--
Ronano
A la "création", il n'y avait pas de station météo.
Sinon le mini enregistré sur terre est de -88,3 °C à la station Vostok en
antarctique (hémisphére nord : -78°C en sibérie). Je n'ai pas les dates.
Sur mars, c'est de -140 °C à -170°C autant qu'on le sache (temperature
moyenne -63 °C)
F.
--
http://lempel.net
B. Lempel
______________________________________
"Ronano" <x...@xxx.fr> a écrit dans le message de news:
mn.43047d5b3...@xxx.fr...
j'imagine que certains ont probablement dû s'amuser à essayer de
modéliser, calculer, simuler ce genre de choses on ?
Ouaip, mais c'est étonnament difficile... En fait on n'a pas tant que
ca de "thermomètres" fiables pour connaître les températures du passé à
partir des archives géologiques. Et pour ce qui est de les modéliser...
Il faudrait être sur de la composition atmosphérique passée, et c'est
pas gagné non plus.
Les archives géologiques nous disent ...
-- Qu'il y avait de l'eau libre (peut être pas partout ni tout le
temps) à la surface de la Terre, dès les plus anciennes roches
(sédimentaires) connues, soit vers 3.8 Ga (peut être) et en tout cas
3.5 Ga. Ca fait un Ga après la formation de la Terre, quand même.
-- Qu'il y a des traces de glaciation vers 2.7 Ga
Donc ca nous oriente vers des températures globalement dans la même
gamme que maintenant, depuis très longtemps --au moins 3.5 ou 3.8 Ga,
j'aurais tendance à extrapoler jusqu'à 4.0. Avant... C'était plus ou
moins la période d'accrétion de la Terre, l'atmosphère était sans doute
bizarre, on ne sait pas trop non plus que penser du rayonnement
solaire....
Pour ce qui est des fluctuations à relativement court terme
(glaciations quaternaires), pour lesquelles on a de meilleures données,
le problème est qu'on ne connaît en fait --même dans ce cas-- guère que
des moyennes, ou des températures dans des endroits particuliers (fond
océaniques typiquement, aux températures très stables). On tombe sur
des variations globales n'excédant pas --en moyenne, toujours-- la
dizaine de degrés dans chaque sens.
Donc, grosso modo, il est raisonnable de penser que la Terre a, depuis
au moins 4.0 Ga, connu le même genre de températures, c'est à dire
entre -100 et +100 en prenant des bornes extrêmes, autour d'une moyenne
allant de 0 à +30 (moyenne actuelle : +14 °C). On n'a pas ou peu de
raisons de penser qu'il puisse y avoir des fluctuations plus
importantes que ça.
Evidemment, c'est logique puisque c'est, au premier ordre, contraint
par la position de la Terre dans le système solaire (à 150 millions de
km du soleil), qui détermine la quantité d'énergie qu'elle reçoit.
Quelle proportion elle en "garde" dépend, bien sûr, de l'intensité de
l'effet de serre, c'est à dire de la densité de son atmosphère (en
gros). Si on prend des extrêmes, l'effet de serre peut contribuer
jusqu'à 300 ou 400 °C de réchauffement (par rapport à un "corps noir"),
par exemple sur Vénus (qui a une atmosphère incroyablement dense).
Donc, les extrêmes théoriques pour une planète sur l'orbite de la Terre
vont (pour des moyennes) de, disons, -100 ou -150 à +200 ou +300 °C.
S'agissant de moyennes, ca veut dire qu'on peut sans doute rajouter une
cinquantaine de degrés de chaque coté pour les fluctuations maxi.
Dans le cas de la Terre, ceci dit, il y a peu de chance que toute cette
"gamme" ait été explorée. La quantité d'énergie reçue peut varier un
peu au cours de l'histoire de la Terre (le soleil, je crois, a vu son
activité augmenter d'une vingtaine de % depuis 4 Ga). La densité de
l'atmophère a quant à elle sans doute plutôt décru, mais probablement
pas d'une valeur énorme (arguments isotopiques, bilans de masse, etc.)
--les deux effets semblent plus ou moins se compenser. Donc, on semble
au cours de l'histoire de la Terre tourner autour du même genre de
températures moyennes, ce qui n'est pas choquant au vu des donnés
géologiques (pour fragmentaires qu'elles soient).
