http://nibiru-investigations.xooit.fr/t5802-Toute-la-terre-bouge-today.htm
"C'est affolant, tous les sismographes s'excitent" (le Mer 9 Mar -
09:44 )
Soit deux jours avant le séisme qui frappe le japon, un "anonyme"
remarque quelque chose d'anormal sur les sismographes de la planète.
Donc, les spécialistes savaient d'un évènement majeur se préparait,
enfin je l'espère. Mais il est fortement possible d'en douter car
visiblement au Japon la catastrophe a surpris la population!
Quelques jours avant Xyntia, un autre quidam avait posté sur son blog
un avertissement compte tenu de la conjonction de plusieurs évènements
qu'il avait remarqué, avec à sa disposition les cartes météo par
satellite et la phase lunaire et avait prédis un évènement hors norme
sur les côtes.
Alors comme se fait-il que la sécurité civile n'informe pas les
citoyens des risques à venir ? Incompétence ou ignorance ?
Après il ne faut pas s'étonner si des prédicateurs et autres messies
ont de l'emprise et deviennent crédibles, face au silence des instances
officielles!
> Ici :
>
> http://nibiru-investigations.xooit.fr/t5802-Toute-la-terre-bouge-today.htm
>
> "C'est affolant, tous les sismographes s'excitent" (le Mer 9 Mar -
> 09:44 )
>
> Soit deux jours avant le séisme qui frappe le japon, un "anonyme"
> remarque quelque chose d'anormal sur les sismographes de la planète.
>
> Donc, les spécialistes savaient d'un évènement majeur se préparait,
> enfin je l'espère. Mais il est fortement possible d'en douter car
> visiblement au Japon la catastrophe a surpris la population!
Ce n'est pas si simple. Le 9 mars, il y a déjà eu un évènement de
magnitude 7.2 (c'est pas rien!) à 40 km du séisme d'aujourd'hui, avec
trois autres évènements de magnitude supérieure à 6 dans la même
journée. Ce 7.2 est déjà en lui-même un évènement majeur sachant qu'il
n'y a pas eu plus de 9 évènements de magnitude supérieur à 7 au niveau
de la zone de subduction du japon depuis 1973. Je ne vois pas comment
cet évènement déjà majeur aurait pu être annonciateur d'une évènement
encore plus important.
--
Florian
Alle Wahrheit durchläuft drei Stufen. Zuerst wird sie lächerlich
gemacht oder verzerrt. Dann wird sie bekämpft. Und schließlich wird
sie als selbstverständlich angenommen. - Arthur Schopenhauer
M.A
"at" <a...@noemail.fr> a écrit dans le message de
news:4d7a20e9$0$5412$ba4a...@reader.news.orange.fr...
Surpris par *l'ampleur* du séisme.
Le Japon tremble pratiquement tous les jours.
Faut savoir lire, il est question de Xyntia, qui ne fût pas un séisme
mais une très fort tempête conjuguée à de fortes marées.
il y une chose à laquelle il faut renoncer : c'est de croire que le Japon
est en pointe sur la recherche sismique ! la pointe ce serait pour moi
plutôt le Mexique et les USA , voire l'Italie quoique le séisme de l'Aquila,
à terre, avec des critères précurseurs certains SIGNALES ( radon, essaim
précurseur ) et un terrain favorable ( faille et sols thixotropes) m'ont
laissé pantois.
Effectivement au Japon il y a eu des gros précurseurs deux de magnitude
supérieure à 6 et un de magnitude 7,2 ! ce sont de très grosses bêtes en
elles-même !
ces séismes précurseurs pouvaient-il alerter ? dans ce cas précis je ne le
crois pas !
Etant donné que la zone hypocentrale se trouve en pleine mer et relativement
loin des côtes, que les séismes précurseurs peuvent être pris pour les
événements majeurs, et non les précurseurs en eux-mêmes.... Toutefois pour
mieux juger il serait intéressant de savoir quelle alerte avait été donné
après le séisme de M =7,2.
Quant aux phases de la lune, aux tâches solaires, et à l'opinion du
concierge .... on peut s'en passer en matière de prédiction des catastrophes
naturelles !
--
Lucien COSTE
et lm'opinion du concierge du supermarché qu'en fais-tu ?
--
Lucien COSTE
hormis la bien meilleure diffusion des critères de prédiction ( niveau d'eau
des puits, radon, comportement des animaux, essaim précurseur, variation
lente de topographie, caratéristiques de eaux thermales - t° et salinité- )
il n'y a pas eu de progrès majeurs.
--
Lucien COSTE
> Sauve qui peut! 8-(
> --
> Oncle Dom
celui-là 8-( n'est pas dans le dico !
Alain
Je ne sais pas si la question est saugrenue, mais pourquoi ne pas déjà
enfouir des réseaux de capteurs de vibration et des jauges de contrainte à
l'intérieur des roches près des failles à 10 ou 20 km de profondeur?
Alain
Ah bon.
Mais pourquoi t'as mis des lunettes? ou un noeud dans les cheveux?
A moins que ça vienne de : "partir avec les c... basses"!
Ah ces jeunes avec leur SMS, ils inventent des trucs bizarres.
C'est pour tromper les vieux :-)
Alain
à terre oui on peut faire et d'ailleurs on fait dans certaines zones
sismiques bien peuplées ( USA : Californie et aussi la zone de new madrid
sur le Mississipi en souvenir des immenses séismes de 1811/1812). En mer
.... très très hypothétique .. il faut penser que les pétroliers ( là le
fric direct et immédiat est en jeu) ne sont pas encore à ce point, même
expérimentalement.
La géophonie est aussi un moyen d'alerte et la perception animale ( voir
Izmit et la réaction précursive de quelques heures d'un élevage d'autruche)
est peut-être ( peut-être : j'insiste sur l'adverbe) liée à une perception
d'ultrasons dont l'émission serait due au début des ruptures.
--
Lucien COSTE
ce n'est pas la première fois que l'on a des précurseurs aussi violents...
il y a quelque chose qui m'est venu à l'esprit mais que je n'émets que sous
la forme hypothétique : le séisme de M 7,2 a provoqué c'est sû des
déplacement importants, sous la mer, ( ça c'est sûr) , et y-a-t-il eu
pénétration d'eau dans les zones voisines sous tension en provoquant soit
une lubrification des micro-fissures soit, une décohésion du métériau par
dissolution ( hypothèses mécanistes mais cela reste des hypothèses)
--
Lucien COSTE
Cette simple suspicion devrait inciter les états à placer des capteurs en
profondeur. Même si le coût est élevé, lorsque l'on voit les avantages de la
prévention, qui ferait économiser des milliards en sauvant tout ce qui peut
l'être (vies humaines, véhicules, objets de valeur..) et en déclenchant par
avance les procédures de sécurité (couper le courant assez tôt pour éviter
les incendies, arrêt des réacteurs nucléaires...).
J'imaginerais par exemple un forage profond, même de faible diamètre (100 ou
200 mm) dans lequel on descend un cylindre contenant les capteurs qui
seraient rendus solidaires de la roche avec du ciment injecté et des bouées
en surface pour récupérer les signaux et les envoyer à Terre. Ce serait une
retombée bénéfique de la technologie offshore. Le coût serait probablement
inférieur au coût des réparations après les catastrophes.
Les pétroliers sont très forts pour instrumenter un forage, je ne vois pas,
à priori de difficulté technologique. Mais il y en a surement.
Pour les grands barrages, je suppose qu'il doit y avoir aussi des capteurs
qui détectent la variation éventuelle des contraintes internes ou des sons.
Mais je ne connais pas le domaine.
