Au 20 décembre, l’année 2006 s’annonce en France métropolitaine comme
sensiblement plus chaude que la normale* d’environ 1,2 °C, se situant ainsi
probablement au second rang des années les plus chaudes depuis 1950, derrière
2003, à égalité avec 1994 et devant 2002 et 2000. L’épisode caniculaire
touchant le pays durant trois semaines en juillet ainsi que l’automne
exceptionnellement doux ont largement contribué à cette situation, compensant
un premier trimestre relativement frais.
Température annuelle en France : écart à la normale 1971-2000
http://www.meteofrance.com/pub-adm/display/000/001/620/16200.pdf
Température en France en automne : écart à la normale 1971-2000
http://www.meteofrance.com/pub-adm/display/000/001/620/16201.pdf
Les précipitations ont été relativement conformes à la normale sur le tiers
nord de la France, plutôt excédentaires du Poitou-Charentes à l’Alsace, mais
déficitaires sur le sud du pays et tout particulièrement sur la région
Provence-Alpes-Côte-d’Azur. Le début d’année a été marqué par deux épisodes
neigeux remarquables, le premier touchant le sud de la France et le second
concernant le Nord-Est, puis par un mois de mars extrêmement pluvieux qui a
notamment permis d’améliorer les bilans hydrologiques jusqu’alors nettement
déficitaires. En septembre, un épisode pluvieux particulièrement intense a
concerné le sud de la France.
En 2006, l’insolation a été supérieure à la moyenne** sur la moitié sud de la
France ainsi que sur l’ouest du pays. Ailleurs, le bilan est relativement
proche de la moyenne, plutôt déficitaire sur l’Ile-de-France et la Bourgogne.
L’année 2006 au fil des mois
Janvier
Les températures moyennes mensuelles de janvier ont été inférieures à la
normale de près de 1 °C sur la majeure partie du pays, le déficit atteignant
toutefois 2 °C à 3 °C sur le Nord-Est. Les précipitations ont été déficitaires
sur la quasi totalité du pays, exception faite de l’extrême sud touché par un
épisode pluvieux intense en toute fin de mois. L’insolation à été supérieure à
la moyenne sur la moitié est, tout particulièrement dans le Nord-Est, mais
déficitaire dans le Sud-Ouest.
Février
Les températures moyennes mensuelles de février ont été inférieures à la
normale sur l’ensemble du pays. Les déficits, proches de 1 °C sur le nord de la
France, ont dépassé 2 °C sur la moitié sud. Les précipitations ont été
déficitaires sur la majeure partie de l’Hexagone, les déficits les plus marqués
concernant l’extrême sud. Seules, les régions du nord de la France ainsi que la
Bourgogne, le Limousin et le nord de l’Aquitaine ont présenté des bilans
excédentaires. L’ensoleillement, très nettement déficitaire sur la moitié nord
de la France, a été proche de la moyenne sur le Sud.
Mars
Les températures moyennes mensuelles de mars ont été inférieures aux normales
de 1 °C à 2 °C sur le Nord, mais plutôt supérieures sur le Sud et tout
particulièrement sur le Sud-Ouest où les écarts à la normale ont dépassé 2 °C à
3 °C. Les précipitations ont été partout supérieures à la normale à l’exception
de l’extrême nord et des régions méditerranéennes. Sur la Bretagne, les
Pays-de-la-Loire, Poitou-Charente, le Limousin, le nord de l’Aquitaine,
Midi-Pyrénées, l’est de Rhône-Alpes, la Bourgogne et la Franche-Comté, les
quantités de pluie ont été souvent deux à trois fois supérieures aux valeurs
habituelles. L’insolation a été déficitaire sur la majeure partie du pays.
Seuls, le nord et l’extrême sud de la France ont bénéficié d’un ensoleillement
légèrement supérieur à la moyenne.
Avril
Les températures moyennes mensuelles d’avril ont été très légèrement
supérieures à la normale sur la moitié nord du pays, et nettement supérieures
sur le Sud avec des écarts à la normale atteignant +2 °C à +3 °C. Les
précipitations ont été déficitaires sur la quasi totalité du pays à l’exception
d’une zone s’étendant de l’Auvergne au sud de l’Alsace pour laquelle ces cumuls
ont été proches de la normale, voire excédentaires. Légèrement déficitaires sur
l’Ouest et le Nord-Est, l’insolation a été supérieure à la moyenne sur le reste
du pays.
