Google Groups no longer supports new Usenet posts or subscriptions. Historical content remains viewable.
Dismiss

Combien de locomotives pèse un cirrus ?

4 views
Skip to first unread message

jc_lavau

unread,
Jun 4, 2018, 10:55:02 AM6/4/18
to
Il y a fort longtemps, le petit volume "Les nuages", de Roger Clausse et
Léopold Facy, disait qu'un cumulonimbus pouvait contenir autant de poids
d'eau condensée qu'une demi-douzaine de locomotives.

Retour à la doc : la 141 R du Prêt-Bail pesait 116 tonnes, et son tender
plein pesait environ 75 tonnes. Total roulant, dans les 191 tonnes.

A part ça, je ne sais trouver aucune doc permettant d'évaluer les
valeurs en eau de différents nuages.

Pendant ce temps-là des chtarbés, discrètement pilotés par la C.I.A.,
nous soutiennent que quand les traînées de condensation sont
persistantes, non ça ne peut rien avoir à voir avec la sursaturation de
la couche d'air traversée, ni avec un front chaud, mais ce serait "de
l'épandage chimique malveillant et ultra-secret".
Comme toutes les sectes de croyants qui s'en croient, ceux-ci usent de
toute la violence accessible contre les incroyants.

L'ordre de grandeur de ce que peut emporter une bétaillère civile est
sans commune mesure avec la valeur en eau des cirrus persistants,
amorcés par une traînée de condensation.

Mais de combien ?
C'est là que je bute. Avez vous de meilleurs éclairages ?
Merci d'avance.

Enfin si, j'ai plusieurs fois vu tomber 50 mm d'eau en 36 heures.
Oui mais pour un cirrus ?

Je compte comparer avec la quantité de vapeur d'eau produite au km par
un avion courant. Un modèle bien documenté à me recommander ?

Suivi en géosciences.

--
http://www.lulu.com/shop/jacques-lavau/microphysique-quantique-transactionnelle-principes-et-applications/paperback/product-23362834.html
http://www.lulu.com/shop/jacques-lavau/transactional-quantum-microphysics-principles-and-applications/paperback/product-23656620.html

Paul Aubrin

unread,
Jun 4, 2018, 11:27:13 AM6/4/18
to
Le Mon, 04 Jun 2018 16:55:01 +0200, jc_lavau a écrit :

> Il y a fort longtemps, le petit volume "Les nuages", de Roger Clausse et
> Léopold Facy, disait qu'un cumulonimbus pouvait contenir autant de poids
> d'eau condensée qu'une demi-douzaine de locomotives.
>
> Retour à la doc : la 141 R du Prêt-Bail pesait 116 tonnes, et son tender
> plein pesait environ 75 tonnes. Total roulant, dans les 191 tonnes.
>
> A part ça, je ne sais trouver aucune doc permettant d'évaluer les
> valeurs en eau de différents nuages.

Jean-Pierre Chalons. Combien pèse un nuage? ou pourquoi les nuages ne
tombent pas. page 19.

"Les nuages sont constitués d’air sec, de vapeur d’eau et d’eau
condensée sous forme de gouttes liquides ou de cristaux de glace.
Leurs masses représentent la somme des masses de ces trois consti-
tuants. Les petits nuages bourgeonnants qui flottent dans le ciel les
jours de beau temps paraissent légers comme des plumes. I1 semble
qu’on pourrait les porter d‘une seule main. Pourtant, le moindre petit
cumulus mesure près d’un kilomètre de côté et de haut, et pèse plus
d’un million de tonnes. I1 contient 10000 tonnes d’eau sous forme de
vapeur et plus de 500 tonnes sous forme de gouttelettes ou de cristaux
de glace. U n gros cumulonimbus de 15 kilomètres de côté et de
10 kilomètres de haut pèse 1 O00 fois plus, soit un milliard de tonnes;
il contient plusieurs millions de tonnes d’eau liquide et de glace. I1 est
aussi lourd qu’un milliard d’automobiles ou que trois millions
d’Airbus A340, et contient autant d’eau que 10000 camions citernes
ou que plusieurs pétroliers géants. On peut se demander comment,
avec une masse si importante, les nuages ne nous tombent pas sur la
tête. Souvent, la raison évoquée est la présence de courants d’air
ascendants qui soulèvent les gouttes et les cristaux; mais ce n’est pas
si simple. Nous y reviendrons au chapitre 5."

