Fabrice
-------- Message original --------
Sujet: Re: Le monologue zeteticien favorise-t-il les sectes ?
Date: Wed, 26 Jul 2006 17:38:49 +0200
De: Nietsnie <nietsni...@9online.fr>
Forums de discussion: fr.sci.zetetique
Fabrice Neyret wrote:
> Nietsnie a écrit :
>> 1 - C'est établi, parce que je peux vous dire que les trous percés
>> au bon endroit, à 60 mètres de profondeur et plus, ils permettent de
>> tirer des dizaines de m3 par heure pour arroser des champs en ce
>> moment. Si c'est pas une preuve....
>
> non ca n'est aucunement une preuve, parcequ'a beaucoup d'endroits, on
> creuserait au hasard qu'on trouverait de l'eau quand meme,
Totallement faux ! N'auriez vous pas été embrigadé par Broch ? Si ça peut
être vrai très localement, ce sont des cas peu répandus.
> et d'autre
> part parceque le sourcier peut tres bien integrer consciemment ou non
> une expertise liee au contexte (type de vegetation, topographie
> locale, etc).
Autre idée reçue, sauf pour les déserts
> Qu'un sourcier trouve de l'eau ne prouve aucunement qu'il y a une
> transmission subtile de la riviere souteraine au sourcier.
Oh si ! J'affirme et je n'en démordrais pas. Je connais parfaitement ce
sujet.
> Par ailleurs ce type de pseudosciences parlent et dessinent enormement
> de rivieres souteraines, alors que le plus souvent il s'agit de nappe
> phreatique.
Les nappes phréatiques susceptibles d'alimenter un fort débit sont à
plus du
kilomètre. Les petites nappes phréatiques de surface ne donnent pas de
débit, ce n'est pas ce que les agriculteurs recherchent pour arroser leurs
hectares. En Beauce, ce sont bien des "rivières" souterraines, très
délimitées, à quelques dizaines de mètres de profondeur, sillonant dans la
roche calcaire.
Ch'uis pas vraiment expert, mais deux-trois remarques quand même :
>>> 1 - C'est établi, parce que je peux vous dire que les trous percés
>>> au bon endroit, à 60 mètres de profondeur et plus, ils permettent de
>>> tirer des dizaines de m3 par heure pour arroser des champs en ce
>>> moment. Si c'est pas une preuve....
>>
>> non ca n'est aucunement une preuve, parcequ'a beaucoup d'endroits, on
>> creuserait au hasard qu'on trouverait de l'eau quand meme,
>
> Totallement faux ! N'auriez vous pas été embrigadé par Broch ? Si ça peut
> être vrai très localement, ce sont des cas peu répandus.
J'aurais tendance à dire que des très forts débits, ça doit
effectivement pas se trouver n'importe où -- sinon y'aurait pas
d'hydrogéologues ;-) . En même temps, dans pas mal d'endroits (et
particulièrement dans les bassins sédimentaires bien propres genre
bassin parisien ou aquitain), je pense que oui, les nappes étant assez
étendues, n'importe quel forage doit donner un débit relativement
raisonnable pour un particulier ou une petite exploitation agricole.
Probablement au détriment des forages plus organisés faits un peu plus
loin par les agences de l'eau, et je ne suis pas sûr qu'ils donneront
régulièrement et pendant très longtemps, mais ça, c'est un autre problème...
>> et d'autre
>> part parceque le sourcier peut tres bien integrer consciemment ou non
>> une expertise liee au contexte (type de vegetation, topographie
>> locale, etc).
>
> Autre idée reçue, sauf pour les déserts
Là, c'est sûr que l'observation de la surface n'apporte qu'assez peu
d'infos sur la situation à 60 m de profondeur (pour reprendre les
chiffres cités ici). En tout cas, certainement pas assez pour localiser
un forage à quelques mètres près (c'est la précision que revendiquent
les sourciers, non ?).
Pour ce qui est de forages proches de la surface, par contre, là, je
pense que ça doit jouer pour localiser, plus ou moins consciemment, les
failles, les contacts et lignes de résurgences possibles, etc.
