répondu sur plongeur.com
heu, la probabilité n'augmente pas avec le nombre de plongées : la
probabilité est un pourcentage.... le risque, éventuellement, augmente.
Mais, je penserai, dans ce cas là, le contraire : si tu utilises une combi
étanche tous les jours, j'ai bien peur que tu sois moins assuré de tes
gestes durant les 10 premieres que entre la 390° et la 400° sur 2 ans.....
La meilleur planification peut prévoir l'improblable, non !
reste à savoir ce qu'est l'improbable : pour moi, c'est un avion qui me
tombe sur la tete quand je suis en plongée, pas un probleme de config de
matériel que je suis sensé maitriser. Le reste, c'est souvent reglé avec une
bonne planif, désolé.
Certes, je pourrai te donner une solution, mais tu l'as exclus toi meme :
refaire les paliers mais si vous etes restés plus de 5 minutes en surface...
(pourquoi si longtemps)
(me retrouver les pieds en l'air, j'ai connu et j'ai fait plus de 20 minutes
de palier ainsi (demande à Bluedeep, à Nice et à Coco) accroché à un rocher.
Manque de lestage, de ma part, aussi ; je plongeais en etanche depuis 3
plongées et j'avais essayé d'apprendre seul dans mon coin).
Les clubs de plongée doivent proposer des bouteilles d'oxy....
N'importe quoi !
Tu veux plonger hors structure, tu t'assumes ! tu loues une oxygeno si tu
estimes en avoir besoin.
On va prendre le probleme inverse :
Je suis le responsable matériel de ton club.
J'ai 5 binomes de plongée qui veulent la bouteille du club. Bien sur ils ne
vont pas au meme endroit. Je vais comment ? la courte paille ?
mes adherents, du club qui veulent plonger, eux, ils s'en passent ?
La bouteille pretée revient au 3/4 vide ; j'en fais quoi ? et pendant ce
temps, les gens du club ne plongent pas ????
tu t'achetes un bloc de déco, tu le remplis d'oxy et tu seras enfin
autonome.
Christophe 38, autonome aussi en matériel
Donc il vous reste plus que 25 heures à être inquiet :-)
Je ne connais pas les circonstances de l'incident... mais une petite
reflexion ou deux qui me viennent à l'esprit
1) Le sous lestage on s'en appercoit généralement des le départ, donc
dans ce cas on ne planifie pas une plongée dans la zone des 40 surtout
en zélande ou il est possible de faire autrement.
2) On ne planifie pas une plongée à 40m avec quelqu'un qui ne maitrise
pas son matos
3) Il y a une bouteille d'O2 au Kleine Stelle à Wemeldinge donc tu
n'aurais pas été sans oxy
Nikos <fanid...@yahoo.fr> wrote:
> Diminuer les risques ne signifie pas les �radiquer.
Effectivement, le risque z�ro n'h�site pas et certains facteurs sont
parfois difficiles � �valuer en terme de risques.
Il y a parfois un �cart important entre le risque per�u et le risque
r�el.
Analyse et retours d'exp�rience permettent de tirer des enseignements de
notre exp�rience v�cue.
De mon point de vue, seule l'exp�rience v�cue ne suffit pas.
Parfois certains plongeurs ou moniteurs font les m�mes "b�tises" depuis
plus de 15 ans, jsuq'au jours o�...un facteur ou des facteurs ont �t�
d�clenchants....
> Comment avez vous r�agis devant un incident qui vous a mis ou aurait pu vous
> mettre dans une situation d'exception ?
Je pense qu'une plong�e doit �tre de pr�f�rence planifi�e au calme, en
partie � l'avance et que les sc�narii les plus probables doivent �tre
envisag�s avec leurs possibles rem�diations.
Le what if des anglosaxons pour r�sumer...
Si l'on a fait une �tude des risques, au pr�able, lors de la
planification, on essaie de privil�gier la solution la moins risqu�e.
Dans le cas d�crit, cela aurait pu �tre l'�vacuation vers un centre
hyperbare � des fins pr�ventives ou curatives (selon le diagnostic
m�dical).
A titre d'exemple, en France et dans de nombreux pays qui ont sign� la
convention de Bruxelles, les secours en mer � personnes sont gratuits et
pris en charge par les administrations qui interviennent. Donc pourquoi
h�siter ?
>23 heures apr�s l'incident tout va bien.
On est tous in�gaux devant la d�compression et les ADD. Cela aurait
tr�s bien pu s'orienter vers une agravation avec une invalidit�e
importante.
Qu'en aurait-il �t� si tu n'avais pas pu te lever de ton lit suite � ta
premi�re nuit pass�e apr�s ton incident ?
De mon point de vue, c'est inutile de mettre en blance son int�grit�
physique ou celle d'autrui et il est pr�f�rable d'�tre �vacu� m�me �
titre pr�ventif voir m�me pour rien.
