Un papier int�ressant dans Nature qui �tabli qu'il existe sous les
dorsales des centres d'ascendance du manteau (mantle upwelling centers)
espac�s d'environ 250 km. La formation de plancher oc�anique est donc
bien un processus dynamique par opposition � un processus passif en
r�ponse � la s�paration des plaques.
<http://www.nature.com/nature/journal/v462/n7272/abs/nature08552.html>
--
Florian - http://www.entartometre.com
All truth passes through three stages. First, it is ridiculed.
Second, it is violently opposed. Third, it is accepted as being
self-evident - Arthur Schopenhauer
> Un papier intéressant dans Nature qui établi qu'il existe sous les
> dorsales des centres d'ascendance du manteau (mantle upwelling centers)
> espacés d'environ 250 km. La formation de plancher océanique est donc
> bien un processus dynamique par opposition à un processus passif en
> réponse à la séparation des plaques.
> <http://www.nature.com/nature/journal/v462/n7272/abs/nature08552.html>
Intéressant tout plein. L'article entier est payant vu de chez moi, mais
bon...
Il faut reconnaître que, tout béotien que je sois à ce sujet, un
mécanisme uniquement passif qui décrirait la traction exercée par la
plaque plongeante comme le seul moteur du mouvement ne me satisfait pas.
(qui défend une telle idée, à propos ?).
Pourquoi cela provoquerait-il une rupture des plaques à des milliers de
km du point de subduction alors que la première faiblesse venue ferait
une bonne candidate à la rupture ? Cela donnerait des plaques statiques
entre 2 zones de séparation, elles-mêmes proches des zones de subsuction.
Et les zones de séparation seraient des fosses plutôt que des dorsales,
si elles étaient passives.
Comme je n'ai pas l'article sous les yeux, les 250 km représentent quoi ?
la distance séparant les 2 branches de la remontée après qu'elles aient
divergé, à la profondeur à laquelle on les distingue ?
--
Hervé
> Il faut reconna�tre que, tout b�otien que je sois � ce sujet, un
> m�canisme uniquement passif qui d�crirait la traction exerc�e par la
> plaque plongeante comme le seul moteur du mouvement ne me satisfait pas.
> (qui d�fend une telle id�e, � propos ?).
C'est le consensus actuel. Voir l'intro dans ce papier de Stern :
http://dx.doi.org/10.1016/j.epsl.2004.08.007
et cet autre:
http://www.springerlink.com/content/w449k28003h477m7/
Il appelle la Terre la "subduction planet"
Hamilton aussi:
http://inside.mines.edu/~whamilto/H07_PTMechanism_red.pdf
> Pourquoi cela provoquerait-il une rupture des plaques � des milliers de
> km du point de subduction alors que la premi�re faiblesse venue ferait
> une bonne candidate � la rupture ?
Parce que les plaques sont des blocs de milliers de km sans aucune
faiblesses. Si ce n'�tait pas le cas, on ne pourrait pas d�terminer de
vitesse de d�placement de ces plaques, et pas calculer de vitesse de
subduction.
> Cela donnerait des plaques statiques
> entre 2 zones de s�paration, elles-m�mes proches des zones de subsuction.
> Et les zones de s�paration seraient des fosses plut�t que des dorsales,
> si elles �taient passives.
Les dorsales lentes (type Atlantique) comportent une fosses centrale.
> Comme je n'ai pas l'article sous les yeux, les 250 km repr�sentent quoi ?
> la distance s�parant les 2 branches de la remont�e apr�s qu'elles aient
> diverg�, � la profondeur � laquelle on les distingue ?
Ils voient trois spots espac�s de 250 km, � 40-90 km de profondeur,
correspondant � une nette baisse de la vitesse des ondes de
cisaillement. Ils les interpr�tent comme des zones de fonte partielle du
manteau (par depressurisation) et donc comme des zones d'ascendance du
manteau.
Bonjour
J'ai entendu les 2 options
1) Mouvements dynamique par montée du manteau... et..
2) Mouvement passif, gravitaire par le poids de la plaque qui va
plonger...
par 2 géologues différents à 2 jours d'intervalle lors d'un
séminaire !
