On 22 déc, 20:02, "hpspt" <
hpsp...@orange.fr> wrote:
> Intéressant mais:
> Les engins multirotors sont, en général, conçus "à plat" et instables par
> nature. (ce qui les rend agiles)
et leur permet de maintenir une situation stable
en développant le moins d’énergie possible
(voir plus bas)
> Dans celui des allemands,
http://www.dailymotion.com/video/xm3jsv_e-volo-le-premier-multicopter...
> ils ont même perché le pilote (on se demande pourquoi)
sans doute par ce que mettre sa tête au milieu d'une
palanqué d'hélices en fonctionnement est un loisir que
toute personne ayant déjà fréquenté un terrain de
modélisme préfère éviter :) leur design final prend
ce "détail" en compte a grands coups de carénages
en plus de la gestion de pannes.
> ce qui rend l'engin encore plus instable...
(voir plus bas la encore)
> Dans mon projethttp://
www.hpsoft.org/m.pdf
> comme d'ailleurs dans un vrai hélicoptère, la masse (essentiellement le
> pilote) est bêtement suspendue "sous" les hélices.
> Et le système est intrinsèquement stable et doit pouvoir rester immobile en
> stationnaire (sans vent) sans compensation autre que les gaz (pilote)
> (comme un vrai hélicoptère)
aie le mythe du pendule :)
Tu n'as manifestement jamais piloté d'hélico, pour une machine
bien réglée la différence entre être sur le dos (donc masse au dessus)
et sur le ventre est a peine perceptible. Cela pour des machines
touti rikiki (le 450 c'est bien manger en :) pour lesquels aucune
électronique
n'intervient en terme de stabilisation au niveau du rotor principal.
Là encore cette différence est d'autant moins perceptible que
l'inertie
augmente (le 600 c'est bien aussi :). Elle ne s'exprime qu'en temps
de réaction, la machine réagissant aux ordres passé un chouille plus
vite dans toutes les directions car elle a moins d'énergie a
développer.
Mais bon, en hélico la difficulté pour le pilote dans une telle
configuration est moins un problème de temps de réaction
que de sens de l'orientation ;)
note (le truc a voir indiqué plus haut) lorsqu'une configuration
pendulaire comme un hélico qui se maintient >>> d'elle même <<<
en l'air sort d'un état stable, elle ne se redresse pas (il n'y a pas
de
point fixe) elle perd de l'énergie verticale (qu'il lui faut compenser
sans quoi elle tombe) qui se transforme en énergie horizontale
qu'il faudra elle aussi compenser dans le sens inverse pour revenir
a un état stable. au bout du compte, pour une même masse
plus l'effet "pendulaire" est prononcé plus l’énergie a développer
pour le ramener a son état initial est conséquente. De plus le
"pendule" a une trainée et une inertie qui vont évidemment avoir
tendance a amplifier le phénomène.
résultat des courses, sans assistance électronique ou mécanique
un hélico dont on lâche les manches par d'abord gentiment en
glissade en perdant un peu d'altitude... puis la glissade accélère
en même temps que l'incidence et la perte d'altitude pour finir
explosé en petits morceaux :)
le fait de multiplier les rotors ou d'être en effet de sol ne change
malheureusement rien au problème ci ce n'est a celui de
l'anticouple. Bien au contraire ces machines étant de toute
façon instables par définition et donc soumise a la moindre
perturbation non seulement du type pet de mouche mais
aussi des perturbations aérodynamiques qu'elles engendres
elles mêmes implique de faire travailler en permanence tout
les rotor pour maintenir un semblant de stabilité. Je ne parle
même pas des inévitables différences entre chaque unité de
propulsion.
En regardant quelques vidéo d'hélicos comme de multicopter
en ligne, tu constateras en passant que les multis sont
loin d'obtenir aujourd'hui la stabilité des hélicos même
auto-pilotés par des systèmes relativement proche de
ceux des multis.
> On devrait d'ailleurs pouvoir piloter sommairement (en dehors des gaz et du
> lacet (palonnier)) uniquement en se penchant. (vitesse faible)
voir ci-dessus.
> Rappelons que l'engin est conçu pour évoluer à très faible hauteur (5 ou 6m)
> et à faible vitesse, sans vent.
Ce n'est pas DU TOUT un facteur de stabilité si l'effet de sol
aide effectivement a la sustentation il est par contre un
indécrottable ennemie de la stabilisation. Il est beaucoup plus
facile de maintenir un stationnaire lorsqu'on en est dégagé.
Le bordel aérodynamique engendré par des rotors multiples
n'arrange toujours rien.