JF
--
J.-F. Moyen
http://moyen.free.fr
Attention adresse anti-spam
... et d'une atmosphère bien moins dense, ce qui entraine un effet de
serre quasi inexistant (il contribue qq dizaines de degrés à la
température de surface, contre 100 ou 200 °c sur Terre).
-couic-
merci !!!!
Pas seulement l'éloignement, mais surtout une pression atmosphérique ne
dépassant guére 6 hPa, même si la fCO2 trés elevée aurait tendance un
fournir un effet de serre (trés relatif). Ce que vous citez sont d'ailleurs
plutôt des extrémes (nuit polaire hivernale et midi à l'équateur en été -
quoique 22°C maxi ont été observé dans ce dernier cas).
F.
La précession a la même période sur Mars et sur Terre ?
Oui. bon, on fait un peu plus que supputer, à vrai dire; on a quand
même des arguments et des contraintes qui permettent, au moins,
d'éliminer des hypothèses et de borner le possible. Maintenant, c'est
clair que la précision et la fiabilité de ces contraintes sont ...
variables.
J'ai en effet appris ce matin que dans les banques de sperme, les
spermatozoïdes des donneurs étaient congelés à -196°C.
Tans pis, je vais faire avec Jupiter...
--
Ronano
Température de l'azote à son point d'ébullition
sous la pression atmosphérique.
--
Michel
Anecdote
Il y a quelques années, un très médiatique astrophysicien
prétendait que le relief de Mars était du à des rivières
de CO2 liquide.
Jusqu'à je lui dise que dans le domaine de température et pression
de l'atmosphère martienne le CO2 liquide ne peut pas exister. :-)
--
Michel
100 ou 200 °c sur Terre ? J'ai retenu que sans l'effet de serre, la
température moyenne sur Terre serait de -18°C au lieu de 15°C. (?...)
Pour revenir à la remarque de Jojolapin, il n'y a pas que l'éloignement
de la planète par rapport au Soleil qui entre en compte. Il y a aussi
l'albedo, ainsi que l'effet de serre, qui est faible sur Mars à cause
de la modeste gravité de cette planète (dimension * densité trop
faible):
De la glace existe aux pôles de Mars, mais pas d'eau liquide. Les
images de la surface de Mars montrent cependant que cette eau liquide
existait avant -3,5 milliards d'années (fleuves et lits de rivières,
traces de rivages probables ...). Donc que la température et la
pression étaient plus fortes qu'aujoud'hui.
La gravité martienne, faible (0,4 fois la gravité terrestre) ne
retenait qu'imparfaitement l'atmosphère (C02, N2, H2O), qui s'échappait
progressivement dans l'espace. Cette perte progressive d'atmosphère a
entraîné directement une diminution de pression, et indirectement une
diminution de température (par diminution de l'effet de serre).
--
Ronano
> Anecdote
> Il y a quelques années, un très médiatique astrophysicien
> prétendait que le relief de Mars était du à des rivières
> de CO2 liquide.
> Jusqu'à je lui dise que dans le domaine de température et pression
> de l'atmosphère martienne le CO2 liquide ne peut pas exister. :-)
Je rebondis sur l'anecdote pour poser une question fondamentale de
béotien:
Vénus et Mars ont des atmosphères étonnamment voisines dans leur
composition (essentiellement du CO2). La Terre fait donc figure
d'"anomalie". Pourquoi y a-t'il autant d'oxygène et aussi peu de CO2
sur Terre, comparé à ses voisines ?
Pour mémoire:
L'atmosphère de Vénus contient 96% de dioxyde de Carbone (CO2), 3.5%
d'azote moléculaire (N2), des traces de vapeur d'eau (H2O), du dioxyde
de souffre (SO2) et des nuages d'acide sulfurique (H2SO4).
L'atmosphère de Mars contient 95% de CO2, 3% de N2, 2% d'Argon (Ar),
des traces d'oxygène moléculaire (O2), de la vapeur d'eau de même que
des nuages de poussières ténus.
L'atmosphère de la Terre contient 78% de N2, 21% de O2 et des traces
d'Ar, de CO2, de Néon (Ne) et de vapeur d'eau.
(La grande différence entre l'atmosphère de Mars et celle de Vénus
vient du fait que la pression atmosphérique au niveau du sol y est 100
fois moindre que sur Terre.)
La grande différence entre l'atmosphère de Mars et celle de Vénus vient
du fait que la pression atmosphérique au niveau du sol y est 100 fois
moindre que sur Terre. L'atmosphère est si ténue qu'elle ne parvient
pas à retenir le peu de chaleur qu'elle reçoit du Soleil; la
température au sol fluctue donc de 20 degrés le jour à l'équateur à
moins 140 degrés la nuit aux pôles.