Personnellement, je pense qu'il y a 1 d'abord (l'intumescence
thermique au niveau d'un futur rift)puis 1+2 ensuite... et cela sans
avoir travailler là-dessus... Juste un peu de bon sens après avoir lu
qqs papiers...
C'est pas la peine de chercher midi à 14 heures
A+
JMS, géologue
> 2) Mouvement passif, gravitaire par le poids de la plaque qui va
> plonger...
Bonsoir,
Quand tu parles de "la plaque qui va plonger", tu penses � la subduction
o� � l'�quilibre isostatique qui �volue au fur et � mesure que la cro�te
se refroidit et s'�paissit?
Florian :
>> un mécanisme uniquement passif qui décrirait la traction exercée par
>> la plaque plongeante comme le seul moteur du mouvement ne me satisfait
>> pas. (qui défend une telle idée, à propos ?).
> C'est le consensus actuel.
Donc c'est "On". Dont acte.
>> Pourquoi cela provoquerait-il une rupture des plaques à des milliers de
>> km du point de subduction alors que la première faiblesse venue ferait
>> une bonne candidate à la rupture ?
> Parce que les plaques sont des blocs de milliers de km sans aucune
> faiblesses. Si ce n'était pas le cas, on ne pourrait pas déterminer de
> vitesse de déplacement de ces plaques, et pas calculer de vitesse de
> subduction.
Soit. Oui mais z'alors, si les plaques océaniques n'ont aucune faiblesse
intrinsèque, alors comment peut-il se former des ligne de séparation,
comme la dorsale au milieu de l'Altlantique, par ex ? On devrait n'avoir
qu'une seule plaque océanique depuis l'Europe jusqu'à l'Amérique.
>> Cela donnerait des plaques statiques entre 2 zones de
>> séparation, elles-mêmes proches des zones de subsuction.
Rien à y redire, ou pas le temps ? Ce serait le cas de Juan Fuca Ridge,
mais c'est un cas particulier, non ?
>>Et les zones de séparation seraient des fosses plutôt que
>> des dorsales, si elles étaient passives.
> Les dorsales lentes (type Atlantique) comportent une fosses centrale.
"Comportent" une fosse : Ok. Si le terme de dorsale est correct, c'est
parce qu'il y a une élévation du fond de l'océan autour de la zone de
séparation.
D'une part, ce soulèvement évoque une remontée de matière depuis le
manteau inférieur jusqu'au manteau supérieur.
Une telle remontée sera aplatie par la gravité et s'éc(r)oulera
horizontalement, jusqu'à trouver un chemin de retour vers les
profondeurs. Sinon, on aurait un relief, mais on suppose généralement que
ces derniers surviennent par collision de plaques, et non directement
par la convection interne.
Hypothèse H1 : Le mouvement des plaques, s'il n'était pas accompagné d'un
mouvement équivalent du manteau, devrait dissiper de l'énergie par le
frottement visqueux de la croûte sur le manteau.
De l'énergie il y en a à dissiper, par la dissipation de l'énergie
thermique interne de la Terre vers l'espace. Oui mais dans ce cas : la
traction exercée par une plaque en subduction est-elle suffisante pour
fournir ce travail ? Quoi qu'il en soit (oui ou non): il y a du travail
dissipé le long de la plaque, suivant le trajet. Alors le travail
dissipable W=F*l diminue depuis la subduction vers la zone de séparation,
puisqu'il est dissipé par hypothèse.
Si la force F diminuait depuis la zone de subduction vers la zone de
séparation, c'est que la plaque présenterait des dislocations et
comporterait donc des faiblesses. Donc F de subduction = f d'extraction.
Si la longueur "l" parcourue à un instant t depuis la zone de subduction
vers la zone de séparation diminuait, c'est que la plaque serait
élastique. Si c'était le cas, le travail absorbé par la zone de
subduction serait différent du travail fourni par la zone de séparation.
