez. Pour caricaturer : si la physique permet une Terre en expansion,
alors vous ne pouvez pas me lire parce qu'elle ne permet pas de faire
fonctionner un ordinateur...
JF
Fin de citation.
Seconde citation, du 5 novembre 2007 :
On Fri, 02 Nov 2007 22:25:10 +0200, Florian <first_name@last_name.net>
wrote:
> Jean-François Moyen <jfmo...@gmail.com> wrote:
>> On Mon, 29 Oct 2007 12:33:59 +0200, Florian <first_name@last_name.net>
>> wrote:
>> > D'après ces solutions des séismes profonds, il me semble bien que les
>> > plans de faille soient verticaux
>> Euh, on n'a pas assez de données pour faire une stat autre qu'au doigt
>> mouillé, mais la proportion de solutions à plan vertical n'a pas l'air
>> massive.
> Ils ont reporté la position des P-axes dans la figure 2A, et ils sont
> tout de même extrêmement bien groupés. Ils le disent dans la légende et
> précisent même que la déviation standard et seulement de 22 degrés.
La figure 2a, si je me souviens, c'est un sub-set de toutes les données,
non ?
> Donc l'orientation des plans de faille et particulièrement bien défini.
> Ils forment clairement un angle d'environ 10 degrés par rapport à la
> verticale, vers la gauche.
> Les mouvements le long de la zone de Wadati sont indiscutablement
> verticaux, et ne sont donc pas du tout représentatifs d'un slab qui
> descend obliquement dans le manteau.
Les slabs du Pacifique Ouest sont notoirement très pentés (jusqu'à 80-90
°).
Par ailleurs, on attend toujours une fracturation secondaire oblique de 30
à 40 ° sur le plan de cisaillement principal (flemme de te faire un
dessin, cherche "joints de Riedel" ou "fentes en échelon" pour trouver un
dessin). En fait toutes les grandes failles sont accompagnées de tout un
zoo de fractures secondaires, dans des directions variées. Il y en a une
magnifique illustration dans un affleurement bien connu près de
Montpellier, la "dalle des Matelles" -- ce mot clef te permettra d'en
trouver des photos chez ton ami google. Sur planet-terre sans doute.
Regarde aussi une carte géologique de Califormie et intéresse toi aux
directions de failles autour de San Andreas.
Ah, et puis cherhce un bouquin de tectonique/mécanique des roches, aussi.
Le Mercier et Vergely est le plus facile à trouver en France, sinon
cherche Ramsay, par exemple.
Bref, si tu attend une seule et unique fracture de pendage constant et
correspondant au pendage en grand, tu t'exposes à des surprises...
>> Dans la zone profonde c'est même un sacré bordel, avec des
>> ruptures dans tout les sens. Comme sur toutes les grandes failles, en
>> fait.
>> Si tu as lu l'article, tu as vu qu'ils expliquent que les séismes
>> profonds
>> ne sont pas sur le plan de subduction, mais sur un panneau de slab
>> détaché.
> Tu as sans doute lu l'article un peu trop rapidement. Il n'y a que
> quelques séismes profonds (cercles noirs Figure 2a) qui ont pour origine
> un slab différent.
?? Que veux tu dire par "quelques" ? J'ai lu un peu vite en effet mais il
me semble bien que tout ce qui est au dessus d'une certaine profondeur est
considéré comme appartenant au panneau différent ?
- Masquer le texte des messages précédents -
- Afficher le texte des messages précédents -
>> > et donc que les déplacements le long de
>> > ces failles soient eux même verticaux, une élévation du côté gauche du
>> > plan étant la solution la plus logique, non?
>> Mécanisme au foyer = mouvement relatif
>> Enfoncement à droite = soulèvement à gauche.
> Certes, mais la solution d'enfoncement à droite n'est pas viable quand
> on la confronte à des données complémentaires, notemment de surface. Par
> exemple, les tremblements de terre majeurs (chili, alaska,
> sumatra/adaman) sont toujours associés à des uplifts sans qu'il y ait
> subsidence préalable pouvant révélé un "effet ressort".
> Surtout, les rapports de dimension et de courbure entre l'arc volcanique
> (quand il existe) et la fosse, l'orientation de la courbure de la zone
> d'extension du backarc, de l'arc volcanique, de la fosse, s'expliquent
> parfaitement avec une masse ascendante qui s'épanche au fur et à mesure
> qu'elle progresse vers la surface, et qui bouscule les terrains situés
> autour d'elle à la manière d'un "chasse neige" (décollement, failles et
> chevauchement).
La notion d'uplift ou d'enfoncement n'a de sens que par rapport à un point
fixe. Quel est ton repère fixe ? Le mien, c'est la surface topographique
de la planète.
Sinon, trouve moi une coupe équilibrée du machin qui respecte les
dimensions et les structures existantes (et les vecteurs vitesse mesurés,
aussi) et on en recause. Ce n'est pas parce que tu dégottes une vue qui
ressemble à une grosse crêpe en train de couler que tu as démontré quoi
que ce soit.
> Je pense que tu seras tout de même interessé par l'analyse de Scalera
> faite sur le tremblement de terre de Sumatra-Andaman de décembre 2004.
> Là encore la l'uplift est le plus plausible notamment à la lumière des
> aftershocks (p23-27):
> http://www.igeofcu.unam.mx/divulgacion/geofinter/2007/01/scalera.pdf
Je ne suis pas assez géophysicien pour discuter de la validité de leur
interprétation (et choisir si leur solution est meilleure que l'autre). Ce
que je peux dire, c'est que leur discussion sur les plans de Benioff
fonctionne par approximation et assimilation ("tout le monde dit que" "on
trouve partout des images montrant que", le tout sans citation précise) et
que leur modèle ignore juste les données globales de cinématique. Un
détail.
JF
Fin de seconde citation.
Avant de réformer toute la mécanique, toute la physique, toute
l'astrophysique, etc. etc., Florian Nachon ferait bien d'apprendre les
bases de la géologie, les bases de la thermodynamique, les bases de la
minéralogie, les bases de la pétrologie, les bases de la géochimie, les
bases de terrain de la tectonique, notamment toute la microtectonique,
dont il est parfaitement ignare.