Pas toujours facile de vivre avec des s�quelles suite � un accident de
plong�e :-(
Cela a dans certains cas, un co�t psychologique, en terme d'autonomie,
de conditions de vie, au niveau travail, financier, au niveau de la
soci�t�...
J'ai connu un accident pris en charge o� une plongeuse a �t� �vacu� par
h�lico car elle sentait mal ses jambes et se suspectait d'avoir un ADD.
En fait, sa combinaison �tait trop s�rr�e et pas adapt�e � sa
morphologie.
Au final, apr�s coup, cela � fait rigoler tout le monde, m�me
l'int�ress�e ;-)
Mais cette �vacuation n'a pas �t� inutile malgr� tout:
- elle a permis de tester la cha�ne des secours et de se rendre compte
de choses perfectibles qui peuvent �tre corrig�s par retour d'exp�rience
- les pilotes h�lico doivent faire des quotas d'heures de vols pour
rester op�rationnels. Qu'ils les fasssent en op�ration ou exercices,
cela y contribuent
- tous les t�moins plongeurs ont �t� sensibilis� � la prise en charge
des accidents de plong�e et on test� leur propre efficacit� avec un
retour d'exp�rience possible
(...)
Bonne journ�e � tous,
Denis
--
Site contributif sur la plong�e sous-marine:
http://www.aqua-web.net
> 1) Le sous lestage on s'en appercoit g�n�ralement des le d�part, donc
> dans ce cas on ne planifie pas une plong�e dans la zone des 40 surtout
> en z�lande ou il est possible de faire autrement.
Sauf qu'au d�part, on p�se en g�n�ral 3 kg de plus qu'� l'arriv�e, �
cause de l'air des bouteilles. Et que donc un sous-lestage pas trop
�norme passera inaper�u facilement.
> 2) On ne planifie pas une plong�e � 40m avec quelqu'un qui ne maitrise
> pas son matos
Il n'a pas maitris� son matos ce cou-ci, mais est-ce g�n�ralisable? Que
je sache, nul n'est � l'abri d'un incident.
D'autant que le question pos�e ici est plut�t g�n�rale et ne porte pas
sp�cifiquement sur l'incident relat�.
> 3) Il y a une bouteille d'O2 au Kleine Stelle � Wemeldinge donc tu
> n'aurais pas �t� sans oxy
Et qui a dit qu'il �tait � proximit� dudit Kleine Stelle?
--
Olivier Goldberg
Pour le courrier personnel, �crire �: olivier (at) ogoldberg (point) net
Mon blog: http://blog.ogoldberg.net
Nous étions à Stavenisse.
Mais comme Olivier dit, la question est ailleurs. Je voudrais informer mais
aussi tirer des enseignements des expériences vécues.
--
@+
Nikos
http://asteries.be
and
http://nikofa.be
"JCT" <jeanclaud...@scarlet.be> a écrit dans le message de news:
16324b0f-bb37-4e24...@e38g2000vbe.googlegroups.com...
Tu as bien raison, c'est une erreur importante de ne pas considérer cet
incident comme grave, d'essayer de s'en sortir seul, et de ne pas se
diriger vers un centre de recompression. Une erreur collective, trop
confiance en soi, une erreur inexplicable aussi.
D'autant plus que pendant les 4 premières heures, le caisson est toujours
préventif, possibilité de recomprimer les bulles et les évacuer. Passé ce
délai, les plaquettes les emprisonnent et le caisson devient curatif, on
traite que s'il y a symptôme et avec plus des difficultés. Oliver corrige
moi si je me trompe.
Comme tu dis, il vaut mieux une préventive pour rien qu'une curative avec
tous les risques après.
Merci
--
@+
Nikos
http://asteries.be
and
http://nikofa.be
"Denis JEANT" <de...@cortexmail.com> a écrit dans le message de news:
1ixwsu1.1sads4vl8c5viN%de...@cortexmail.com...
> Bonjour Nikos,
>
> Nikos <fanid...@yahoo.fr> wrote:
>
>> Diminuer les risques ne signifie pas les éradiquer.
>
> Effectivement, le risque zéro n'hésite pas et certains facteurs sont
> parfois difficiles à évaluer en terme de risques.
>
> Il y a parfois un écart important entre le risque perçu et le risque
> réel.
>
> Analyse et retours d'expérience permettent de tirer des enseignements de
> notre expérience vécue.
>
> De mon point de vue, seule l'expérience vécue ne suffit pas.
>
> Parfois certains plongeurs ou moniteurs font les mêmes "bétises" depuis
> plus de 15 ans, jsuq'au jours où...un facteur ou des facteurs ont été
> déclenchants....
>
>> Comment avez vous réagis devant un incident qui vous a mis ou aurait pu
>> vous
>> mettre dans une situation d'exception ?
