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Fibre en ville : les opérateurs se moquent du monde !

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Unknown

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May 14, 2012, 3:28:03 PM5/14/12
to
Juste pour montrer où l'on en est dans le déploiement de la fibre optique en
Farce, censément la 5èmepuissance économique mondiale :
- mai 2010 : mon AG de copropriété a voté et choisi Free pour fibrer
l'immeuble mais 2 ans après rien n'est venu... malgré un e-mail que j'ai
personnellement envoyé à Xavier Niel que je connais depuis le Minitel.
- mai 2012 : la convention signée par ma copropriété avec Free étant
désormais caduque, on va revoter pour voir si SFR daigne venir fibrer
l'immeuble.

Tout ceci alors que nous sommes en plein Lyon, 2ème métropole de France, et
que les fibres de tous les opérateurs ont été déployées et passent sous le
trottoir à 1 mètre du perron de l'immeuble !

Je n'hésite pas à dire ici, et je vais probablement l'écrire dans un
prochain billet de blog sur http://www.zdnet.fr/blogs/infra-net/ , qu'il y a
clairement "foutage de gueule" de la part des opérateurs qui ne sont
visiblement pas pressés du tout de déployer la fibre optique, y compris dans
les zones les plus densément peuplées de CSP+ clients potentiels : notre
copropriété c'est 18 appartements, 100% d'abonnés Internet ADSL dont la
moitié déjà clients chez Free. Je me demande ce qu'il leur faut de plus !

FU2 f.r.i.f dont je fus naguère, il y a bientôt 15ans, désigné "président"
:-)

--
Pierre Col
"Chercher à connaître n'est souvent qu'apprendre à douter"
(Antoinette du Ligier de la Garde, femme de lettres française, 1638-1694)


Xavier Roche

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May 15, 2012, 2:28:02 PM5/15/12
to
Le 14/05/2012 21:28, Pierre Col a écrit :
> visiblement pas pressés du tout de déployer la fibre optique, y compris dans
> les zones les plus densément peuplées de CSP+ clients potentiels : notre
> copropriété c'est 18 appartements, 100% d'abonnés Internet ADSL

Le souci amha, c'est que la mutualisation ne marche pas.

En clair, si un opérateur se tape de tirer des fibres jusqu'à chez vous,
il aura un avantage du premier entrant, certes, mais pas sûr que tous
les amateurs de fibres aillent chez lui. Or l'ARCEP n'a, à aucun moment,
imposé de mutualisation à un point central (type NRO), mais uniquement
en pied d'immeuble. Du coup si madame Michu préfère passer chez Pigeon
fibre, ça ne rapportera pas un kopeck de plus.

Du coup sur 18 appartements (dont la moitié chez cet opérateur) vous
aurez 9 abonnés pouvant *éventuellement* passer en fibre. Sauf que, dans
les faits, peu sont intéressés, car pour regarder koh lanta ou youtube,
pas besoin d'autre chose que l'ADSL aujourd'hui. (saleté de paire de
cuivre de trop bonne qualité)

Au final, on va dire que deux ou trois abonnés vont passer en fibre sur
tout l'immeuble (nota: chiffre de 13.5% officiel selon l'IDATE -- voir
http://www.pcinpact.com/news/70028-ftth-fibre-optique-free-immeubles.htm),
les autres ne voudront pas changer, ou s'en fichent.

Du coup, quel est l’intérêt pour un opérateur ? Il gagne le prix de la
location du cuivre, soit 1000 euros à la louche par décennie et par
abonné, si on considère les coûts d'entretien de la fibre nuls. Soit ici
deux ou trois mille euros, sur dix ans, c'est à dire à peine de quoi
payer les trois gus qui viennent câbler, et je ne parle pas si du génie
civil est nécessaire.

Bon, ça va changer, j'imagine que la montée du débit est inéluctable,
mais on risque de perdre dix ou vingt ans.

La solution ? Il aurait fallu que l'ARCEP ait une grosse paire de
couilles, comme du temps du dégroupage de la paire (...) de cuivre (où
le président de l'ART/ARCEP devait faire face au feu nourri de
l'opérateur historique et du gouvernement), et impose la seule solution
technique mutualisable facilement: le point-à-point. Ou à minima prévoir
de réguler la mutualisation du trafic gpon (mais je ne vous dit pas le
bordel, et les problèmes d'évolution -- aujourd'hui les fibrés Free sont
par exemple en gigabit sans le savoir, et le jour où Free tournera un
bouton, ca sera du giga symétrique pour tous -- difficile de faire ça
facilement avec les autres technos ...)

Mais voila, pour moi l'ARCEP s'est violemment chié dessus sur ce
dossier, en imposant la mutualisation en pied d'immeuble. J'ai peut être
raté un truc, ou pas compris la stratégie derrière, remarquez, mais
c'est juste la forte impression que je ressent.

