(après intégation de l'équation de l'équilibre de l'atmosphère terrestre
isotherme) on a :
P(altitude) = P(niveauzéro) . exp(-Mgz/RT)
M= 29.10-3 kg.mol-1
g=10 m.s-2
z= altitude en metres
R = 8,3 J.mol-1K-1
T= température en kelvin (T = 273 + température en celsius)
"exp" signifie exponentiel
dans l'exemple précédent à 20°C
quand la pression est de 1000 mbar au niveau zero
la pression à 700 mètre d'altitude est :
P = 1000 . exp(700/8386)
donc P = 920 mbar
bonnes bulles
Eric
N3 et Ingénieur procédés
PS: sans engagement de mon employeur.
Je pense que l'approche la plus pragmatique pour ce type d'altitude est
d'assimiler cela à un voyage en avion (pression 0,8 b).
Plus haut, il faut appliquer les tables et les corrections altitude, c'est au
programme Niveau 4, tout bon manuel sur le sujet te donnera la marche à
suivre, mais attention, en cas d'erreur, c'est la possibilité d'une maladie de
décompression !
Alain PLACE
Christian,
Raisonnemnt correct, mais incomplet car ne tient compte ni de l'aspect
dynamique ni de l'aspect physiologique.
1) Dynamique: comparer l'état initial (la saturation des compartiments)
à l'état final (la pression atmo à l'altitude considérée) n'est qu'une
partie de la question. La vitesse à la laquelle l'on se rend à
l'altitude intervient évidemment aussi (analogie avec la vitesse de
remontée en plongée).
2) Physiologie :
a- Il faudrait aussi tenir compte de l'éventuelle présence de
micro-bulles (en pratique, bonne chance pour y parvenir), laquelle
modifie à la fois la péridode des compartiments ET leurs coefficients de
sursaturation critique.
b- La redistribution de l'azote entre compartiments doit aussi être
prise en compte (re-bonne chance...). La nécessité d'attendre au moins
10 min en surface entre deux plongées pour qu'elles puissent être
considérées comme successives (je dis bien successives et pas
consécutives) en témoigne.
De fait, il ne semble pas exister de méthode simple et sûre pour prévoir
ce qui se passe (dixit DAN, PADI et FEBRAS). DAN suggère toutefois ceci
: (i) après une plongée simple et précédée de quelques (?) jours sans
plongée, attendre 12 h; (ii) dans les autres cas (successive, journées
consécutives de plongée) : attendre 24 h.
Le mieux à mon sens est de suivre ce que dit ton ordinateur en matière
de "do not fly" (pour rappel, la pressurisation des avions de ligne
correspond environ à une altitude de 2.400 m). Incidemment, il est lui
capable de tenir compte des micro-bulles.
A toutes fins utiles, il faut savoir que les tables US Navy 93 sont
valables jusque 700 m sans corrections (Maintenant, est-ce que cela veut
dire que jusqu'à 700 m tout est permis sans risques?).
Bien entendu tout ceci est à prendre avec prudence.
Conclusion : "si tu plonges ne monte pas en l'air" (tout de suite)
Ciao
Serge
>Christian,
>
>[...]
>
>2) Physiologie :
>
>a- Il faudrait aussi tenir compte de l'éventuelle présence de
>micro-bulles (en pratique, bonne chance pour y parvenir),
>[...]
En pratique, c'est au contraire plutôt facile : sachant que toute
bulle réagit à sa surface avec différents composants du sang, il
"suffit" d'analyser et quantifier les produits issus de la réaction
d'activation de l'hémostase.
La pertinence de ces analyses appliquées à la plongée est actuellement
en cours d'évaluation dans les laboratoires d'hématologie du CHRU du
coin. Un premier résultat, publié en octobre 96 : la forte corrélation
entre le niveau des produits analysés et la profondeur de la
plongée... En clair : plus on descend, plus il y a de bulles...
Seconde étape, en cours : évaluation de l'influence de la durée de la
plongée sur le niveau d'activation de l'hémostase.
Les débouchés de ces recherches semblent prometteurs, mais il y a un
obstacle évident à leur développement : chaque analyse coûte environ
500 francs, et pour chaque plongée il en faut 3 : une avant, une à la
sortie de l'eau, et une quelques heures après... Et pour avoir des
résultats statistiquement significatifs, il faut en faire, des
plongées... [:]-<<
Si vous connaissez des sponsors, n'hésitez pas à me contacter : les
médecins qui bossent sur ce sujet ont un dossier tout prêt à leur
adresser (:)->>
Bonnes bulles (si j'ose écrire)
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Pitié pour mon employeur,
les informations ci-dessus n'engagent que moi !
Didier Grand
e-mail : 6c...@cge-ol.fr
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Morale de l'altimétrie : "S'envoyer en l'air coûte cher".
Azotement vôtre.