"Récemment, dans la revue Nature, des chercheurs français ont montré que
cette désertification était largement due à des mouvements tectoniques
responsables de la remontée progressive du continent africain, modifiant la
circulation météo."
Quelqu'un a t il une citation pour ce papier?
Il semble qu'il faudrait que les taux de surrection soient au minimum la
plus grande partie de 1 cm /an pour avoir un tel effet durant le Holocene
Cà sent en effet l'erreur d'échelle de temps.
Par ailleurs, le billet de Claude Allègre est une véritable bouillie:
"Les archives glaciaires ou historiques nous indiquent que le climat est un
phénomène capricieux. Les théories météorologiques mathématiques le confirment.
Donc, prudence. Mais la dénonciation de la responsabilité de l'homme quant au
réchauffement de la planète permet de ne rien faire (les effets des mesures
préconisées ne se feront sentir que dans un demi-siècle!). En revanche, la
lutte contre les théorèmes extrêmes peut être menée avec des résultats!
Toutefois, comme ce n'est pas à la mode, on reste passif. En attendant,
l'écologie de l'impuissance protestataire est devenue un business très lucratif
pour quelques-uns!"
Comme il conteste auparavant l'évidence du réchauffement climatique, que ce
soit en Antarctique ou à l'Equateur, comprenne qui pourra. Comprenne qui pourra
également le "on" du "on reste passif" et les "quelques-uns de l'écologie de
l'impuissance protestataire".
Peut-être a-t'il été limité en nombre de lignes pour développer, mais dans ces
cas-là, le mieux aurait valu de bien développer un seul point comme la fonte
des neiges du Kilimandjaro.
--
Gallad
Voir:
--
Gallad
Lutter contre le rechauffement anthropique en limitant les emissions de GES
est precisement la seule facon d'en eviter les pires consequences. Il est
clair que Kyoto ne sera pas suffisant puisqu'il faut reduire ces emissions
de 60%. Il est tout de meme etrange qu'Allegre se plaigne qu'on ai obtenu un
accord tres minimum a Kyoto apres toutes ces annees de desinformation et de
batons dans les roues de la part du lobby du petrole et de leur allies
politiques ..
> En revanche, la lutte contre
> les théorèmes extrêmes peut être menée avec des résultats!
Huh? lutte-contre-les-theories-extremes? "theories extremes" comme le
rechauffement anthropique? C'est le politicard qui parle. Est ce parce qu'il
n'aime pas que le rechauffement questionne la consommation energetique du
model economique prevalent? Il n'a meme pas la vision que le passage aux
energies propres sera une periode faste a cause de toute la recherche et le
developpement qui deviennent necessaire, sans parlez de la demotion des
quasi-monopoles.
Toutefois,
> comme ce n'est pas à la mode, on reste passif. En attendant,
> l'écologie de l'impuissance protestataire est devenue un business
> très lucratif pour quelques-uns!"
Il peut parler avec tous ces bouquins de vulgarisation sur tout et n'importe
quoi qu'il a ecrit
> Comme il conteste auparavant l'évidence du réchauffement climatique,
> que ce soit en Antarctique ou à l'Equateur, comprenne qui pourra.
> Comprenne qui pourra également le "on" du "on reste passif" et les
> "quelques-uns de l'écologie de l'impuissance protestataire".
>
> Peut-être a-t'il été limité en nombre de lignes pour développer, mais
> dans ces cas-là, le mieux aurait valu de bien développer un seul
> point comme la fonte des neiges du Kilimandjaro.
D'autant qu'il a expose son manque de connaissance avec ses propos sur
l'antarctique
D'après Sylvestre Huet, c'est une erreur, ce serait un article dans Science :
(1) Tectonic uplift and eastern africa aridification. Pierre Sepulchre et al. Science du 8 septembre.
et Claude Allègre aurait manimulé sa source.