(voir peut-être ce projet de thèse :
http://geo.polymtl.ca/~giroux/description.proj.phd.html je ne sais pas ce
qu'il vaut?)
Alain
au fond de l'eau, a 150km au large ? et tous les 10km le long des
milliers de km de faille ? ( en plus les failles ne sont pas toutes
verticales ! )
sans compter que le record de profondeur de forage (sur terre ferme),
c'est 12 km
http://fr.wikipedia.org/wiki/Forage_sg3
enfin, on mesure des deformations sur des decenies, mais pas dit qu'il y
ait grand chose de special a mesurer 24h avant.
--
Fabrice
http://www.youtube.com/watch?v=zeQYynmLWRs
M.A.
"at" <a...@noemail.fr> a écrit dans le message de
news:4d7a20e9$0$5412$ba4a...@reader.news.orange.fr...
Il y a pas mal de zones près des côtes du Japon qui seraient intéressantes à
surveiller et instrumentables. Ça pourrait être beaucoup mieux que rien .
> sans compter que le record de profondeur de forage (sur terre ferme),
> c'est 12 km
> http://fr.wikipedia.org/wiki/Forage_sg3
C'est exact et 10 km en mer. Il n'est pas exclus qu'il soit possible de
détecter des bruits intéressants entre 5 et 10 km.
Sans compter que les records sont faits pour être battus.
> enfin, on mesure des deformations sur des decenies, mais pas dit qu'il y
> ait grand chose de special a mesurer 24h avant.
Là c'est tout l'art des seismologues de savoir interpréter les bruits qui se
propagent dans une structure et les déformations.
Il doit falloir certainement une montagne de données pour en tirer quelque
chose de significatif.
Il y a matière à recherche pour apprendre à extraire les bons signaux.
L'idée d'aller le plus près possible des mouvements sous-terrains pour les
comprendre est de toute façon bonne puisqu'apparemment on ne dispose pas
d'indices au-dessus de la surface de la Terre.
Enfin, ce que des autruches sont capables de détecter, si l'hypothèse est
bonne, des capteurs enfouis devraient quand même faire beaucoup mieux.
Une autre question dont je n'ai pas la réponse. Est-ce que les roches dont
la contrainte de compression augmente subissent une augmentation
concomittante de température? Théoriquement je pense que oui. Mais cela
est-il exploitable? Ce n'est pas très évident.
Alain
C'est la fausse bonne idée, si on ne connait pas à l'avance la puissance du
séisme artificiellement provoqué.
Ce n'est pas comme la purge des avalanches où on sait prévoir la quantité de
neige qui va descendre vers la vallée et où elle va aller.
Dans les faits, les Russes ne le font pas. Ils ont refourgué la machine aux
US qui l'on achetée pour voir, mais ils ne s'en servent pas.
Je crains fort qu'on ne puisse pas agir comme on le veut sur des masses
énormes de croute terrestre. Il ne reste qu'à essayer de la surveiller et
essayer de prévoir ses mouvements. On ne pourra jamais que tenter de limiter
les dégats.
Alain
bien sûr !
et pourquoi pas remorquer le japon plus loin des failles avec un gros
bateau ?
--
Fabrice
> C'est exact et 10 km en mer. Il n'est pas exclus qu'il soit possible de
> détecter des bruits intéressants entre 5 et 10 km.
> Sans compter que les records sont faits pour être battus.
mais entre battre un record et mettre un systeme en production...
>> enfin, on mesure des deformations sur des decenies, mais pas dit qu'il
>> y ait grand chose de special a mesurer 24h avant.
>
> Là c'est tout l'art des seismologues de savoir interpréter les bruits
> qui se propagent dans une structure et les déformations.
> Il doit falloir certainement une montagne de données pour en tirer
> quelque chose de significatif.
> Il y a matière à recherche pour apprendre à extraire les bons signaux.
mais on n'est pas sur du tout qu'il y ait des bruits et signaux
particuliers !
(ni que ça se passe pareil selon les divers endroits)
> L'idée d'aller le plus près possible des mouvements sous-terrains pour
> les comprendre est de toute façon bonne puisqu'apparemment on ne dispose
> pas d'indices au-dessus de la surface de la Terre.
il y a des recherches sur des effets putatifs dans l'ionosphere.
> Enfin, ce que des autruches sont capables de détecter, si l'hypothèse
> est bonne,
le "si" est assez collossalement enorme.
la chine utilise des chiens et des coqs.
Les Japonnais, les plus habitués aux séismes a la fois fort et fréquents
(contrairement aux autres) ne recourent pas a ce genre de "signal
animal". on peut penser qu'il y a une raison.
> Une autre question dont je n'ai pas la réponse. Est-ce que les roches
> dont la contrainte de compression augmente subissent une augmentation
> concomittante de température? Théoriquement je pense que oui. Mais cela
> est-il exploitable? Ce n'est pas très évident.
il faut comprendre que cette contrainte met des centaines a milliers
d'annee a se mettre en place: là où ça pete, ça fait des siecles que
c'est deja sous tension et deformé !
ce que tu voudrais detecter n'est pas du tout une compression, mais le
petit plus de torsion sur la torsion supposé déclancher le seuil
(sachant qu'on ne sait rien des mecanismes de ce "petit plus").
Si ça se trouve cette avalanche de decrochage fractal de plan de contact
se fait en moins d'une minute, donc bien trop tard pour etre exploitable !
--
Fabrice
> C'est la fausse bonne idée, si on ne connait pas à l'avance la puissance
> du séisme artificiellement provoqué.
> Ce n'est pas comme la purge des avalanches où on sait prévoir la
> quantité de neige qui va descendre vers la vallée et où elle va aller.
j'ajoute qu'a Grenoble, sur le tout petit site des "ruines de
Seychiliennes" ou un petit morceau de montagne menace de tomber, on
pourrait dynamiter, mais sans savoir quelle epaisseur va tomber, et donc
aucun prefet ne veut prendre la responsabilité de declancher une cata
qui pourrait tourner mal.
donc on ne fait rien (a part detourner la route, evacuer un village, et
tuyauter un petit derivatif de riviere), sachant qu'entre tout de suite
et dans 200 ans ça va tomber, peut-etre de nuit, peut-etre en periode de
pleines eaux de la Romanche, peut-etre en periode de bouchons sur la
route des neiges.
alors pour qu'un politique decide de declancher un tremblement de
terre... (si c'etait faisable, ce qui serait tres surprenant).
--
Fabrice
Robby répond encore sans avoir consulté la vidéo du lien fourni...
M.A
C'est comme cela que tu interprètes les faits Alain ? C'est très utopique,
les Américains ont acheté à bon compte en plein marasme économique une arme
qu'ils n'avaient pas imaginé et qui leur faisait peut-être même peur... Pour
ma part, je pense qu'il vaut mieux déclencher un tremblement de Terre même
plus fort que prévu auquel on s'attend et on se prépare afin de soulager les
contraintes plutôt que de laisser faire la nature qui va accumuler un
maximum de puissance et intervenir sans crier gare...
M.A
Je n'avais pas compris que tu étais pressé :-)
>>> enfin, on mesure des deformations sur des decenies, mais pas dit qu'il y
>>> ait grand chose de special a mesurer 24h avant.
>>
>> Là c'est tout l'art des seismologues de savoir interpréter les bruits qui
>> se propagent dans une structure et les déformations.
>> Il doit falloir certainement une montagne de données pour en tirer
>> quelque chose de significatif.
>> Il y a matière à recherche pour apprendre à extraire les bons signaux.
>
> mais on n'est pas sur du tout qu'il y ait des bruits et signaux
> particuliers !
