Maurice Mattauer un grand géologue français vient de disparaître.
D'une éthique scientifique irréprochable, il n'hésitait pas à dénoncer
les errements de certains géoscientistes français de l'Insitut de
Physique du Globe de Paris, comment en témoigne ses pages personnelles:
<http://membres.lycos.fr/mattauer0001/>
Les futures générations de géoscientistes vont avoir à faire un sacré
boulot de nettoyage...
--
Florian - http://www.entartometre.com
All truth passes through three stages. First, it is ridiculed.
Second, it is violently opposed. Third, it is accepted as being
self-evident - Arthur Schopenhauer
il n' jamais fait appel aux neutrinos gonflables pour expliquer la
tectonique des plaques, et n' pas confondu une ombre avec une faille !
--
Lucien COSTE
argh !
> D'une éthique scientifique irréprochable, il n'hésitait pas à dénoncer
> les errements de certains géoscientistes français de l'Insitut de
> Physique du Globe de Paris,
> Les futures générations de géoscientistes vont avoir à faire un sacré
> boulot de nettoyage...
mais il n'est pas le seul a incarner l'opposition entre geologues de
terrain ou de bureau(+satellite).
cf aussi les sites de Maurice Gidon http://www.geol-alp.com/
(qui n'est pas tout jeune non plus...)
par ailleurs tu es bien gentils de te l'approprier, mais il me semble
que tu es plus du coté géoscientiste que du côté casseur de cailloux,
précisement.
au fait, j'espere que son site va continuer a exister malgré son deces !
il y a une desagréable incertitude en la matiere (c'est deja arrivé que
des sites se retrouvent fermés -et le contenu perdu- au décès. le nom de
domaine et le nom du site chez l'hebergeur appartenant souvent a une
personne nommée unique, meme le "rachat" ou transmission est parfois
impossible si pas explicitement géré avant. heureusement sur les sites
gratuit l'inertie et le laxisme font que les contenus créés ne sont pas
jamais nettoyés... tant qu'il n'y a pas d'incident technique)
--
Fabrice
> au fait, j'espere que son site va continuer a exister malgré son deces !
Faites, comme fllf après la mort de Jean-Pierre Lacroux, une copie
personnelle du site web. C'est légal (« Lorsque l'oeuvre a été divulguée,
l'auteur ne peut interdire [...] Les copies ou reproductions strictement
réservées à l'usage privé du copiste et non destinées à une utilisation
collective » dans l'article L122-5 du Code de la propriété intellectuelle)
et facile avec un logiciel comme HTTrack http://www.httrack.com/ .
"(Octobre 2001)
Disparition brutale du serveur de l'ISTEEM (structure CNRS-UM2 ), du
fichier informatique relatif à la leçon N°5 de mon site internet
Je découvre, ainsi, qu'il existe une censure au CNRS et que cette
censure touche le corps des enseignants de l'Université ..."
Ce que révèle une fois de plus Maurice Mattauer, est
1. que toute la carrière politico-médiatique de Claude Allègre nous
rappelle que les scientifiques sont des grands fauves comme les autres :
ils ont les mêmes instincts territoriaux.
2. L'antinomie totale entre instinct territorial et éthique
scientifique. L'éthique scientifique est justement de mettre des règles
morales au dessus de nos petites personnes. Payés par l'état ou par des
collectivités, nos besoins basiques sont satisfaits. Reste la question
des besoins démesurés, insatiables par nature...
3. Là où règnent des instincts territoriaux démesurés, qu'ils soient
individuels ou partagés par une coterie, le débat scientifique est
interdit, et remplacé par la censure. Ainsi des bourdes monumentales
peuvent durer durant des générations, il suffit d'interdire aux
générations montantes l'accès à des épreuves de réalité.
Jusqu'à présent, la communauté géologique a été une des mieux préservées
contre ce genre de noyade collective : ils ont su se débarrasser du
mythe du géosynclinal. Ils ont des épreuves de réalité à portée de la
main, des sorties de terrain avec leurs étudiants.
4. Enoncer un code déontologie d'une profession, ou de la communauté
scientifique au sens large, ne sert pas à grand chose tant qu'on ne
constitue pas un "ordre", ou une structure juridique spécialisée dans la
sanction des manquements à la déontologie.