Claude Allègre débute sa chronique en citant les «photos spectaculaires» de Yann Arthus-Bertrand du Kilimandjaro - sommet africain - dont la couverture de glace est en voie de disparition. Puis
critique l'attribution de cette évolution au réchauffement climatique en cours, un «refrain», ironise t-il. Claude Allègre cite un article «dans la revue Nature», où «des chercheurs français ont
montré que cette désertification (responsable de la disparition des glaces du Kilimandjaro) était largement due à des mouvements tectoniques responsables de la remontée progressive du continent
africain, modifiant la circulation météo. L'effet de serre n'a aucun rôle majeur là-dedans». Il n'y a pas d'article sur ce sujet dans les dernières livraisons de Nature. Il y en un, cependant, dans le
numéro du 8 septembre de Science (1). Mais il est très peu probable que Claude Allègre l'ait lu. En effet, s'il porte sur le climat de l'Afrique, il s'agit de l'évolution de celui-ci entre il y a 8 et
2 millions d'années. Et pas une ligne sur ce qui s'est passé depuis en Afrique. Cet article a un rapport avec Lucy et l'origine de l'Humanité. Mais pas avec Homo Sapiens et l'accentuation de l'effet
de serre qu'il provoque depuis un siècle et demi par l'usage massif du carbone fossile (charbon, pétrole et gaz). Allègre manipule le texte, trompe ses lecteurs.
Bien cordialement,
V.
Arf! Il s'enfonce! a t il toujours ete aussi peu prudent (euphemisme pour
menteur)? S'il continue il va devenir un handicap trop important pour ses
allies politiques ... si ce n'est deja fait.
Dixit Bielou le fou zélateur de la climatologie Royale !
Allègre a raison et vous avez tort et cela vous emmerde bien !
--
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Ne nourrissez pas le troll! : http://minilien.com/?Ulu2cKGmsW
*************************************************
Il semble que Claude Allègre fasse bien référence à cette étude dont l'échelle
de temps est complètement différente du problème de la fonte des neiges
actuelle du Kilimandjaro. Ca se réfère aux derniers millions d'années,
l'assêchement de l'Afrique de l'Est ayant conduit à la théorie (aujourd'hui
dépassée) de l'East Side story d'Yves Coppens... Si c'est bien le cas, c'est
absolument ridicule.
Mais voilà qu'Allègre semble se rétracter:
3/10/06:
"Claude Allègre sollicité par Le Monde maintient l'esprit de sa chronique du 21
septembre dans L'Express. L'ancien ministre admet un "lapsus" dans
l'interprétation de travaux qu'il cite et précise qu'il répondra à ses
détracteurs dans la prochaine édition de l'hebdomadaire."
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3228,36-819375@51-816848,0.html
--
Gallad
> Arf! Il s'enfonce! a t il toujours ete aussi peu prudent (euphemisme pour
> menteur)? S'il continue il va devenir un handicap trop important pour ses
> allies politiques ... si ce n'est deja fait.
Question démagogie (envie de faire parler de lui ?) Allègre n'en est pas à son
coup d'essai. Extrait de l'une de ses chroniques à peine plus
ancienne(31/08/2006):
"la vérité scientifique s'établit par un processus démocratique différé. Le
grand Max Planck, l'inventeur des quanta, affirmait même: «En science, on ne
convainc personne. Les opposants meurent et les jeunes, plus flexibles,
adoptent la nouvelle théorie.» Que dire, dans ces conditions, de la théorie à
la mode sur le réchauffement de la planète par effet de serre causé par les
dégagements de gaz carbonique d'origine anthropique, qui tente de *s'imposer
par les votes* d'une commission internationale désignée par les Etats!
*Richard Lindzen*, brillant météorologue du MIT, a raison de dénoncer dans le
Wall Street Journal la dictature intellectuelle qu'exerce un groupe de pression
alors que l'examen objectif des faits est loin d'être concluant.
Pour n'être pas écrit par un scientifique, je n'en recommande pas moins à tous
le roman de *Michael Crichton*, Etat d'urgence (Robert Laffont). Il fera
comprendre beaucoup de choses aux profanes.
Subira-t-il en France le même ostracisme qui a gêné la diffusion du livre de
*Bjorn Lomborg*, L'Ecologiste sceptique (le Cherche Midi)?"
http://www.lexpress.fr/idees/tribunes/dossier/allegre/dossier.asp?ida=451084
--
Gallad
Outre l'erreur grossière d'échelle de temps rapportée ci-dessus (je l'ai
trouvée également en quelques minutes de recherche web), il y a également
celle-ci:
"Après le mois d'août qu'a connu la moitié nord de la France, les Cassandre du
réchauffement auront du pain sur la planche pour faire avaler leurs certitudes
à nos compatriotes."
Réflexion de pilier de bistrot à peine moins ridicule que la précédente.
