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secteur electronique saturé ?

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Regis P

unread,
Jun 30, 2004, 5:14:08 PM6/30/04
to
Bonjour,


Je me suis fait licencié en 2003 par une charmante société de services
genre Brime (c'est pas eux mais c'est le même genre).
J'occupais un poste de technicien dessinateur électronique dans
l'automobile.

J'ai 35 ans et un Dut génie electrique en 1991. Ma question est assez
simple. Dois-je persévérer dans le secteur électronique ? J'y crois de
moins en moins au fur et à mesure de ma recherche d'emploi. En effet,
les offres d'emplois demandent très souvent des compétences que je n'ai
pas et qu'il est difficile de trouver des stages (essayer de trouver un
stage de développement sur FPGA ou CAO mentor avec le bon background
technique autour qui va bien...) et bien sûr, je n'ai pas l'expérience
du développement qui va bien.

Je fais le CNAM mais les connaissances apportées sont très théoriques et
ne correspondent pas vraiment à ce qui est demandé dans les entreprises.

Je rêverais de travailler sur des systêmes de télécommunications en
conception et de trouver un poste en ce sens. C'est pas gagné.
Par exemple, j'ai prospecté du côté de Toulouse. On me demande, bien sûr
d'avoir déjà fait de "l'avion". On me demande de connaître "les
logiciels de CAO" de l'aéronautique (sic)...on me demande bien sûr
d'avoir une expérience significative dans ce domaine...
bref, c'est mal parti et ce qu'il y a de sûr c'est que je refuse de
rester une nouvelle année à ne rien faire et à chercher bêtement une
aiguille dans une meule de foin.

Avez-vous un conseil, une idée ? Où reste-t-il du travail en
électronique aujourd'hui ?


Régis


SRV

unread,
Jun 30, 2004, 6:25:20 PM6/30/04
to
"Regis P" <dmar...@tiscali.fr> a écrit dans le message de
news:cbvaet$e5i$1...@news.tiscali.fr...

> Bonjour,
>
>
> Je me suis fait licencié en 2003 par une charmante société de services
> genre Brime (c'est pas eux mais c'est le même genre).
> J'occupais un poste de technicien dessinateur électronique dans
> l'automobile.

Bonsoir

Le pb des emplois liés à la technologie est l'obsolescence des
connaissances.
Non pas qu'elles soient devenues fausses, mais inutilisées dans l'industrie
car remplacées par d'autres.

Pour être plus clair , l'électronique industrielle des années 90 est assez
éloignée de celle de maintenant.
Donc effectivement ton profil peut ne pas correspondre au niveau des
expériences demandées.

Prendre des cours au CNAM est une très bonne idée. Mais le but final doit
être d'obtenir un diplôme, car c'est la clef qui ouvre des portes.
Et ton cran supérieur c'est ingénieur. Avec un tel titre, même à 35-40 ans,
tu pourras tenter des bureaux d'études.

Reprendre des études à plus de 30 ans c'est possible : personnellement j'ai
un BTS électrotechnique et j'ai vite compris qu'il fallait passer au cran
supérieur.
J'ai donc repris des cours et suis en passe de passer mon diplôme l'année
prochaine. C'est un peu dur, mais cela en vaut la chandelle.
De plus si t'es au chômage , tu as droit à des aides financières.
Renseigne toi .

Bon courage, ne lache pas le morceau !

Fab

unread,
Jul 1, 2004, 4:47:38 AM7/1/04
to
pour repondre simplement a ta question, je viens de trouver du boulot dans
le domaine en Allemagne.

J'en tire une lecon:
en France, les SSII et leurs clients cherchent plus a savoir que dans quel
secteur industriel tu as travaille et ton diplome plutot que ton metier
(d'une maniere generale) alors qu'ici en Allemagne, on a regardé avant tout
mon metier (ingenieur en electronique quasi debutant) mais pas du tout mon
diplome et ensuite on m'a demande si j'avais travaille en automobile, j'ai
dit non et on m'a embauché sur le champ (j'etais plutot Telecom et je
cherchais dans un autre secteur)...ca laisse a reflechir

c'est encore une bonne vieille histoire de formalisme a la Francaise....