--
Ronano
A cause de la vie : la présence d'oxygéne dans l'atmosphére est une
conséquence de l'apparition de la photosynthése (pour faire cours).
Pour aller plus loin; en imaginant qu'un jour nos moyens d'observation
permettraient de tracer le portrait de l'atmosphére d'une hypthétique
exoplanéte tellurique et qu'on trouvait de l'O2 moléculaire dedans, on
pourrait être sur à 99.99% qu'il y aurait de la vie sur cette planéte.
> (La grande différence entre l'atmosphère de Mars et celle de Vénus vient
> du fait que la pression atmosphérique au niveau du sol y est 100 fois
> moindre que sur Terre.)
94 fois supérieure à celle de la Terre, dans le cas de Venus
F.
> La Terre fait donc figure
> d'"anomalie". Pourquoi y a-t'il autant d'oxygène et aussi peu de CO2
> sur Terre, comparé à ses voisines ?
Même réponse que François, sauf que je ne suis pas aussi sûr que la présence
d'oxygène soit un indicateur de vie. Ca veut seulement dire qu'il y a un
processus de régénération de l'oxygène
--
Oncle Dom
http://perso.wanadoo.fr/oncle.dom/
Euh, oui, tu as raison, je ne sais pas pourquoi j'avais mémorisé -100
°C pour la température d'équilibre au niveau de l'orbite de la Terre.
Les chiffres corrects semblent être plutôt -20 °C. M'ai trompu.
Cf. par exemple les chiffres et les détails du calcul sur Planet-Terre:
http://www.ens-lyon.fr/Planet-Terre/Infosciences/Climats/Rayonnement/Articles/temperaturesurface.html
>
> Pour revenir à la remarque de Jojolapin, il n'y a pas que l'éloignement de la
> planète par rapport au Soleil qui entre en compte. Il y a aussi l'albedo,
> ainsi que l'effet de serre, qui est faible sur Mars à cause de la modeste
> gravité de cette planète (dimension * densité trop faible):
La gravité ne semble pas tout expliquer (même si c'est un facteur
important). Voir le cas de vénus, sensiblement de la même taille que la
Terre mais avec une atmosphère considérablement plus dense --et,
partant, un effet de serre autrement plus fort, qui contribue, pour le
coup, dans les 400 °C à la température (cf. courbes sur la page
ci-dessus).
>
> De la glace existe aux pôles de Mars, mais pas d'eau liquide. Les images de
> la surface de Mars montrent cependant que cette eau liquide existait avant
> -3,5 milliards d'années (fleuves et lits de rivières, traces de rivages
> probables ...).
Ca, c'est pas tout à fait sur. Si Gilles est dans le secteur, il
t'expliquera qu'une partie des sédimentologues considèrent que les
structures observées et interprétées comme des structures liées à de
l'eau liquide pourraient aussi s'interpréter comme d'origine éolienne.
Maintenant que j'y pense, on a du en causer il y a un an ou 18 mois sur
fsg...
En fait, il semblerait que les planétologues se soient emballés sur ce
point, qu'ils aient tellement voulu voir de l'eau libre sur Mars (ce
qui, en plus, fait plaisir au public et aide à assurer le pérennité du
budget de recherche...) qu'ils se sont un peu laisser emporter.
Ceci dit, je pense quand même qu'une partie au moins de ces structrures
sont bel et bien liées à l'eau, et que tout interpréter comme éolien,
c'est pousser dans l'autre sens !
>Donc que la température et la pression étaient plus fortes
> qu'aujoud'hui.
> La gravité martienne, faible (0,4 fois la gravité terrestre) ne retenait
> qu'imparfaitement l'atmosphère (C02, N2, H2O), qui s'échappait
> progressivement dans l'espace. Cette perte progressive d'atmosphère a
> entraîné directement une diminution de pression, et indirectement une
> diminution de température (par diminution de l'effet de serre).
Vi, vi, c'est le modèle "conventionnel"...
Une atmosphère réductrice et riche en CO2, ca semble correspondre à une
atmosphère "primitive", c'est à dire celle qui se forme lors de
l'accrétion initiale de la planète
/* en résumé : on fait une grosse boule de matière de composition
primoridale, on dit "chondritique" du nom des météorites préservées qui
ont cette composition. Cette accrétion dégage des masses d'énergie
cinétique/gravitationelle, plu qu'il n'en faut pour tout faire fondre.