À long terme ça ne tient pas car d'une part on absorberait de l'énergie
au lieu d'en dissiper et d'autre part la quantité de matière subduite
(c'est le mot ?) dépasserait la quantité de matière extraite. Ça finirait
par se stabiliser assez vite, non ? donc l engloutie = l extraite.
Et il y a le cas de l'obduction... À quoi ressemble la force qui tire la
plaque sur la zone de séparation, dans ce cas ?
La subduction n'est donc peut-être pas l'unique moteur de la tectonique
des plaques (H1 pas chère).
Au cas où la convection montante serait le seul moteur, on arrive au
schéma inverse, où toutes les plaques s'épaississent au moindre incident.
En recanche, si le mouvement des plaques est principalement commandé par
les mouvement de convection horizontale du manteau, lui même délimité par
les zones de convection verticale, je ne vois plus de problème, y compris
pour expliquer l'obduction.
>> Comme je n'ai pas l'article sous les yeux,
> Ils voient trois spots espacés de 250 km, à 40-90 km de profondeur,
Je l'ai eu depuis, merci. L'article (en fait la "letter") ne parle pas de
la zone d'anomalie positive située au sud des Bassins de Wagner et de
Guaymas, bien que l'ordre de grandeur de l'anomalie soit similaire. Un
peu étonnant, AMA.
--
Hervé
[...]
> En recanche, si le mouvement des plaques est principalement command� par
> les mouvement de convection horizontale du manteau, lui m�me d�limit� par
> les zones de convection verticale, je ne vois plus de probl�me, y compris
> pour expliquer l'obduction.
[...]
Je suis heureux que fr.sci.geosciences b�n�ficie de nouveau d'une
discussion en-charte et pos�e.
>> mouvement de convection horizontale
Bon d'accord. Advection, si tu veux.
> Je suis heureux
Moi aussi.
> Soit. Oui mais z'alors, si les plaques oc�aniques n'ont aucune faiblesse
> intrins�que, alors comment peut-il se former des ligne de s�paration,
> comme la dorsale au milieu de l'Altlantique, par ex ? On devrait n'avoir
> qu'une seule plaque oc�anique depuis l'Europe jusqu'� l'Am�rique.
Les dorsales sont que l'�volution de rifting continentaux. Il n'y a donc
pas besoin d'�voquer une faiblesse de la plaque oc�anique � l'origine
des dorsales.
Mais pensez-vous vraiment que la cro�te oc�anique soit sans aucune
faiblesse?
> >> Cela donnerait des plaques statiques entre 2 zones de
> >> s�paration, elles-m�mes proches des zones de subsuction.
>
> Rien � y redire, ou pas le temps ?
Non, cette remarque exacte.
Mais il y a des cas plus int�ressant. Regardez le cas de l'antarctique
qui est entour� de dorsales et comporte en plus un rift s�parant sa
partie est de sa partie ouest. Comment expliqueriez-vous ��?
De m�me comment expliqueriez vous la succession d'Ouest en Est dorsale
atlantique, rift est africain, dorsale de l'oc�an indien?
> Ce serait le cas de Juan Fuca Ridge,
> mais c'est un cas particulier, non ?
Le Juan de Fuca Ridge a une zone de subduction � l'Est (Cascades).
>
> >>Et les zones de s�paration seraient des fosses plut�t que
> >> des dorsales, si elles �taient passives.
> > Les dorsales lentes (type Atlantique) comportent une fosses centrale.
>
> "Comportent" une fosse : Ok. Si le terme de dorsale est correct, c'est
> parce qu'il y a une �l�vation du fond de l'oc�an autour de la zone de
> s�paration.
> D'une part, ce soul�vement �voque une remont�e de mati�re depuis le
> manteau inf�rieur jusqu'au manteau sup�rieur.
Pour les dorsales lentes, s'est l'�tirement de la cro�te qui domine,
d'o� la fosse centrale et du relief due � la formation de failles avec
plus ou moins de magmatisme. Je sugg�re la lectrue de cet artiicle:
Modes of faulting at mid-ocean ridges
Nature 434, 719-723 (7 April 2005) - doi:10.1038/nature03358.