"SRV" <sr...@srv.fr> schrieb im Newsbeitrag
news:cbvekh$he$1...@news-reader3.wanadoo.fr...

Chab

unread,
Jul 1, 2004, 4:08:33 AM7/1/04
to
Slt Régis !

Je pense malheureusement que tant que nos emplois seront délocalisés (et
ça ne fait que commencer) un bon niveau de formation comme le tient ne sera
plus suffisent, non pas parce que comme certain voudraient le laisser
entendre tu serais dépasser technologiquement, mais que tout simplement les
postes que tu aurais pu occuper à ce niveau de qualification on fait leur
valises pour la Chine par exemple. Alors bien sûr le remède d'après nos
dirigeants, serait la "FORMATION" viser des emplois haute technologie,
avionique et autres . Mais tout le monde ne possède pas les capacités
intellectuelles pour arriver à de tels niveaux . De toute façon il n'y a
qu'à voir la fuite de nos jeunes chercheurs pour se rendre compte que ce
n'est pas un problème de qualification . Je pose donc une question, que
va-t'il advenir de tout ces citoyens qui n'ont pas de DEA, DESS et autres
diplômes alors que même les " petits boulots" ne seront plus disponibles,
faudra-t'il les mettre dans le formol ???
Accroche toi quand même, je te souhaite bon courage.

Chab (pas inquiet pour lui, mais pour ses enfants, ses amis, ...........)

"Regis P" <dmar...@tiscali.fr> a écrit dans le message de
news:cbvaet$e5i$1...@news.tiscali.fr...

SRV

unread,
Jul 1, 2004, 4:35:43 AM7/1/04
to
"Fab" <fuckyduck.free.fr> a écrit dans le message de
news:40e3c19e$0$25151$636a...@news.free.fr...

> pour repondre simplement a ta question, je viens de trouver du boulot dans
> le domaine en Allemagne.
>
> J'en tire une lecon:
> en France, les SSII et leurs clients cherchent plus a savoir que dans quel
> secteur industriel tu as travaille et ton diplome plutot que ton metier
> (d'une maniere generale) alors qu'ici en Allemagne, on a regardé avant
tout
> mon metier (ingenieur en electronique quasi debutant) mais pas du tout mon
> diplome et ensuite on m'a demande si j'avais travaille en automobile, j'ai
> dit non et on m'a embauché sur le champ (j'etais plutot Telecom et je
> cherchais dans un autre secteur)...ca laisse a reflechir
>
> c'est encore une bonne vieille histoire de formalisme a la Francaise....

Effectivement en France les dirigeants focalisent fortement sur les
diplômes.
Il convient donc de s'adapter .

Sans avoir de diplômes supérieurs, une façon de s'en sortir est de maîtriser
une langue étrangère.
En effet, les français sont nuls en ce domaine.

Guillaume

unread,
Jul 1, 2004, 9:17:54 AM7/1/04
to
> c'est encore une bonne vieille histoire de formalisme a la Francaise....

Sauf exception, bien sûr, en France, le diplôme compte plus que tout
le reste.

Je vais peut-être lancer une polémique, mais si tu postules pour une
grosse boîte et qu'en plus d'un beau diplôme (peu importe qu'il soit
intéressant), tu as un nom d'origine aristocratique, bien des portes
te sont ouvertes. L'image est maîtresse en France, et on perpétue
ce mécanisme par notre système, assez unique dans le monde, des
"Grandes Ecoles".

D'ailleurs, en pratique, un diplôme d'ingénieur d'une école renommée
dans n'importe quelle spécialité te donnera plus de chances de décrocher
un poste dans une autre spécialité que celle de ta formation, qu'un
diplôme universitaire ou un DUT + de l'expérience professionnelle dans
la spécialité précise pour laquelle tu postules.

Certains trouveront un bel argumentaire pour défendre ce système, mais
le débat est houleux et complexe.