Est-on sûr du contraire?
Dans les zones sismiques, la terre tremble assez souvent pourtant.
> (ni que ça se passe pareil selon les divers endroits)
Ça, ça doit être sûr. C'est pour cela qu'il faudrait probablement une
montagne de données.
>> L'idée d'aller le plus près possible des mouvements sous-terrains pour
>> les comprendre est de toute façon bonne puisqu'apparemment on ne dispose
>> pas d'indices au-dessus de la surface de la Terre.
>
> il y a des recherches sur des effets putatifs dans l'ionosphere.
>
>> Enfin, ce que des autruches sont capables de détecter, si l'hypothèse est
>> bonne,
>
> le "si" est assez collossalement enorme.
> la chine utilise des chiens et des coqs.
> Les Japonnais, les plus habitués aux séismes a la fois fort et fréquents
> (contrairement aux autres) ne recourent pas a ce genre de "signal animal".
> on peut penser qu'il y a une raison.
Ils ont surement une raison collossalement énorme donc :-)
>> Une autre question dont je n'ai pas la réponse. Est-ce que les roches
>> dont la contrainte de compression augmente subissent une augmentation
>> concomittante de température? Théoriquement je pense que oui. Mais cela
>> est-il exploitable? Ce n'est pas très évident.
>
> il faut comprendre que cette contrainte met des centaines a milliers
> d'annee a se mettre en place: là où ça pete, ça fait des siecles que
> c'est deja sous tension et deformé !
Bien sûr mais ça pète un peu partout dans les zones sismiques. Quand ça pète
une vibration se propage. Il me semblait qu'être proche de la source ça
devrait être intéressant. Il n'est pas nécessaire que le capteur soit juste
à l'endroit des fractures. Il vaut d'ailleurs mieux qu'il n'y soit pas.
> ce que tu voudrais detecter n'est pas du tout une compression, mais le
> petit plus de torsion sur la torsion supposé déclancher le seuil
Non. Seulement acquérir une connaissance de ce qui se passe autrement que
par les sismographes de surface.
> (sachant qu'on ne sait rien des mecanismes de ce "petit plus").
> Si ça se trouve cette avalanche de decrochage fractal de plan de contact
> se fait en moins d'une minute, donc bien trop tard pour etre exploitable !
si ça se trouve.
Tu penses donc qu'une grosse fracture (les seules qui nous intéressent)
n'est jamais précédée par des petites dans la zone environnante?
Dans ce cas il n'y a aucun espoir de prévoir quoi que ce soit. Il vaut mieux
ne rien faire et attendre la catastrophe, tu as raison.
Alain
cf la ville de Naples proche du Vésuve.
Par contre les Japonais ont bien tenu compte de la leçon de Kobe. Il est
remarquable que le tremblement de terre lui-même n'a pas mis d'immeubles par
terre. Mais pour la vague de 10 mètres ils ont été surpris. Peut-être
vont-ils prendre la décision de construire des digues en plus grand nombre
et plus hautes pour prévenir le tsunami dû à un autre big one. C'est ça ou
évacuer toutes les zones côtières de l'est du Japon, ce qui coûterait
beaucoup plus cher et serait impossible compte tenu de la petite surface du
pays vs le nombre d'habitants.
Ceci étant, à Nice on n'est pas très fiers en pensant qu'on n'est pas à
l'abri d'une grande catastrophe. La majorité des maisons n'est pas
consolidée pour respecter les normes anti-sismiques et on n'a rien pour se
protéger de la mer. Certains sismologues ont dit que s'il devait y avoir un
séisme important en mer, la vague ne serait pas très importante. We hope so.
Alain
> Robby répond encore sans avoir consulté la vidéo du lien fourni...
C'est un groupe de discussion texte. On s'en bat les couilles de vos
liens vidéo.
Sinon, bon courage pour essayer de bétonner les failles et autres
cratères de volcan.
--
Patrick Texier
vim:syntax=mail:ai:ts=4:et:tw=72
> C'est comme ceux qui vivent sur les pentes d'un volcan, et qui se plaignent
> de voir leur maison détruite en cas d'éruption
Dans les climats tempérés, la terre sur la pente des volcans est la plus
fertile qui soit, quasiment de l'engrais pur.
--
___________
_/ _ \_`_`_`_) Serge PACCALIN -- sp ad mailclub.net
\ \_L_) Il faut donc que les hommes commencent
-'(__) par n'être pas fanatiques pour mériter
_/___(_) la tolérance. -- Voltaire, 1763
en mati�re de forage exp�rimental les russes sont arriv�s tr�s p�bniblement
sur un seul exemple � pr�s de 10.000 m�tres. La difficult� elle existe .
En ce qui concern les barrages la Californie construit essentiellement des
barrages en terre en zone sismique ... il semblerait que ce soit la
meilleure technique parasismique.
Dans toutes les grandes structures sensibles il y a en principe des mesures
permanentes d'inclinaison, soit par pendule, soit de fa�on optique.
--
Lucien COSTE
Là tu as l'histoire mais dans le site collectif de Christophe Courtois sur
les lois de Murphy , l'un des participants a écrit avec juste raison :
"la leçon des leçons de l'histoire c'est qu'on ne retient pas les leçons de
l'histoire "
ceci est un premier point !
J'ai toujours dit et répété ici je ne sais combien de fois qu'il était faux
que le japon soit le champion du génie parasismique. Pour s'en convaincre il
suffit de recherhcher sur google ( Niigata, 1964, earthquake) et de voir
l'état des immeubles qui sont restés entiers mais avec quelle inclinaison !
Les conneries de pompage, entraînant une subsidence qu'on a voulu compenser
avec des injections a conduit à cette situation .. j'ai levé le lièvre il y
a un quinzaine d'années sur un forum en anglais "safety" et je me suis fait
alors quelques "amis" asiatiques .... la bordée d'injures que j'ai reçues
pas mal .. de quoi faire un beau dictionnaire ...
L'exemple d'un manque de culture évidente sismique du japonj est qu'en
précurseur on a eu un sisme M 7,2 ce qui correspond à environ 10 millions de
tonnes de TNT ( rappel Hiroshima : 20.000 t), avec un raz-de-marée d'environ
60 cm . Quand on a un tel événement sur des installations dont je ne nie pas
qu'elles peuvent être dangereuses et qu'apparamment elles n'ont rien on
commence par mettre à l'arrêt pour faire des investigations approfondies
afin de vérifier l'état avant de remettre en service , y compris pour une
voie ferrée ( là j'ai au moins une photo assez croquignoleque faite au
Guatémala ), un raffinerie, un pont ( va donc voir le petit pont de
Parkfield en Californie, qui est un symbole en matière sismique).
on nous dit les japonais ont compris la leçon de Kobé ...... FAUX ... quand
on voit l'état des routes à Tokyo rien n'a changé depuis Kobé . ils l'ont
peut-être comprise sur le plan des secours mais pas sur le plan des sols
liquéfiables ....je ne reviendrais par sur KOBE car la vision des voies
surélevées renversées avec ce type de construction.... hypersensible sur des
sols liquéfiables ... bonjour les dégâts.( réseaux d'eau, de gaz de
téléphone,d'électricité, enterrés, mais curieusement pas en aérien....ce qui
est à retenir ) .
