Google Groups no longer supports new Usenet posts or subscriptions. Historical content remains viewable.
Dismiss

premiere approche rechauffement mondial

0 views
Skip to first unread message

Lucien COSTE

unread,
Sep 15, 1998, 3:00:00 AM9/15/98
to
Quelques idées et questions sur le réchauffement mondial

Le présent texte n'est pas un argumentaire mais seulement le
rassemblement de quelques faits indiscutables et d'hypothèses
peut-être trop hétérodoxes pour être encore prises en compte. Il ne
prend pas parti, à chacun de faire sa propre opinion.

A) Les faits indiscutables :
Depuis 30 ans le climat, en d'autres termes la moyenne des
températures moyennes, s'est réchauffé.
De combien? les travaux les plus récents et les plus sérieux, ceux de
Spencer et Christy aux U.S.A., à partir d'observations satellitaires
continues indiquent : 0,04 °C par décade au cours des trente dernières
années.
Des variations climatiques importantes ont pu être constatées par voie
archivale et autres certitudes; lire par exemple :
Histoire du climat depuis l'an mil (en fait depuis près de deux mille
ans) d'E. Le Roy Ladurie ( réédition coll. Champs/Flammarion)

B) Les travaux moins crédibles :
Faits à partir de données de température au sol, et bien que portant
souvent sur une centaine d'années, les réseaux sur lesquels ils
s'appuient souffrent des carences suivantes:
- réseaux essentiellement européens et d'Amérique du Nord,
- mesures dans des sites urbains , y compris les aréroports, dont
l'évolution a constitué à la fois une source de chaleur et un piège
thermique.
En général ces travaux montrent des évolutions de 0,1 à 0,15 ° C par
décade qui toutefois seraient représentatives du milieu urbain.

C) Une idée complètement fausse et un fait exact:
C'est à partir des concentrations en CO2 dans les glaces que l'on peut
mesurer l'évolution climatique au cours des siècles.
C'est à partir du rapport entre les teneurs en isotopes de l'oxygène
(O18/O16) que cette mesure est faite.

D ) Causes externes possibles du réchauffement mondial :

I) Les cycles astronomiques connus: liés à des variations périodiques
d'inclinaisons de l'axe de la Terre sur son orbite, ou encore à la
variation d'excentricité de l'orbite, trois périodes de 21.000 ans,
100.000 ans et 400.000 ans font varier :
l 'ensoleillement de la planète par son éloignement moyen variable, le
pouvoir réflecteur par la seule raison d'une inégale répartition des
zones océanes et terrestres;
Ces hypothèses périodiques se prêtent remarquablement au calcul qu'il
y ait ou non variation de la constante solaire cf II). Par contre
elles ont l'inconvénient majeur de ne pas être cohérentes avec les
constats fortement apériodiques des grandes glaciations. Toutefois si
d'autres causes entre en jeu la théorie dite de Milankovitch, doit
jouer malgré tout un rôle, mineur peut-être, mais pas nul.

II) La variation de la constante solaire ( corollaire d'une loi de
Murphy : toutes les constantes sont essentiellement variables !).
A l'appui de cette proposition des hypothèses, quelques faits, mais
pas de théorie mathématique affirmée:
- Lors du petit âge glaciaire (XVIIème siècle) le nombre de tâches
solaires censé représenter un sursaut d'activité solaire a fortement
diminué ( Minimum dit de Maunder ), inversement actuellement le nombre
de tâches solaires est très supérieur et croit dans la période
d'activité maximale (cycle undecennal).
- Mise en évidence par étude paléopalynologique ( par exemple travaux
de M. MAGNY à Besançon) d'un cycle climatique de l'ordre de 2.400 ans,
sur les dix derniers millénaires.
- Fait astronomique récent : au cours des vingt dernières années la
température moyenne de TITAN, principal satellite de Saturne a
augmenté de 2° K.
- Les études de paléobotanique et de dendrochronologie (cernes des
arbres) montrent que des variations climatiques certaines ont eu lieu
au cours des huit derniers millénaires. Un cycle de 400 ans a souvent
été évoqué.
- Corrélation plausible mais incertaine avec l'activité solaire:
le phénomène El Nino noté par les Espagnols dès la colonisation de
l'Amérique du Sud a été à la fois moins fréquent et moins violent au
cours du XVIIème siècle. Mais le manque de précision des données, et
peut-être de rapports sur l'existence du phénomène rend cette
corrélation très hasardeuse qui reviendrait à faire d'El Nino un
indicateur d'activité solaire moyenne sur le court terme...pas de
preuve!