En attendant, surtout avec la progression de l'Union Européenne, on
risque d'assister à une fuite des compétences vers d'autres pays de
l'Union, qui eux, ne rechignent pas à embaucher des gens compétents,
même s'ils n'ont pas le diplôme "qui va bien" - classe de diplômes
qui est dans la pratique réservée à une élite en France, et pas
forcément une élite intellectuelle...

Il finira peut-être un jour par ne nous rester que des Enarques et
des ouvriers.

Patrick

unread,
Jul 1, 2004, 10:12:21 AM7/1/04
to
et pourquoi pas refaire une formation DUT en alternance Télécommunications
et Réseaux (i.e. : téléphonie filaire, gsm ,dect, réseaux telephoniques et
informatiques filaires et autres, administrateurs réseaux ...) cette année à
l' IUT GTR de Mont de Marsan nous poursuivons l'alternance sur 1 an pour les
titulaires d'un DUT, BTS, ou bien "licence pro" ( 1 an aussi pour post DUT
BTS DEUG) que nous ouvrons cette année.
moi aussi j'ai eu du mal à retrouver du boulot dans l'electronique après un
licenciement (et surtout vu mon age).
accroche toi
Patrick

Rodolphe Czuba

unread,
Jul 1, 2004, 11:44:07 AM7/1/04
to
Alors là bravo !!
JE suis 100% d'accord avec toi et Fab aussi !!

Je suis ingénieur électronique AUTODIDACTE (ouais, y en a pas beaucoup comme
moi !!).
J'ai 36 ans et j'ai bossé 14 mois (licencié éco en avril 03 à cause de la
guerre d'irak, ou plutot du formalisme des grosses boites francaises avec
qui on travaillait et qui ont joué l'attentisme du déclenchement de la
guerre (vous savez, "la morosité des marchés" dans ces cas là "et bla bla"
!!) - dans une start up SUISSE en tant que ingé de conception en
électronique : salaire : 25.000 balles NET / mois ! Ca aussi ca fait mal en
France ou les salaires sont mauvais !!
Je précise que j'ai pas de diplomes, même pas le BAC C (que j'ai raté 4 fois
! Là aussi , si on réformait et instaurait une partie des notes des exams
sur un suivi continu dans l'année, je l'aurais eu mon bac C !)
Au cours de l'entretien d'embauche dans cette start up suisse (canton de
Vaud = on parle français), filiale de TF1..., on m'a testé avec 10 questions
techniques (histoire de voir que mon cv n'était pas bidon (normal!) et on
m'a dit à la fin (j'ai demandé, j'avais rien à perdre et j'y croyais même
pas ...) on m'a dit que j'avais mieux répondu que certains ingé diplomés
passés avant moi...(!).
Mais la-bas, comme aux USA (j'y ai travaillé aussi sur un projet de carte
mère bi-PPC G4 ), on s'en tape des diplomes, ce qu'on veut c'est des gens
motivé, opératinnels (on m'a quand même accordé 1 mois de prise en main de
Mentor Graphics pour saisie de schémas !) et ayant une certaine expérience
et capable d'évoluer et d'acquerir de nouvelle connaissances (le principe
moteur des AUTO-DIDACTES au passage !). Si vous regardez les offres du CERN
( y en a pas mal !!), à chaque fois, il est demandé ce dernier critère de
caractère... savoir évoluer et apprendre par soit même au sein d'une
équipe...!!

J'ai mis 1 an à retrouvé en france ...à salaire moitié...et en plus ca ne
vaut pas ce que je faisais...mais comme on dit on va pas faire la fine
bouche (surtout avec une famille), même si je suis exigeant car j'adore mon
mêtier...(malheuresement pour ma compagne qui me voit passer beaucoup de
temps à bosser pour me maintenir dans le coup...formation continue vous avez
dit ?).
Parlons-en de la formation continue...allez demander à ANPE ou l'APEC de
vous trouver une formation au VHDL....ah ah.. Du coup j'ai acheté un bouquin
et je fais comme d'hab : je me démerde seul !

NOTE : les dépenses pour la formation même personnelle en vue de trouver ou
progresser dans le boulot, sont DEDUCTIBLES des IMPOTS !!! BON A SAVOIR !