Les curieux peuvent rechercher par exemple les dégâts à Anchorage lors du
grand séisme d'Alaska, ou à Northridge pour voir ce qui est advenue de voies
ferrées, de conduites de gaz , etc... etc... ( et il y en a d'autres) . Or
les américains en général et les californiens en particulier ont compris
depuis San francisco 1906 , voire New Madrid 1811/1812.... et il reste
malgré tout des dégâts
--
Lucien COSTE
l'essaim précurseur existe très souvent ! qu'il soit mal analysé c'est
aussi très fréquent l'exemple de l'Aquila en Italie d'il y a moins d'un an
est patent et de plus les émissions de radon avaient été signalées par un
scientifique du labo du Gran Sasso ... qu'on a trouvé le moyen de poursuivre
pour diffusion de faux renseignement ( le directeur de la protection civile
italienne est toujours en place malgré tout.....) ... autant dire que les
poursuites se sont arrêtées vite fiat bien fait .
En ce qui concerne les précurseurs du M 8,9 ils ont été signalés LA VEILLE
sur le forum "sci.geo.earthquakes", et bien sûr dans les sites spécialisésde
l'USGS ....
--
Lucien COSTE
et tu sais ce qu'il en résultera ! là tu es fort !
Cherche donc Denver, man-made earthquake et viens nous donner
les résultats.......... Ô fou
--
Lucien COSTE
"Emphyrio" <michel...@club-internet.fr> a écrit dans le message de news:
ilfhau$5kh$1...@speranza.aioe.org...
non pas si cher que cela si c'est prévu à la construction...disons que pour
des constructions ordinaires ( ne relevant pas d'indispensables à la
sécurité et à la continuité des services publics ) c'est moins de 10 %. Et
si au lieu d'enterrer les réseaux on les laissait à l'air libre ( au moins
pour le téléphone et l'électricité) là on économiserait bien du fric en
investissement mais la connerie esthéticienne ne le veut pas .... On verra
ces réseaux à paris dans le cadre d'un renouvellement des ionondations de
1910, sans oublier les inondations dans toutes les galeries avec en plus ce
connard d'Archimède qui se mettra à pousser et la décohésion des terres qui
s'en donnera à coeur joie ...
--
Lucien COSTE
<Non comme je l'ai expliqué plus haut, au vu des dégâts publiés ils n'ont
pas tenu compte des enseignements techniques !
>
> Ceci étant, à Nice on n'est pas très fiers en pensant qu'on n'est pas à
> l'abri d'une grande catastrophe. La majorité des maisons n'est pas
> consolidée pour respecter les normes anti-sismiques et on n'a rien pour se
> protéger de la mer. Certains sismologues ont dit que s'il devait y avoir
un
> séisme important en mer, la vague ne serait pas très importante. We hope
so.
>
à Nice je redouterais davantage le Paillon lorsqu'on sait que la crue de
1940, qui peut toujours se reproduire ne passe paspour moitié dans la
galerie prévue à cet effet .... Ensuite dans la zone compte tenu de la
lithologie ce sont plutôt les chutes de blocs sur les zones habitées qui
sont à redouter surtout sur une excitation sismique de magnitude moyenne, et
après la pluie .... et bien sûr, plus haut ... la Clapière ( que se
passerait-il lors d'un séisme modéré survenant après de fortes pluies ????)
--
Lucien COSTE
c'est vrai mais si on est obligé d'exploiter la terre, on n'est pas obligé
de construire n'importe où ... quoique les nuées ardentes ça passe partout
--
Lucien COSTE
t'es complètement nase .... tu n'es jamais rentré dans les ruines sous le
mont Sec ..tu n'as jamais vu les racines tendues ...on ne connait pas le
volume mis en cause. Quant à la méthodologie mise en oeuvre pour étudier et
prendre des décisions, avec un collègue nous avons décidé de la baptiser
"commission T" parce qu'enfin il y a une méthodologie d'études.... de plus
il y a une surveillance ( comme à la Clapière) . Que la galerie de
dérivation soit insuffisante pour les PHE on sait .... la solution de
Boulc-en-Diois aurait pu être mise en oeuvre ... là c'est peut-être la
responsabilité d'un préfet ... mais certainement pas l'abattage ...
Quant à la falaise de Versenne je la connais bien..... et quelques autres
problèmes isérois y compris dans les Chambaran....
--
Lucien COSTE
--
Ô fou !
--
Lucien COSTE
> à Nice je redouterais davantage le Paillon lorsqu'on sait que la crue de
> 1940, qui peut toujours se reproduire ne passe paspour moitié dans la
> galerie prévue à cet effet .... Ensuite dans la zone compte tenu de la
> lithologie ce sont plutôt les chutes de blocs sur les zones habitées qui
> sont à redouter surtout sur une excitation sismique de magnitude moyenne,
> et
> après la pluie .... et bien sûr, plus haut ... la Clapière ( que se
> passerait-il lors d'un séisme modéré survenant après de fortes pluies
> ????)
>
> --
>
> Lucien COSTE
Là je te suis à 100%. En particulier, lorsqu'on passe devant St-Jeannet, on
voit d'ailleurs un bloc de plusieurs tonnes qui s'est décroché il y a
quelques dizaines d'années du baou de St-Jeannet (une falaise abrupte) après
une grosse pluie. Il s'est arrêté à temps. Le village est juste au pied du
baou. Les éboulis continuent sans même qu'il y ait de séisme, alors s'il y
en avait un important, on peut prévoir aussi que le village sera
complètement enfoui sous les décombres.
Malgré le superbe panorama je n'habiterai jamais à St-Jeannet.
Alain
> .... On verra
> ces réseaux à paris dans le cadre d'un renouvellement des ionondations de
> 1910, sans oublier les inondations dans toutes les galeries avec en plus
> ce
> connard d'Archimède qui se mettra à pousser et la décohésion des terres
> qui
> s'en donnera à coeur joie ...
>
> --
>
> Lucien COSTE
On tient le coupable ! Il faut déposer plainte contre Archimède :-)
Alain
je connais un service de l'Etat, dans un département que je ne nommerai pas
par pure charité laïque qui m'a déclaré :
"la faille môôôôssieu nous la décapons et nous la bourrons de béton comme
cela elle tiendra " ..
on y a de plus contruit dessus un ouvrage inutile qui deviendra plus
dangereux que la situation à laquelle il prétendait remédier....
certes un rapport très officiel a stigmatisé la solution mais l'ouvrage est
toujours en place
donc tu es en retard d'une guerre
--
Lucien COSTE
non, pour les volcans, c'est de l'eau larguée par helicoptère.
on l'a bien vu dans un reportage au cinéma.
--
Fabrice
c'etait pas l'effondrement de la jetee de caillasses elle meme ?
--
Fabrice
>> mais on n'est pas sur du tout qu'il y ait des bruits et signaux
>> particuliers !
>
> Est-on sûr du contraire?
non plus.
> Dans les zones sismiques, la terre tremble assez souvent pourtant.
euh oui, mais quel rapport ?
ce qui est assez bien connu, parceque c'est comme en mecanique normale,
c'est qu'une dechirure ou coulissage sur un pointillé quelquepart change
tout le jeu des contraintes alentour, dont les autres pointillés. C'est
pour ça qu'un endroit de faille qui joue prepare le suivant, pour les
decenies a venir... ou pour la semaine suivante... ou pour les heures
suivantes. precurseurs et repliques comprises.
(mais le terme de "precuseur" n'a de sens qu'a posteriori, juste
parceque c'etait pas le dernier).
>>> Une autre question dont je n'ai pas la réponse. Est-ce que les roches
>>> dont la contrainte de compression augmente subissent une augmentation
>>> concomittante de température? Théoriquement je pense que oui. Mais
>>> cela est-il exploitable? Ce n'est pas très évident.
>>
>> il faut comprendre que cette contrainte met des centaines a milliers
>> d'annee a se mettre en place: là où ça pete, ça fait des siecles que
>> c'est deja sous tension et deformé !