Ca ne répond pas complètement à la question.
Le livre
https://livre.fnac.com/a6663210/Jean-Pierre-Chalon-Combien-pese-un-nuage

https://laboutique.edpsciences.fr/produit/9782759810727

Aperçu:

https://www.cjoint.com/c/HFepx0ysnoA

phil

unread,
Jun 4, 2018, 12:00:40 PM6/4/18
to
Le 04/06/2018 à 17:27, Paul Aubrin a écrit :

> Ca ne répond pas complètement à la question.

Quelle question ?

jc_lavau

unread,
Jun 4, 2018, 12:41:18 PM6/4/18
to
Le 04/06/2018 à 17:27, Paul Aubrin a écrit :
Merci. J'explore.

Arthur

unread,
Jun 5, 2018, 4:55:01 AM6/5/18
to
Après mûre réflexion, jc_lavau a écrit :
> Il y a fort longtemps, le petit volume "Les nuages", de Roger Clausse et
> Léopold Facy, disait qu'un cumulonimbus pouvait contenir autant de poids
> d'eau condensée qu'une demi-douzaine de locomotives.
>
> Retour à la doc : la 141 R du Prêt-Bail pesait 116 tonnes, et son tender
> plein pesait environ 75 tonnes. Total roulant, dans les 191 tonnes.
>
> A part ça, je ne sais trouver aucune doc permettant d'évaluer les
> valeurs en eau de différents nuages.
>

Cette page ne convient pas ?

<https://fr.wikipedia.org/wiki/Contenu_en_eau_liquide#Classification_des_nuages>

--
Arthur

jc_lavau

unread,
Jun 5, 2018, 5:02:42 AM6/5/18
to
Merci !
En une seule tête, on trouve généralement moins d'informations que dans
plusieurs têtes. D'où l'intérêt de Usenet.

Ensuite je dois décider à quelle altitude et pour quelle température je
dois calculer la simulation.

Sylvain

unread,
Jun 5, 2018, 3:58:15 PM6/5/18
to
Le 04/06/2018 à 16:55, jc_lavau a écrit :
> Il y a fort longtemps, le petit volume "Les nuages", de Roger Clausse et
> Léopold Facy, disait qu'un cumulonimbus pouvait contenir autant de poids
> d'eau condensée qu'une demi-douzaine de locomotives.
>
> Retour à la doc : la 141 R du Prêt-Bail pesait 116 tonnes, et son tender
> plein pesait environ 75 tonnes. Total roulant, dans les 191 tonnes.
>
> A part ça, je ne sais trouver aucune doc permettant d'évaluer les
> valeurs en eau de différents nuages.
>
> Pendant ce temps-là des chtarbés, discrètement pilotés par la C.I.A.,
> nous soutiennent que quand les traînées de condensation sont
> persistantes, non ça ne peut rien avoir à voir avec la sursaturation de
> la couche d'air traversée, ni avec un front chaud, mais ce serait "de
> l'épandage chimique malveillant et ultra-secret".
> Comme toutes les sectes de croyants qui s'en croient, ceux-ci usent de
> toute la violence accessible contre les incroyants.
>

Comment tu sais que c'est la C.I.A qui a balancé cette rumeur ?

JC_Lavau

unread,
Jun 5, 2018, 4:06:41 PM6/5/18
to
Les croyants se jettent sur chacun de ses "aveux totalement involontaires
et inadvertants", sur ses "conférences qui auraient dû rester
secrètes"... Ils prennent cela pour des "preuves".