Nous le voyons en psychologie, où il existe bien un Code de déontologie
de 1996, enseigné à tous les étudiants, mais dont l'application relève
du volontariat individuel. Voici donc le cas d'une psychologue qui se
dit familiale, qui a férocement participé à l'organisation du suicide
d'un agriculteur, guerre sexiste oblige :
http://debats.caton-censeur.org/index.php?option=com_fireboard&Itemid=27&func=view&id=190&catid=27#190
Maurice Mattauer n'a pu "saisir" personne pour l'erreur grossière
devenue fraude, dans l'affaire de l'activité prétendue de la faille des
Cévennes. Interroger informellement Claude Allègre n'aboutit à rien : il
s'est dispensé depuis longtemps de tout devoir déontologique (M'enfin !
Rien au dessus de ma petite personne !). Il eût fallu disposer d'une
saisine formelle, de juges ou d'arbitres élus et reconnus, qui ne soient
pas juge-et-partie.
Ceux qui sont simultanément juge-et-partie, et gonflés de leur instinct
territorial, sont incorrigibles. Or le propre de la science, qui la
distingue en principe de tous les autres modes de transmission des
connaissance, est d'être corrigible, de se piloter en exactitude, quels
qu'en soient les coûts narcissiques et politiques.
--
La science diffère des autres modes de transmission des connaissances:
nous croyons que les experts sont faillibles, que les connaissances
transmises peuvent contenir des fables et erreurs, et qu’il faut prendre
la peine de vérifier, par des expériences.
http://lavaujac.club.fr/
> "(Octobre 2001)
> Disparition brutale du serveur de l'ISTEEM (structure CNRS-UM2 ), du
> fichier informatique relatif à la leçon N°5 de mon site internet
> Je découvre, ainsi, qu'il existe une censure au CNRS et que cette
> censure touche le corps des enseignants de l'Université ..."
> Ce que révèle une fois de plus Maurice Mattauer, est
avant de surfer sur sa citation, on peut peut-etre la jauger un instant.
D'une part des pages peuvent etre abimees par pb technique (migration,
crash de disque puis restauration, erreur du logiciel d'edition de web,
attaques; j'ai connu de tout ça).
D'autre part il peut y avoir un individu à tout niveau (collegue, ingé
du service info, chef d'equipe indelicat...) qui decide de lui meme de
jouer les censeurs d'une page web sans que cela signifie que ce sont les
hautes autorités du CNRS qui censurent (ou Allegre soi-meme !)
Enfin, une page peut etre retiree pour de multiples raisons. Par
exemple, si elle met en cause personnellement des personnes, qui s'en
plaignent. Ou pose des pb de copyright. Un des problemes (que j'ai déjà
rencontré) est que bien souvent il suffit que le plaignant se manifeste
(au labo ou au service informatique) pour qu'il lui soit donné gain de
cause "par précaution", sans chercher a enqueter, peser, ou tenir tete.
Bref, je ne connait rien, mais rien, des faits en questions; juste que
son emploi de "censure au CNRS" est un peu rapide au regard des éléments
apportés ici, et qu'en tout cas partir illico du principe que c'est un
fait avéré et disserter a partir de la me semble une premisse fragile.
--
Fabrice
J'ai aussi connu pas mal de destructions faites de mauvaise foi, qui
ensuite ont été attribuées à un problème technique, à la panne d'un
disque dur, voire à un hackeur externe, voire prétendre que le hackeur
externe aurait été l'auteur même du message détruit.
Frédéric Dube-Fournier, ouebmestre du défunt forumQuebec, nous a fait le
coup plusieurs fois.
(Laissons-lui le pseudo de) "Erika24", a fait le coup de même :
http://caton-censeur.org/resources/sabrinazeroual/Chez_sabrina_guerre_a_l_instruction.html
puis
http://caton-censeur.org/resources/sabrinazeroual/piratage_dit_elle.html
Mattauer n'a rien écrit sur la chaîne de commandement qui a abouti à la
destruction, n'a jamais prétendu qu'elle ait suivi la voie hiérarchique
officielle. En revanche, il explique que la chaîne des couvertures des
faits accomplis, elle, aboutit bien à la voie hiérarchique normale, qui
donc agit anormalement. Car enfin, le fichier détruit n'a jamais été
restauré sur le dit serveur du CNRS ? Vrai ? Faux ?
