robby a écrit:
>> Dans un certains nombres de domaines, widipedia n'est pas très fiable.
>
> dans d'autres, c'est autant ou plus fiable qu'Encyclopedia Britanica.
> Et bien des articles scientifiques tout frais publiés sont faux, anyway.
>
> quoi qu'il en soit, ta reponse m'etonne, vu qu'ils sourcent ce qu'ils
> disent en donnant des refs.
>
Dans wikipedia, il y a cette référence là où l'on parle de l'impact sur
l'environnement, mais cela reste très général.
http://bdc.aege.fr/public/L_interet_du_gaz_de_schiste_pour_la_France.pdf
Les risques environnementaux
L'exploitation du gaz de schiste, de par les méthodes d'extraction
utilisées, pose des questions de risques environnementaux. Comme vu dans
la première partie de cette étude, la fragmentation hydraulique soulève
de nombreux questionnements. Il est possible de les rassembler en six
points principaux.
Le possible impact sur les ressources en eau : Consécutivement à la
fragmentation hydraulique, l’eau utilisée remonte en surface. Celle-ci
contient différents additifs pouvant être polluants. Ceux-ci représentent
une faible proportion de la quantité de liquide utilisé mais on ne peut
en faire abstraction. De plus, l’eau injectée dans le forage doit être
prélevée sur les ressources disponibles. Cette eau sera injectée dans le
forage et en sortira sera boueuse et salée.
Cette eau pourra être réinjectée dans des puis profonds ou alors recyclée
en surface ;
L’extraction génère des risques réels d’émissions fugitives de méthane et
de fuites de sulfure d’hydrogène, un gaz potentiellement toxique à forte
dose ;
De façon plus aléatoire, le risque sismique est avancé depuis quelques
années par différents spécialistes. La fracturation hydraulique
entraînerait une activité souterraine dans des zones jusque là épargnées
par les tremblements de terre.
Il existe également une incidence de type pollution visuelle. En effet,
les forages impliquent un impact sur le paysage. Les techniques
d’exploitation ne permettent une exploitation que sur quelques km2
autour de chaque puits. Pour exploiter une couche horizontale dans sa
totalité il faudrait un puits tous les 0.5 à 4 km de distance. Avec le
développement de la technologie on peut cependant s’attendre a une
réduction de cette densité de puits. Un réseau de voies de circulation
dédiées à l'exploitation, permettant, entre autres, le passage des engins
et camions sera à prendre en considération en matière d'aménagement du
territoire. Le gaz peut également être transporté par gazoduc, un tel
réseau est donc à construire pour relier les puits entre eux puis à un
centre de stockage.
Gestion des risques et risques naturels. La perturbation des écosystèmes
et le « mitage » des paysages sont intrinsèques à l'exploitation d'une
ressource diffuse. Ces dégradations sont inévitables, le panel législatif
et son possible aménagement devra répondre à cette problématique
de gestion des risques.
Ce sont les éléments utilisés comme additifs dans la fracturation
hydraulique qui nourrisse les craintes quant à une exploitation massive
des gaz de schiste. Les couches de schistes dans lesquelles sont
contenues le gaz convoité, sont est située sous les nappes phréatiques.
Les composés chimiques utilisés dans l'extraction ne peuvent donc
théoriquement pas polluer l’eau potable ou l’eau d’irrigation. Des
risques sanitaires ont toutefois été mis en avant en Amérique du
Nord, concernant des eaux contaminées. Cependant une traçabilité efficace
n'a pas été mise en place, d'où la difficulté de tracer l’origine des
éventuelles pollutions.