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> Si l'on estime l'épaisseur des glaces à 2000m ("plusieurs milliers de
> mètres"), le continent s'enfonçant dans un manteau de densité 4, on devrait
> avoir " à l'équilibre" un enfoncement de 500m, ce qui, aux vitesses
> indiquées, prendrait entre .5 et 1Ma, ce qui est compatible avec la durée
> des glaciations du quaternaire.
Par quel calcul arrives-tu à un enfoncement de 500 m ?
> Un tel enfoncement mettrait les glaciers en dessous du niveau des
> océans, même abaissé par l'empilement des glaces sur le continent.
Quels sont les éléments qui te permettent d'affirmer cela ?
> Or les océans représentent une énorme masse d'eau chaude : ceci pourrait
> être une cause de la fin (très rapide) d'une glaciation, indépendamment de
> toute variation climatique.
Les océans représentent une énorme masse d'eau dont la température
varie en fonction de la profondeur et de la position géographique.
La présence d'une banquise à proximité des zones polaires
prouve que les eaux océaniques ne sont pas si chaudes que
cela dans ces régions.
Enfin, le relief des zones émergées est rarement d'une grande
platitude. Donc, les glaciers arrivent au contact de l'océan
sur des zones bien délimitées. Les mouvements du glacier
se font naturellement des reliefs élevés vers des reliefs
moins élevés, jusqu'à ce que la glace se désagrège (en blocs
plus ou moins massifs) dans l'océan.
En l'absence de mouvements du glacier, la hauteur de la couche
de glace n'aurait théoriquement pas de limite.
Donc, je vois mal un glacier disparaître rapidement du fait de
son envahissement par les eaux océaniques.
Par contre, des "catastrophes" provoquées par des éruptions
volcaniques ont dû produire à maintes reprises
(comme en Islande, voici quelques dizaines d'années).
> Y a-t-il sur ce forum un spécialiste qui aurait entendu parler d'une
> telle hypothèse et/ou qui pourrait la critiquer ?
Je suis loin d'être un spécialiste de la question, mais
cette hypothèse me paraît plutôt loufoque. Vous confondez,
à mon avis, les causes et les effets.
Sinon, en écrivant cette réponse, je viens de penser
à la position remarquable du continent antarctique,
qui lui permet de stocker une quantité d'eau considérable
sous forme de glace.
Or, il n'y a pas toujours eu un continent disposé à
l'un des 2 pôles géographiques.
A-t-on une idée du niveau des océans lors de ces
(sans doute, très longues) périodes ?
Les polémiques sur le dernir million d'années sur la vallée
du Rhône ( et la Costière du gard) incitent à douter d'une
réponse sûre. A contrario lors du grand sésime d'Alaska
en juin 1964 on a noté des surecctions et des subsidences
de l'ordre de la douzaine de mètres...... comment parler
d'un niveau absolu d'une côte dans ce cas.
Idem pour la vallée de ventura au Nord de Los Angelès,
où par datation classique (C14) on a pu montrer que la vallée
s'est soulevée de 5m en 5000 ans........
Enfin plus près de nous, dans la baie de Naples, les Champs
Phlégréens ont un niveau assez variable au cours des huit
cent dernières années.
Pour terminer penser au port phénicien de Marseille ( Phocée)
qui aujourd'hui est à quelques mètres au-dessus de ce qu'il
était il y a 2500 ans.
--
Lucien COSTE
> Par quel calcul arrives-tu à un enfoncement de 500 m ?
>
2000m à densité 1 = 500m à densité 4
> > Un tel enfoncement mettrait les glaciers en dessous du niveau des
> > océans, même abaissé par l'empilement des glaces sur le continent.
> Quels sont les éléments qui te permettent d'affirmer cela ?
L'altitude "moyenne" actuelle des continents est à peine si je ne
m'abuse d'environ 120m.
> > Or les océans représentent une énorme masse d'eau chaude : ceci
pourrait
> > être une cause de la fin (très rapide) d'une glaciation, indépendamment
de
> > toute variation climatique.
> Les océans représentent une énorme masse d'eau dont la température
> varie en fonction de la profondeur et de la position géographique.
> La présence d'une banquise à proximité des zones polaires
> prouve que les eaux océaniques ne sont pas si chaudes que
> cela dans ces régions.
>
Les glaciers (eau douce) fondent facilement dans les océans (salés) qui
leur paraissent "chauds" et les courants (gulf stream) amènent rapidement
l'eau équatoriale "vraiment " chaude vers les régions polaires.