Si c'était un problème technique de bonne foi, à sa première plainte on
lui aurait donné le moyen de restaurer sa page perdue.
Si le CNRS ne prend aucune précaution managériale contre des corruptions
par des bandes noires, il n'est pas étonnant qu'il arrive des actes
inavouables dans cette administration. J'en connais d'autres dans
d'autres administrations. Régaliennes, elles ne respectent que la force.
> Mattauer n'a rien écrit sur la chaîne de commandement qui a abouti à la
> destruction, n'a jamais prétendu qu'elle ait suivi la voie hiérarchique
> officielle.
et heureusement il a dit "au CNRS", et non "par le CNRS". Cà peut deja
etre pris abusivement, mais sous la colère j'aurais pu aussi faire ce
genre de raccourci.
> En revanche, il explique que la chaîne des couvertures des
> faits accomplis, elle, aboutit bien à la voie hiérarchique normale, qui
> donc agit anormalement. Car enfin, le fichier détruit n'a jamais été
> restauré sur le dit serveur du CNRS ? Vrai ? Faux ?
>
> Si c'était un problème technique de bonne foi, à sa première plainte on
> lui aurait donné le moyen de restaurer sa page perdue.
>
> Si le CNRS ne prend aucune précaution managériale contre des corruptions
> par des bandes noires, il n'est pas étonnant qu'il arrive des actes
> inavouables dans cette administration. J'en connais d'autres dans
> d'autres administrations. Régaliennes, elles ne respectent que la force.
ça n'a pas de sens: le CNRS n'est pas un batiment monolitique ou tout ce
qu'il se passe est sous controle central.
Il y a des labos partout, ou le CNRS emarge comme une tutelle parmis
d'autres. Les labos ont souvent leurs propres moyens techniques (dont
serveurs web); parfois ceux-ci sont hebergé dans un centre inter-labo
(appartement a la fac, au CNRS, ou a un melange).
Il règne un joyeux bordel (creatif), je pense que pas un chef de labo
(voire d'equipe) ne sait exactement ce qu'il y a sur ses pages web,
voire combien il a de machines et payées par quelle tutelle; et
evidemment les services centraux du CNRS encore moins.
(Par ex, je connais un grand institut dont un des serveurs heberge des
sites web d'extreme gauche a son insu, et ce depuis des annees.)
Donc à la lumiere de ceci, tu comprend que ce que tu dis ci dessus
correspond à une organisation imaginaire de l'institut.
Je ne sais pas s'il s'est plein, et a qui il s'est plein, mais en
general quand on fait une page, on a une sauvegarde qqpart, et on peut
aussi faire un site externe.
Rappelons par ailleurs que le web est archivé sur
http://www.archive.org/ : pratiquement tout ce qui est resté en ligne
assez longtemps s'y retrouve, et dans chaque version intermediaire.
--
Fabrice
> Mattauer n'a rien écrit sur la chaîne de commandement qui a abouti à la
> destruction, n'a jamais prétendu qu'elle ait suivi la voie hiérarchique
> officielle.
et heureusement il a dit "au CNRS", et non "par le CNRS". Cà peut deja
etre pris abusivement, mais sous la colère j'aurais pu aussi faire ce
genre de raccourci.
> En revanche, il explique que la chaîne des couvertures des
> faits accomplis, elle, aboutit bien à la voie hiérarchique normale, qui
> donc agit anormalement. Car enfin, le fichier détruit n'a jamais été
> restauré sur le dit serveur du CNRS ? Vrai ? Faux ?
>
> Si c'était un problème technique de bonne foi, à sa première plainte on
> lui aurait donné le moyen de restaurer sa page perdue.
>
> Si le CNRS ne prend aucune précaution managériale contre des corruptions
> par des bandes noires, il n'est pas étonnant qu'il arrive des actes
> inavouables dans cette administration. J'en connais d'autres dans
> d'autres administrations. Régaliennes, elles ne respectent que la force.
