Vous vous souvenez peut-être qu'on avait discuté sur ce forum des
différentes histoires et hypothèses et des bruits de laboratoires
courant sur l'activité volcanique du Massif Central, qui serait plus
récente que les classiques 6900 ans donnés au lac Pavin, lequel selon
certains aurait du être reconsidéré comme un volcan encore actif,
comme le suggérait un faisceau de preuves partielles publiées il y a
un peu plus d'un an par deux chercheurs indépendants, Pierre Lavina et
Thierry del Rosso. Un colloque a eu lieu sur cette question tout
récemment, du 14 au 16 mai 2009. Voici comment l'ACTIV présente ces
résultats. ça va en rassurer beaucoup et peut-être en décevoir
certains, mais comme on s'en doutait il n'y a donc pas de volcan actif
en France métropolitaine...
http://www.activolcans.info/actualite-volcans/17052009-3154.php
Copié-collé:
"Les premières conclusions de ce colloque vont toutes dans le même
sens et semblent montrer que la zone du Pavin ne présente aucun signe
d'activité volcanique notoire. Les faits observés par les équipes
travaillant sur le sujet (BRGM, OPGC,etc.) depuis maintenant quelques
années permettent enfin de tirer les premières conclusions et donnent
les résultats suivants :
* Il semblerait que les capteurs sismiques installés depuis maintenant
3 ans n'aient détecté que des tirs de mines de la région ou des
séismes liés à la tectonique régionale.
* Les dégazages supposés et nouvellement localisés seraient soit
d'origine organique pour le méthane et les gaz soufrés soit d'origine
mantellique pour le CO2.
* Les éventuels gros éboulements qui pourraient se produire ne sont
pas aussi importants que cela pouvait être craint. Au lieu des 1,2
millions de m3 de matériaux qui étaient supposés s'être arrachés d'un
des flancs du Pavin, les études récentes effectués sur le fond et sur
les parois du lac montrent en effet que des glissements sous lacustres
ont eu lieu dans le passé mais que ceux-ci sont d'un relativement
faible volume : de l'ordre de 10000 m3 chacun seulement ce qui paraît
beaucoup trop faible pour engendrer un quelconque retournement du lac.
Ainsi, toute remontée de CO2 piégé dans les zones profondes (sous la
limite de 60 mètres) pour de si faibles éboulements est à exclure.
Autre chiffre anecdotique, la profondeur du lac Pavin a été confirmée
à 92 m.
* Même si les éboulement mis en évidence depuis la formation du volcan
sont de petite taille il restait à explique le pourquoi de l'existence
d'une plateforme sur le côté Nord du lac, vers l'exutoire. La réponse
semble être trouvé avec la mise en évidence d'un évènement
contemporain à la formation du maar. En effet, une très grosse partie
du volcan s'est effondrée sur cette partie nord du volcan, et cet
évènement a été daté de 6900 ans, soit l'âge nouvellement admis comme
celui de l'éruption du Pavin. A retenir ce chiffre donc : 6900 +/- 110
ans BPCal.
Cet effondrement est un glissement vertical comme les maars en
connaissent au moment de leur éruption durant laquelle des pans
entiers des flancs du cratère glissent en masse vers les parties
basses du cratère.
* Concernant l'aspect gaz dans le lac, c'est plus vers la biologie et
ses spécialités que vers la volcanologie qui faut se tourner et
l'apport des études faites dans ces disciplines est fondamental quant
à la compréhension des phénomènes. Ce lac, quasiment unique en son
genre de par sa morphologie et son environnement permet l'apparition
d'une vie très développées dans les milieux anaérobies des basse
couches, elles situées sous les 60 m de profondeur. Ces eaux ne sont
pas au contact de l'oxygène atmosphérique et ainsi s'y développent des
micro-organismes vivant dans d'autres conditions que celles connues en
surface. Il en a résulté un enrichissement en méthane et dioxyde de
carbone mais ce système est maintenant stable. Qui plus est, les
teneurs en CO2 et CH4 dans l'eau à ces profondeurs restent à des
niveaux bien en deçà du seuil de saturation et la pression de la
colonne d'eau sus-jacente rend impossible une remontée spontanée de
ces gaz en surface comme on le craignait jusqu'à présent. Comme on l'a
vu précédemment, l'éventualité de la formation de glissements
suffisants pour un retournement des eaux du lac ayant été écartée, on
ne devrait pas connaître d'évènements de cet ordre sur le lac Pavin
dans les conditions observées à ce jour.