>
> Bien sûr mais ça pète un peu partout dans les zones sismiques. Quand ça
> pète une vibration se propage. Il me semblait qu'être proche de la
> source ça devrait être intéressant. Il n'est pas nécessaire que le
> capteur soit juste à l'endroit des fractures. Il vaut d'ailleurs mieux
> qu'il n'y soit pas.
euh j'ai pas trop compris ta reponse.
il me semblait que tu cherchais des signaux precurseur (au premier crack
precurseur).
> Tu penses donc qu'une grosse fracture (les seules qui nous intéressent)
> n'est jamais précédée par des petites dans la zone environnante?
je ne sais pas.
du moins pour le precurseur (qu'on appelerait seisme s'il n'etait pas
suivi d'un plus gros).
quand tu tire a fond un drap troué, tu sais dire quand ça va se déchirer ?
(les dechirures, fractures et failles ont de gros rapports entre eux.)
> Dans ce cas il n'y a aucun espoir de prévoir quoi que ce soit. Il vaut
> mieux ne rien faire et attendre la catastrophe, tu as raison.
(hum, je sens que je t'ai vexé).
je dis juste qu'on ne peut pas partir du principe qu'il y a forcement
des mouvements et cracks a ecouter les jours d'avant et que c'est donc
la voie a suivre pour prevoir.
--
Fabrice
A noter: comme souvent en cas de catastrophe ou de gros evenement, la
page wikipedia est immediatement un CR tres detaillé et mis a jour en
permanence:
http://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9isme_de_2011_de_la_c%C3%B4te_Pacifique_du_T%C5%8Dhoku
--
Fabrice
> je dis juste qu'on ne peut pas partir du principe qu'il y a forcement des
> mouvements et cracks
Bien sûr mais le "forcément" ne vient pas de moi.
>a ecouter les jours d'avant et que c'est donc la voie a suivre pour
>prevoir.
Pour moi, il ne me semble pas du tout irrationnel de l'envisager, vus les
enjeux si ça marche.
Pour le savoir il est raisonnable d'accumuler les écoutes à l'intérieur de
la roche sur une longue période dans les zones sismiques et de faire des
corrélations après coup avec ce qui se passe réellement.
Observer un phénomène près de sa source apporte beaucoup plus
d'enseignements que loin de sa source.
En accumulant les observations on se donne des chances, sans en être sûr,
puisque cela n'a jamais été fait, de savoir identifier la forme des signaux
précurseurs de séisme une fois étudiée une "montagne" d'observations comme
je l'ai dit . C'est à partir de ça qu'on pourrait espérer (à mon très humble
avis) extraire le bon signal des signaux qui n'ont pas de conséquences
graves. Avec, je te l'accorde, une incertitude sur le résultats de toutes
ces observations. Mais si on est sûr que ces observations n'apportent rien,
alors, c'est vrai qu'il ne faut pas commencer à mettre le premier capteur.
Lorsqu'on a commencé les premiers essais qui utilisaient des explosions
sous-terraines pour analyser les échos et tenter d'en savoir plus sur les
couches du sous-sol, on ne comprenait rien en regardant l'allure des échos
(je me rappelle d'un stage que j'avais fait chez des pétroliers en 1961). Ce
n'est qu'avec l'accumulation des résultats et l'amélioration des capteurs
qu'on a fini par déduire des choses intéressantes. Un peu comme les
échographies de la prostate (pour ne citer que cela) dans les débuts de
l'échographie, les interprétations étaient difficiles. On a eu raison
d'insister. Ici la difficulté est évidemment la prévision des mouvements
sous-terrains, ce qui n'est pas une petite affaire évidemment.Tout nouveau
procédé mérite d'être amélioré au fur et à mesure de sa mise en oeuvre.
Je décris là une suggestion pragmatique. Devant la catastrophe du 11 mars au
Japon, on peut penser qu'investir quelques millions ou quelques dizaines de
millions de dollars valent la peine si, en cas de succès, on peut se donner
les moyens de limiter le coût d'une catastrophe qui va être de quelques
centaines de milliards de dollars avec des milliers de morts. Je serais
d'ailleurs fort étonné que les Japonais ne se lancent pas dans une analyse
précise du comportement du sous-sol dans les zones dangereuses. Ce problème
est d'ailleurs tout aussi crucial pour la prévision des éruptions
volcaniques dangereuses.
En prenant un peu de distance sur cette discussion, on peut quand même se
demander pourquoi nous nous donnons les moyens de voir se qui se passe à des
milliards de km de la Terre et pourquoi nous ne devrions pas aussi regarder
ce qui se passe à quelques km sous nos pieds. Vu de mon village, ça ne me
paraît pas insurmontable dans l'avenir.
Pour en venir à ta parenthèse, ce n'est pas que je sois vexé (avec toi ceci
est pour moi exclus), mais un peu étonné que tu assimiles
discussion/suggestion à un choix définitif de ma part, surtout dans un
domaine où je n'ai aucune raison d'être affirmatif. Tu as beaucoup plus de
raisons que moi de l'être mais quand je ne comprends pas pourquoi tu l'es
autant, je me demande si ce n'est pas moi qui déconne plein pot. Mais je
l'admettrais volontiers, du moment qu'on me démontre pourquoi j'ai tort.
Alain
mais il me semble qu'au contraire il y a des tas de recherches et
d'equipes sur le sujet, et aussi pas mal d'instrumentation (sans parler,
au dela de la recherche pure, des reseaux de surveillance et organismes
qui vont avec). par contre comme c'est moins spectaculaire, la télé n'en
parle jamais. alors que ça occupe peut-etre plus de monde (rien qu'en
rechercher) que l'exploitation des missions satellitaires.
Ensuite contrairement a ce qu'on croit, envoyer un satellite inhabité ne
coute pas tres cher. (sauf la conception de grosses sondes tres
instrumentées devant faire une mission particulierement complexe ou
polymorphe, typiquement les sondes baladeuses).
> Pour en venir à ta parenthèse, ce n'est pas que je sois vexé (avec toi
> ceci est pour moi exclus), mais un peu étonné que tu assimiles
> discussion/suggestion à un choix définitif de ma part
en fait j'ai cru que tu proposais directement une solution de
surveillance predictive, alors que tu parlais d'investigation de recherche.
> Mais je l'admettrais volontiers, du moment qu'on me démontre pourquoi
> j'ai tort.
sur la technique en particulier dont tu parles,
je pense qu'il y a un tel réseau de capteurs au Japon que l'on doit déjà
avoir tous les signaux que tu espere, de proche et de loin (les 2
peuvent-etre utile, + triangulations pour les situer precisement).
Mais il serait dommage de ne pas suivre aussi les autres pistes
(anomanies gazeuses, hydriques, electromagnétiques).
Juste mesurer par xillions au pif et chercher des patterns, c'est un peu
une solution du désespoir, et c'est pas si fréquent que ça marche.
Jusqu'a present quand la science marche c'est qu'on ne cherchait pas
completement a l'aveuglette mais dans le cadre d'un modele meme vague
dans lequel il fallait contraindre ou trouver des parametres.
ensuite, tu a vu la carte des epicentres ? (un nuage).
si un petit declanche un moyen qui declanche un grand, il faudrait
savoir detecter
- que des petits vont se declancher;
- qu'une cascade potentielle de jeu de failles est mure;
- quel est le plus intense point de contrainte (gros seisme potentiel)
qui pourrait passer le seuil si les contraintes se modifiaient suite a
differentes cascades potentielles alentour.
par ailleurs pour les failles verticales ou pas loin, on pense qu'il
peut y avoir une cascade meme dans le debut de la rupture d'un segment
de faille seul (sans parler de contamination entre segments de failles).
mais pour des failles couchées (subduction oceanique, alentours de
montagne comme en Inde), le plan de faille est une surface collosale
(puisque +- parallele au sol). ça en fait des endroits qui peut rompre
ou pas, contaminer ou pas, etres contaminés ou pas.
