1ère JOURNEE D'ETUDE: "PERCEPTION OLFACTIVE"
vendredi 5 juin 1998
au Siège du CNRS, Salle F. Joliot
3, rue Michel Ange, Paris 16ème, Métro Michel-Ange/Auteuil
PROGRAMME
9:30 - 9:45 Accueil et présentation de la journée
Jean-Sylvain Lienard (Orsay) et Daniel Shulz (Gif)
9:45 - 10:00 Discours introductif Patrick MACLEOD (Massy)
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Séance du matin. Codage olfactif: aspects expérimentaux et théoriques.
Modérateur Patrick MACLEOD (CNRS, Massy)
10:00 - 11:00 Gilles LAURENT (Caltech, USA)
Encodage olfactif avec des ensembles neuronaux synchronisés et
dynamiques.
11:00 - 11:45 Claudine MASSON (CNRS, Paris)
(le titre sera communiqué ultérieurement)
11:45 - 12:30 Rémy GERVAIS (CNRS, Bron)
Traitement de l'information au sein des voies olfactives centrales
chez le rat.
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Pause déjeuner (il sera possible de déjeuner à la cantine du CNRS)
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Séance de l'après-midi. Olfaction: de l'apprentissage prénatal à
l'organisation sociale. Modérateur André HOLLEY (Univ. C. Bernard, Lyon).
14:00 - 14:45 Nathalie BUONVISO (CNRS, Lyon)
Effet de l'exposition à une odeur sur la réactivité du bulbe
olfactif chez le Rat.
14:45 - 15:30 Benoist SCHAAL (CNRS, Nouzilly) et Luc MARLIER (CNRS,
Strasbourg)
Induction prénatale de l'olfaction: données récentes chez l'homme.
15:30 - 16:15 Annick LE GUERER (Paris)
Le nez: organe social.
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Le nombre de participants à cette journée (sans frais d'inscription) étant
limité à 60, veuillez vous pré-inscrire par fax ou email.
Contact:
Daniel Shulz
Institut Alfred Fessard, CNRS UPR 2212, 91198 Gif sur Yvette
tél. 01 69 82 34 00, Fax. 01 69 82 34 27, e-mail: sh...@iaf.cnrs-gif.fr
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Gilles LAURENT
California Institute of Technology, Biology Division, 139-74, Passadena, USA.
La "représentation" des odeurs dans le cerveau de l'insecte (circuits
analogues à ceux du bulbe olfactif des vertébrés) semble utiliser à la fois
un code spatial et un code temporel. Les aspects temporels de la
représentation comprennent deux phénomènes principaux: (1) une
synchronisation oscillatoire et (2) une évolution lente des réponses. Quand
tous ces phénomènes spatio-temporels sont synthétisés, on voit apparaître
un code distribué parmi des éléments neuronaux dont la participation est à
la fois spécifique et transitoire. En combinant une approche
électrophysiologique et comportementale, nous avons pu montrer que les
aspects temporels de l'encodage olfactif sont importants pour des tâches de
discrimination fine.
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Rémy GERVAIS
Institut des sciences cognitives, CNRS UPR 9075, 69675 Bron.
L'apprentissage semble conduire à des modifications du traitement de
l'information sensorielle au sein de vastes circuits neuronaux. Chez
l'animal, les études électrophysiologiques en ce sens focalisent le plus
souvent leur attention sur une seule structure à la fois, par exemple
l'hippocampe. Nous présenterons des données récentes obtenues chez le rat
par des enregistrements simultanés dans plusieurs structures olfactives
centrales. Cette approche permet d'identifier à chaque niveau les effets de
l'apprentissage sur l'efficacité synaptique et la réorganisation des
activités oscillatoires générées par les populations neuronales.
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Nathalie BUENVISO
Neurosciences et systèmes sensoriels, CNRS-Univ. C. Bernard Lyon I,
Villeurbanne.
Chez des animaux qui ont été exposés à une odeur à raison de 20 min par
jour pendant 6 jours, nous constatons une nette diminution de la réactivité
des cellules mitrales du bulbe olfactif. Cet effet se traduit par une chute
des réponses excitatrices et une augmentation des non-réponses. De façon
surprenante, ce sont non seulement les réponses à l'odeur familière qui
sont affectées mais aussi les réponses à d'autres odeurs nouvelles. La
baisse de réactivité bulbaire s'accompagne de modifications de l'expression
de molécules impliquées dans les mécanismes d'exocytose. Ces résultats
montrent que l'expérience modifie de façon considérable le fonctionnement
du bulbe olfactif chez l'adulte.
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Benoist SCHAAL
Laboratoire de Comportement Animal, Station de Physiologie de la
Reproduction, INRA, 37380 Nouzilly.
Benoist Schaal fera un résumé des travaux récents concernant la plasticité
de l'olfaction au cours du développement prénatal chez divers modèles
animaux et chez l'homme.
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Annick LE GUERER
Au delà de sa fonction respiratoire, le nez est aussi un organe social qui
opère des sélections et détermine des distances entre les individus en
dehors de l'influence de la morale et l'esthétique. A ce titre, il a
souvent fait dans le passé l'objet de nombreuses condamnations. Si une
longue tradition médicale lui a accordé une importance majeure dans le
diagnostic, bon nombre de philosophes, de moralistes et de psychanalystes
ont cherché à le dévaloriser: flairer assimile à la bête. Négligé par
l'éducation, le sens olfactif a longtemps été tenu pour une modalité
sensorielle inférieure dont la participation à la vie en société a été
sous-estimée voire réprimée.
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