Erich Hartmann

unread,
Jun 6, 2018, 2:55:48 AM6/6/18
to

"jc_lavau"
> Il y a fort longtemps, le petit volume "Les nuages", de Roger Clausse et
> Léopold Facy, disait qu'un cumulonimbus pouvait contenir autant de poids
> d'eau condensée qu'une demi-douzaine de locomotives.
>
> Retour à la doc : la 141 R du Prêt-Bail pesait 116 tonnes, et son tender
> plein pesait environ 75 tonnes. Total roulant, dans les 191 tonnes.
>
> A part ça, je ne sais trouver aucune doc permettant d'évaluer les
> valeurs en eau de différents nuages.

http://actualite.lachainemeteo.com/actualite-meteo/2014-01-17-11h15/combien-pese-un-nuage--23880.php

Erich

Arthur

unread,
Jun 6, 2018, 5:36:58 AM6/6/18
to
Erich Hartmann a pensé très fort :
La comparaison de la masse en eau d'un orage et de l'equivalent TNT de
la bombe de Nagasaki à la fin de la page est assez ... incongrue.
D'autant qu'il y a une erreur d'un facteur 1600 dans cet équivalent
TNT...

--
Arthur

Erich Hartmann

unread,
Jun 6, 2018, 8:45:08 AM6/6/18
to

"Arthur" <art...@yopmail.com> a écrit dans le message de news:
5b17ab3a$0$21621$426a...@news.free.fr...
Cet aspect n'a aucun intérêt, seul le début est un peu amusant pour les
dilettantes ...
A ranger dans la catégorie S&V type vulgarisation sans plus.

Erich

Gloops

unread,
Jun 6, 2018, 7:54:33 PM6/6/18
to
Le 04/06/2018 à 16:55, jc_lavau a écrit :
> Il y a fort longtemps, le petit volume "Les nuages", de Roger Clausse et
> Léopold Facy, disait qu'un cumulonimbus pouvait contenir autant de poids
> d'eau condensée qu'une demi-douzaine de locomotives.
>
> Retour à la doc : la 141 R du Prêt-Bail pesait 116 tonnes, et son tender
> plein pesait environ 75 tonnes. Total roulant, dans les 191 tonnes.
>
> A part ça, je ne sais trouver aucune doc permettant d'évaluer les
> valeurs en eau de différents nuages.

Mais si tu veux aller au bout du raisonnement, semble-t-il il faut aussi
les valeurs en eau des locomotives ?

On n'a pas parlé du poids du métal ...


>
> Pendant ce temps-là des chtarbés, discrètement pilotés par la C.I.A.,
> nous soutiennent que quand les traînées de condensation sont
> persistantes, non ça ne peut rien avoir à voir avec la sursaturation de
> la couche d'air traversée, ni avec un front chaud, mais ce serait "de
> l'épandage chimique malveillant et ultra-secret".

ça a l'air un peu abstrait ...



--
Besoin d'un autre système, pas d'un autre gouvernement.

JC_Lavau

unread,
Jun 7, 2018, 12:43:08 PM6/7/18
to
Le 04/06/2018 à 17:27, Paul Aubrin a écrit :
> Le Mon, 04 Jun 2018 16:55:01 +0200, jc_lavau a écrit :
>
>> Il y a fort longtemps, le petit volume "Les nuages", de Roger Clausse et
>> Léopold Facy, disait qu'un cumulonimbus pouvait contenir autant de poids
>> d'eau condensée qu'une demi-douzaine de locomotives.
>>
>> Retour à la doc : la 141 R du Prêt-Bail pesait 116 tonnes, et son tender
>> plein pesait environ 75 tonnes. Total roulant, dans les 191 tonnes.
>>
>> A part ça, je ne sais trouver aucune doc permettant d'évaluer les
>> valeurs en eau de différents nuages.
>
> Jean-Pierre Chalons. Combien pèse un nuage? ou pourquoi les nuages ne
> tombent pas. page 19.
> Aperçu:
>
> https://www.cjoint.com/c/HFepx0ysnoA

Voici le début du déblayage.
Mais comment peut-on être cirrus ?