Quelques semaines fraîches, voire même une année, n'ont jamais été
incompatibles avec une tendance lourde au réchauffement.
Par exemple, l'exécrable été 1816 en France (avec des gelées) s'inscrivait dans
une dynamique de réchauffement, après le "petit âge glaciaire."
J'en viens à me demander si Allègre écrit lui-même ses chroniques. Ou alors
c'est fait sur le coin d'une porte 5 minutes avant de faxer. De la même façon
que certains de ses ouvrages de vulgarisation recèlent d'incroyables erreurs.
Comme quoi on peut avoir été un scientifique remarquable dans un domaine donné
et être en rase-mottes dès qu'il s'agit d'aborder des sujets plus généraux.
--
Gallad
ils ne connaissent même pas l'explosion du Tambora !... et ils veulent
donner des leçons !
--
Lucien COSTE
>> Peut-être a-t'il été limité en nombre de lignes pour développer, mais
>> dans ces cas-là, le mieux aurait valu de bien développer un seul
>> point comme la fonte des neiges du Kilimandjaro.
>
> D'autant qu'il a expose son manque de connaissance avec ses propos sur
> l'antarctique
Une réaction indignée à la dernière chronique de Claude Allègre dans l’Express
Par sylvestre Huet, le 28 septembre 2006
Le 21 septembre dernier, l’ancien ministre de la recherche et de l’éducation
nationale Claude Allègre a publié sa chronique hebdomadaire dans l’Express. Le
verbe commettre serait plus indiqué. Le géophysicien, prix Crafoord et médaille
d’or du CNRS, s’y livre en effet à une série d’affirmations dont on hésite
entre « mensongères » ou « ignorance grave » pour les qualifier. Pire : elles
portent toutes sur un sujet - l’évolution du climat - dont on aurait pu penser
qu’il ne se situe pas trop loin du domaine de compétence professionnelle de
l’ex-ministre. C’est d’ailleurs à ce double titre qu’il peut faire mal, la
confiance du lecteur abusée par l’autorité du savant et de l’homme politique.
Claude Allègre débute sa chronique en citant les « photos spectaculaires » de
Yann Arthus-Bertrand du Kilimandjaro - sommet africain - dont la couverture de
glace est en voie de disparition. Puis critique l’attribution de cette
évolution au réchauffement climatique en cours, un « refrain », ironise t-il.
Claude Allègre cite un article « dans la revue Nature », où « des chercheurs
français ont montré que cette désertification (responsable de la disparition
des glaces du Kilimandjaro) était largement due à des mouvements tectoniques
responsables de la remontée progressive du continent africain, modifiant la
circulation météo. L’effet de serre n’a aucun rôle majeur là-dedans ». Il n’y a
pas d’article sur ce sujet dans les dernières livraisons de Nature. Il y en un,
cependant, dans le numéro du 8 septembre de Science (1). Mais il est très peu
probable que Claude Allègre l’ait lu. En effet, s’il porte sur le climat de
l’Afrique, il s’agit de l’évolution de celui-ci entre il y a 8 et 2 millions
d’années. Et pas une ligne sur ce qui s’est passé depuis en Afrique. Cet
article a un rapport avec Lucy et l’origine de l’Humanité. Mais pas avec Homo
Sapiens et l’accentuation de l’effet de serre qu’il provoque depuis un siècle
et demi par l’usage massif du carbone fossile (charbon, pétrole et gaz).
Allègre manipule le texte, trompe ses lecteurs.
Le géophysicien ne s’arrête pas là. Et cite un « important article d’une série
d’éminents glaciologues (qui) montre que, en trente ans, le volume des glaces
antarctiques n’a pas varié ». Ce qui, poursuit-il, met en cause l’idée selon
laquelle « si un réchauffement général à lieu, il sera beaucoup plus important
près des pôles qu’à l’équateur ». Or, cet article (2) ne porte pas sur le
volume des glaces de l’Antarctique mais sur la mesure de la quantité de neige
qui y est tombée depuis 1958. Les auteurs notent qu’« il n’y a pas de
changement statistiquement significatif dans les chutes de neige depuis les
années 1950, indiquant que les précipitations sur l’Antarctique ne peuvent pas
atténuer la montée du niveau de l’océan mondial comme cela était espéré, malgré
le réchauffement récent durant l’hiver de l’atmosphère au dessus (de
l’Antarctique, ndlr) ». Les climatologues n’ont en effet jamais envisagé que le
réchauffement général et au dessus de l’Antarctique, se traduise par une
diminution du volume de la calotte antarctique mais par une augmentation, à
l’horizon 2100, en raison de chutes de neiges plus importantes.