ça n'a pas de sens: le CNRS n'est pas un batiment monolitique ou tout ce
qu'il se passe est sous controle central.
Il y a des labos partout, ou le CNRS emarge comme une tutelle parmis
d'autres. Les labos ont souvent leurs propres moyens techniques (dont
serveurs web); parfois ceux-ci sont hebergé dans un centre inter-labo
(appartement a la fac, au CNRS, ou a un melange).
Il règne un joyeux bordel (creatif), je pense que pas un chef de labo
(voire d'equipe) ne sait exactement ce qu'il y a sur ses pages web,
voire combien il a de machines et payées par quelle tutelle; et
evidemment les services centraux du CNRS encore moins.
(Par ex, je connais un grand institut dont un des serveurs heberge des
sites web d'extreme gauche a son insu, et ce depuis des annees.)
Donc à la lumiere de ceci, tu comprend que ce que tu dis ci dessus
correspond à une organisation imaginaire de l'institut.
Je ne sais pas s'il s'est plaint, et a qui il s'est plaint, ni ce que
valent les services infos dont il depend, mais en
> Florian a écrit :
> > Maurice Mattauer un grand géologue français vient de disparaître.
>
> argh !
>
>
> > D'une éthique scientifique irréprochable, il n'hésitait pas à dénoncer
> > les errements de certains géoscientistes français de l'Insitut de
> > Physique du Globe de Paris,
> > Les futures générations de géoscientistes vont avoir à faire un sacré
> > boulot de nettoyage...
>
> mais il n'est pas le seul a incarner l'opposition entre geologues de
> terrain ou de bureau(+satellite).
> cf aussi les sites de Maurice Gidon http://www.geol-alp.com/
> (qui n'est pas tout jeune non plus...)
T'inquiète, je connais bien ce site. D'ailleurs l'hypothèse du
tourbillon alpin est complémentaire du concept de sphénochasme de Carey.
> par ailleurs tu es bien gentils de te l'approprier,
M'approprier? Arf...
> mais il me semble
> que tu es plus du coté géoscientiste que du côté casseur de cailloux,
> précisement.
Et quelle est ta définition de "géoscientiste" pour l'opposer à "casseur
de cailloux"?
Et sache que je serais plutôt du côté des casseurs de cailloux, comme
Carey, Professeur fondateur du département de *géologie* de l'université
de tasmanie, je le rappelle!
Et en opposition à ceux qui croient tellement en leur modèles qu'ils
prennent des vessies pour des lanternes en mettant sous le tapis ce que
leur raconte le terrain et le fruit de décennies de travail de ceux qui
les ont précédés.
Je crois que tu n'as pas encore bien compris les oppositions qui peuvent
exister en géoscience et surtout, tu ne connais pas leur histoire.
Je te rappelle qu'avant la tectonique des plaques, le monde des
géosciences était dominé par les géologues, qui interprétaient les
orogénèses comme le fruit de mouvements verticaux (soulèvement et
subsidence) en accord avec les observations faites sur le terrain.
Depuis la tectonique des plaques et la main mise de la géophysique, le
balancier est complètement parti dans l'autre sens et les orogénèses
sont interprétées essentiellement comme le fruit de mouvements
horizontaux (subductions océaniques et continentales; on ne dit plus
*collision*).
Pourtant, même si le concept des géosynclinaux était globalement faux,
les observations des géologues restent pertinentes, et Carey comprit que
les orogénèses sont bien le fruit de poussées verticales (de diapirs)
qui sous l'effet conjugué de la gravitation s'horizontalisent
(injections latérales, étalement, nappes).
Si tu ne vois pas ce que je veux dire, regarde du côté des diapirs de
sels comme celui de Heide en allemagne, dont la structure est bien
connue: c'est exactement la même chose pour les orogénes, mais à une
échelle plus grande.
Alors tu en fais la démonstration *expérimentale*. D'autres avant toi
ont monté des expérimentations de plasticité à la cuve. Pourquoi pas toi ?
