C'est très simple: la température n'est pas une grandeur extensive,
donc on ne peut pas additionner deux températures. Comme la moyenne
arithmétique fait entrer une addition en jeu, elle n'a aucun sens.
Un thermomètre à colonne de liquide permet cependant d'interpréter une
température *locale* en une longueur, c'est-à-dire en une grandeur
extensive, dont on peut cette fois faire une moyenne.
Le problème, c'est que pour faire une moyenne de relevés issus de
milliers de thermomètres, il conviendrait de trouver une juste
pondération de chacune des mesures. Or dans les faits, on interpole
très grossièrement les très rares stations polaires, et on surpondère
les milliers de stations de mesures des Etats-Unis - Ne parlons même
pas de la justesse des mesures elles-mêmes, polluées par des îlots de
chaleur artificiels.
Les données issues des satellites permettent de contourner en partie le
problème, mais au prix d'incertitudes de conversion
rayonnements/tempértaure. Au final, ça donne des résultats à peu près
convergents gràce à des corrections ad hoc, mais dont il ne faut pas
surévaluer la précision. Le rapprochement des courbes de diverses
origines permet de donner une idée des incertitudes relatives à chacune
d'entre elles:
http://www.climate4you.com/images/AllCompared%20GlobalMonthlyTempSince1979.gif
Reste à connaître le sens physique de la température globale: il n'y en
a aucun. Une moyenne de 15°C peut être aussi bien issue d'un couple
10°/20°C que d'un couple -20°C/50°C.
Seule l'étude des écosystèmes *LOCAUX* a un sens, même si leur état
dépend partiellement de causes globales. Exactement à rebours de la
doxa de certaines mouvances écolos, qui interprétent à leur façon des
données globales pour prétendre agir de façon locale, de façon
sélective et idéologiquement orientée (les vilains pays occidentaux,
etc.)
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