Il y a pire. Dans le même numéro de Science, un autre article porte sur
l’évolution récente de la calotte Groenlandaise (3). Il montre que celle-ci a
perdu près de 239 kilomètres cubes de glace entre 2002 et 2005, une «
accélération », estiment les glaciologues. De deux choses l’une : soit Claude
Allègre n’a pas lu l’article dont il parle, ni, d’ailleurs, ne serait-ce que
jeté un †il sur le sommaire de cette livraison de Science, soit il la connait
et - l’hypothèse de l’incompréhension n’étant guère recevable - il ment
délibérément.
Claude Allègre prétend que « la cause de cette modification climatique
(recente, ndlr) est inconnue. Est-ce l’homme ? Est-ce la nature ? ». L’ancien
ministre n’a sûrement pas le temps de lire les milliers de pages présentant les
analyses et les mesures de ses collègues dont la synthèse, réalisée par le
Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat, affirme qu’il
est impossible d’expliquer l’évolution climatique depuis cinquante ans sans
tenir compte de l’augmentation de l’effet de serre provoquée par les émissions
anthropiques. Cette conclusion est certes récente - elle apparaît pour la
première fois dans le rapport paru en 2001 - mais solide et prudente, émise
après une critique soigneuse des alternatives.
Peu soucieux d’éviter le paradoxe, il se lance dans une hypothèse hardie : « la
dénonciation de la responsabilité de l’homme quant au réchauffement de la
planète permet de ne rien faire »��½ sous prétexte que « les effets des mesures
préconisées ne se feront sentir que dans un demi-siècle ». « En revanche,
poursuit-il, la lutte contre les théorèmes extrêmes (vous avez bien lu, ndlr)
peut être menée avec des résultats ». Là encore, l’ancien ministre passe les
bornes de la mauvaise foi. Les climatologues ont clairement annoncé qu’il
s’agissait effectivement de prendre nos responsabilité vis à vis des
générations futures et non d’obtenir des résultats immédiats. Surtout, ils ont
mis l’accent sur le risque accru d’événements météo extrêmes et d’une
variabilité accrue du climat comme manifestation dangereuse de son évolution
globale - une canicule type 2003 en Europe devrait ainsi faire figure d’été
moyen à l’horizon 2070 - et comme l’une des raisons de tenter de l’atténuer.
Il peut sembler vain d’alerter les citoyens contre le propos de Claude Allègre.
Mais, sur ce sujet du changement climatique, les scientifiques ont accepté,
collectivement, d’endosser le rôle délicat d’experts auprès de la société et
des gouvernements. Ils ont pris le risque de conclure leur diagnostic par une
recommandation redoutable : nous devons user avec le plus d’économie possible
du pétrole, du gaz et du charbon, alors même qu’ils constituent près de 80% de
nos ressources énergétiques. La difficulté de la tache suppose une grande
confiance dans le diagnostic et la préconisation. Qu’un scientifique bardé de
médailles par sa communauté utilise de tels procédés pour le mettre en cause
mérite que ses collègues réagissent.
(1) Tectonic uplift and eastern africa aridification. Pierre Sepulchre et al.
Science du 8 septembre.
(2) Insignificant change in Antarctic snowfall since the international
geophysical year. Andrew J. Monaghan et al. Science du 11 aout 2006.
(3) Satellite gravity measurements confirm accelerated melting of Greenland ice
sheet. J.L. Chen et al. Science du 11 aout 2006.
--
Gallad
[snip le copicollage]
La grande spécialité et le seul
réel savoir de Gallad-Ronacon :
le copicollage. Passe son temps à surfer
pour trouver de la désinformation conforme
à la doctrine des verts pisseux !
En fait cela fait plusieurs fois qu'il aime émettre des idées aussi personnelles. C'est un habitué du fait. Il suffit de lire sa chronique régulièrement dans l'Express.
Sur le plan politique il est fini, à mon avis depuis quelques jours sans que celà soit lié à ses prises de position. Il est en effet très lié à Lionel Jospin qui a annoncé qui ne se représenterait
pas à la présidentielle.
V.