>
> Je pense qu'une plongée doit être de préférence planifiée au calme, en
> partie à l'avance et que les scénarii les plus probables doivent être
> envisagés avec leurs possibles remédiations.
>
> Le what if des anglosaxons pour résumer...
>
> Si l'on a fait une étude des risques, au préable, lors de la
> planification, on essaie de privilégier la solution la moins risquée.
>
> Dans le cas décrit, cela aurait pu être l'évacuation vers un centre
> hyperbare à des fins préventives ou curatives (selon le diagnostic
> médical).
>
> A titre d'exemple, en France et dans de nombreux pays qui ont signé la
> convention de Bruxelles, les secours en mer à personnes sont gratuits et
> pris en charge par les administrations qui interviennent. Donc pourquoi
> hésiter ?
>
>>23 heures après l'incident tout va bien.
>
> On est tous inégaux devant la décompression et les ADD. Cela aurait
> très bien pu s'orienter vers une agravation avec une invaliditée
> importante.
>
> Qu'en aurait-il été si tu n'avais pas pu te lever de ton lit suite à ta
> première nuit passée après ton incident ?
>
> De mon point de vue, c'est inutile de mettre en blance son intégrité
> physique ou celle d'autrui et il est préférable d'être évacué même à
> titre préventif voir même pour rien.
>
> Pas toujours facile de vivre avec des séquelles suite à un accident de
> plongée :-(
>
> Cela a dans certains cas, un coût psychologique, en terme d'autonomie,
> de conditions de vie, au niveau travail, financier, au niveau de la
> société...
>
> J'ai connu un accident pris en charge où une plongeuse a été évacué par
> hélico car elle sentait mal ses jambes et se suspectait d'avoir un ADD.
>
> En fait, sa combinaison était trop sérrée et pas adaptée à sa
> morphologie.
>
> Au final, après coup, cela à fait rigoler tout le monde, même
> l'intéressée ;-)
>
> Mais cette évacuation n'a pas été inutile malgré tout:
>
> - elle a permis de tester la chaîne des secours et de se rendre compte
> de choses perfectibles qui peuvent être corrigés par retour d'expérience
>
> - les pilotes hélico doivent faire des quotas d'heures de vols pour
> rester opérationnels. Qu'ils les fasssent en opération ou exercices,
> cela y contribuent
>
> - tous les témoins plongeurs ont été sensibilisé à la prise en charge
> des accidents de plongée et on testé leur propre efficacité avec un
> retour d'expérience possible
>
> (...)
>
> Bonne journée à tous,
>
> Denis
>
> --
> Site contributif sur la plongée sous-marine:
> http://www.aqua-web.net
"Nikos" <fanid...@yahoo.fr> a écrit dans le message de
news:49de428a$0$23741$426a...@news.free.fr...
> Bonjour Denis
>
> Tu as bien raison, c'est une erreur importante de ne pas considérer cet
> incident comme grave, d'essayer de s'en sortir seul, et de ne pas se
> diriger vers un centre de recompression. Une erreur collective, trop
> confiance en soi, une erreur inexplicable aussi.
>
> D'autant plus que pendant les 4 premières heures, le caisson est toujours
> préventif,
???
Qu'est-ce qui permet d'avoir cette certitude ?
As-tu une publication, une source indiquant cela ?
D'avance merci,
Alain Foret
Pas de source écrite, ni protocole. C'est en téléphonant au DAN, j'ai eu un
médecin qui m'a dit que la recompression doit se faire dans les 4 heures
après l'incident.
Mais je suis aussi demandeur d'une source ou d'une publication
Bonnes bulles
"aforet@_nospamplongee-plaisir.com" <afo...@nospamplongee-plaisir.com> a
écrit dans le message de news: 49de4eb9$0$17078$ba4a...@news.orange.fr...
"Nikos" <fanid...@yahoo.fr> a écrit dans le message de
news:49df8cb8$0$5258$426a...@news.free.fr...
> Bonjour Alain,
>
> Pas de source écrite, ni protocole. C'est en téléphonant au DAN, j'ai eu
> un médecin qui m'a dit que la recompression doit se faire dans les 4
> heures après l'incident.
>
> Mais je suis aussi demandeur d'une source ou d'une publication
>
>
Effectivement, il faudrait une source.
Cela étant entre écrire
"la recompression doit se faire dans les 4 heures après l'incident"
et :
"pendant les 4 premières heures, le caisson est TOUJOURS préventif"
il y a une sacrée différence ...
C'est même une erreur, à mon avis, assez fondamentale. Pourpreuve, un
accident de décompression peut très bien se manifester dans l'eau,
avant-même d'e^tre sorti de l'eau. Alors prétendre que dans les quatre
premières heures ... c'est du préventif ! On ne peut être que très très
dubitatifs.