Restent les formes cratériques observées au sud du Montchal sur la
coulée du Cocudoux et les formes coniques sur la coulée du Montchal
ainsi que les coulées de boue le long des berges de la Couze Pavin,
qui sont interprétées différemment selon les équipes.
L'équipe d'indépendants (Pierre Lavina et Thierry del Rosso) penchent
pour des éruptions phréatiques postérieures à l'éruption du Pavin d'il
y a 6900 ans et des coulées de boue liées à de brefs phénomènes
volcaniques récents (ndlr : d'après ce que nous avons cru comprendre).
Ils auraient retrouvé des éléments du socle et même des débris de la
coulée de lave du Cocudoux en surface ce qui pour eux est un élément
déterminant puisque l'ensemble de la zone est recouverte par des
matériaux du Pavin. Les équipes du LMV (Laboratoire Magmas et Volcans)
représentées par Pierre Boivin et du BRGM (Bureau de Recherches
Géologiques et Minières) penchent pour d'autres possibilités
concernant les formes cratériques. Pour elles, il pourrait entre autre
s'agir de phénomènes glaciaires ou de traces de phénomènes volcaniques
remaniés mais de toute façon antérieures à l'éruption du Pavin car
recouvertes de dépôts de l'éruption de 6900 ans et les blocs de la
coulée de lave du Cocudoux auraient été arrachés à cette coulée par
les hommes ayant longtemps travaillé ces hautes terres d'Auvergne, en
témoignent la présence des "Tras" sur ce plateau.
La question des coulées de boue est en revanche pour tous
incontestable et le travail des experts indépendants a mis en évidence
un point sur lequel il faudra encore faire de nombreux travaux car il
existe un réel phénomène qui semble récurrent dans le secteur. Des
coulées de boue de plus ou moins grande ampleur ont en effet
empruntées la vallée de la Couze Pavin. Mais c'est aussi un phénomène
que l'on a pu observer il y a quelques années du côté des Eggravats
sur la commune du Mont Dore et où des travaux d'aménagement ont été
réalisés pour sécuriser cette zone souvent affectée par ces phénomènes
naturels même dans un contexte hors éruption.
Les causes et les âges de ces coulées seront encore à discuter tout
comme de nombreux autres points qui ont été soulevés mais il ressort
de ce colloque que les volcans d'Auvergne méritent probablement qu'on
les étudie encore de façon détaillée et que la confrontation des idées
permet une avancée de la connaissance. Les travaux dans des
disciplines aussi variées que la limnologie, l'hydrologie,
l'hydrogéologie, la géophysique et la géologie-volcanologie réunies
fournissent un bel exemple de ce que la science travaillant dans
l'optique d'une interdisciplinarité peut apporter comme réponses à une
problématique donnée. De nombreuses questions restent bien entendu en
suspens mais nul doute que les travaux des uns et des autres auront
permis à la connaissance d'avancer et que cet effort consenti par
l'état doit être maintenu pour que ces questions trouvent des réponses
et que les mesures d'aménagement des versants (contre les chutes de
pierres) respectueux de l'environnement sensible du Pavin soient
menées.
La connaissance avance et tout le monde y gagne. Espérons que les
travaux continueront sur ce secteur (entre autre) pour amener les
réponses aux questions non encore résolues à ce jour. Et elles sont
encore nombreuses.
Nous espérons avoir retranscrit au mieux dans ce bref rapport les
points de vue des différentes parties concernées et avoir ainsi rendu
accessible à tous un débat fort intéressant sans en avoir galvaudé le
riche contenu initial. (Source : ACTIV suite au colloque du Pavin)"
"Mathias Rocher" <mathias...@hotmail.fr> a �crit dans le message de
news: 4689a089-c2e5-4887...@z5g2000vba.googlegroups.com...
Bonjour.