La banquise ne résiste jamais à un seul été polaire
> Enfin, le relief des zones émergées est rarement d'une grande
> platitude.
Si !
Donc, les glaciers arrivent au contact de l'océan
> sur des zones bien délimitées. Les mouvements du glacier
> se font naturellement des reliefs élevés vers des reliefs
> moins élevés, jusqu'à ce que la glace se désagrège (en blocs
> plus ou moins massifs) dans l'océan.
Ah! Tu le dis toi-même!
> En l'absence de mouvements du glacier, la hauteur de la couche
> de glace n'aurait théoriquement pas de limite.
Sauf l'altitude (et donc la basse température où il y a encore une
quantité notable de vapeur d'eau dans l'atmosphère pour qu'il puisse
neiger.). Mais il y a toujours écoulement des glaciers.
>
> Donc, je vois mal un glacier disparaître rapidement du fait de
> son envahissement par les eaux océaniques.
> Par contre, des "catastrophes" provoquées par des éruptions
> volcaniques ont dû produire à maintes reprises
> (comme en Islande, voici quelques dizaines d'années).
>
Ca , par exemple c'est un phénomène beaucoup plus localisé!
> > Y a-t-il sur ce forum un spécialiste qui aurait entendu parler d'une
> > telle hypothèse et/ou qui pourrait la critiquer ?
> Je suis loin d'être un spécialiste de la question, mais
> cette hypothèse me paraît plutôt loufoque. Vous confondez,
> à mon avis, les causes et les effets.
>
Loufoque me parait dur. J'eusse préféré "audacieuse" voire
"excessivement audacieuse".
Confondre les causes et les effets est une pratique courante.
L'observation met en évidence des corrélations entre deux phénomènes, mais
en l'absence d'expérimentations rigoureuses il n'est pas toujours évident de
montrer lequel entraine l'autre. Parfois même, la réciproque est également
vraie.
> Sinon, en écrivant cette réponse, je viens de penser
> à la position remarquable du continent antarctique,
> qui lui permet de stocker une quantité d'eau considérable
> sous forme de glace.
> Or, il n'y a pas toujours eu un continent disposé à
> l'un des 2 pôles géographiques.
> A-t-on une idée du niveau des océans lors de ces
> (sans doute, très longues) périodes ?
>
Ah! La rédaction de réponse te rendrait-elle "loufoque"?
:-))
Oui! il n'y a de "glaciation" que sur des terres "émergées"; à l'heure
actuelle, à part l'Antartique il y a encore le Groenland, et , au plus fort
des dernières glaciations, ce devait être le cas de la Manche et de tout le
socle continental actuellement faiblement immergé.
En tout cas merci pour tes remarques, même dures, je les préfère au flop
que j'ai fait avec "Il était une fois la terre"
Phil.
> En tout cas merci pour tes remarques, même dures, je les préfère au flop
> que j'ai fait avec "Il était une fois la terre"
Perso, j'attends la suite. Je suis trop ignorant dans votre dicipline
pour faire autre chose que de vous lire, et de vous signaler lorsque je
ne comprends pas.
--
P.B.
> Perso, j'attends la suite. Je suis trop ignorant dans votre dicipline
> pour faire autre chose que de vous lire, et de vous signaler lorsque je
> ne comprends pas.
> --
> P.B.
Puisqu'on me lit en silence... il m'appartient de faire mon
auto-critique.
Pour le "Rebond postglaciaire", avec les chiffres qu'on m'avait donné,
j'avais considéré que le temps des dernières glaciations était compatible
avec l'enfoncement des terrains sous-jacent jusqu'à ce que les glaciers
aient les pieds dans l'océan et, donc, y disparaissent... Mais le temps
écoulé depuis le dégel n'est pas compatible avec l'altitude actuelle de la
Scandinavie. Ou bien les vitesses sont très différentes de celles indiquées.
Mais il est "loufoque" de penser que les vitesses d'enfoncement seraient
très différentes des vitesses de rebond !
Pour " Il était une fois la terre ", j'insiste sur un climat tropical
généralisé qui peut provoquer une explosion biologique amenant une
consommation effrénée du gaz carbonique. Je n'y renonce pas... mais je
laissais insidieusement penser aux amas de calcaire du Jurassique et du
Crétacé... et au sang froid des dinosaures (qui n'avaient pas besoin de sang
chaud dans un tel climat).......
Seulement... Il y a loin de l'époque - 3 milliards d'années à
'époque -200 à -60 millions.
Mais si l'histoire est un éternel recommencement...
Phil.