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Et de huit !

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Olivier B.

unread,
Apr 7, 2013, 6:21:41 PM4/7/13
to
07/04/13
Ce dimanche est limite pluvieux, nous essuyons quelques larmes de
pluie, vite séchées par un soleil perçant, la couche de nuage est
mince, nous ne devrions plus être inquiétés.

Laure m'accueille en me disant que Laurence devrait nous faire sauter,
bonne nouvelle, je ma hate d'aller chercher ma grosse car je suis en
retard !

Laurence nous informe que nos montures ont sauté la veille, on ne fera
pas plus de trois sauts, et elle nous prépare un exercice pour les
optimiser, dans un premier temps l'obstacle est réduit à une barre au
sol, on doit s'aligner et lâcher les rennes, ensuite on doit diriger
en appuyant du coté ou l'on veut aller, mais sans pencher, on doit
porter notre poids et rester droits.

Elle nous demande de faire un nœud à nos rennes, et à la question de
savoir où on met nos mains elle nous répond que … c'est où l'on veut !

On entame l'exercice au trot, le passage entre les chandeliers est
relativement facile, mais après j'ai toutes les difficultés à arriver
à passer au milieu des cônes malgré un appuis relativement important
du coté ou je dois corriger, important au point que je frise le
déséquilibre, et que j'en atteins la limite une fois passé le cône car
Sophie décide de tourner, ouuups !

Après quelques passages nous avons à faire à une petite croix, puis au
galop.

C'est à moi, j'obtiens l'allure, je cherche à me mettre bien sur la
piste, au bord de la lice, Laurence me demande de regarder ou je vais,
effectivement je suis en train de prendre du retard sur mon virage, je
corrige et m'aligne, je lâche les rennes, mes mains flottent au dessus
de les genoux, Sophie dévie légèrement sur la gauche, elle nous amène
sur une zone ou la croix présente la hauteur la plus important et moi,
sans les rennes, je n'ai pas trop envie de faire un gros saut, alors
en plus de porter sur l'étrier droit je corrige avec le code que
j’utilise habituellement pour diriger ma belle sans les mains,
j'avance mon pied gauche pour appuyer sur son épaule, je recule
légèrement le droit, elle répond mais pas assez, je m’apprête à
sauter la croix sur son premier tiers en partant de la gauche, et me
méfie d'un éventuel saut rond comme Sophie les fait parfois, car bien
que l'on ne soit pas censés s'accrocher aux rennes, lorsque l'on ne
les a pas en main le saut semble bien déstabilisant.

D'ailleurs Laurence en avait fait la remarque à Laure qui, lors d'un
passage précédent, s'était trouvé en déséquilibre sur l'arrière après
avoir donné un coups de talon, elle avait alors expliqué que cela ne
devrait pas arriver, que lorsque l'on demande une action avec les
jambes on devrait automatiquement trouver l'équilibre correspondant
sans s'accrocher à la bouche, c'est évident, ça coule de source, mais
le défaut est bien là.

Le saut est modéré, la réception correcte, la deuxième foulée arrive
et, alors que je m'apprête à corriger pour passer dans les cônes, je
sens ma monture s'affaisser, je comprend que Sophie a trébuché,
j'essaie de rester en arrière pour lui donner une chance de se
rattraper, et finalement je décolle de la selle en position droite,
dans un réflexe je tenter de courir pour me rattraper, j'y étais
presque lorsque le déséquilibre m'a obligé à tomber sur le coté.

Je me ressaisis, je me relève, je sais que je n'ai rien de cassé, mais
une angoisse domine, qu'elle se soit cassé une jambe, qu'il faille
l'euthanasier dans les heures qui suivent.

Elle était debout avant moi, manifestant une combinaison de peur et de
surprise, tout le flanc droit repeint « façon sable trempé» la
carrière ayant subi les assauts d'averses nocturnes, mais avant tout
ce que je remarque sont ses quatre jambes bien droites, stables, un
soulagement, une délivrance.

Je la caresse, je lui parle, lui donne quelque morceaux de carottes,
son stress passe doucement, étant moi même un peu désorienté je fais
plusieurs fois le tour pour vérifier que tout va bien, j'en profite
pour nettoyer le sable qui, disons le, me colle au cul, ainsi que
celui qui la souille.

Après les vérifications d'usage nous avons repris l'exercice au trot,
ensuite nous avons galopé un peut librement, je me demande s'il existe
un meilleur bonheur de celui de retrouver sa monture pleine de vie
après de telles émotions.

Et de huit, l'aventure continue...

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pas de turlututu. apres l'@robase
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