Pour ces failles la, un modele est le frottement d'une lourde malle en
caoutchouc sur un sol en caoutchouc: l'avancement se fait par petits
decrochements ici ou la quand une petite zone de caoutchouc entrainee un
temps se detache pour reprendre sa place. C'est un peu le film accéléré
de ce qu'il se passe dans une subduction.
--
Fabrice
Le pays niçois, et son arrière-pays cosntituent un redoutable "terrain de
jeu" pour les problèmes de risques naturels, hormis le volcanisme ....
Dans un temps l'un des trois SDAU qui étaient en vigueur sur le département
avait été conçu intelligemment à la base sur la cartographie des risques
naturels.
Je ne sais pas si cela a persisté sous la préssion immobilière ( mais là je
dérape parce que tout le monde sait que cela n'existe pas ...)
--
Lucien COSTE
en fait on n'a pas d'explication sûre sur l'effondrement qui s'est produit
sous la mer ....
--
Lucien COSTE
je pense que les participants interessés ici le suivent aussi.
(je viens d'ailleurs d'y ouvrir un fil au sujet d'une annonce alarmante:
le recent seisme n'est peut etre qu'un precurseur).
--
Fabrice
http://news.google.fr/news/search?aq=f&pz=1&cf=all&ned=fr&hl=fr&q=Shinmoedake+
Japon : évacuation près d'un volcan
Par Euroep1.fr avec Reuters
Publié le 17 février 2011 à 11h22
Mis à jour le 17 février 2011 à 11h22
Plus de 2.500 personnes vivant près du volcan Shinmoedake, sur l'île de
Kyushu, dans le sud du Japon, ont été invitées à évacuer la zone. De
fortes pluies font craindre des glissements de terrain.
Le volcan, qui était pratiquement en sommeil depuis trois cents ans, a
commencé fin janvier à cracher des cendres. Et selon les services
météorologiques, la cendre accumulée sur les pentes du massif de 1.421
mètres risque d'être emportée par les fortes pluies attendues jeudi sur
la région
tu prends les écrits de Lomnitz et il te dira que le seul problème en
général c'est celui du fric si on des hypocentres à terre et que dans le cas
maritime profond on sait pas faire !
--
Lucien COSTE
Dans le cas présent même si le mécnisme au foyer est peu profond il est tout
de même loin de l'hypothétique réservoir de magma ...
--
Lucien COSTE
Ok merci.
J'ai consulté le site ci-dessous qui récupère toutes les données
sismiques:
http://earthquake.usgs.gov/earthquakes/recenteqsww/Quakes/quakes_big.php
Il est vrai que dans les mois qui précèdent le gros séisme à 8.9 les
évènements d'un niveau supérieur à 5 sont très nombreux dans la même
zone (sur une période précédente de 15 jours). Alors que sur une
période bien plus antérieur la situation semble moins alarmante. Bon
je ne suis pas spécialiste mais je soumet ma réflexion aux connaisseurs
et savants.
je connais bien le site et j'avais bien rectifié des mois en jours
7,2 ça secoue .... fortement ... et même 5 et au-dessus d'autant plus que le
mécanisme au foyer esst peu profond
mais de Sendai à Kyushu il y a près de 700 kilomètres ... ça commence à
faire loin....
Par contre avant l'éruption du Pinatubo il y avait eu à moins de 100 km
l'épicentre d'un séisme M 7 quelques mois auparavant ( de mémoire )
Controverse !!!
--
Lucien COSTE
Tu as sans doute noté la série
importante, alors je ne vais pas me lancer dans des martingales mais
comme tu as dit que tu connaissais bien le site, est-ce une série
"anormale" ou est-ce fréquent de retrouver une telle quantité en si peu
de temps ? Car il y a aussi la fréquence.
Puis les 700 km, est-ce le point le plus éloigné ? A l'échelle de la
catastrophe ou à l'échelle de la planète ce n'est pas grand chose.
si tu prends le site USGS toutes les semaines tu t'aperçois que ça bouge de
partout, à tout moment . Et même en rance tu prends le site du réseau Renass
et tu seras étonné de ce que tu y constateras journellement évidemment pas
avec les mêmes magnitudes .
Effectivement au voisinage de M9 c'est rare : depuis cinquante ans on a
l'Alaska, Sumatra, le Chili, Sundai maintenant... disons que peut-être dans
l'histoire c'est un tous les 15/20 ans , mais pour le reste .......... il
n'y a pas de loi des séries et encore moins de corrélatioavec les phases de
la lune, la température etc....
--
Lucien COSTE
>>> Je ne sais pas si la question est saugrenue, mais pourquoi ne pas déjà
>>> enfouir des réseaux de capteurs de vibration et des jauges de
>>> contrainte à
>>> l'intérieur des roches près des failles à 10 ou 20 km de profondeur?
> J'imaginerais par exemple un forage profond, même de faible diamètre
> (100 ou 200 mm) dans lequel on descend un cylindre contenant les
> capteurs qui seraient rendus solidaires de la roche avec du ciment
> injecté et des bouées en surface pour récupérer les signaux et les
> envoyer à Terre.
J'arrive un peu après la discussion, mais comme c'est (presque) mon
domaine... En soit, ça n'a rien d'impossible. C'est effectivement plus
profond que les records actuels, mais le record russe date de 89, depuis
les techniques de forage (offshore profond, en particulier) ont fait des
progrès énormes. Les questions de température ou de nature des matériaux
sont toujours là, mais la longueur du puits ne serait pas un obstacle
(en horizontal, on sait faire très long). Donc si la volonté y était, je
pense qu'on pourrait y arriver.
Quant à installer des capteurs dans les puits, c'est aussi fait de
manière classique en prospection pétrolière. On a même déjà tous les
capteurs sismiques et la technique pour les descendre dans les puits,
utilisés quand on fait des études VSP (vertical seismic profile).
Par contre, là où on a énormément de mal, c'est pour faire des outils
robustes et qu'on puisse laisser en place. Dans le cas des suivis
sismiques (études 4D, Life-Of-Field ou autre choses de ce genre), on
place des câbles ou des nodes d'enregistrement en surface (ou au fond de
l'eau), mais c'est encore récent et loin d'être au point, et en général
on parle de laisser les équipements quelques jours, ou quelques mois, et
en surface (ou proche) et souvent avec accès possible par des robots
d'entretien, mais plusieurs années au fond d'un puits, c'est encore dans
les plans de com', pas dans les faits...
Et surtout, ça coûte très cher ! Comment choisir un puits en particulier
à instrumenter, surveiller et entretenir, pour être sûr qu'il s'y
passera quelque chose d'intéressant ? Si en plus on parle d'un puits en
pleine mer, ça veut dire des installations de forage permanentes (ou
alors on scelle le puits, mais au moindre problème dans les équipements
il faut tout recommencer à zéro !), le budget explose. Un puits en
offshore profond, c'est plusieurs dizaines de millions de dollars rien
que pour le forage, alors là...
> Ce serait une retombée bénéfique de la technologie
> offshore. Le coût serait probablement inférieur au coût des réparations
> après les catastrophes.