Plus on monte et plus c'est dur de trouver des formations adéquate...

Pour ce qui est du système français il est pourri et honteux !
C'est avouer ouvertement que les plus beaux, avec des noms presque à
particule et des parents qui gagnent bien ont le droit d'aller dans des
Grandes écoles et avoir des beaux dilpomes...
On les bourre bien de thérorie et de maths (une spécialité française aussi
les maths !) et vous les retrouver à la sortie qui savent même pas tenir un
fer à souder et monter un proto..
au mieux ils soudent pas plus fins que le SO, et encore ca les fait
bondir...de peur.
Quant aux autres, ils finissent technicien de labo au mieux et c'est payé
honteusement en france avec des compétences incroyables demandées dans les
annonces ! Faut voir ! Ce sont des mac guyver qu'ils demandent... tous ça
pour faire des économies de postes !! Ici en france, un ingé de conception
doit savoir tout faire si je me fie aux annonces d'emploi : schéma, routage,
suivi, montage proto, programmation FPGA, Micro controlleurs, C++, etc...oui
oui...moi je suis pas superman...
En suisse, y avait un ingé CAO (pas de diplome d'ingé mais très doué pour le
routage manuel !) sous Mentor pour le routage.. car chacun son mêtier, bon
sang !!

Au secours ! Je parle de gens que j'ai connu... j'invente pas.. et en 1 an
de petite annonces j'ai pu vraiment me rendre compte que les boites en
france profitent des gens !! y a pas de solidarité et de notion de 'tous
ensemble dans la barque' comme dans les start up ou l'esprit est bon ! Aux
USA on vous paye bien pour que vous soyez efficace au boulot car vous n'avez
pas de soucis d'argent...et la vie va mieux !
En france, une ELITE s'en fou plein les poches au profit des autres qu'on
pas le beau diplome !!!

eh Fab, tu parles allemand ou l'anglais suffisait ??
J'aimerais bosser en allemagne, j'aime ce pays..
Je regrette d'avoir perdu une partie de mon allemand première langue
scolaire...:-(( quand je vois les offre d'emploi en suisse almanique (bale
et zurick).

Enfin si ici, il y a un patron ou un DRH qui nous liit et cherche un ingé
électronique sans diplome pour faire du Design (là ou je suis je me fais un
peu chier), alors je file mon CV...avec les liens sur mes réalisations...

Voila ce que j'ai à dire...

Bon courage à tous...

Rodolphe Czuba
4, allée du Laurier
Auvillers
60290 Neuilly-sous.Clermont
France
ADSL : 1Mbits/s
WEB : www.czuba-tech.com

f1tyn

unread,
Jul 1, 2004, 11:49:04 AM7/1/04
to

"Regis P" <dmar...@tiscali.fr> a écrit dans le message de
news:cbvaet$e5i$1...@news.tiscali.fr...
> Bonjour,

Je m'occupe d'une formation bac+4 bac+5 sur les systemes embarqué (voir
posts précédents)
Par promo j'ai 10 % de personnes salariés qui suivent la formation en
continu ou non pour obtenir
les compétences et le diplome master SET. Ce recrutement particulier
nécessite une demande
d'equivalence de diplome universitaire selon le travail et la duree du
salarié (validation d'acquis professionnel)
Bon Courage
F1TYN Insset Saint Quentin


tititi

unread,
Jul 1, 2004, 5:09:16 PM7/1/04
to

"f1tyn" <tcapi...@tiscali.fr> a écrit dans le message de
news:cc1bh1$4bo$1...@omega.u-picardie.fr...


J'ai bien pensé à suivre une formation à temps plein, mais je n'ai plus
droit qu'à un an de formation
(merci l'unedic) maximum. Et quelles sont les débouchés réels ?

Régis


Fab

unread,
Jul 2, 2004, 4:08:19 AM7/2/04
to
je parle l'anglais plutot pas mal, enfin ce qu'il faut pour causer
"technique" et parler au telephone et ecrire des rapport ou specs.