>
> Une telle remont�e sera aplatie par la gravit� et s'�c(r)oulera
> horizontalement, jusqu'� trouver un chemin de retour vers les
> profondeurs.
C'est ce qu'il se passe pour les dorsales rapides.
> Hypoth�se H1 : Le mouvement des plaques, s'il n'�tait pas accompagn� d'un
> mouvement �quivalent du manteau, devrait dissiper de l'�nergie par le
> frottement visqueux de la cro�te sur le manteau.
Non, il y a d�couplage de la lithosph�re et du manteau. Voir cet article
de Carlo Doglioni (point 6):
http://dx.doi.org/10.1016/j.tecto.2009.06.012
La low velocity zone correspond � une zone de fonte partielle du manteau
(moins de 1%), sous la lithosph�re et constitue une surface de
d�collement.
Mais est-il possible que la lithosph�re oc�anique glisse sur le manteau
sans se d�former, puisque si elle se d�formait il y aurait sans doute de
nombreux s�ismes intraplaque?
> De l'�nergie il y en a � dissiper, par la dissipation de l'�nergie
> thermique interne de la Terre vers l'espace. Oui mais dans ce cas : la
> traction exerc�e par une plaque en subduction est-elle suffisante pour
> fournir ce travail ? Quoi qu'il en soit (oui ou non): il y a du travail
> dissip� le long de la plaque, suivant le trajet. Alors le travail
> dissipable W=F*l diminue depuis la subduction vers la zone de s�paration,
> puisqu'il est dissip� par hypoth�se.
>
> Si la force F diminuait depuis la zone de subduction vers la zone de
> s�paration, c'est que la plaque pr�senterait des dislocations et
> comporterait donc des faiblesses. Donc F de subduction = f d'extraction.
>
> Si la longueur "l" parcourue � un instant t depuis la zone de subduction
> vers la zone de s�paration diminuait, c'est que la plaque serait
> �lastique. Si c'�tait le cas, le travail absorb� par la zone de
> subduction serait diff�rent du travail fourni par la zone de s�paration.
> � long terme �a ne tient pas car d'une part on absorberait de l'�nergie
> au lieu d'en dissiper et d'autre part la quantit� de mati�re subduite
> (c'est le mot ?) d�passerait la quantit� de mati�re extraite. �a finirait
> par se stabiliser assez vite, non ? donc l engloutie = l extraite.
>
> Et il y a le cas de l'obduction... � quoi ressemble la force qui tire la
> plaque sur la zone de s�paration, dans ce cas ?
Pour les obductions oc�aniques, l'arc progresse vers le continent et
c'est donc la marge passive du continent qui passe progressivement sous
l'arc puis sous la cro�te du back arc (qui forme l'ophiolite).
> La subduction n'est donc peut-�tre pas l'unique moteur de la tectonique
> des plaques (H1 pas ch�re).
Vous allez avoir du mal � convaincre les g�odynamiciens qui argumentent
que c'est au contraire le moteur principal de la tectonique des plaques.
Lire par exemple:
C.P. Conrad, C. Lithgow-Bertelloni, How mantle slabs drive plate
tectonics, Science 298 (5591) (2002) 207-209
> Au cas o� la convection montante serait le seul moteur, on arrive au
> sch�ma inverse, o� toutes les plaques s'�paississent au moindre incident.
>
> En recanche, si le mouvement des plaques est principalement command� par
> les mouvement de convection horizontale du manteau, lui m�me d�limit� par
> les zones de convection verticale, je ne vois plus de probl�me, y compris
> pour expliquer l'obduction.
Les mouvements de lithosph�re contr�ler par des mouvements horizontaux,
c'est un peu le dada de Doglioni. Voir cette page regroupant de ses
principales publications de g�odynamique:
http://tetide.geo.uniroma1.it/sciterra/sezioni/doglioni/Geody.htm
Voir en particulier le tectonophysics 2009 (lire au moins l'intro),
l'EPSL 2007 et son "what moves plates" de 2006.
Mais pour lui, les mouvements horizontaux sont li�s � la rotation de la
plan�te et aux effets de mar�e. Enfin, il cherche... Mais il est encore
loin d'avoir compris ce qu'il se passe.