Oui, à condition de pouvoir garantir qu'un seul puits apportera
l'information nécessaire. Si il faut en faire quelques dizaines ou
centaines pour surveiller efficacement tout le Japon (par exemple), je
ne suis pas sûr que ça soit si rentable. Enfin, ça le serait
probablement si on pouvait prouver que la technique permettrait de
prévenir de manière fiable, mais pour un truc "potentiel", je ne crois
pas qu'on trouvera jamais le budget.
En fait, comme le disait Lucien, on le fait déjà (à terre), mais pas
besoin d'enfouir les capteurs très profondément (sans doute un poil pour
s'affranchir des effets de surface, mais on parle de quelques mètres,
pas plus). Là, on se rapproche de choses qui se font dans le domaine
pétrolier, en mer, avec les OBC (ocean bottom cables) ou similaires.
Plus besoin de faire un puits, aussi.
Mais il reste toujours la question de maintenir un tel équipement en
état de marche, on en est encore aux expériences en mer du Nord (avec
quelques dizaines de mètres d'eau), alors en mer profonde... Un autre
problème est aussi de traiter la quantité de données qu'un tel système,
permanent, générerait. C'est faisable (ou en tout cas on peut extrapoler
sur ce qui se fait actuellement sans trop de risques), mais ça a aussi
un coût.
Je crois qu'à moins qu'on arrive à trouver un endroit où une seule
installation aurait une forte probabilité d'apporter une information à
très forte valeur (cad très fiable), le ratio coût/gain potentiel
restera beaucoup trop élevé.
--
Rémi Moyen
Justement pas la bonne.
Ce sont les cisaillements qu'il faut considérer, exclusivement les
cisaillements.
--
La science se distingue ainsi des autres modes de transmission des
connaissances : nous croyons que les experts sont faillibles, que les
traditions charrient toutes sortes de fables et d'erreurs, et qu'il
faut vérifier, par des expériences.
Merci pour toutes ces précisions. C'est juste les renseignements que je
souhaitais avoir sur la faisabilité, le coût et l'exploitation.
Je comprends mieux pourquoi on n'en est pas là. C'est sympa d'avoir expliqué
tout ça.
Peut-être les installations actuelles seront-elles améliorées en
performance, compte tenu de la réalité des coûts du séisme du 11 mars au
Japon.
L'objet est l'augmentation du préavis en cas de gros séisme.
Indépendamment du problème nucléaire, qui est une conséquence dramatique
aujourd'hui, on mesure de plus en plus l'étendue énorme des dégâts du
tsunami sur la destruction de villes côtières entières. Décidément, l'après
tsunami du 11 mars ne sera certainement pas comme l'avant tsunami. Il est
prévisible que de très gros crédits seront affectés dans l'avenir à la
prévention si on veut continuer à habiter sereinement les zones dangereuses
du Japon.
Le problème nucléaire se rajoutant, on frémit à l'idée d'être obligé
d'évacuer plusieurs dizaines de millions d'habitants. Je me demande même si
c'est possible à faire sans panique qui ajouterait une nouvelle catastrophe.
Je souhaite bon courage aux habitants et aux autorités. Si ça devait se
faire, la mobilisation internationale s'imposerait.
Alain
OK pour la contrainte de cisaillement qui provoque la rupture.
J'ai fait un lapsus parce que le cisaillement se produit aussi à la suite
d'une compression. On se rappelle les essais de compression sous presse sur
éprouvettes (pour le béton par exemple) qui déclenchent un cisaillement à
45°.
Dans un séisme ce doit être plus compliqué puisqu'il y a glissement des
plaques et subduction.
Alain
<http://www.newscientist.com/data/images/ns/cms/dn20251/dn20251-2_600.jp
g>
--
Florian
Alle Wahrheit durchläuft drei Stufen. Zuerst wird sie lächerlich
gemacht oder verzerrt. Dann wird sie bekämpft. Und schließlich wird
sie als selbstverständlich angenommen. - Arthur Schopenhauer
Une observation qui semble tr�s valable pour la plaque pacifique ( et
peut-�tre ailleurs ) c'est la variation du niveau d'eau dans les puits,
entendant par la des puits de forages classiques ( moins de 200 m�tres) . Ce
qui a �t� constat� et rapport� toujours par l'�cole mexicaine c'est la chose
suivante : une lente variation du niveau , et quelques temps avant ( engros
la dizaine de jours) une stabilisation puis une variation inverse... et l�
...
De toutes fa�on quel que soit le crit�re choisi aucun n'est absolu. Par
contre la multiplicit� des crit�res ( Aquila, Izmit) commence � �tre
inqui�tante.
inversement combien n'y-a-t-il pas chaque ann�e des hypercrises de
micro-s�ismes qui n'aboutissent � rien ..... sinon � un M3 ...
Sans oublier les s�ismes lents ........
--
Lucien COSTE
les failles n'ont pas la même discipline que les nuages qui eux s'arrêtent
aux frontières : on n'a pas encore réussi à mettre des panneaux indicateurs
inerdisant aux failles de ne pas franchir les frontières...
pour la région un peu plus au Nord tu as
http://earthquake.usgs.gov/earthquakes/recenteqscanv/
--
Lucien COSTE
dispo ici
http://www.wolton.net/quake.html
> Merci pour toutes ces précisions. C'est juste les renseignements que je
> souhaitais avoir sur la faisabilité, le coût et l'exploitation.
> Je comprends mieux pourquoi on n'en est pas là. C'est sympa d'avoir
> expliqué tout ça.
Bien que Florian (merci à lui !) ait trouvé une installation à peu près
exactement comme celle que tu décris... Je ne sais pas quel est le
budget de la chose, mais sans doute exorbitant. Le Japon le justifie par
les dégâts sismiques (hélas...), mais je doute que ce serait faisable
dans des zones moins riches et/ou à moins forte activité sismique (ou
moins régulière, disons). Et puis c'est une installation de recherche,
je n'ai pas l'impression qu'ils espèrent réellement obtenir un système
de prévention basé là-dessus.
> Peut-être les installations actuelles seront-elles améliorées en
> performance, compte tenu de la réalité des coûts du séisme du 11 mars au
> Japon.
Probablement, oui (enfin, une fois qu'ils auront réparé l'urgent !).
Comme toujours, il faut une catastrophe pour dégager des budgets. Mais
je reste persuadé, comme je l'ai dit avant, que l'investissement pour
avoir un système d'alerte (et non pas d'étude) fiable serait monstrueux
et est irréaliste.
> L'objet est l'augmentation du préavis en cas de gros séisme.
> Indépendamment du problème nucléaire, qui est une conséquence dramatique
> aujourd'hui, on mesure de plus en plus l'étendue énorme des dégâts du
> tsunami sur la destruction de villes côtières entières.
Pour moi, le problème aussi du tsunami est que le gain d'un système
d'alerte à quelques heures (ou jours) ne serait pas forcément si
important : d'accord, on peut évacuer les populations et c'est déjà
énorme (plusieurs milliers de morts au bas mot, et tout est loin d'être
connu !). Mais pour tous les dégâts matériels, savoir qu'un tsunami
approche ne changera rien. À la limite, on peut, je ne sais pas, ouvrir
des digues, ranger les véhicules dans des abris (je parle un peu au
hasard...), mais les maisons détruites, les routes emportées... Je vois
mal à quoi servirait une alerte (même la centrale nucléaire, est-ce que
quelques heures de préavis aurait permis de la mettre dans un état tel
qu'elle n'aurait pas pu avoir les problèmes de refroidissement qu'elle a ?).
D'autant plus que pour les populations, le temps nécessaire pour évacuer
est très court et sauf quand le séisme est très proche des côtes, des
systèmes d'alerte après-coup (comme ceux qui existent déjà) peuvent
suffire. Donc un système d'alerte un peu plus large (comme celui que tu
as en tête) ne serait plus efficace que les systèmes existants que 1)
pour éviter les morts (pas les dégâts matériels) et 2) si le séisme est
proche des côtes.