Mai
Les températures moyennes mensuelles ont été légèrement supérieures à la
normale de près de 1 °C sur l’ensemble du territoire. Les précipitations ont
été nettement excédentaires sur le Nord et le Nord-Est, mais très nettement
déficitaires sur le Sud. Sur le reste du pays, le bilan pluviométrique a été
assez contrasté. L’ensoleillement a été inférieur à la moyenne sur la moitié
nord de la France, mais proche voire supérieur à la moyenne sur la moitié sud.
Juin
Les températures moyennes mensuelles ont été supérieures à la normale sur
l’ensemble du pays. De l’ordre de 1 °C sur le tiers nord de la France, les
écarts à la normale ont atteint +2 °C à +4 °C sur le reste du territoire. Les
précipitations ont été assez nettement déficitaires en juin, notamment de la
Bretagne à la Gironde, du Centre aux Ardennes ainsi que sur le Sud-Est. Ces
cumuls ont été toutefois proches de la normale, voire excédentaires des
Pyrénées au Massif central et sur la Normandie. L’insolation a été partout
supérieure à la moyenne.
Juillet
La France a connu durant les trois dernières semaines de juillet des
températures caniculaires. De ce fait, les températures moyennes mensuelles ont
été nettement supérieures à la normale sur l’ensemble du territoire, avec des
anomalies mensuelles oscillant entre 4 °C et 5 °C sur de nombreuses régions.
Juillet 2006 a été en France le second mois le plus chaud depuis 1950, derrière
août 2003. Excédentaires du Poitou au nord de l’Aquitaine ainsi que sur
l’Auvergne et la basse vallée du Rhône, les précipitations ont été par contre
déficitaires sur le Nord-Est. Ailleurs, le bilan a été extrêmement contrasté,
dépendant de la survenue de phénomènes orageux. L’’insolation a été largement
excédentaire sur le nord du pays, proche de la moyenne sur la moitié sud.
Août
Proches de la normale sur les régions côtières, les températures moyennes
mensuelles ont été inférieures à la normale partout ailleurs, notamment dans
l’Est où elles se sont situées 2 °C à 3 °C sous les valeurs de saison. Les
précipitations ont été largement excédentaires sur le tiers nord-est de la
France, mais sensiblement déficitaires dans l’extrême Sud-Est. Sur le reste du
pays, le bilan pluviométrique a été particulièrement contrasté. L’insolation a
été inférieure à la moyenne sur les trois quarts nord de l’Hexagone, proche ou
légèrement supérieure à celle-ci sur l’extrême Sud.
Septembre
Les températures moyennes mensuelles ont été partout supérieures à la normale.
Si les écarts à la normale ont oscillé entre +1 °C et +2 °C sur la moitié sud,
elles se sont situées entre +2 °C et +4 °C sur la moitié nord de la France,
faisant de septembre 2006 le second mois de septembre le plus chaud depuis
1950. Les précipitations ont été sensiblement inférieures à la normale sur la
Bretagne, la Haute-Normandie, le Nord-Pas-de-Calais, Champagne-Ardenne et la
Bourgogne. Sur le reste du pays, les cumuls de pluie ont été nettement
supérieurs au valeurs saisonnières. Légèrement excédentaire sur le nord de
l’Hexagone, l’ensoleillement a été généralement proche de la moyenne sur les
autres régions.
Octobre
Les températures moyennes mensuelles ont été supérieures à la normale sur
l’ensemble du territoire. Les écarts à la normale ont été compris entre +3 °C
et +4 °C sur la majorité des régions, approchant localement 5 °C. Le mois
d’octobre 2006 se situe de ce fait au second rang des mois d’octobre les plus
chauds depuis 1950 en France métropolitaine. En général déficitaires sur le sud
du pays ainsi que sur la Picardie, les précipitations ont été excédentaires de
la Bretagne au Poitou et à l'Alsace. L’insolation a été inférieure à la moyenne
sur tiers Nord-Ouest de la France, proche ou supérieure aux valeurs
saisonnières sur le reste du pays.