Vous vous souvenez peut-�tre qu'on avait discut� sur ce forum des
diff�rentes histoires et hypoth�ses et des bruits de laboratoires
courant sur l'activit� volcanique du Massif Central, qui serait plus
r�cente que les classiques 6900 ans donn�s au lac Pavin, lequel selon
certains aurait du �tre reconsid�r� comme un volcan encore actif,
comme le sugg�rait un faisceau de preuves partielles publi�es il y a
un peu plus d'un an par deux chercheurs ind�pendants, Pierre Lavina et
Thierry del Rosso. Un colloque a eu lieu sur cette question tout
r�cemment, du 14 au 16 mai 2009. Voici comment l'ACTIV pr�sente ces
r�sultats. �a va en rassurer beaucoup et peut-�tre en d�cevoir
certains, mais comme on s'en doutait il n'y a donc pas de volcan actif
en France m�tropolitaine...
http://www.activolcans.info/actualite-volcans/17052009-3154.php
Copi�-coll�:
=============================================
l� o� il y a possibilit� d'�ruption plus r�cente (vers le r�gne de
Charlemagne) dans le Massif central c'est au Puy de Laschamp ( au-dessus du
col de la Mor�no) qu'au Pavin . Faut pas �tre grad clerc pour comprendre que
s'il y a eu quelque chose au Pavin c'est bien plus ancien.
--
Lucien COSTE
> là où il y a possibilité d'éruption plus récente (vers le règne de
> Charlemagne) dans le Massif central c'est au Puy de Laschamp ( au-dessus du
> col de la Moréno) qu'au Pavin . Faut pas être grad clerc pour comprendre que
> s'il y a eu quelque chose au Pavin c'est bien plus ancien.
Bonjour Lucien. Cela fait plusieurs fois que tu affirmes ça alors que
toutes les autres sources que j'ai pu consulter n'en disent rien et
mentionnent au contraire l'éruption du Pavin vers 6900 BP comme la
plus récente. Alors je me répète : quelles sont tes sources, qu'est-ce
qui te permet d'affirmer ça ?
--
Mathias Rocher
> l� o� il y a possibilit� d'�ruption plus r�cente (vers le r�gne de
> Charlemagne) dans le Massif central c'est au Puy de Laschamp ( au-dessus
du
> col de la Mor�no) qu'au Pavin . Faut pas �tre grad clerc pour comprendre
que
> s'il y a eu quelque chose au Pavin c'est bien plus ancien.
Bonjour Lucien. Cela fait plusieurs fois que tu affirmes �a alors que
toutes les autres sources que j'ai pu consulter n'en disent rien et
mentionnent au contraire l'�ruption du Pavin vers 6900 BP comme la
plus r�cente. Alors je me r�p�te : quelles sont tes sources, qu'est-ce
qui te permet d'affirmer �a ?
=========================================
la coul�e, pas tr�s importante il est vrai, est attest�e sur N�bouzat . De
plus un manuscrit d'abbaye indique que cela s'est produit sous Charlemagne !
je crois que ce manuscrit est conserv� � la BN, ou aux AN - donc � sa place
... Tazieff dans un temps avait aussi cit� cette source .........
D'exp�rience personnelle j'ai vu en novembre 1976 monter des colonnes d'air
chaud sur ce puy en partant du col de la Mor�no et en marchant sur le chemin
qui va vers le Sud ( St Genes Champanelle). Ce qui prouve une certaine
activit�.
Toutefois s'il y a quelque chose � redouter dans le Massif Central c'est
plut�t le volcan de C�zallier, ce qui explique le classement d'une zone
sismique � cheval sur la Haute-Loire et le Cantal en 1A... dans quel d�lai
? c'est un autre probl�me !
--
Lucien COSTE
> la coulée, pas très importante il est vrai, est attestée sur Nébouzat.
Attestée ? Que veux-tu dire ? Qu'elle est là, tout simplement ? Alors
y-a-t-il moyen de la dater, et est-ce que cela a été fait ?
> De plus un manuscrit d'abbaye indique que cela s'est produit sous
> Charlemagne ! je crois que ce manuscrit est conservé à la BN, ou aux AN -
> - donc à sa place...
Si c'est le cas je m'étonne de n'avoir jamais vu une seule mention de
ce mystérieux manuscrit ailleurs que sur ce forum... En tout cas tu
admettras que c'est plutôt vague comme source, si je me pointe à la BN
ou aux AN avec aussi peu d'informations je ne risque pas de mettre la
main dessus.
> Tazieff dans un temps avait aussi cité cette source ...
Bon, c'est peut-être plus facile à trouver, mais il l'a "citée"
comment ? En y faisant référence vaguement comme tu le fais ou bien de
façon plus précise ?