Oui !
JMS
> On 10 d�c, 00:11, use...@nachon.net (Florian) wrote:
> > JMS <suzz...@univ-angers.fr> wrote:
> > > 2) Mouvement passif, gravitaire par le poids de la plaque qui va
> > > plonger...
> >
> > Bonsoir,
> >
> > Quand tu parles de "la plaque qui va plonger", tu penses � la subduction
> > o� � l'�quilibre isostatique qui �volue au fur et � mesure que la cro�te
> > se refroidit et s'�paissit?
>
> Oui !
euh... oui subduction ou oui isostasie?
L'isostasie n'a pas grand chose à voir avec la dynamique des plaques
océaniques !
> Mais il y a des cas plus int�ressant. Regardez le cas de l'antarctique
> qui est entour� de dorsales et comporte en plus un rift s�parant sa
> partie est de sa partie ouest. Comment expliqueriez-vous ��?
> De m�me comment expliqueriez vous la succession d'Ouest en Est dorsale
> atlantique, rift est africain, dorsale de l'oc�an indien?
Je en sais pas comment Herve Autret l'eplique, mais je suis curieux de le
savoir.
Je vais me pr�parer des chips.
> L'isostasie n'a pas grand chose � voir avec la dynamique des plaques
> oc�aniques !
Un petit peu quand m�me!
Quand on s'�loigne d'une dorsale, la lithosph�re est plus vieille, plus
froide, plus dense et en raison de l'isostasie, elle s'enfonce dans
l'asth�nosph�re. C'est pourquoi il y a une relation entre l'�ge de la
lithosph�re et la profondeur de l'oc�an. Non?
C'est pour cette raison que je te demandai de pr�ciser si par
enfoncement, tu �voquais la subduction o� l'�volution de l'�quilibre
isostatique au fur et � mesure que la cro�te se refroidit et s'�paissit.
Florian wrote:
> pensez-vous vraiment que la croûte océanique soit sans aucune
> faiblesse?
Ça, pour penser, je pense mais, comme aurait dit Coluche, j'ai surtout
des idées. Dans les détails, qu'un phénomène naturel soit sans
irrégularité sur le long terme, j'ai vraiment du mal à le concevoir.
> Regardez le cas de l'antarctique qui est entouré de dorsales et
> comporte en plus un rift séparant sa partie est de sa partie ouest.
> Comment expliqueriez-vous çà? De même comment expliqueriez vous la
> succession d'Ouest en Est dorsale atlantique, rift est africain,
> dorsale de l'océan indien?
Faudrait que je prenne connaissance de la question : z'auriez des liens ?
>> Ce serait le cas de Juan Fuca Ridge, mais c'est un cas
>> particulier, non ?
> Le Juan de Fuca Ridge a une zone de subduction à l'Est (Cascades).
Dans ce cas précis, la subduction peut être à l'origine de la traction
qui sépare les plaques, en effet.
> Pour les dorsales lentes, s'est l'étirement de la croûte qui domine,
Ah bon. Upwelling passif dans ce cas ?
> Modes of faulting at mid-ocean ridges Nature 434, 719-723 (7 April 2005)
> - doi:10.1038/nature03358.
J'esaierai de trouver le temps de le lire, quand je l'aurai (compris ce
que je veux, en plus).
>> Une telle remontée sera aplatie par la gravité et s'éc(r)oulera
>> horizontalement, jusqu'à trouver un chemin de retour vers les
>> profondeurs.
> C'est ce qu'il se passe pour les dorsales rapides.
Ah bon. Upwelling moteur dans ce cas ?
> La low velocity zone correspond à une zone de fonte partielle du manteau
> (moins de 1%), sous la lithosphère et constitue une surface de
> décollement.
De décollement possible ou de décollement avéré ?
> Mais est-il possible que la lithosphère océanique glisse sur le manteau
> sans se déformer, puisque si elle se déformait il y aurait sans doute de
> nombreux séismes intraplaque?