Novembre
Les températures moyennes mensuelles ont été supérieures à la normale sur
l’ensemble du territoire. Les écarts à la normale de l’ordre de +1 °C à +2 °C
dans l’Ouest ont atteint +3 °C à +4 °C dans l’Est et le Sud. Le mois de
Novembre se situe ainsi au second rang des mois de novembre les plus chauds
depuis 1950. Les précipitations ont été déficitaires en Normandie, dans le
Nord-Est, le Sud-Ouest et le Sud-Est à l’exception des régions cévenoles où les
pluies ont été importantes. Ailleurs, les cumuls de pluie ont été généralement
proches de la normale sauf en Bretagne et dans les Pays-de-la-Loire où ils ont
été sensiblement excédentaires. Si l’insolation a été légèrement déficitaire en
Champagne-Ardenne et proche de la moyenne en Provence-Alpes-Côte-d’Azur,
l’ensoleillement a été partout ailleurs assez nettement supérieur à la moyenne.
Evénements météorologiques majeurs de l’année 2006
Episode de pluie et de neige du 27 au 30 janvier 2006
Fin janvier 2006, la France a subi un épisode de fortes pluies et d’importantes
chutes de neige touchant tout particulièrement la moitié sud du pays. Durant
ces quatre jours, les pluies intenses ont concerné les régions côtières de la
Méditerranée avec des cumuls souvent supérieurs à 200 mm, tandis que
l’intérieur du pays connaissait des chutes de neige abondantes. Les hauteurs de
neige au sol ont ainsi atteint 68 cm à Millau, 33 cm à Albi, 30 cm à Brive, 11
cm à Cavaillon, 20 cm en plaine dans la région lyonnaise, 13 cm à
Clermont-Ferrand, 5 à 10 cm dans l’ouest de la France. Ces intempéries ont
fortement perturbé les transports et occasionné de nombreuses coupures
d’électricité.
Episode neigeux du 3 au 5 mars 2006
Début mars 2006, la moitié nord de la France a connu un épisode neigeux
occasionnant des cumuls tout à fait exceptionnels dans le nord-est du pays. Les
hauteurs de neige au sol ont ainsi atteint 45 cm à Mulhouse et à Belfort ce qui
constitue pour ces villes les plus fortes valeurs relevées en mars depuis 1950.
Ces abondantes chutes de neige ont occasionné d’importantes perturbations dans
les transports et ont privé d’électricité de nombreux foyers.
Un mois de mars 2006 extrêmement pluvieux
La France a connu un mois de mars 2006 particulièrement pluvieux. A l’exception
de l’extrême nord et des régions méditerranéennes, les précipitations ont été
partout supérieures à la normale. Sur la Bretagne, les Pays-de-la-Loire,
Poitou-Charente, le Limousin, le nord de l’Aquitaine, Midi-Pyrénées, l’est de
Rhône-Alpes, la Bourgogne et la Franche-Comté, les quantités de pluie ont été
souvent deux à trois fois supérieures aux valeurs habituelles. De nombreux
records ont été battus ou approchés : les cumuls de pluie relevés en mars à La
Rochelle, Poitiers, Toulouse, Agen et Châtillon-sur-Seine sont ainsi les plus
fortes valeurs jamais enregistrées depuis plus de cinquante ans. A Besançon,
Langres, Brest, Saint-Nazaire, Nantes, Bourges et Bordeaux, les cumuls se
situent, suivant les villes, au second ou troisième rang des plus fortes
valeurs de ces cinquante dernières années.
Le Cyclone Diwa à proximité de La Réunion
Entre les 4 et 7 mars 2006, l’île de La Réunion a subi le passage de la tempête
tropicale modérée Diwa. Si les vents n’ont pas atteint de valeurs
exceptionnelles pour ce type de phénomène, le lent déplacement de la tempête a
engendré des cumuls de précipitations remarquables sur les hauteurs de l’île.
En vingt-quatre heures, il est tombé 1528 mm à Commerson, 1322 mm à Grand-Ilet,
926 mm à La Nouvelle. En trois jours, les cumuls ont atteint 2720 mm à
Commerson, 2606 mm à Grand-Ilet, 1657 mm à Aurère. Bien qu’elles se situent un
cran en dessous, ces valeurs se rapprochent de celles observées en janvier 1980
lors du passage du cyclone Hyacinthe. A cette occasion, le record mondial de
précipitations en trois jours avait été battu à Grand-Ilet avec 3240 mm.