> D'expérience personnelle j'ai vu en novembre 1976 monter des colonnes d'air
> chaud sur ce puy en partant du col de la Moréno et en marchant sur le chemin
> qui va vers le Sud ( St Genes Champanelle). Ce qui prouve une certaine
> activité.
Tu m'excuses mais tes souvenirs personnels ne prouvent rien du tout.
"des colonnes d'air chaud", rien ne prouve a priori que c'est
d'origine volcanique. Ce serait quand même bizarre que tous les
sismographes placés dans la région n'aient jamais enregistré le
moindre signe de la moindre activité de nature volcanique mais que ton
seul témoignage doivent être pris bien plus au sérieux.
> Toutefois s'il y a quelque chose à redouter dans le Massif Central c'est
> plutôt le volcan de Cézallier, ce qui explique le classement d'une zone
> sismique à cheval sur la Haute-Loire et le Cantal en 1A... dans quel délai
> ? c'est un autre problème !
Encore une fois, quelles sont tes sources ? Par ailleurs le lac Pavin,
dont je parlais au début de ce fil, est justement situé à la limite
entre Cézallier et Mont Dore, plutôt côté Mont Dore d'ailleurs mais
son origine (volcanique, 6900 BP donc) serait bien plus récent que le
reste du massif du Mont Dore, et à dater de la même époque que le Puy
de Montchal, le maar d'Estivadoux, et les lac et puy de Montcineyre,
voisins mais situés côté Cézallier.
--
Mathias Rocher
qu'entends tu precisement par "voir monter des colonnes d'air chaud" ?
(tu as senti des ascendances dans l'air ? :-) )
--
Fabrice
les deux !
--
Lucien COSTE
serieux, tu peux preciser ce que tu voulais dire precisement ?
--
Fabrice
> la coul�e, pas tr�s importante il est vrai, est attest�e sur N�bouzat.
Attest�e ? Que veux-tu dire ? Qu'elle est l�, tout simplement ? Alors
y-a-t-il moyen de la dater, et est-ce que cela a �t� fait ?
> De plus un manuscrit d'abbaye indique que cela s'est produit sous
> Charlemagne ! je crois que ce manuscrit est conserv� � la BN, ou aux AN -
> - donc � sa place...
Si c'est le cas je m'�tonne de n'avoir jamais vu une seule mention de
ce myst�rieux manuscrit ailleurs que sur ce forum... En tout cas tu
admettras que c'est plut�t vague comme source, si je me pointe � la BN
ou aux AN avec aussi peu d'informations je ne risque pas de mettre la
main dessus.
> Tazieff dans un temps avait aussi cit� cette source ...
Bon, c'est peut-�tre plus facile � trouver, mais il l'a "cit�e"
comment ? En y faisant r�f�rence vaguement comme tu le fais ou bien de
fa�on plus pr�cise ?
> D'exp�rience personnelle j'ai vu en novembre 1976 monter des colonnes
d'air
> chaud sur ce puy en partant du col de la Mor�no et en marchant sur le
chemin
> qui va vers le Sud ( St Genes Champanelle). Ce qui prouve une certaine
> activit�.
Tu m'excuses mais tes souvenirs personnels ne prouvent rien du tout.
"des colonnes d'air chaud", rien ne prouve a priori que c'est
d'origine volcanique. Ce serait quand m�me bizarre que tous les
sismographes plac�s dans la r�gion n'aient jamais enregistr� le
moindre signe de la moindre activit� de nature volcanique mais que ton
seul t�moignage doivent �tre pris bien plus au s�rieux.
> Toutefois s'il y a quelque chose � redouter dans le Massif Central c'est
> plut�t le volcan de C�zallier, ce qui explique le classement d'une zone
> sismique � cheval sur la Haute-Loire et le Cantal en 1A... dans quel d�lai
> ? c'est un autre probl�me !
Encore une fois, quelles sont tes sources ? Par ailleurs le lac Pavin,
dont je parlais au d�but de ce fil, est justement situ� � la limite
entre C�zallier et Mont Dore, plut�t c�t� Mont Dore d'ailleurs mais
son origine (volcanique, 6900 BP donc) serait bien plus r�cent que le
reste du massif du Mont Dore, et � dater de la m�me �poque que le Puy
de Montchal, le maar d'Estivadoux, et les lac et puy de Montcineyre,
voisins mais situ�s c�t� C�zallier.
--
Mathias Rocher
ces renseignements ne tra�nent pas qu'ici ! poin t final ...