(Ps: rho, et fr.reseaux.telecoms.fibre-optique ? :p)

Didier

unread,
May 16, 2012, 11:59:35 AM5/16/12
to
Le 15/05/2012 20:28, Xavier Roche a écrit :
>
> La solution ? Il aurait fallu que l'ARCEP ait une grosse paire de
> couilles, comme du temps du dégroupage de la paire (...) de cuivre (où
> le président de l'ART/ARCEP devait faire face au feu nourri de
> l'opérateur historique et du gouvernement), et impose la seule solution
> technique mutualisable facilement: le point-à-point.
Bonjour.
Le point à point c'est hors de prix.
Même Free commence à y renoncer, comme au quadri fibre en colonne
montante d'ailleurs. Ils demandent à pouvoir installer des équipements
actifs dans les armoires contenant les points de mutualisation, pour y
mettre des switches ... pourquoi faire à ton avis ?
Didier.

Xavier Roche

unread,
May 16, 2012, 2:12:12 PM5/16/12
to
Le 16/05/2012 17:59, Didier a écrit :
> Le point à point c'est hors de prix.

J'ai un peu de mal à croire que le surplus de plastique nécessaire coûte
aussi cher, surtout par rapport au génie civil.

Didier

unread,
May 16, 2012, 4:41:26 PM5/16/12
to
Quel plastique ?
Le point à point nécessite de plus gros câbles, donc beaucoup plus de
génie civil tuyaux), de temps d'étude, et de main d'oeuvre pour le poser
et le contrôler.
En supposant que ces tuyaux existent; parce que s'il faut en plus les
poser ...
Didier.

Xavier Roche

unread,
May 16, 2012, 4:50:06 PM5/16/12
to
Le 16/05/2012 22:41, Didier a écrit :
> Le point à point nécessite de plus gros câbles, donc beaucoup plus de
> génie civil tuyaux), de temps d'étude, et de main d'oeuvre pour le poser
> et le contrôler.

On parle d'un câble d'une grosseur équivalente a une grosse prise de
courant hein :)

Après, ce sont les mêmes techniciens, quelque soit la grosseur du câble,
les mêmes chambres, les mêmes conduits, etc.

Didier

unread,
May 17, 2012, 3:47:12 AM5/17/12
to
Le 16/05/2012 22:50, Xavier Roche a écrit :
> Le 16/05/2012 22:41, Didier a écrit :
>> Le point à point nécessite de plus gros câbles, donc beaucoup plus de
>> génie civil tuyaux), de temps d'étude, et de main d'oeuvre pour le poser
>> et le contrôler.
>
> On parle d'un câble d'une grosseur équivalente a une grosse prise de
> courant hein :)
Ben non justement. Selon la capacité en fibres, ça peut être plus gros
que ça, notamment au départ du NRO.
>
> Après, ce sont les mêmes techniciens, quelque soit la grosseur du câble,
> les mêmes chambres, les mêmes conduits, etc.
>
Après, il faut éclater le câble en plusieurs points.
Pour l'occupation du génie civil, il faut étudier pas mal de parcours,
emprunter plusieurs conduites; c'est un réseau qui s'étoile au fur et à
mesure qu'on s'éloigne du NRO, donc pas mal d'interventions, d'heures de
techniciens, voire d'arrêtés de circulation pour ouvrir certaines
chambres, etc ...
Le point à point ne consiste pas en un seul câble d'1cm de diamètre
allant du NRO à un immeuble. C'est la différence entre un réseau logique
et un réseau physique.
Et je ne parle pas des zones pavillonnaires (qu'on rencontre même dans
les villes zones 1 / HD).
Poser un réseau FTTH, c'est du boulot, et donc de l'argent.
Didier.

Jean-Marc Desperrier

unread,
May 30, 2012, 8:07:08 AM5/30/12
to
Didier a écrit :
> Même Free commence à y renoncer, comme au quadri fibre en colonne
> montante d'ailleurs. Ils demandent à pouvoir installer des équipements
> actifs dans les armoires contenant les points de mutualisation, pour y
> mettre des switches ... pourquoi faire à ton avis ?

Tu ne mélangerais pas les choses ? En zone non dense, Free renonce à
fibrer les immeuble et demande à disposer d'un accès au point de
mutualisation hors immeuble, à partir duquel une seule fibre est tirée
jusqu'à l'immeuble, mais en fibre noire, pas en fibre éclairée.

Et c'est logique que Free installe des équipement actifs dans le point
de mutualisation, mais pour exploser la fibre unique qu'il y amène en
plusieurs sous-fibre connectés ensuite à la fibre P2P de chaque
utilisateur, et non pas pour se connecter sur le réseau actifs des
autres opérateurs.