>> Par ailleurs ce type de pseudosciences parlent et dessinent enormement
>> de rivieres souteraines, alors que le plus souvent il s'agit de nappe
>> phreatique.
>
> Les nappes phréatiques susceptibles d'alimenter un fort débit sont à
> plus du
> kilomètre.
Non. Si mes souvenirs sont bons, l'alimentation en eau potable de Lyon
se fait par une nappe située à quelques mètres de la surface (et remplie
par le Rhône -- en fait, c'est juste une espèce de filtre). De manière
plus générale, les nappes sont fréquemment dans les 100 premiers mètres,
au plus dans les 500. Pour Paris, de tête toujours, il me semble que la
nappe principale est autour de 500 m, mais qu'il y en a une ou deux plus
petites et plus localisées entre 100 et 200 m.
Je pense même qu'au contraire, les nappes exploitées situées à plus de
1000 m doivent être relativement rares. D'abord parce qu'à mon avis, il
y en a relativement peu qui doivent être d'eau douce. Et ensuite parce
qu'il y en a d'autres plus proches de la surface !
> Les petites nappes phréatiques de surface ne donnent pas de
> débit, ce n'est pas ce que les agriculteurs recherchent pour arroser leurs
> hectares. En Beauce, ce sont bien des "rivières" souterraines, très
> délimitées, à quelques dizaines de mètres de profondeur, sillonant dans la
> roche calcaire.
Oui, en région calcaire, il peut y avoir des sortes de rivières
souterraines. Mais bon, le plateau de la Beauce n'est pas non plus
représentatif de tous les milieux agricoles.
Voilà mes deux sous, en attendant que d'autres soient plus bavards...
--
Rémi Moyen
>
> Non. Si mes souvenirs sont bons, l'alimentation en eau potable de Lyon
> se fait par une nappe située à quelques mètres de la surface (et remplie
> par le Rhône -- en fait, c'est juste une espèce de filtre). De manière
> plus générale, les nappes sont fréquemment dans les 100 premiers mètres,
> au plus dans les 500. Pour Paris, de tête toujours, il me semble que la
> nappe principale est autour de 500 m, mais qu'il y en a une ou deux plus
> petites et plus localisées entre 100 et 200 m.
>
> Je pense même qu'au contraire, les nappes exploitées situées à plus de
> 1000 m doivent être relativement rares. D'abord parce qu'à mon avis, il
> y en a relativement peu qui doivent être d'eau douce. Et ensuite parce
> qu'il y en a d'autres plus proches de la surface !
voir Niigata, avec la c... de réinjection plus la séismicité cela a fait de
jolis dégâts en 1964
--
Lucien COSTE
justement, un des points etait de savoir si cette précision avait
hydrogeologiquement un sens (i.e. etait une condition pour trouver
l'eau, au debit voulu).
i.e. en tirant au hasard dans une zone favorable selon une expertise
visuelle, est-ce qu'on aurait pas eu autant de chance de tomber sur un
resultat comparable ?
> Voilà mes deux sous, en attendant que d'autres soient plus bavards...
c'est deja pas mal !
--
Fabrice
--
Lucien COSTE
Pour en savoir plus, j'ai recherché dans les archives Usenet sur ces 2
mots-clés Niigata et 1964, ce qui m'a permis de retrouver d'anciens
messages - écrits justement par Lucien :-), par exemple en aout 1999 -
concernant ce séisme de 1964 à Niigata et plus généralement les
"sols liquéfiables" / thixotropes, et ce phénomène de liquéfaction
/ thixotropie du sol.
=====================================
j'ai oublié le plus célèbre Mexico 1988 avec un épicentre à Michoacan ( 400
km)
--
Lucien COSTE
lucien.coste a écrit :
Pour des infos rapides et relativement complètes, mais en langue anglaise :
http://www.ce.washington.edu/~liquefaction/html/main.html
Désolé je ne connais pas de site équivalent en langue française.
--
Greetings, Salutations,
Guiraud Belissen, Château du Ciel, Drachenwald,
Chris CII, Rennes, France