Dans un premier temps on va se contenter de l’atmosphère-type :
15°C au niveau de la mer, et un gradient thermique de – 6,5°C par
kilomètre, jusqu’à la tropopause-type de -56,5°C à 11 000 m. La
température-type est donc de -40,25°C à 8 500 m. A cette température,
il est encore, et de justesse, nécessaire d’un germe pour obtenir une
précipitation en glace d’une vapeur sursaturante.
A cette altitude, la pression-type est alors de 332 hPa par interpolation
tabulaire linéaire.
Plus précisément 33 113 Pa par la formule :
https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/e/ed/Pression_amosphere_oaci.png

Cette dernière valeur, 331 hPa, est plus correcte en raison de la
concavité de la courbe de pression selon l’altitude, que
l’interpolation linéaire négligeait.

Tandis que la pression de la vapeur saturante par rapport à la phase
glace est de 12,490 Pa à -40,25°C.
https://nvlpubs.nist.gov/nistpubs/jres/81A/jresv81An1p5_A1b.pdf

Quelle est la valeur en eau, en g/m³, de la vapeur saturante à cette
altitude, en atmosphère-type ?
Que devient le volume molaire de la vapeur d’eau à cette température
et cette pression ?
= 155,039 litres/mol = 155 m³/mol.
Or une mole d’eau pèse 18,0153 g,
D’où valeur en eau de cette vapeur saturante à 8 500 m : 18,0153
g/mol / 155 m3/mol = 0,116 g/m³.

Recoupement avec les valeurs en eau condensée d’un cirrus : mettons
que 5 % de sursaturation se soit condensé, soit 5,8 mg/m³.

Evaluons à présent la section d’une traînée de condensation devenue
persistante (de celles qui excitent tant les complotistes maladifs) :
Un demi-degré de large fait 0,00873 radians. Vu à la distance de 10 km,
cela fait une largeur de 873 m.
Ce qui est amplement plus large que l’envergure d’un Airbus A 320, que
nous allons prendre pour un avion-type : 35,8 m.
L’épaisseur-type d’un cirrus étant de 300 m seulement, allons-nous
limiter à 300 m l’épaisseur d’un tel cirrus ? Oui pour des raisons
diplomatiques, mais bien peu raisonnable en fonction de ce que nous savons
de la perturbation verticale par les vortex d’ailes, dont j’ai publié
des exemples dans les annexes de révision du manuel.

Tu 95


Fixons donc la section du cirrus à 873 m * 459 m = 400 000 m².
Soit par longueur d’un mètre, 400 000 m³, de valeur en eau de vapeur
saturante = 46,48 kg.

Or combien cet avion émet de vapeur d’eau, pour parcourir ce mètre ?
Assez difficile de découvrir les chiffres. Voici pour un moteur CFM : 14
g/kN/s, d’où pour la poussée maximale, de 130 kN : 1820 g/s.

Il faut donc trouver le chiffre de poussée en croisière. Compte tenu des
exigences de sécurité au décollage puis en vol d’altitude en cas
d’avalage d’oiseau par un des deux réacteurs, mettons que ce soit le
tiers de la poussée maximale. Il reste 97,5 kN pour l’avion entier en
altitude.
D’où consommation de kérosène = 1 213 g/s.
Cela à une vitesse de 829 km/h = 230 ms, soit 5,28 g/m.
A recouper avec l’autonomie et l’emport de fuel :


6 000 km pour 30 000 litres, soit 5 l/km ou 4 kg/km ou 4 g/m.
Mon estimation par la poussée était donc pessimiste. On retient
toutefois qu’il s’agit bien de 4 à 5 g de kérosène par mètre
parcouru en altitude. Ce qui donne combien en eau produite ?

L'équation chimique de la réaction s'écrit :
2 C10H22 + 31 O2 → 20 CO2 + 22 H2O
284 g kérosène → 396 g eau,
D’où l’estimation, 4,5 g/m de kérosène font 6,27 g/m d’eau.
Soit 1,3 pour mille de la valeur en eau saturante de la section de
l’éventuelle traînée de condensation persistante.