E) Causes géologiques ou géographiques intrinsèques possibles :
Quatre données géologiques ou géographiques indépendantes (pas tout à
fait !) de l'activité humaine, pouvant être partiellement ou
étroitement correlées entre elles :
- la tectonique
- le volcanisme
- les courants océaniques
- les circulations atmosphériques.
Le phénomène El Nino a sensibilisé les populations aux variations
thermiques des courants océaniques, et aux échanges à grande échelle
entre air et océan. Or les courants marins ont varié au cours du
temps, et pas seulement dans les temps géologiques mais certainement
depuis le magdalénien. La variation du niveau des mers est un fait
avéré. Or les détroits de Béring,, ceux compris entre le nord de
l'Australie et l'Indonésie voire la mer du Nord sont de très faible
profondeur souvent inférieure à 60 m (Bering par exemple). Il faut
donc peu de choses pour modifier les transits océaniques et lorsque
ces détroits sont soumis à des contraintes tectoniques réelles, les
subsidences ou les surrections modifieront largement les échanges
interocéaniques. Pour mémoire, le grand séisme d'Alaska (M = 8,9 ) a
provoqué à l'intérieur des terres des variations de topographie allant
jusqu'à 12 m. Qu'en est-il sur le détroit de Béring et pour l'arc
aléoutien? La question a été posée....
Oui mais les fonds des détroits de la zone Pacifique sont
classifiés..... voir programme Médée d'échanges d'informations entre
armée américaine et universitaires triés sur le volet.......
La séismicité du Pas-de-Calais est loin d'être nulle et sans aller aux
brutales variations de topographie connues en Alaska, on peut se
demander ce qui s'y est passé depuis disons un million d'années.

Notons que le XVIIIème siècle comporte au moins deux très grands
séismes en bordure océanique :
Seattle (27 janvier 1700) et Lisbonne ( 1er novembre 1755) . Ont-ils
une influence sur les circulations marines ? La question est posée
mais sans trop d'espoir de réponse bien argumentée.
La subsidence de la Mer du Nord sous l'effet des pompages pétroliers
dépasse en certains lieux la dizaine de mètres, offrant ainsi au Gulf
Stream un épandage supplémentaire important qui pourrait aller jusqu'à
10 % de volume d'eaux chaudes en plus dans la Mer du Nord. C'est le
domaine de l'explication locale plausible.

En fait la tectonique qui peut agir aussi par la surrection ou la
subsidence de sols donc à long terme sur les circulations
atmosphériques, et les courants océaniques peuvent agir dans le même
sens, ou en sens inverse, et dès lors il est difficile voire
impossible de mettre en évidence une cause plutôt qu'une autre.

Inversement il est constaté et mesuré que les grandes éruptions
volcaniques ont une influence certaine sur un refroidissement mondial:
par exemple pour les éruptions récentes suivantes:
Mont St Helens, El Chicon, Pinatubo
et un refroidissement certain est attribué à l'explosion du Krakatoa,
à la fin du siècle dernier.
On suppute avec de très grandes chances de bonne corrélation que les
explosions d'immenses caldeiras (Tambora, Long Valley) sont en
relation étroite avec le déclenchement de périodes glaciaires
intenses. Car après tout où est la normalité ?

A suivre

--

Lucien COSTE

--
Pour contacter le modérateur : fsg-...@neuronnexion.fr

Eric LEWIN

unread,
Sep 18, 1998, 3:00:00 AM9/18/98
to
Dans l'article <35EF72...@pop.asi.fr>, Lucien COSTE <lco...@s5.asi.fr>
écrivait:

> Quelques idées et questions sur le réchauffement mondial
>
> Le présent texte n'est pas un argumentaire mais seulement le
> rassemblement de quelques faits indiscutables

^^^^^^^^^^^^^^^^^^^ huhum...!!!

> et d'hypothèses
> peut-être trop hétérodoxes pour être encore prises en compte.

Ouahhhh, tudieu !

> Il ne
> prend pas parti, à chacun de faire sa propre opinion.

^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^ mais non, bien sûr ^^^^^^^^^^^^^^^^^ je le demande
si à ce niveau de ma lecture, elle n'est pas déjà faite !

<hors-charte>
Qui a dit que l'on devrait réapprendre à l'école l'art de la rhétorique ?
</>

Et quand je lis plus loin des expressions comme "fait exact" (mais où est
passée la dite "idée complètement fausse" ? entre quelles lignes du
paragraphe "C)" ?), quand je vois l'auteur stipuler tels ou tels travaux
"plus sérieux", "moins crédibles", sans aucune référence précise à ces
travaux, je me dis : « Tiens, le Café du Commerce s'est fait une annexe
dans le coin... » !

Faut-il lire plus loin ?

--Éric

Plus ça rate, plus on a de chance que ça marche.
------------------------------- J.Rouxel [Les Shadoks] La vengeance du Marin

0 new messages