Il y a longtemps que cela est de notori�t� publique poin t final ...
--
Lucien COSTE
> ces renseignements ne traînent pas qu'ici ! poin t final ...
> Il y a longtemps que cela est de notoriété publique poin t final ...
Ah ? Bon, peut-être que j'ai du mal à comprendre ton humour, on va
dire que c'est ça.
--
Mathias Rocher
euh, lucien, je te trouve assez obscur ces derniers temps.
tu peux preciser tes reponses aux questions pertinentes du monsieur ?
Et aussi, essayer d'expliciter quand tu fais de l'humour au second
degr�, ou quand tu ecrit directement ce que tu penses ? (c'est
generalement indetectable a la lecture).
--
Fabrice
ici et depuis longtemps je r�p�te la m�me cjhose ... allez voir les
archives du forum !
--
Lucien COSTE
non: lire mes mails et posts me prend deja assez de temps.
comme c'est toi qui choisi de passer un certain temps a ecrire un post
relativement long et parlant de choses apparemment interessantes, �a
parait un peu bizarre de n�gliger d'y mettre ce qui permettrait de
comprendre ce que tu veux dire et o� tu voulais en venir. 'fin bon, tu
fais bien comme tu veux, hein.
--
Fabrice
Pour ce qui est du Lac Pavin , d'apr�s Hubert Bril lors d'une "d�couverte"
du Cantal, la prochaine �ruption devraot se situer dans sa r�gion mais pas
avant 1000 ans.
Quant � la remont�e de magma sous Clermont Ferrand, toujours lors de la
d�couverte du Canta l (Hubert Brill - Nathalie Vidal) Une remont�e dat�e du
VIII S de notre �re a �t� mise en �vidence lors de la contruction de la
piscine de C.F. Il semblerait que la datation ait �t� faite � la hate et de
fa�on rudimentaire ..14 C ? Un autre pr�l�vement devait �tre effectu� avec
une datation plus s�rieuse mais l'entreprise charg�e de la construction de
la piscine avait coul� un chappe de b�ton sur le lieu de la remont�e. La
remont�e restera donc sujet � caution
Vive la Chartreuse Verte
PS il y a longtemps que je ne suis pas venu sur le new - J'esp�re donc que
ma r�ponse est au bon endroit ni trop haute ni trop basse , outelouke n'a
pas encore de GPS ;-)
"Mathias Rocher" <mathias...@hotmail.fr> a �crit dans le message de
news:4689a089-c2e5-4887...@z5g2000vba.googlegroups.com...
Bonjour.
Vous vous souvenez peut-�tre qu'on avait discut� sur ce forum des
diff�rentes histoires et hypoth�ses et des bruits de laboratoires
courant sur l'activit� volcanique du Massif Central, qui serait plus
r�cente que les classiques 6900 ans donn�s au lac Pavin, lequel selon
certains aurait du �tre reconsid�r� comme un volcan encore actif,
comme le sugg�rait un faisceau de preuves partielles publi�es il y a
un peu plus d'un an par deux chercheurs ind�pendants, Pierre Lavina et
Thierry del Rosso. Un colloque a eu lieu sur cette question tout
r�cemment, du 14 au 16 mai 2009. Voici comment l'ACTIV pr�sente ces
r�sultats. �a va en rassurer beaucoup et peut-�tre en d�cevoir
certains, mais comme on s'en doutait il n'y a donc pas de volcan actif
en France m�tropolitaine...
http://www.activolcans.info/actualite-volcans/17052009-3154.php
Copi�-coll�:
"Les premi�res conclusions de ce colloque vont toutes dans le m�me
sens et semblent montrer que la zone du Pavin ne pr�sente aucun signe
d'activit� volcanique notoire. Les faits observ�s par les �quipes
travaillant sur le sujet (BRGM, OPGC,etc.) depuis maintenant quelques
ann�es permettent enfin de tirer les premi�res conclusions et donnent
les r�sultats suivants :
* Il semblerait que les capteurs sismiques install�s depuis maintenant
3 ans n'aient d�tect� que des tirs de mines de la r�gion ou des
s�ismes li�s � la tectonique r�gionale.
* Les d�gazages suppos�s et nouvellement localis�s seraient soit
d'origine organique pour le m�thane et les gaz soufr�s soit d'origine
mantellique pour le CO2.