"Nombreux" ... le fût du canon, quoi.
>> Et il y a le cas de l'obduction... À quoi ressemble la force qui tire
>> la plaque sur la zone de séparation, dans ce cas ?
> Pour les obductions océaniques, l'arc progresse vers le continent et
> c'est donc la marge passive du continent qui passe progressivement sous
> l'arc puis sous la croûte du back arc (qui forme l'ophiolite).
"l'arc océanique progresse"... C'est donc la plaque océanique qui pousse,
non ?
> Lire par exemple:
> C.P. Conrad, C. Lithgow-Bertelloni, How mantle slabs drive plate
> tectonics, Science 298 (5591) (2002) 207-209
'ssaierai.
> Les mouvements de lithosphère contrôler par des mouvements horizontaux,
> http://tetide.geo.uniroma1.it/sciterra/sezioni/doglioni/Geody.htm
[...]
> l'EPSL 2007 et son "what moves plates" de 2006.
D'ici à ce que je lise ne serait-ce que 10 % de la biblio que tu
proposes, ça peut prendre du temps.
--
Hervé
Non... Dans la cas des plaques océaniques, l'épaisseur de le croute
océanique basaltique par rapport au manteau supérieur terminal
compte pour quasiment rien...
L'Isostasie est un moyen simple de comprendre ce qui se passe sur/sous
les continents en cas de sur-épaisseur de la croute continentale, pas
pour les océans...
> C'est pour cette raison que je te demandai de préciser si par
> enfoncement, tu évoquais la subduction où l'évolution de l'équilibre
> isostatique au fur et à mesure que la croûte se refroidit et s'épaissit.
>
Je ne pense pas que ce soit important dans le processus ... Enfin, ce
n'est que mon avis
JMS
> Bonjour,
Bonjour,
> Florian wrote:
> > Regardez le cas de l'antarctique qui est entour� de dorsales et
> > comporte en plus un rift s�parant sa partie est de sa partie ouest.
> > Comment expliqueriez-vous ��? De m�me comment expliqueriez vous la
> > succession d'Ouest en Est dorsale atlantique, rift est africain,
> > dorsale de l'oc�an indien?
>
> Faudrait que je prenne connaissance de la question : z'auriez des liens ?
Non, mais vous pouvez consulter
http://nachon.free.fr/GE/oldestfloor/antarctic.gif
http://nachon.free.fr/isochrons/antarctic3.png
http://nachon.free.fr/isochrons/antarctic-retrofit.gif
http://fr.wikipedia.org/wiki/Plaque_antarctique
http://fr.wikipedia.org/wiki/Plaque_africaine
> > Un petit peu quand m�me!
> > Quand on s'�loigne d'une dorsale, la lithosph�re est plus vieille, plus
> > froide, plus dense et en raison de l'isostasie, elle s'enfonce dans
> > l'asth�nosph�re. C'est pourquoi il y a une relation entre l'�ge de la
> > lithosph�re et la profondeur de l'oc�an. Non?
>
>
> Non... Dans la cas des plaques oc�aniques, l'�paisseur de le croute
> oc�anique basaltique par rapport au manteau sup�rieur terminal
> compte pour quasiment rien...
??? Je ne vois pas ce que vient faire l'�paisseur du manteau sup�rieur
dans cette histoire.
J'ai l'impression que l'on ne se comprend pas. Je reformule. Quand on
s'�loigne de la dorsale, la cro�te oc�anique est de plus en plus dense
et donc l'�quilibre isostatique sera atteint � un point d'enfoncement
plus profond dans le manteau. D'accord?
> �a, pour penser, je pense mais, comme aurait dit Coluche, j'ai surtout
> des id�es. Dans les d�tails, qu'un ph�nom�ne naturel soit sans
> irr�gularit� sur le long terme, j'ai vraiment du mal � le concevoir.
N'est-ce pas. Et consid�rer que la lithosph�re oc�anique soit
suffisamment r�sistante pour �tre tir�e sur des milliers de km, alors
que sur tous les profils sismiques on voit des failles partout et �
toutes les �chelles, me para�t surprenant.