Bien sûr, ce qui s'est passé la semaine dernière tombe exactement dans
ce cas, mais statistiquement, est-ce que la dépense vaudrait le coup par
rapport à cette relativement petite fourchette d'utilité ?
--
Rémi Moyen
es-tu bien sûr que les déga^ts à la centrale soient dus au tsunami ? j'en
suis de moins en moins certain !
--
Lucien COSTE
> Bien sûr, ce qui s'est passé la semaine dernière tombe exactement dans
> ce cas, mais statistiquement, est-ce que la dépense vaudrait le coup par
> rapport à cette relativement petite fourchette d'utilité ?
> --
> Rémi Moyen
Disons que si l'on était sûr d'avoir 20 mille morts de moins la prochaine
fois, la réponse est oui.
Mais statistiquement quelle est la fréquence des séismes force 9? Un par
siècle?
Si, par malheur il y en avait un second dans les dix ans, alors on se
poserait sérieusement beaucoup de questions.
Par exemple, l'interdiction d'habiter à x km des côtes, ce qui, compte tenu
de la densité forte de population du Japon, conduirait à une émigration
importante des Japonais.
Enfin, ils ont quand même un nombre d'enfants par femme très faible : 1,6 ce
qui, s'il se maintient conduit à la diminution naturelle de la population.
Si le problème du vieillissement de la population, donc celui des retraites,
trouve des solutions, ils pourraient éviter de favoriser la natalité comme
il le font actuellement, justement pour atténuer la problème du financement
des retraites à terme.
Le Japon est un pays bien singulier qui concentre tous les problèmes des
pays développés. En ce sens, il est bien placé pour être le lieu de
l'expérimentation des solutions dont les autres pays développés pourraient
s'inspirer : pollution, circulation, habitat du futur, énergie,
alimentation, démographie... Leur force c'est d'avoir des réserves
financières énormes. J'ai lu : 900 milliards de dollars (1000 milliards en
2008). Ils ont donc aussi la possibilité de faire de gros investissements.
La situation de récession actuelle pour le Japon n'est pas favorable, mais
ils ont le moyen de s'en sortir.
Alain
> es-tu bien sûr que les déga^ts à la centrale soient dus au tsunami ? j'en
> suis de moins en moins certain !
Je n'en sais guère plus que ce que je peux lire ici ou là. Mais en fait,
là n'est pas vraiment la question : dans le scénario de prévention
qu'évoquait Alain, peu importe que le problème de la central vienne du
tremblement de terre, du tsunami, d'une combinaison des deux, ou d'un
événement complètement indépendant. Ce qui compte, c'est de savoir si
quelques heures de préavis auraient permis d'éviter la catastrophe
actuelle. De ce que j'ai pu comprendre, je ne suis pas sûr que ce soit
le cas (et c'est encore moins le cas si les problèmes ne viennent pas
directement du tsunami !). Ce qui rend l'intérêt d'un système d'alerte
précoce (à supposer que ce soit scientifiquement possible ! on ne
discute ici que de la faisabilité technique...) encore plus faible.
--
Rémi Moyen
une prédiction de séisme , c'est-à-dire la survenance dans un délai connu
sur une zone à peu près définie avec un hypocentre en pleine mer j'en doute
!
Alors qu'à terre ( voir Izmit, l'Aquila par exemple, visiblement
prédictibles), comme le dit Lomnitz à la condition d'y mettre un peu
d'argent et de temps on pourrait arriver à de bons résultats pour M > 6,5
( Evidemment ça ne couvre pas Agadir, gros dégâts parce qu'hypocentre à 3 km
pour M5 ).
Hormis les raz-de-marée météorologiques qui relèvent d'une autre prédiction,
elle bien précise et les mouvements de terrain sous-marins non liés aux
séismes eux complètement imprévisibles, tout séisme important dont
l'épicentre est en mer est susceptible d'engendrer un raz-de-marée
(condition nécessaire mais pas suffisante). Or compte tenue de la veille
sismique combien de temps faut-il au réseau mondial pour préciser
l'épicentre, et la magnitude...? moins d'un quart d'heure !
Et dans le cas japonais il me semble que ces éléments ont pris moins de 5
minutes, compte tenu de la densité du réseau local ... Evidemment une onde
qui progresse à 600 km/h sur 150 km... ça laise pas beaucoup de temps .
Mais revenons en arrière sur le séisme de Sumatra .... plus d'une heure pour
toucher les côtes de la Thaïlande, sept pour arriver à la Réunion ( où il y
a eu des dégâts dans le port alors que si les bateaux étaient sortis ne
serait-ce qu'à une dizaine de nautiques, il n'y aurait rien eu) .
Interviewvé sur CNN G.Fryer ( Université d'Hawaï) déclara immédiatement que
des balises avaient été réclamées trois ans auparavant dans un congrès mais
que ... "ah vous croyez"..." ah mais attendez on va voir" .... "pffff mais
ils nous emmerdent avec leurs raz-de-marée". On connaît la triste chanson,
sur la garantie de la sûreté ....j'ai été servi au moins dans un cas .... ça
débloqua des choses, .... et au moins les esprits.
De plus à quoi sert Internet dans les hôtels thaïlandais ?.... exclusivement
à servir le fric touristique, pas autre chose ....
Une heure cela permet beaucoup choses même si cela ne permet pas tout ....
sans oublier que par des fonds de 1000 mètres la vitesse de Froude n'est que
de 300 km/h ....
Là-dessus les journalistes s'emparent des problèmes sans connaître le sujet
et surtout sans en connaître les définitions .... Les politiciens, les
thuriféraires du jugement divin, les gourous verts font des discours ornés
des plus belles fleurs de rhétoriques que l'on connaisse... et puis
.......plus rien .....
leus problèmes ne sont pas là !
Pour les uns bien en place il importe de laisser passer le temps en
regardant les statistiques qui disent qu'un tel événement n'a qu'une
probabilité de 1/1000, voire encore plus faible, de se produire ... (
exemple bien classique avec les inondations méridionales dont le catalogue
des déclarations est inépuisable de béatitude et d'hypocrisie).
Pour les autres invoquer la tragédie imprévisible et irrésistible mais que
eux avaient prédite en mettant en exergue sur la terreur et la pitié (
comportement sociologique ultraclassique ...) , afin de récupérer le maximum
de voix pour prendre la place des précédents ...
Et derrière les professionels du risques ( parce qu'il y en a qui se
prétendent experts en la matière ***, et dans cette catégorie je n'ai trouvé
que des escrocs) ils attendent.
Un bon exemple pour moi a été celui des stations thermales qui ne veulent
pas communiquer, malgré la pression positive des pouvoirs publics, leurs
mesures relatives aux variations de t° et de conductivité parce que si le
public apprenaît qu'il y a un risque sismique ils perdraient leur
clientèle.... Si ce n'est pas de la béatitude et de l'hypocrisie qu'est-ce
donc ?
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Lucien COSTE
*** une anecdote révélatrice : on se retrouve fréquement les mêmes dans des
colloques, congrès, et un jour il y a une douzaine d'années, une
intervention de M X. se disant expert ..... nous nous regardons ... kiesce ?
késaco ? ... surtout compte tenu de la nature des propos ! et nous apprîmes
bien plus tard que dans cet organisme peu connu , mais bien pourvu en
personnel il suffit de 20 ans de présence pour être nommmé expert... il doit
y avoir des experts techniciens de surface .....