* Les �ventuels gros �boulements qui pourraient se produire ne sont
pas aussi importants que cela pouvait �tre craint. Au lieu des 1,2
millions de m3 de mat�riaux qui �taient suppos�s s'�tre arrach�s d'un
des flancs du Pavin, les �tudes r�centes effectu�s sur le fond et sur
les parois du lac montrent en effet que des glissements sous lacustres
ont eu lieu dans le pass� mais que ceux-ci sont d'un relativement
faible volume : de l'ordre de 10000 m3 chacun seulement ce qui para�t
beaucoup trop faible pour engendrer un quelconque retournement du lac.
Ainsi, toute remont�e de CO2 pi�g� dans les zones profondes (sous la
limite de 60 m�tres) pour de si faibles �boulements est � exclure.
Autre chiffre anecdotique, la profondeur du lac Pavin a �t� confirm�e
� 92 m.
* M�me si les �boulement mis en �vidence depuis la formation du volcan
sont de petite taille il restait � explique le pourquoi de l'existence
d'une plateforme sur le c�t� Nord du lac, vers l'exutoire. La r�ponse
semble �tre trouv� avec la mise en �vidence d'un �v�nement
contemporain � la formation du maar. En effet, une tr�s grosse partie
du volcan s'est effondr�e sur cette partie nord du volcan, et cet
�v�nement a �t� dat� de 6900 ans, soit l'�ge nouvellement admis comme
celui de l'�ruption du Pavin. A retenir ce chiffre donc : 6900 +/- 110
ans BPCal.
Cet effondrement est un glissement vertical comme les maars en
connaissent au moment de leur �ruption durant laquelle des pans
entiers des flancs du crat�re glissent en masse vers les parties
basses du crat�re.
* Concernant l'aspect gaz dans le lac, c'est plus vers la biologie et
ses sp�cialit�s que vers la volcanologie qui faut se tourner et
l'apport des �tudes faites dans ces disciplines est fondamental quant
� la compr�hension des ph�nom�nes. Ce lac, quasiment unique en son
genre de par sa morphologie et son environnement permet l'apparition
d'une vie tr�s d�velopp�es dans les milieux ana�robies des basse
couches, elles situ�es sous les 60 m de profondeur. Ces eaux ne sont
pas au contact de l'oxyg�ne atmosph�rique et ainsi s'y d�veloppent des
micro-organismes vivant dans d'autres conditions que celles connues en
surface. Il en a r�sult� un enrichissement en m�thane et dioxyde de
carbone mais ce syst�me est maintenant stable. Qui plus est, les
teneurs en CO2 et CH4 dans l'eau � ces profondeurs restent � des
niveaux bien en de�� du seuil de saturation et la pression de la
colonne d'eau sus-jacente rend impossible une remont�e spontan�e de
ces gaz en surface comme on le craignait jusqu'� pr�sent. Comme on l'a
vu pr�c�demment, l'�ventualit� de la formation de glissements
suffisants pour un retournement des eaux du lac ayant �t� �cart�e, on
ne devrait pas conna�tre d'�v�nements de cet ordre sur le lac Pavin
dans les conditions observ�es � ce jour.
Restent les formes crat�riques observ�es au sud du Montchal sur la
coul�e du Cocudoux et les formes coniques sur la coul�e du Montchal
ainsi que les coul�es de boue le long des berges de la Couze Pavin,
qui sont interpr�t�es diff�remment selon les �quipes.
L'�quipe d'ind�pendants (Pierre Lavina et Thierry del Rosso) penchent
pour des �ruptions phr�atiques post�rieures � l'�ruption du Pavin d'il
y a 6900 ans et des coul�es de boue li�es � de brefs ph�nom�nes
volcaniques r�cents (ndlr : d'apr�s ce que nous avons cru comprendre).
Ils auraient retrouv� des �l�ments du socle et m�me des d�bris de la
coul�e de lave du Cocudoux en surface ce qui pour eux est un �l�ment
d�terminant puisque l'ensemble de la zone est recouverte par des
mat�riaux du Pavin. Les �quipes du LMV (Laboratoire Magmas et Volcans)
repr�sent�es par Pierre Boivin et du BRGM (Bureau de Recherches
G�ologiques et Mini�res) penchent pour d'autres possibilit�s
concernant les formes crat�riques. Pour elles, il pourrait entre autre
s'agir de ph�nom�nes glaciaires ou de traces de ph�nom�nes volcaniques
remani�s mais de toute fa�on ant�rieures � l'�ruption du Pavin car
recouvertes de d�p�ts de l'�ruption de 6900 ans et les blocs de la
coul�e de lave du Cocudoux auraient �t� arrach�s � cette coul�e par
les hommes ayant longtemps travaill� ces hautes terres d'Auvergne, en
t�moignent la pr�sence des "Tras" sur ce plateau.