M�me remarque si elle est pouss�e. Il devrait y avoir chevauchement d�s
la premi�re faille rencontr�e.
> > Regardez le cas de l'antarctique qui est entour� de dorsales et
> > comporte en plus un rift s�parant sa partie est de sa partie ouest.
> > Comment expliqueriez-vous ��? De m�me comment expliqueriez vous la
> > succession d'Ouest en Est dorsale atlantique, rift est africain,
> > dorsale de l'oc�an indien?
>
> Faudrait que je prenne connaissance de la question : z'auriez des liens ?
Google Earth et le fichier kmz t�l�chargeable sur le lien suivant
permettent de facilement visualiser ces probl�mes:
http://nachon.free.fr/GE/Welcome.html
> > Pour les dorsales lentes, s'est l'�tirement de la cro�te qui domine,
>
> Ah bon. Upwelling passif dans ce cas ?
Oui.
> > C'est ce qu'il se passe pour les dorsales rapides.
>
> Ah bon. Upwelling moteur dans ce cas ?
Oui.
[...]
> > La low velocity zone correspond � une zone de fonte partielle du manteau
> > (moins de 1%), sous la lithosph�re et constitue une surface de
> > d�collement.
>
> De d�collement possible ou de d�collement av�r� ?
Les arguments en faveur d'un d�collement/d�couplage sont d�velopp�s dans
le point 6 de l'article que j'ai mis en r�f�rence dans mon pr�c�dent
post: http://dx.doi.org/10.1016/j.tecto.2009.06.012
[...]
> > Pour les obductions oc�aniques, l'arc progresse vers le continent et
> > c'est donc la marge passive du continent qui passe progressivement sous
> > l'arc puis sous la cro�te du back arc (qui forme l'ophiolite).
>
> "l'arc oc�anique progresse"... C'est donc la plaque oc�anique qui pousse,
> non ?
Non, car dans ce cas de figure il s'agit d'une plaque oc�anique (celle
bordant le continent) contre une autre plaque oc�anique (celle derri�re
l'arc). Le moteur est la plaque oc�anique bordant le continent qui
s'enfonce progressivement mais sans avancer (slab roll-back).
> D'ici � ce que je lise ne serait-ce que 10 % de la biblio que tu
> proposes, �a peut prendre du temps.
Mais nous avons tout notre temps :-)
> > Regardez le cas de l'antarctique qui est entour� de dorsales et
> > comporte en plus un rift s�parant sa partie est de sa partie ouest.
> > Comment expliqueriez-vous ��? De m�me comment expliqueriez vous la
> > succession d'Ouest en Est dorsale atlantique, rift est africain,
> > dorsale de l'oc�an indien?
>
> Faudrait que je prenne connaissance de la question : z'auriez des liens ?
Si �� peut aider, j'ai quelques figures repr�sentant la situation autour
de l'antarctique:
http://nachon.free.fr/isochrons/antarctica.jpg
http://nachon.free.fr/isochrons/antarctic2.png
http://nachon.free.fr/isochrons/antarctic3.png
> Google Earth et le fichier kmz téléchargeable sur le lien suivant
> permettent de facilement visualiser ces problèmes:
> http://nachon.free.fr/GE/Welcome.html
Merci mais Gougoulerse ne marche pas chez moi. J'ai essayé de faire une
séquence animée avec imagemagick, gimp, etc. Marche pô. Mais je
réssaierai.
> Les arguments en faveur d'un décollement/découplage sont développés dans
> le point 6 de l'article que j'ai mis en référence dans mon précédent
> post: http://dx.doi.org/10.1016/j.tecto.2009.06.012
Ok : s'il y a un tel découplage, alors la convection du manteau n'est
finalement pas nécessaire pour expliquer le mouvement des plaques.
La Fig 11 montre des remontées de matière passives et superficielles, en
dehors de la zone de découplage... pourquoi ? Si elle est si fluide,
alors c'est elle qui peut être le siège du "drag" ; mais s'il a lieu dans
le manteau, pourquoi seulement en surface ?