On hérite donc d'une boule de matière en fusion, dans laquelle en gros
on "trie" les éléments chimiques en trois grandes catégories : les
sidérophiles vont former le noyau (Fe, Ni surtout); les oxygéno-philes
la partie silicatée de la planète (sur Terre, manteau+croûte, qui se
différencient par la suite); les légers forment l'atmosphère (au sens
large, atmo + hydrosphère).
Au premier ordre, les éléments sont triés du coeur à la périphérie du
système, les lourds sont plus abondants au centre, les légers à la
périphérie : Mercure a, relativement à sa taille, un noyau plus gros
que la Terre, qui elle-même a un noyau plus gros que Mars. */
Cette atmosphère primitive va plus ou moins se différencier, par
différents processus en système plus ou moins clos (fin du dégazage de
la partie silicatée, apports météoritiques, différenciation ... )
Donc, Mars et Vénus ont une atmosphère plus primitive que la Terre.
>> La Terre fait donc figure
>> d'"anomalie". Pourquoi y a-t'il autant d'oxygène et aussi peu de CO2
>> sur Terre, comparé à ses voisines ?
> Même réponse que François, sauf que je ne suis pas aussi sûr que la présence
> d'oxygène soit un indicateur de vie. Ca veut seulement dire qu'il y a un
> processus de régénération de l'oxygène
En fait c'est plus subtil que ça. Pour passer d'une atmosphère
primitive à une atmosphère oxydante à O2, il faut en effet séparer C et
O2; et il n'y a guère que la photoshynthèse qui sache faire ça (c'est
une réduction du C, ce qui consomme de l'énergie, et est donc difficile
à faire naturellement). Mais il faut aussi empêcher C et O2 de se
recombiner (c'est une oxydation, exothermique en plus, donc très facile
à faire !!).
De fait, un écosystème en équilibre ne libère ni ne consomme d'O2 ou de
CO2 : la photosynthèse est à peu près compensée par la respiration.
Autre façon de voir les choses, un écosystème "mature" (évidemment, si
il est en croissance ou en diminution, c'est un autre problème) ne voit
pas sa masse augmenter ou diminuer, ce qui illustre bien cet équilibre.
L'astuce est donc de séparer physiquement C et O2 pour les empêcher de
se recombiner.
Sur Terre, les deux choses sont très séparées dans le temps. La
photosynthèse apparait au moins vers 3.5 Ga et sans doute à 3.8 (à 3.5,
on a des fossiles de cyanobactéries photosynthétiques; à 3.8 des traces
de C réduit dont les rapports isotopiques suggèrent qu'ils aient pu se
former par photosynthèse). Dès cette période, il y a des indices
géologiques qui montrent qu'il existait au moins des "poches" oxydantes
(riches en O2) sur Terre (des roches avec du fer oxydé --BIF, ou
"banded iron formations"); les plus anciens BIF sont du même âge (3.5
je suis certain, 3.8 faudrait que je vérifie).
Une autre chose qui peut affecter la teneur en CO2 de l'atmosphère,
c'est l'érosion (l'altération plutôt, c'est à dire la partie "chimique"
des processus érosifs). Les réactions d'altération sont, en effet,
consommatrices de cO2. La plus simple, celle des carbonates :
CaCO3 + CO2 = 2 CO3(2-) + Ca2+ (je vous laisse équilibrer...) : le CO2
atmosphérique se retrouve piégé dans les eaux d'altération sous forme
d'ions CO3. L'altération des silicates donne le même genre de
réactions, avec le même effet. La aussi, si on trouve un moyen de
piéger ces carbonates (typiquement, en les collant dans des sédiments
!), on baisse la teneur en CO2 atmosphérique (par contre, ca ne règle
pas le cas de O2, il faut faire jouer la photosynthèse...).
Mais l'atmosphère semble largement réductrice (et dominée par le CO2)
jusque vers, oh... 2.5 ou 2.0 Ga, apparement (quoi que ce soit
maintenant un peu contesté, par exemple par Ohmoto et al.).
Ca pose donc la question de ce qui se passe vers 2.5 ou 2.0 Ga, qui
permette de basculer vers une atmosphère oxydante/à O2.... ou, en
d'autres termes, de pourquoi --alors que dans les deux cas la
photosynthèse existait-- avant 2.5 Ga C et O2 se recombinaient, et plus
après 2.5.
