George "1904" Abitbol a émis l'idée suivante :
> Ne fais pas l'imbécile.
Je m'en voudrais de marcher sur tes plates-bandes.
> Tu parles de la nocivité d'une pensée
> politique (même pas d'un système). Je t'en oppose une autre,
> à l'opposée (libérale, impérialiste...). Car tu ne sembles
> pas avoir saisi que c'est moins les "dictatures de droite"
> (celle où l'on a un méchant identifié) que je pointe du doigt
> que les "démocraties" occidentales, toujours prête à donner
> des leçons... en fonction de leurs intérêts. Et ça, tu
> sembles pas le remettre en cause. Peut-être que ce sont les
> drapeaux rouges qui te cachent la vue ?
Je sais que tu n'es pas un de mes plus grands fans, donc je
t'excuse bien volontiers de ne jamais avoir suivi tout ce que
je dis et donc noté que je déplore l'ingérence systématique des
grandes démocraties dans les affaires des pays du Tiers-Monde
et en particulier d'Afrique. Mais, tu sais, le débat (qui n'en
est pas un puisque chacune campe sur ses positions) pourrait
avancer plus facilement si, quand on parle d'une chose, tu
évitais l'argument systématique de dire que tu ne m'as pas
entendu parler de son opposé.
Dans notre cas, ce n'est pas parce que je dénonce les méfaits
des doctrines d'extrême-gauche que je nie ou donne ma
bénédiction sur celles de droite ou d'extrême-droite.
>> Le poncif habituel. En attendant, près de 100 millions de
>> personnes sont morts sous le joug des dictatures de gauche.
>
> Tu as raison. Incarcérons préventivement "Melenchon le
> couteau plastique entre les dents".
Quelle idée ! Tu ne serais pas de gauche pour avoir un réflexe
pavlovien pareil ?
> Qu'est-ce que le camarade Staline a fait de bien ? Si tu veux
> voir du "positif", fais le avec tout le monde.
Bein, sous son "règne", il a déjà lutté contre l'Allemagne nazi
(bon, contraint et forcé, c'est vrai). Il me semble bien que
durant certaines batailles cruciales et pas gagnées d'avance,
il est resté, en vrai chef de guerre, au milieu des soldats et
non pas planqué à l'arrière.
D'un point de vue plus national, il a contribué à développer
des transports en commun auparavant inexistants (je me demande
si ce n'est pas lui qui a lancé le métro de Moscou) et gratuit,
et a mis en place l'accès à la médecine et à l'école gratuits
tous deux aussi.
Si l'URSS a été à deux doigts de damer le pion aux Américains
pour la Lune en 1969 avec des moyens sans aucune commune
mesure, c'est parce que le système scolaire russe développé par
ce boucher sanguinaire pouvait te propulser un simple fils de
paysan comme physicien nucléaire ayant fait de hautes études,
ce que le système américain gouverné par l'argent n'aurait pu
faire.
> Tu sembles bien au courant, tu sais donc que ces coups de
> mentons de l'UE étaient symboliques et sans effet, et amusons
> nous à lister les points de convergences entre Jorg Haider et
> les nationaux-socialistes allemands, tu verras, c'est
> amusant.
Je t'en prie.
>
>
>> Morales n'est pas vraiment d'extrême-gauche, mais plutôt de
>> gauche et sa politique est surtout axée sur l'indigénisme.
>
> c'est quoi la différene entre "gauche" et "extreme-gauche" ?
C'est quoi la différence entre la "droite" et
"l'extrême-droite" ?
> Une fois ceci défini, tu iras l'expliquer aux actionnaires à
> qui Moralès n'a pas donné le choix lorsqu'il a nationalisé
> certains secteurs de l'énergie de son pays. Tu vas voir s'ils
> ne le prennent pas pour un dangereux rouge.
De toute façon, pour un capitaliste, américain de surcroît (ce
qu'était, il me semble, la plupart des actionnaires du
Paraguay), même Sarkozy serait un dangereux communiste.
> Ta correspondante Vénézuelienne a-t-elle des éléments
> tangibles a te fournir pour t'éviter de passer pour un
> ignorant total ?
Bein on, puisque je suis un ignorant total. Tu es d'ailleurs
bien bon de passer autant de temps à m'instruire.
> Pour répondre à ta dernière question, on est pas obligé de
> condamner à priori tout gouvernement que certains bas du
> front (comme toi) situent un peu vite à la suite du camarade
> Joseph Staline.
Je ne les condamne pas tous. L'ai-je fait ?
> Je voulais être certain qu'on était pas en présence de deux
> dictateurs sanguinaires.
> Tu m'as rassuré sur ce point. Merci Ixion.
Je t'en prie.