C'est en tout cas extrêmement peu, par rapport aux causes
météorologiques de variations de la sous-saturation ou de la
sursaturation. Présence d'un front chaud par exemple, qui en soulevant de
l'air chaud sans germes, peut le mettre en sursaturation qui serait
restée plusieurs heures invisible sans les germes de condensation
générés par un avion.

jc_lavau

unread,
Jun 7, 2018, 4:15:52 PM6/7/18
to
Le 07/06/2018 à 18:43, JC_Lavau a écrit :
> faute de frappe corrigée : 829 km/h = 230 m/s, soit 5,28 g/m.

jc_lavau

unread,
Jun 19, 2018, 11:37:54 AM6/19/18
to
Le 07/06/2018 à 18:43, JC_Lavau a écrit :
> Cela à une vitesse de 829 km/h = 230 m/s, soit 5,28 g/m.
> A recouper avec l’autonomie et l’emport de fuel : 6 000 km pour 30 000
> litres, soit 5 l/km ou 4 kg/km ou 4 g/m.
> Mon estimation par la poussée était donc pessimiste. On retient
> toutefois qu’il s’agit bien de 4 à 5 g de kérosène par mètre parcouru en
> altitude. Ce qui donne combien en eau produite ?
>
> L'équation chimique de la réaction s'écrit :
> 2 C10H22 + 31 O2 → 20 CO2 + 22 H2O
> 284 g kérosène → 396 g eau,
> D’où l’estimation, 4,5 g/m de kérosène font 6,27 g/m d’eau.
> Soit 1,3 pour mille de la valeur en eau saturante de la section de
> l’éventuelle traînée de condensation persistante.
> C'est en tout cas extrêmement peu, par rapport aux causes
> météorologiques de variations de la sous-saturation ou de la
> sursaturation. Présence d'un front chaud par exemple, qui en soulevant
> de l'air chaud sans germes, peut le mettre en sursaturation qui serait
> restée plusieurs heures invisible sans les germes de condensation
> générés par un avion.


Un cirrus persistant large d’un demi-degré, initié par une traînée
d’avion, pèse 35 tonnes sur 15 km, soit un petit locotracteur Y 7100, ou
un Airbus A 320 entier à vide.

Pendant cette distance, l’Airbus a consommé 60 kg de kérosène, donc émis
84 kg d’eau.
Le cirrus ainsi évalué est 416 fois plus lourd que ce que l’avion a
laissé derrière lui.
Or la bande de complotistes aussi paranoïaques et violents que nuls en
physique de l’atmosphère prétend que ces cirrus, le jour où ils sont
persistants, seraient « la preuve » d’épandages ultra-clandestins et
malveillants, impliquant toute l’aviation civile. Ils n’ont jamais
réussi à décider quel serait ce mode d’épandage éventuel, ni le mobile,
ni la substance.

Ici, je n’ai pratiquement jamais de cirrus d’avion persistants : je n’ai
pas les conditions atmosphériques requises, c’est à dire de l’air en
sursaturation à l’altitude où passent les jets.

En revanche on sait très bien le mobile de la C.I.A. quand elle alimente
et dirige discrètement le délire des complotistes les plus niaiseux.


D'un ironiste :
Vous êtes bête avec vos nuages de trente-cinq tonnes... Qui ici a déjà
vu un trente-cinq-tonnes flotter en l’air ? Passez votre permis PL et on
en recause.

On reprend à la base.

https://livre.fnac.com/a6663210/Jean-Pierre-Chalon-Combien-pese-un-nuage

Un cumulus humilis de beau temps.
Valeur en eau condensée : 0,25 à 0,3 g/m^3.
Un kilomètre de côté, 300 m de haut ==> 75 tonnes.

Un cucon : 0,5 g/m^3, 2 km de côté, 5 km de haut : 9 000 tonnes.
Soit 47 locomotives 141 R avec le tender plein.

Un cunimb : 1,5 g/m^3 voire le double.
3 km de côté, 8 km de haut ==> 108 000 tonnes d’eau condensée.
Un beau grand minéralier, voire un pétrolier.