- - - - - - -
.. on pénêtre maintenant dans le domaine des spéculations --celles qui
me font vivre, pour être précis.
Avant 2.5 ou 2.0 Ga, on est dans la période appelée "Archéen". A
l'archéen, pas mal de choses étaient différetes. La nature des roches
semble un peu différence de ce qu'on trouve à l'heure actuelle (pour
les curieux : chercher TTG ou komatiite...); les structures tectoniques
n'étaient pas non plus les mêmes; etc. L'ampleur des différences avec
la période actuelle est mal connue (je fais partie de ceux qui pensent
que les différences étaient mineures, mais tout le monde n'est pas
d'accord !).
L'idée générale est que à cette période, l'intérieur de la Terre était
plus chaud (parce que la chaleur se produit surtout par désintégration
d'éléments radio-actifs, et ceux la, quand ils sont désintégrés, ils
sont plus la .. donc la production de chaleur n'a pu que baisser au
cours du temps). Ceci se traduit par une tectonique des plaques plus
active (plus petits continents, se déplaçant plus vite; subductions
plus énergiques); par une croûte plus chaude, et donc plus ductile, ce
qui rend difficile de construire des reliefs importants (et donc rend
l'érosion très peu efficace, on érode mal une plaîne...); et sans doute
ce qui limite l'extension géographique des domaines stables
(plate-formes), qui dans la Terre moderne sont les sites favoris de la
sédimentation.
L'astuce est donc la suivante :
Vers la fin de l'Archéen, en raison du refroidissement de la Terre, on
change progressivement de style tectonique; on commence à pouvoir
consruire des montagnes dignes de ce nom; on commence à avoir des
continents assez stables pour permettre des grandes accumulations
sédimentaires, et pour avoir des marges et des plate-formes assez
grandes pour que les cyanophycées puissent se dévelloper de façpon
spectaculaire.
Ce changement tectonique a plusieurs conséquences :
- L'apparition des montagnes favorise l'érosion, donc le piégeage de
CO2;
- En même temps, la stabilité accrue des continents permet le piégeage
des sédiments et leur persistance; maintenant, quand du C se retrouve
coincé dans des sédiments, il n'en bouge plus et ne retourne pas illico
dans l'atosphère;
- Et l'augmentation des p.f. permet aux cyanophycées de se dévelloper
massivement, ce qui permet le dévellopement de la photosynthèse de
façon industrielle. Comme les continents sont maintenant plus stables,
il est possible de piéger (toujours dans les sédiments) les produits de
la photosynthèse, et laisser seulement O2 dans l'atmosphère.
- En plus, le refrodissement de la Terre résulte aussi en la diminution
de l'activité volcanique, qui a aussi comme conséquence de libérer du
cO2 dans l'atmosphère. Donc, le flux de cO2 vers l'atmosphère baisse,
lui aussi.
Donc, vers 2.5 - 2.0 Ga, ce qui se passe se résume à un transfert net
de C depuis l'atmosphère vers les sédiments, ce qui affecte
spectaculairement la composition atmo. Les agents de ce transfert,
c'est la photosynthèse et sans doute l'altération.
La ou l'histoire devient tragique, c'est que les cyanophycées sont des
petites choses délicates qui aiment bien les milieux plutôt réducteurs
(à l'heure actuelle, on les trouve dans des eaux confinés, des baies
étroites, des lagunes....). Leur action énergique sur la composition
atmosphèrique a donc (de leur point de vue !) une triste conséquence,
celle d'empoisonner leur environnement et de provoquer sinon leur
extinction, du moins leur fort déclin. La pire pollution atmosphérique
de l'histoire... :-))
> > Même réponse que François, sauf que je ne suis pas aussi sûr que la
présence
> > d'oxygène soit un indicateur de vie. Ca veut seulement dire qu'il y a un
> > processus de régénération de l'oxygène
>
> En fait c'est plus subtil que ça. Pour passer d'une atmosphère
> primitive à une atmosphère oxydante à O2, il faut en effet séparer C et
> O2; et il n'y a guère que la photoshynthèse qui sache faire ça (c'est
> une réduction du C, ce qui consomme de l'énergie, et est donc difficile
> à faire naturellement).
