Du méthane à faible profondeur sous l’océan : une bombe à retardement ?
Par Jean-Luc Goudet - Futura-Sciences, le 21/12/2006 à 16h31
Près de l’île de Vancouver, des stocks d’hydrates de méthane ont été
découverts à moins de cent mètres sous le fond de l’océan. Sources
possibles d’énergies fossiles, ils sont aussi un risque de réchauffement
brutal, mais sans doute pas à l’échelle des temps humains…
« Les géologues doivent maintenant recalculer les estimations des
quantités d’hydrates de méthane qui existent sur la planète » vient
d’expliquer Michael Riedel, de l’université McGill, de Montréal, devant
ses collègues réunis à San Fransisco par l’ American Geophysical Union.
Lui et son équipe ont dépouillé les résultats d’une campagne effectuée
en 2005 au large de l’île de Vancouver, au Canada, et ont conclu que ce
méthane se trouve entre 60 mètres et 120 mètres sous le fond océanique,
alors qu’on le pensait jusque-là enfoui deux fois plus profondément.
La nouvelle peut inquiéter quand on sait que la libération de ce
puissant gaz à effet de serre - vingt fois plus efficace que le gaz
carbonique - est d’autant plus facile qu’il se trouve près de la surface.
Fabriqué par les bactéries à partir de la matière organique, notamment
au fond des océans, le méthane se trouve parfois piégé sous forme
d’hydrate au dessus des zones de subductions, là où la croûte océanique
s’enfonce sous le talus continental. Crédit : R.D. Hyndman,G.D. Spence,
R. Chapman, T. Yuan
Réservoirs percés
L’hydrate de méthane, ou clathrate, est cette curieuse substance faite
de méthane enfermé dans des cages de molécules d’eau. Il ressemble à de
la glace et n’est stable qu’à forte pression. On en trouve dans le
sous-sol, en particulier sous le fond des océans au droit des talus
continentaux. Issu de la matière organique, ce méthane produit par des
bactéries est ainsi piégé jusqu’à ce qu’il soit remonté, par des
mouvements géologiques ou des fissures, là où règnent des pressions plus
faibles. Il se dégage alors jusque dans l’atmosphère.
Considéré comme un réservoir de matière organique fossile, l’hydrate de
méthane pourrait être une source de carburant supplémentaire pour tenir
le coup aux premiers temps de l’après-pétrole. Mais depuis plusieurs
années, cette « glace qui brûle » comme on l’appelle parfois, est
devenue une sorte de tueur en série. On accuse des dégagements brutaux
de ce méthane caché d’avoir dans le passé provoqué des extinctions
massives et des changements climatiques. Il est même soupçonné dans
l’affaire du Triangle des Bermudes…
Si les plus grands réservoirs se trouvent non pas à quelques centaines
de mètres comme on le pensaient jusque-là mais à seulement à une
centaine, ils seront plus accessibles pour l’industrie du pétrole mais
aussi plus facilement percés. « Ce méthane peut être relâché rapidement,
prévient Michael Riedel, mais pas à l’échelle d’une vie humaine, à
l’échelle des temps géologiques. »
En fin de compte la nature elle meme (si on n eprend que le petrole et le
methane) est encore plus polluante que la chimie de l'homme
Gare aux produits naturels, il etait teùps que l'homme arrive sur cette
terre mal agencée
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Solanar
"Etre libre, c'est n'avoir rien à perdre"
Bien, alors pas la peine d'en faire des titres sensassionnalistes, point barre.
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Gallad