L'ironiste à nouveau :
Encore un effort et vous nous raconterez que l’air pèse cinq millions de
milliards de tonnes.


Affirmatif : 5,1480 × 10^18 kg

Il reste que la masse d’un cirrus est constitué de glace, et pas de
poudre de Perlimpimpin.
Et seule la sursaturation de l’air ambiant peut fournir cette masse.
Par km de cirrus persistant derrière une traînée d’avion, le poids de la
glace est environ le 1/15 de la masse de l’avion à vide ; et un
moyen-courrier parcourt beaucoup plus que 15 km en altitude.

Et cette masse de cirrus durable représente toujours de l’ordre de 400
fois la masse de vapeur d’eau laissée par l’avion, qui dans tout les
cas, condense dans l’air froid d’altitude.

Sauf que ça ne marche QUE dans une couche d’air sursaturée, qui
attendait des germes pour cristalliser en glace l’excédent de vapeur.

Ah oui c’est vrai, ces kons là prennent la buée pour de la vapeur, et la
vapeur pour de la buée... Infoutus d’avoir appris la différence.

bp

unread,
Jul 10, 2018, 4:37:26 AM7/10/18
to
jc_lavau a exprimé avec précision :

>
> Ah oui c’est vrai, ces kons là prennent la buée pour de la vapeur, et la
> vapeur pour de la buée... Infoutus d’avoir appris la différence.

je ne me suis jamais posé la question quant à la buée ou la vapeur

Pour moi ce sont des gouttelettes d'eau dans un même milieun ou plutôt
j'imagine la buée déposée sur un support et la vapeur mixée dans
l'atmosphère

Explique la différence ça m'interesse

jc_lavau

unread,
Jul 10, 2018, 6:47:53 AM7/10/18
to
Le 10/07/2018 à 10:37, bp a écrit :
> jc_lavau a exprimé avec précision :
>
>>
>> Ah oui c’est vrai, ces kons là prennent la buée pour de la vapeur, et
>> la vapeur pour de la buée... Infoutus d’avoir appris la différence.
>
> je ne me suis jamais posé la question quant à la buée ou la vapeur
>
> Pour moi ce sont des gouttelettes d'eau dans un même milieu, ou plutôt
> j'imagine la buée déposée sur un support et la vapeur mixée dans
> l'atmosphère
>
> Explique la différence ça m'interesse

La vapeur est un gaz, incolore.

La buée, ou le nuage, ou le brouillard, est une suspension de
gouttelettes liquides dans l'air. Assez petites pour ne tomber que très
lentement.

Les machines à vapeur performantes utilisaient de la vapeur sèche, c'est
à dire surchauffée bien au dessus du point d'ébullition.
Quand le commandant Philippon a vu sur le quai de Brest le surchauffeur
du Scharnhorst prêt à être embarqué sur un wagon pour être réparé en
Allemagne, il a pu transmettre à l'Intelligence Service que le cuirassé
ne serait pas un danger pour les convois pendant au moins un mois.

bp

unread,
Jul 11, 2018, 6:17:59 PM7/11/18
to
Il se trouve que jc_lavau a formulé :
> Le 10/07/2018 à 10:37, bp a écrit :
>> jc_lavau a exprimé avec précision :
>>
>>>
>>> Ah oui c’est vrai, ces kons là prennent la buée pour de la vapeur, et la
>>> vapeur pour de la buée... Infoutus d’avoir appris la différence.
>>
>> je ne me suis jamais posé la question quant à la buée ou la vapeur
>>
>> Pour moi ce sont des gouttelettes d'eau dans un même milieu, ou plutôt
>> j'imagine la buée déposée sur un support et la vapeur mixée dans
>> l'atmosphère
>>
>> Explique la différence ça m'interesse
>
> La vapeur est un gaz, incolore.
>
> La buée, ou le nuage, ou le brouillard, est une suspension de
> gouttelettes liquides dans l'air. Assez petites pour ne tomber que très
> lentement.

OK merci
0 new messages