C'est le modèle que l'ARCEP aurait *dû* imposer partout, malheureusement
il n'arrive que pour le non-dense où les opérateurs ont compris tout de
suite que se tirer la bourre pour accéder à l'immeuble ne pourrait pas
être rentable, et qu'il fallait mutualiser *avant*.

Free installe du quadri-fibre mutualisable, et mutualisé !, aujourd'hui
en zone dense, deux témoignages d'immeuble différents ici :
http://lafibre.info/free-la-fibre/photos-dune-installation-free-quadrifibre-4670/

Didier

unread,
May 30, 2012, 2:31:53 PM5/30/12
to
Le 30/05/2012 14:07, Jean-Marc Desperrier a ᅵcrit :
> Didier a ᅵcrit :
>> Mᅵme Free commence ᅵ y renoncer, comme au quadri fibre en colonne
>> montante d'ailleurs. Ils demandent ᅵ pouvoir installer des ᅵquipements
>> actifs dans les armoires contenant les points de mutualisation, pour y
>> mettre des switches ... pourquoi faire ᅵ ton avis ?
>
> Tu ne mᅵlangerais pas les choses ?
Non, je ne pense pas.
En zone non dense, Free renonce ᅵ
> fibrer les immeuble et demande ᅵ disposer d'un accᅵs au point de
> mutualisation hors immeuble, ᅵ partir duquel une seule fibre est tirᅵe
> jusqu'ᅵ l'immeuble, mais en fibre noire, pas en fibre ᅵclairᅵe.
>
> Et c'est logique que Free installe des ᅵquipement actifs dans le point
> de mutualisation, mais pour exploser la fibre unique qu'il y amᅵne en
> plusieurs sous-fibre connectᅵs ensuite ᅵ la fibre P2P de chaque
> utilisateur, et non pas pour se connecter sur le rᅵseau actifs des
> autres opᅵrateurs.
Ce n'est pas ce que j'ai dit.
Free souhaitait installer des ᅵquipements actifs (switches optiques)
dans ces armoires, comme tu l'indiques. On n'est donc plus en P2P du NRO
ᅵ la prise. C'est bien un renoncement de Free ᅵ l'architecture de rᅵseau
P2P.
>
> C'est le modᅵle que l'ARCEP aurait *dᅵ* imposer partout, malheureusement
> il n'arrive que pour le non-dense oᅵ les opᅵrateurs ont compris tout de
> suite que se tirer la bourre pour accᅵder ᅵ l'immeuble ne pourrait pas
> ᅵtre rentable, et qu'il fallait mutualiser *avant*.
>
> Free installe du quadri-fibre mutualisable, et mutualisᅵ !, aujourd'hui
> en zone dense, deux tᅵmoignages d'immeuble diffᅵrents ici :
> http://lafibre.info/free-la-fibre/photos-dune-installation-free-quadrifibre-4670/
>
Depuis il semble que Free ait dissout sa filiale fibre D2+Immeuble,
chargᅵe de cette partie du cablage : ᅵ confirmer ici par quelqu'un de
mieux informᅵ ?
Didier.

Jean-Marc Desperrier

unread,
May 31, 2012, 3:48:25 AM5/31/12
to
Didier a écrit :
> Free souhaitait installer des équipements actifs (switches optiques)
> dans ces armoires, comme tu l'indiques. On n'est donc plus en P2P du NRO
> à la prise. C'est bien un renoncement de Free à l'architecture de réseau
> P2P.

Quand on parle de P2P, il y a dans les faits toujours un moment où les
liens sont agrégés et où on est plus en P2P. Et quelque soit
l'architecture intermédiaire, quand on arrive au backbone de Free ou
d'un autre FAI celui-ci n'est pas de loin dimensionné pour que tous les
utilisateurs tirent à 100MB/s simultanément sur leur ligne. Le backbone
est toujours dimensionné avec une hypothèse de conso moyenne par client
bien inférieure au max possible.

La différence donc est plus une question de degré que de nature.
Ce qui rend le GPON différent par nature est surtout l'inconvénient que
le premier niveau d'agrégation est passif, et du coup ne peut se
protéger efficacement d'une perturbation des clients les uns vers les
autres.

Dans les faits ici, Free a ramené le premier équipement mutualisé à un
niveau qui est plus proche de l'utilisateur qu'avant dans le NRO.
Concrètement ça limite peut-être le réseau, ce sera surtout parce que
l’agrégation des lignes se fait avec moins de monde, et du coup le
risque statistique d'une saturation du lien devient plus élevé.