Pour l'allemand c'est plutot pas ca, je n'en ai fait qu'a l'ecole et je ne
comprends pas trop leur accents, j'ai juste des conversations de la vie
courante avec mes collegues: le temps qu'il fait, bonjour, au revoir... ;-)
mais ca suffit, et puis avec le temps je vais progresser...

"Rodolphe Czuba" <rod-yenamarredu...@free.fr> schrieb im
Newsbeitrag news:40e4313d$0$25150$636a...@news.free.fr...

JKB

unread,
Jul 2, 2004, 6:57:46 AM7/2/04
to
Le 01-07-2004, à propos de
Re: secteur electronique saturé ?,
Guillaume écrivait dans fr.sci.electronique :

C'est déjà le cas. Encore que pour les ouvriers...

JKB

JKB

unread,
Jul 2, 2004, 7:11:25 AM7/2/04
to
Le 01-07-2004, à propos de
Re: secteur electronique saturé ?,
Chab écrivait dans fr.sci.electronique :

> Slt Régis !
>
> Je pense malheureusement que tant que nos emplois seront délocalisés (et
> ça ne fait que commencer) un bon niveau de formation comme le tient ne sera
> plus suffisent, non pas parce que comme certain voudraient le laisser
> entendre tu serais dépasser technologiquement, mais que tout simplement les
> postes que tu aurais pu occuper à ce niveau de qualification on fait leur
> valises pour la Chine par exemple. Alors bien sûr le remède d'après nos
> dirigeants, serait la "FORMATION" viser des emplois haute technologie,
> avionique et autres . Mais tout le monde ne possède pas les capacités
> intellectuelles pour arriver à de tels niveaux . De toute façon il n'y a
> qu'à voir la fuite de nos jeunes chercheurs pour se rendre compte que ce
> n'est pas un problème de qualification . Je pose donc une question, que
> va-t'il advenir de tout ces citoyens qui n'ont pas de DEA, DESS et autres
> diplômes alors que même les " petits boulots" ne seront plus disponibles,
> faudra-t'il les mettre dans le formol ???
> Accroche toi quand même, je te souhaite bon courage.
>
> Chab (pas inquiet pour lui, mais pour ses enfants, ses amis, ...........)

Moi aussi, je suis inquiet. La vraie question est "pourquoi les
emplois sont-ils délocalisés ?" Je m'occupe d'une modeste société,
et je peux vous dire que les pièces fabriquées à l'étranger
reviennent à peu près au même prix que celles fabriquées en France à
qualité équivalente (je ne compte plus les typons qui ont été tirés
à 101 % !). Pourquoi sommes-nous obligés de sous-traiter ? Tout
simplement parce que cela nous décharge d'une bonne responsabilité,
le français moyen (c'est surtout vrai en France, et je puis vous
dire que j'ai traîné mes guêtres dans pas mal de pays !) ne voulant
plus vraiment travailler. Je ne suis pas un esclavagiste, loin de
là, mais depuis quelques années, les seules questions revenant à un
entretien d'embauche sont dans l'ordre : "montant du salaire,
avantages en nature, congés, RTT", et bien avant le contenu de
l'emploi ! Cela prouve qu'il y a un sérieux problème et que nous
sommes tous responsables, chacun à son niveau.

Dans un tel cadre, la formation ne sert à rien, c'est une mentalité
qu'il faut changer (et à mon avis assez vite). Quant aux chercheurs
(je suis issu de ce monde), ils partent pour une seule raison. En
France, tout le monde se désintéresse de la recherche fondamentale,
en oubliant que la recherche fondamentale est le socle de toute
entreprise. Les entreprises sont gérées actuellement à la petite
semaine par des gens qui savent qu'ils ne seront plus en poste
l'année prochaine et que de toute façon, ils partiront avec un
parachute doré. Dans une telle situation, ils ne feront _jamais_ un
investissement dans la recherche qui dure au minimum quelques
années. Bref, en deux mots comme en cent, il y a des pays en voie de
développement et d'autres en voie de sous-développement... mais ça
doit être mon côté vieux con qui ressurgit...