Tant que j'y suis : au point 7 de l'article (modèle), pourquoi le couple
de freinage s'exerce-t-il davantage sur la lithosphère que sur le
manteau ? L'effet de marée s'exerce surtout en surface car sa cause (la
lune) est plus proche ; ça peut donc "le faire".
Également, le cheminement global des plaques selon un trajet à 28 degrés
n'est pas explicité ; pourquoi n'observe-t-on pas plutôt un trajet selon
le plan moyen de l'orbite lunaire à 18 degrés ?
>> "l'arc océanique progresse"... C'est donc la plaque océanique qui
>> pousse, non ?
> Non, car dans ce cas de figure il s'agit d'une plaque océanique (celle
> bordant le continent) contre une autre plaque océanique (celle derrière
> l'arc). Le moteur est la plaque océanique bordant le continent qui
> s'enfonce progressivement mais sans avancer (slab roll-back).
Je ne vois pas. Il y a des exemples ?
--
Hervé
> Florian :
>
> > Google Earth et le fichier kmz t�l�chargeable sur le lien suivant
> > permettent de facilement visualiser ces probl�mes:
> > http://nachon.free.fr/GE/Welcome.html
>
> Merci mais Gougoulerse ne marche pas chez moi.
> > Les arguments en faveur d'un d�collement/d�couplage sont d�velopp�s dans
> > le point 6 de l'article que j'ai mis en r�f�rence dans mon pr�c�dent
> > post: http://dx.doi.org/10.1016/j.tecto.2009.06.012
>
> Ok : s'il y a un tel d�couplage, alors la convection du manteau n'est
> finalement pas n�cessaire pour expliquer le mouvement des plaques.
> La Fig 11 montre des remont�es de mati�re passives et superficielles, en
> dehors de la zone de d�couplage... pourquoi ?
O� ��? sous la dorsale? Je vois pas clairement de fl�che qui remonte sur
la figure.
> Si elle est si fluide,
> alors c'est elle qui peut �tre le si�ge du "drag" ; mais s'il a lieu dans
> le manteau, pourquoi seulement en surface ?
drag=entrainement
L'entra�nement est logiquement moins efficace si la viscosit� est plus
�lev�e.
> Tant que j'y suis : au point 7 de l'article (mod�le), pourquoi le couple
> de freinage s'exerce-t-il davantage sur la lithosph�re que sur le
> manteau ? L'effet de mar�e s'exerce surtout en surface car sa cause (la
> lune) est plus proche ; �a peut donc "le faire".
C'est intuitif, mais est-ce vraiment correct?
> �galement, le cheminement global des plaques selon un trajet � 28 degr�s
> n'est pas explicit� ; pourquoi n'observe-t-on pas plut�t un trajet selon
> le plan moyen de l'orbite lunaire � 18 degr�s ?
Il est �crit dans le papier que le plan de r�volution lunaire est
inclin� de 28� par rapport � l'�quateur en pr�cisant que l'overlap est
intermittent. Mais le plan de l'orbite lunaire varie de 18.29� � 28.58�
> >> "l'arc oc�anique progresse"... C'est donc la plaque oc�anique qui
> >> pousse, non ?
> > Non, car dans ce cas de figure il s'agit d'une plaque oc�anique (celle
> > bordant le continent) contre une autre plaque oc�anique (celle derri�re
> > l'arc). Le moteur est la plaque oc�anique bordant le continent qui
> > s'enfonce progressivement mais sans avancer (slab roll-back).
>
> Je ne vois pas. Il y a des exemples ?
Le Sunda/Banda arc pr�sent� comme entrant en collision avec la marge
australienne est sens� �tre repr�sentatif de la fin du processus. L'arc
h�ll�nique aussi en M�diterran�e orientale.
Pour tout ce qui est slab rollback, migration de fosses, formation de
backarc, il y a ce papier de Mantovani qui est pas mal car il r�sume la
situation:
Mantovani et al "Back arc extension: which driving mechanism?" 2001.
Journal of the Virtual Explorer , 3, 17-45.
http://stepanez.de/ProbaPDF/mantovani.BackArcpdf.pdf