Il faut voir en pratique combien de personnes on agrège dans ces
armoires, et quel est le débit de la ligne montante (si Free a mis un
lien 10Gb/s, ou qu'on pourra plus tard monter à 10 Gb/s, ya en fait pas
de soucis). Il se peut aussi que ça ne change pas tant les choses que
cela par rapport au NRO, car là aussi on ne passe surement pas en une
unique étape du P2P au backbone. Il doit y avoir techniquement des
niveaux intermédiaire d’agrégation, avec des possibilités de blocage.

Bref pour voir si ce niveau intermédiaire contraint vraiment le réseau
Free, il faut des spec assez détaillé de l'organisation du réseau dans
un NRO et dans ces armoires, ce n'est pas évident. Mais le jour où
l'armoires sature, il est relativement facile de s'y déplacer pour
upgrader l'équipement actif, par rapport à tout ce que représente
l'intervention en local sur un réseau GPON. Il faut juste espérer que
Free n'y met pas des liens montant physiquement limité au Gb/s, là
effectivement ça ne serait pas très "future proof".

Didier

unread,
May 31, 2012, 1:03:57 PM5/31/12
to
Le 31/05/2012 09:48, Jean-Marc Desperrier a écrit :
> Quand on parle de P2P, il y a dans les faits toujours un moment où les
> liens sont agrégés et où on est plus en P2P.
Je suis bien d'accord. Mais Free a communiqué à l'époque sur du P2P du
NRO à la prise client, et ce n'est plus tout à fait la même chose.
Et quelque soit
> l'architecture intermédiaire, quand on arrive au backbone de Free ou
> d'un autre FAI celui-ci n'est pas de loin dimensionné pour que tous les
> utilisateurs tirent à 100MB/s simultanément sur leur ligne. Le backbone
> est toujours dimensionné avec une hypothèse de conso moyenne par client
> bien inférieure au max possible.
Ca je sais bien; je travaille chez un opérateur français, je connais
bien le truc.
>
> La différence donc est plus une question de degré que de nature.
> Ce qui rend le GPON différent par nature est surtout l'inconvénient que
> le premier niveau d'agrégation est passif, et du coup ne peut se
> protéger efficacement d'une perturbation des clients les uns vers les
> autres.
Là je ne vois pas trop comment (ignorance, et non contestation de tes
propos, de ma part, mais je suis preneur d'une explication.
>
> Dans les faits ici, Free a ramené le premier équipement mutualisé à un
> niveau qui est plus proche de l'utilisateur qu'avant dans le NRO.
> Concrètement ça limite peut-être le réseau, ce sera surtout parce que
> l’agrégation des lignes se fait avec moins de monde, et du coup le
> risque statistique d'une saturation du lien devient plus élevé.
>
> Il faut voir en pratique combien de personnes on agrège dans ces
> armoires,
En zone moyennement et faiblement dense, l'ARCEP a tranché à 1000
abonnés pour un point de mutualisation.
et quel est le débit de la ligne montante (si Free a mis un
> lien 10Gb/s, ou qu'on pourra plus tard monter à 10 Gb/s, ya en fait pas
> de soucis). Il se peut aussi que ça ne change pas tant les choses que
> cela par rapport au NRO, car là aussi on ne passe surement pas en une
> unique étape du P2P au backbone. Il doit y avoir techniquement des
> niveaux intermédiaire d’agrégation, avec des possibilités de blocage.
Pour le réseau de ma boite, les liens GPON sont collectés sur un OLT,
qui est ensuite relié au backbone par plusieurs niveaux (2 à 3) de
concentration/routage.
J'ai justement visité un site sur Nantes hier : le haut débit dans une
salle technique (OLT, brasseurs ATM, BAS et routeurs), c'est d'abord
chaud et bruyant !
>
> Bref pour voir si ce niveau intermédiaire contraint vraiment le réseau
> Free, il faut des spec assez détaillé de l'organisation du réseau dans
> un NRO et dans ces armoires, ce n'est pas évident. Mais le jour où
> l'armoires sature, il est relativement facile de s'y déplacer pour
> upgrader l'équipement actif, par rapport à tout ce que représente
> l'intervention en local sur un réseau GPON. Il faut juste espérer que
> Free n'y met pas des liens montant physiquement limité au Gb/s, là
> effectivement ça ne serait pas très "future proof".
En fait le P2P nécessite de tirer a priori toutes les fibres pour
desservir la zone et les prises qui seront raccordables (sauf à y
revenir et ça coute), et le GPON permet de rajouter des coupleurs en
fonction de l'occuaption réelle des prises (il faut donc aussi y
revenir, mais on rentabilise les fibres au fur et à mesure de la vente
des prises).
Didier.

PP

unread,
Jun 2, 2012, 9:33:44 AM6/2/12
to
Tirer un cable pour alimenter un seul abonné dans un immeuble, là aussi
ça coute très cher.



Didier

unread,
Jun 2, 2012, 11:11:52 AM6/2/12
to
Heureusement cela ne se fait jamais !
Didier.
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