JKB

Philippe

unread,
Jul 2, 2004, 7:54:54 AM7/2/04
to
JKB wrote:

> Je ne suis pas un esclavagiste, loin de
> là, mais depuis quelques années, les seules questions revenant à un
> entretien d'embauche sont dans l'ordre : "montant du salaire,
> avantages en nature, congés, RTT", et bien avant le contenu de
> l'emploi ! Cela prouve qu'il y a un sérieux problème et que nous
> sommes tous responsables, chacun à son niveau.

C'est la conséquence directe d'un discours qui déclame depuis au moins 20
ans qu'il faut penser faire plusieurs métiers différents dans sa vie. Et
qu'il est naturel de changer d'employeur plusieurs fois de même.
Ce discours vient tout droit des organisations diverses représentant les
différents types d'entreprises.
Comment obtenir un engagement d'un salarié dès lors que l'entreprise ne
s'engage plus? Alors il ne reste que la partie paie, temps de travail qui a
de l'importance. Le comportement au travail, vu du coté salarié a changé
complètement depuis mes débuts en 1980... Même des métiers vus comme
"plaqués or" sont affectés.
Ce fait de société est d'abord la pression au moindre cout de tous les
échelons depuis la grande entreprise donneuse d'ordre jusqu'au dernier de
la chaîne des soustraitants.
Associé à ça, cette pression s'établie de la même façon au niveau du client
final, chacun d'entre nous.

Je peux te citer un métier où le niveau de rémunération a été divisé par
deux en numéraire entre 1980 et aujourd'hui. Je suis persuadé qu'il y en a
d'autre. Comment demander la même compétence et le même engagement?

A coté de ça, la chute des prix des biens de consomation courante non
essentiels a chuté dans des proportions plus importantes encore. Ce qui
crée l'illusion, car les produits de première nécessité n'ont pas vu leur
cout diminuer.

C'est le comportement global d'un libéralisme d'essence anglaise qui
s'impose et ravage des sociétés pas organisées pour faire face. Sont
grignoté d'une loi à l'autre l'ensemble des supports assurant la stabilité.
La réponse et d'abord dans le comportement quotidien puis dans les urnes et
en fin de désespérance dans la rue. Rien de réjouissant pour personne.


A+
--
Philippe Vessaire Ò¿Ó¬
philippe.vessaire@_No_Spam_tele2.fr

Michel de Montpellier

unread,
Jul 2, 2004, 2:56:54 PM7/2/04
to
Bonjour,

Je pense qu'on a encore besoin d'électroniciens. Et même que c'est
devenu assez difficile à trouver: ça ne passionne plus les foules, et
comme les écoles d'ingénieur du domaine ont éliminé toute bidouille,
ceux qui sortent ne sont pas tous très bons.

Le problème, c'est qu'il est très difficile de prouver ses
compétences. J'en ai souffert quand je cherchais du travail en
électronique (avec un diplome de physicien et pas mal d'expérience en
bidouille). Mon diplome était sérieux, on m'a donc pris au sérieux,
mais ça aurait pu être une erreur: j'ai dû tout apprendre du VHDL, des
FPGA, et presque tout les microprocesseurs modernes et des transistors
FET, ça fait des lacunes dans l'absolu intolérables pour un
électronicien.

Du coup, entre le peu d'intérêt et le peu de compétences, l'industrie
française s'oriente de plus en plus vers des modules tout faits,
souvent fabriqués en Asie: module microcontrôleur, module de
puissance, module de contrôle de moteurs,... C'est facile et rapide,
mais souvent idiot car un électronicien ferait la même chose pour 10
fois moins cher.

Alors il ne reste plus que quelques domaines: le médical (où je suis),
le spatial, l'aéronautique, le ferroviaire,... Plus quelques activités
en conception pure (microélectronique ou autre), mais qui risquent de
ne pas durer longtemps car les hommes sont à peu près de la même
intelligence dans le monde entier, et il sera toujours plus rationnel
d'avoir la conception proche de la production. La preuve: qui en
France fait de la conception de cartes mères de PC ou de télés à écran
plat?

Michel

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