Montre que tu obtiens bien les Alpes, les Carpathes, le Zagros,
l'Elbourz, le Hindou Kouch, le Pamir, le Wakhan, l'Himalaya, et les
failles et les charriages qui les accompagnent.
Vingt-six mois que tu nous les gonfles avec ta rhétorique et tes "Arf
!". Au travail expérimental, enfin !
--
"Expansion terrestre" et négation des subductions.
Florian Nachon, Claude Blot, "transmigration d'énergie", NCGT, Samuel
Carey, neutrinos gonfleurs... Ces farfelus qui militent pour une Terre
deux fois plus petite, huit fois plus légère voici 200 Ma, et sans
croûte océanique, rien que de la croûte continentale...
http://deonto-ethics.org/impostures/index.php/board,21.0.html
> robby <m...@pla.net> wrote:
> > il me semble
> > que tu es plus du coté géoscientiste que du côté casseur de cailloux,
> > précisement.
> je serais plutôt du côté des casseurs de cailloux
Affirmation gratuite.
> Et en opposition à ceux qui croient tellement en leur modèles qu'ils
> prennent des vessies pour des lanternes en mettant sous le tapis ce que
> leur raconte le terrain et le fruit de décennies de travail de ceux qui
> les ont précédés.
Avez vous jeté ne serait-ce qu'un coup d'ouil sur les nombreux site web
(cf. archives de ce forum) qui affirment juste la théorie d'expansion
terrestre ? Vous ne trouvez pas qu'ils elaborent des modèles et refont la
science dans un fauteuil?
Avez vous regardé, dans le numéro 47 du périodique New Concepts in Global
Tectonics Newsletter, p. 37 et 40 (1) et dans le numéro 48, p. 53 et 56 (2),
la « continuation of Mid-Pacific Ridge into the Caribbean Sea », autrement
dit la dorsale océanique traversant les plaques tectoniques « Cocos » et
« caraïbe » par leur milieu, allant des îles Galapagos à la Martinique en
passant par le Nicaragua ? Voyez vous une confirmation dans les cartes
satellites (3) ?
1 : http://www.ncgt.org/newsletter.php?action=download&id=54#page=37
et http://www.ncgt.org/newsletter.php?action=download&id=54#page=40
2 : http://www.ncgt.org/newsletter.php?action=download&id=55#page=53
et http://www.ncgt.org/newsletter.php?action=download&id=55#page=59
3 : par exemple http://maps.google.com/maps?ll=14,-87&t=h&z=5 et
http://maps.google.com/maps?q=http://earthquake.usgs.gov/regional/nca/virtualtour/kml/Earths_Tectonic_Plates.kmz&ll=14,-87&t=h&z=5
--
« attendez-vous à me voir rappliquer à chaque fois que
vous tenterez de répandre des contre-vérités. »
> Pourtant, même si le concept des géosynclinaux était globalement faux,
> les observations des géologues restent pertinentes, et Carey comprit que
> les orogénèses sont bien le fruit de poussées verticales (de diapirs)
> qui sous l'effet conjugué de la gravitation s'horizontalisent
> (injections latérales, étalement, nappes).
> Si tu ne vois pas ce que je veux dire, regarde du côté des diapirs de
> sels comme celui de Heide en allemagne, dont la structure est bien
> connue: c'est exactement la même chose pour les orogénes, mais à une
> échelle plus grande.
En refeuillettant le bouquin d'Arthur Holmes "Holmes' Principles of
Physical Geology", j'ai retrouvé la figure illustrant le folding
complexe du diapir de heide:
<http://nachon.free.fr/images/heide-salt-dome.png>
Cette complexité résulte des extrusions successives de lobes de sels,
moins denses que les sédiments environnants. On voit clairement que le
diapir s'élargit en arrivant vers la surface sous l'effet de la gravité.
Le coeur du diapir est en extension mais il y a bien des chevauchements
vers la droite du diapir sous l'effet de la gravité.
On note même une inversion de séquence "inverted sequence" sous l'effet
d'entrainement. Toute cette zone jusqu'au trait noir épais est analogue
aux canaux d'extrusions des roches UHP, l'interface entre les roches
entraînées et les sédiments environnants étant analogue à la zone de
Wadati-Benioff.