La question des coul�es de boue est en revanche pour tous
incontestable et le travail des experts ind�pendants a mis en �vidence
un point sur lequel il faudra encore faire de nombreux travaux car il
existe un r�el ph�nom�ne qui semble r�current dans le secteur. Des
coul�es de boue de plus ou moins grande ampleur ont en effet
emprunt�es la vall�e de la Couze Pavin. Mais c'est aussi un ph�nom�ne
que l'on a pu observer il y a quelques ann�es du c�t� des Eggravats
sur la commune du Mont Dore et o� des travaux d'am�nagement ont �t�
r�alis�s pour s�curiser cette zone souvent affect�e par ces ph�nom�nes
naturels m�me dans un contexte hors �ruption.
Les causes et les �ges de ces coul�es seront encore � discuter tout
comme de nombreux autres points qui ont �t� soulev�s mais il ressort
de ce colloque que les volcans d'Auvergne m�ritent probablement qu'on
les �tudie encore de fa�on d�taill�e et que la confrontation des id�es
permet une avanc�e de la connaissance. Les travaux dans des
disciplines aussi vari�es que la limnologie, l'hydrologie,
l'hydrog�ologie, la g�ophysique et la g�ologie-volcanologie r�unies
fournissent un bel exemple de ce que la science travaillant dans
l'optique d'une interdisciplinarit� peut apporter comme r�ponses � une
probl�matique donn�e. De nombreuses questions restent bien entendu en
suspens mais nul doute que les travaux des uns et des autres auront
permis � la connaissance d'avancer et que cet effort consenti par
l'�tat doit �tre maintenu pour que ces questions trouvent des r�ponses
et que les mesures d'am�nagement des versants (contre les chutes de
pierres) respectueux de l'environnement sensible du Pavin soient
men�es.
La connaissance avance et tout le monde y gagne. Esp�rons que les
travaux continueront sur ce secteur (entre autre) pour amener les
r�ponses aux questions non encore r�solues � ce jour. Et elles sont
encore nombreuses.
Nous esp�rons avoir retranscrit au mieux dans ce bref rapport les
points de vue des diff�rentes parties concern�es et avoir ainsi rendu
accessible � tous un d�bat fort int�ressant sans en avoir galvaud� le
merci de confirmer mes propos par d'autres sources et bien content de te
retrouver sur le forum qui a v�cu des heures chaudes avec des neutrinos
gonfl�s...
A+
--
Lucien COSTE
"Bernard" <carbona...@free.fr> a �crit dans le message de news:
4a2dfc49$0$9173$426a...@news.free.fr...
Il suffit de savoir lire pour savoir que Bernard ne confirme pas tes
propos du tout. Il parle d'autre chose que de ta fameuse éruption sous
Charlemagne: d'une datation isotopique de matériaux trouvés à Clermont
et non au Puy de Laschamp, et sujette à caution car jamais reproduite
ni reproductible d'ailleurs. Et en termes de "sources", il s'agit de
résultats non publiés...
--
Mathias Rocher
Il suffit de savoir lire pour savoir que Bernard ne confirme pas tes
propos du tout. Il parle d'autre chose que de ta fameuse �ruption sous
Charlemagne: d'une datation isotopique de mat�riaux trouv�s � Clermont
et non au Puy de Laschamp, et sujette � caution car jamais reproduite
ni reproductible d'ailleurs. Et en termes de "sources", il s'agit de
r�sultats non publi�s...
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connais-tu la position relative du Puy de Laschamp et de Clermont-Ferrand
.... et dans Clermont le lieu des pr�l�vements....?
quant � la publication d'abbaye si ce n'est pas une publication qu'est ce
que c'est ...
De plus quand je parcours le terrain je n'ai pas l'habitude d'avoir de la
merde devant les yeux ....... y compris en plein hiver ...
j'ai suffisamment travaill� dans le coin pour en savoir plut�t long sur le
terrain ...
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Lucien COSTE