Canicule en juillet
La France a connu durant le mois de juillet 2006 une vague de chaleur
particulièrement intense. Les températures, déjà élevées depuis la seconde
décade de juin, ont augmenté progressivement pour atteindre entre les 10 et 28
juillet des valeurs remarquables. Si les températures, aussi bien minimales que
maximales, ont été nettement en dessous de celles observées durant la canicule
d’août 2003, la vague de chaleur de ce mois de juillet s’est singularisée par
sa durée exceptionnelle, se prolongeant durant dix-neuf jours. Le
refroidissement progressif s’est ensuite opéré à partir du 29 juillet, les
fortes chaleurs subsistant toutefois dans le Sud-Est jusqu’à la fin du mois.
Cet épisode caniculaire a largement contribué à faire de juillet 2006 le mois
de juillet le plus chaud en France depuis 1950, devant juillet 1983. Tous mois
confondus, c’est aussi le second mois le plus chaud en France depuis 1950,
derrière août 2003.
Précipitations intenses dans le sud de la France en septembre
Les régions méditerranéennes ont été touchées les 13 et 14 septembre 2006 par
un épisode de fortes pluies orageuses. Touchant dans un premier temps le
Roussillon, les pluies ont ensuite gagné le Languedoc puis
Provence-Alpes-Côte-d’Azur et la Corse. Les cumuls de pluies relevés en deux
jours ont atteint 200 mm sur le Languedoc et localement dépassé 400 mm en
Corse.
Tempête en octobre
Une tempête a touché la France les 3 et 4 octobre. Le creusement d’une
dépression dans le golfe de Gascogne a engendré des vents particulièrement
violents sur l’Aquitaine, avec des rafales dépassant 150 km/h sur le côtes et
130 km/h dans l’intérieur. Les régions de Poitou-Charentes et du Limousin ont
été touchées à un degré moindre. La tempête s’est ensuite décalée vers le
nord-est de la France s’accompagnant d’abondantes précipitations entraînant de
graves inondations en Alsace et en Lorraine.
Douceur exceptionnelle durant l’automne
Avec des températures remarquablement douces, la France a connu un automne 2006
(septembre – octobre – novembre) tout à fait exceptionnel. La température
moyenne supérieure de 2,9 °C à la normale fait de cet automne le plus chaud
depuis 1950, loin devant les automnes 2005 (+1,4 °C) et 2000 (+1,1 °C). Les
trois mois de septembre, octobre et novembre ont tous connus des températures
nettement supérieures aux valeurs habituelles. Septembre a été remarquablement
chaud, avec une température moyenne supérieure de 2,9 °C à la normale, faisant
de ce mois le second mois de septembre le plus chaud depuis 1950. La douceur
exceptionnelle s'est poursuivie en octobre avec une température moyenne
supérieure de 3,3 °C à la normale. Octobre 2006 se classe ainsi au second rang
des mois d'octobre les plus chauds depuis 1950. Débuté plus fraîchement,
novembre a connu ensuite des températures particulièrement douces. Finalement,
avec un écart à la normale de +2,6 °C, le mois de novembre se situe lui aussi
au second rang des mois de novembre les plus chauds depuis 1950.
Tempête en décembre
Une sévère tempête a touché la France le 8 décembre. Dans un rapide flux
d’ouest à sud-ouest, les rafales de vents localement supérieures à 100 km/h le
7 décembre sur les côtes atlantiques se sont renforcées le 8 décembre. A
l’intérieur des terres, sur l’ouest et le nord du pays, elles ont fréquemment
dépassé ce jour 110 km/h voire 120 km/h. Sur les régions côtières, du sud de la
Bretagne à l’Aquitaine, les rafales les plus violentes, généralement de l’ordre
de 120 km/h, ont localement dépassé 130 km/h et très occasionnellement 140
km/h. La tempête a causé la mort d’une personne et une vingtaine de blessés ont
été recensés.
--
Gallad
on prend une vaguelette pour un typhon !
Au fait habituellement la baie d'Hudson et la mer de Behring sont totalement
dégelé à une certaine période de l'année....en principe au début de
l'automne .. Il y a quelques chose qui cloche c'est que les deux ont
conservé chacune plus de 50 000 km² d'englacement : ce devait être de la
glace chaude consolidée !
et hier il a fait - 45 ° C à Yakustk ....ça ne se réchauffe pas !
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Lucien COSTE
"Gallad" <Nom...@Nomail.fr> a écrit dans le message de news:
45a27b99$0$27408$ba4a...@news.orange.fr...
> (septembre - octobre - novembre) tout à fait exceptionnel. La température