Ce que je voulais dire, c'est dans un système complexe, avec différents
milieux qui peuvent échanger des gaz entre eux, si on imagine une
combinaison de catalyseurs, et une température convenable (qui peut varier
par rotation de la planète), il ne parait pas exclu qu'on puisse trouver une
proportion inattendue d'oxygène, sans qu'il y ait une véritable vie. Mais
c'est sûr que la photosynthèse en ferait plus
A part ça, merci pour toutes ces précisions
> Je voudrais connaître la température minimale qu'ait connu un endroit
> de la Terre depuis sa création.
> Idem pour Mars. merci.
En relisant ton post, je vois que tu ne précise rien quant à la date, à
la localisation, à l'étendue de l'endroit à cette température, ou là a
cause
Dans ces conditions la température la plus basse observée sue terre, est
de moins de 1K... dans un laboratoire de physique ;-)
--
Oncle Dom
_________
http://perso.wanadoo.fr/oncle.dom/
C'est justement ce que je voulais connaître...
> Dans ces conditions la température la plus basse observée sue terre, est
> de moins de 1K... dans un laboratoire de physique ;-)
Bonne réponse de l'Oncle Dom ! (Hu Hu Hu)
...Donc précisons: indépendamment des humains.
--
Ronano
> Donc, vers 2.5 - 2.0 Ga, ce qui se passe se résume à un transfert net de C
> depuis l'atmosphère vers les sédiments, ce qui affecte spectaculairement la
> composition atmo. Les agents de ce transfert, c'est la photosynthèse et
> sans doute l'altération.
Ce qui m'échappe dans ce processus, c'est que la composition de
l'atmosphère terrestre a quand même fini par se stabiliser à 21 % d'O2
(il me semble en tous ca sque c'est un état stabilisé, avec seulement
quelques variations de 2ème ordre).
2 hypothèses pour expliquer cette stabilisation:
1) soit les zones sédimentaires disponibles pour piéger le Carbone sont
arrivées à saturation
2) soit l'O2 s'est stabilisé à 21%, quand tout le CO2 nécessaire à sa
production s'épuisé.
De fait, la teneur en CO2 de l'atmosphère est très faible (quoiqu'en
augmentation problématique actuellement), ce qui tendrait à acréditer
la deuxième hypothèse. Mais si elle est très faible, elle n'est pas
nulle ! Pourquoi donc avons-nous atteint un équilibre avec une aussi
faible teneur en CO2 (de l'ordre de 300 ppm) sans l'épuiser
complètement ?
En ce qui concerne le processus de consommation de CO2 par altération,
je ne vois pas comment il aurait pu s'arrêter puisque l'érosion existe
en permanence encore aujourd'hui.
Pour la teneur en N2 de l'atmosphère terrestre (78%), tu n'en parles
pas, je suppose que c'est une explication analogue avec des composés
contenant de l'azote...
--
Ronano
La période de rotation de la planète n'entre-t'elle pas également en
compte ?
Sur Vénus, l'année dure 225 jours terrestres, mais un jour vénusien
dure plus longtemps: 243 jours terrestres !
Cela implique de belles hétérogénéités de température à la surface de
Vénus, avec des endroits durablement "cramés" par l'exposition au
Soleil et d'autres durablement dans l'obscurité.
--
Ronano
Vu la densité de l'atmosphére et les vents qui y circules, les différences
jour/nuit en termes de température sont proportionnellement trés faibles.
> 2) soit l'O2 s'est stabilisé à 21%, quand tout le CO2 nécessaire à sa
> production s'épuisé.
>
> De fait, la teneur en CO2 de l'atmosphère est très faible (quoiqu'en
> augmentation problématique actuellement), ce qui tendrait à acréditer
> la deuxième hypothèse. Mais si elle est très faible, elle n'est pas
> nulle ! Pourquoi donc avons-nous atteint un équilibre avec une aussi
> faible teneur en CO2 (de l'ordre de 300 ppm) sans l'épuiser
> complètement ?
Parce que la végétation sert de tampon régulateur
Ronanon est bien un con de formations SVT. On observe on observe
et puis on postule des conneries !
Ah les SVT ! C'est vraiment des supputations littéraires.
Que du vent des hypothèses et de beaux discours
qui finissent par des diatribes antinucléaires !
La température la plus froide enregistrée sur Terre (depuis que l'on a
commencé à la mesurer) a été de -89°C soit - 129°F à la station Vostok
en Antarctique le 21 juillet 1983
sources : http://www.70south.com/resources/environment/weather
http://www.antarcticconnection.com/antarctic/stations/vostok.shtml
Adelie