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Six mois après le séisme, Haïti reste un champ de ruines

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jc_lavau

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Jul 13, 2010, 7:18:04 AM7/13/10
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Six mois après le séisme, Haïti reste un champ de ruines.

http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-3244,50-1386714,0.html

...
Au lendemain du séisme, un formidable élan de générosité a mobilisé plus
de 2 milliards de dollars (1,58 milliard d'euros) de donations privées à
travers le monde. Une partie de ces sommes a été dépensée par les ONG
dans l'aide d'urgence : soins, nourriture, tentes, équipements
sanitaires, etc. Six mois plus tard, la situation n'a pas évolué alors
que la saison cyclonique, de juin à octobre, pourrait se révéler
dévastatrice.

La phase de reconstruction démarre à peine. Réunis à New York le 31
mars, les bailleurs de fonds avaient promis 10 milliards de dollars pour
rebâtir Haïti. Plus de la moitié de la somme devait être déboursée sur
dix-huit mois. Mais moins de 2 % de l'aide est arrivée : le fonds
multibailleurs créé par la Banque mondiale n'a reçu jusqu'à présent que
les contributions du Brésil et de la Norvège.

"LE GRAND PROBLÈME, ÉVACUER LES GRAVATS"

Port-au-Prince reste un vaste champ de ruines. Partout, ce ne sont
qu'amas de décombres et d'édifices effondrés. "Le grand problème, c'est
d'évacuer les gravats et de trouver des terrains afin de construire des
abris transitoires pour les sinistrés", explique Peter Rees, responsable
du "cluster" (groupe de travail) abris aux Nations unies.

Seuls 250 000 m3 de décombres ont été déblayés sur un total estimé à 20
millions. Il n'y a que 300 camions disponibles alors qu'il en faudrait
au moins 1 000. Une seule décharge est habilitée à recevoir les débris.
Armés de pelles et de brouettes, des brigades de jeunes dégagent les
gravats dans le cadre des programmes "cash for work" (argent contre
travail). Leur effort paraît dérisoire face à l'ampleur de la tâche.

En liaison avec le gouvernement, les experts des Nations unies ont
élaboré un plan de 120 millions de dollars qui permettrait d'évacuer
rapidement 2 millions de m3 de décombres. Mais l'expérience menée dans
le quartier de Fort National, où le président René Préval souhaite
reloger les sinistrés qui occupent le champ de Mars, face au palais
présidentiel, montre les difficultés de la tâche. Près de 80 % des
sinistrés ne possèdent pas leur logement, or il faut obtenir
l'autorisation des propriétaires pour déblayer les terrains.

Des équipes d'ingénieurs du ministère des travaux publics ont inspecté
près de 170 000 maisons. 25 % classées "rouge", doivent être détruites.
28 %, marquées en jaune, sont endommagées mais peuvent être restaurées
et 47 %, vertes, sont intactes. Traumatisés par le séisme et les
nombreuses répliques, beaucoup d'habitants craignent de dormir dans leur
maison, même lorsqu'elles ont été classées "vertes". Quant aux
propriétaires des maisons jaunes, la plupart n'ont pas les moyens de
payer les réparations.
...

--
La science se distingue ainsi des autres modes de transmission des
connaissances : nous croyons que les experts sont faillibles, que les
traditions charrient toutes sortes de fables et d'erreurs, et qu'il
faut vérifier, par des expériences.

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