A te lire,
Alain Foret
--
@+
Nikos
http://asteries.be
and
http://nikofa.be
"aforet@_nospamplongee-plaisir.com" <afo...@nospamplongee-plaisir.com> a
écrit dans le message de news: 49df95a2$0$17077$ba4a...@news.orange.fr...
Oui j'ai loupé des paliers au cours d'une plongée hivernale (à 4°C) dans
le lac du Bourget au delà de 65 m il y a 1 an et demi .
J'ai loupé entre 60 et 95 minutes de paliers entre 21 m et 4,5 m .
L'évaluation est difficile ; les ordinateurs donnent plus que cela
compte tenu des gaz disponibles et respirés . C'est donc une évaluation
qui ne fait que donner un ordre de grandeur .
Je plongeais en recycleur fermé électronique au trimix hypoxique . J'ai
effectué mon premier palier de décompression à 39m . Arrivé au second
palier à 29 m , j'ai eu une panne électrique totale de tous les
ordinateurs de ma machine ( donc y compris l'ordinateur de secours) .
Puis disposant d'une réserve importante de gaz de secours ( un nitrox
40% ) je me suis donc alimenté sur mon bloc pour poursuivre la remontée
en circuit ouvert .
A ce moment là mon premier étage de détendeur de la bouteille de secours
a fait un givrage massif avec perte majeure du gaz .
Je me suis rapidement retrouvé sans réserve de gaz "normoxique" . Me
restait une bouteille de secours de trimix 14/50 (14% O2 50% helium)
avec laquelle je suis remonté jusqu'à 10 m le plus lentement possible .
Une tentative de repasser sur la boucle en oxygène pur ayant assez
rapidement échoué , j'ai fait surface .
Indemne de tout symptôme ( je suis spécialiste , susceptible d'analyser
tout symptome neurologique ) je me suis sans aucun effort fait tracter
par mon propulseur jusqu'à la plage , où je suis resté volontairement
avachi en réclamant de l'oxygène que l'on m'a apportée jusqu'à l'arrivée
du Samu .
En l'absence de tout symptôme hormis un pouls à 90 /mn ( j'ai au repos
une fréquence cardiaque de 60/mn) , on a tout de même décidé de me
recompresser .
J'ai fait une descente à 6 bars (50m) en héliox 22/78 suivie de paliers
à 18 et 9 m pour une remontée totale de 3h à l'oxygène pur .
Cette recompression était "préventive" ; je n'ai présenté ni avant ni
après le moindre symptome de MDD .
Je suis rentré dans la nuit chez moi à 600 km de là au volant de ma
propre voiture .
- Physiologiquement je ne sais pas comment j'ai pu éviter une bulle ...
- La recompression de précaution a eu lieu 4h30 après la sortie de l'eau
- Je suis sorti indemne physiquement de cette plongée ..pas intact
psychiquement au regard de ce que peut impliquer un tel incident en
terme technique .
- j'ai fait un récit le plus complet possible dans les 2 semaines qui
ont suivi , soumis à la discussion dans un groupe de plongeurs
techniques ; travail de réflexion approfondie qui a pu me permettre de
mieux comprendre les différents événements de cette plongée et des
enseignements à en tirer .
cordialement
Bernard
"Nikos" <fanid...@yahoo.fr> a écrit dans le message de news:
49dd8f4c$0$15800$426a...@news.free.fr...
> Voilà les faits
> Palier de 9 minutes à 3 mètres non effectué.
> Impossibilité de refaire les paliers X 1,5 car temps de surface plus
> grand que 5 minutes.
> A la sortie pas des symptômes particuliers.
> Surveillance et prise d'oxygène pendant 1 heure. Toujours pas des
> symptômes d'ADD.(...)
> - Physiologiquement je ne sais pas comment j'ai pu éviter une bulle
> ...
> - La recompression de précaution a eu lieu 4h30 après la sortie de
> l'eau
> - Je suis sorti indemne physiquement de cette plongée ..pas intact
> psychiquement au regard de ce que peut impliquer un tel incident en
> terme technique .
> - j'ai fait un récit le plus complet possible dans les 2 semaines qui
> ont suivi , soumis à la discussion dans un groupe de plongeurs
> techniques ; travail de réflexion approfondie qui a pu me permettre de
> mieux comprendre les différents événements de cette plongée et des
> enseignements à en tirer .
J'ai oublié le plus important !
Cette saloperie de panne m'a empèché de gueuletonner ce jour là avec
jcde autour d'une friture du lac prévue de longue date !
grrrrrrr !%!&:§!!!
B.
C'est vrai que sur le coup, ça a failli nous couper l'appétit.
Mais dès qu'on t'a vu partir dans le fourgon rouge, on est retourné au
resto.
Un petit apéro préventif, et hop !
Pas de séquelles !
@+
JC