on m'a offert un Kumquat en pot hier. J'aimerais le planter en pleine
terre mais ne pas avoir au bout du compte un arbre de 3 ou 4m mais
plutot un arbuste de 1,5 à 2,5m avec un diamettre pas trop grand...
comment est-ce que je peux obtenir ca : impossible ? uniquement à la
taille ? mettre qqch dans le trou pour limiter la propagation des
racines ? autre ?
Merci pour les conseils.
bonjour;
Le kumquat n'est pas vraiment rustique en France;
avant de le sortir du pot, vérifiez bien qu'il existe des citroniers
ou d'autres kumquat planté en pleine terre dans votre secteur.
Si non.
Vous laissez dans le pot, vous le sortez de mars à novembre (quand les
gelées ne sont pas à craindre).
Dans un pot, le Kumquat restera un petit arbre.
Si oui, il lui faudra bien 10 ans pour atteindre définitivement sa
taille adulte, un peu plus de 4m.
Vous pouvez ralentir sa croissance en réduisant ou supprimant les
branches qui poussent trop vites à votre goût.
Pratiquer une taille en tenant compte des bourgeons à fleur, pour ne
pas stopper la floraison et la mise à fruit. Le plus facile et de
tailler au dessus d'un fruit quand celui ci est récolté.
> Le kumquat n'est pas vraiment rustique en France;
> avant de le sortir du pot, vérifiez bien qu'il existe des citroniers
> ou d'autres kumquat planté en pleine terre dans votre secteur.
> Si non.
> Vous laissez dans le pot, vous le sortez de mars à novembre (quand les
> gelées ne sont pas à craindre).
> Dans un pot, le Kumquat restera un petit arbre.
En dehors de ce que tu as pu en lire, quelle légitimité as-tu pour
parler de la culture des kumquats en région montpellièraine ? Est-ce
que, par hasard, en Franche Comté, tu cultiverais des agrumes ? À moins
que ce soient des réminiscences des jardins de Versailles ?
Les kumquats tiennent à -10°C, le citronnier meurt à 0°C ; les
comparer, en rusticité, est ridicule.
> Si oui, il lui faudra bien 10 ans pour atteindre définitivement sa
> taille adulte, un peu plus de 4m.
En france métropolitaine, des kumquats de plus de 4m, t'en a vu
beaucoup ?
> Vous pouvez ralentir sa croissance en réduisant ou supprimant les
> branches qui poussent trop vites à votre goût.
Cette phrase est fausse.
On va réduire le houppier, mais ça ne ralentira pas la croissance. Pour
réduire la croissance, il faudrait réduire le système racinaire en
parallèle.
> Pratiquer une taille en tenant compte des bourgeons à fleur, pour ne
> pas stopper la floraison et la mise à fruit. Le plus facile et de
> tailler au dessus d'un fruit quand celui ci est récolté.
Mais non ! En dessous du fruit et au dessus d'une feuille, puisque que
la floraison a lieu sur le bois de l'année. On repart de la
charpentière tous les ans.
--
Michel 59
Et dire que ce serait moi le diseur de rien...
> En dehors de ce que tu as pu en lire, quelle légitimité as-tu pour
> parler de la culture des kumquats en région montpellièraine ? Est-ce
> que, par hasard, en Franche Comté, tu cultiverais des agrumes ? À moins
> que ce soient des réminiscences des jardins de Versailles ?
> Les kumquats tiennent à -10°C, le citronnier meurt à 0°C ; les comparer,
> en rusticité, est ridicule.
Ca ne veut pas dire grand chose qu'un kumquat (Fortunella margarita)
tient à -10°... je n'en ai jamais vu en dehors du littoral, et pas plus
qu'un citronnier (Citrus limon) meurt à 0°. Citrus limon a à peu près la
même résistance au gel que le kumquat, c'est-à-dire à un gel occasionnel
à -5° (comme il a fait cet hiver sur les côtes varoise et des BdR et ça
a été fatal à quelques agrumes) et cette résistance est donnée à titre
purement indicatif et varie si le froid est brutal, précoce, prolongé,
tardif ou progressif et selon la situation abritée ou non dont l'arbre
bénéficie.
Claire
Tout ce que je sais, c'est que deux kumquats 'Meiva' sont en pleine
terre à Vic Bigorre depuis 4 ans à l'abri d'une haie, qu'ils ont bien
supporté l'hiver dernier, plutôt rigoureux, même si les fruits ont
gelé. Je ne risquerais aucun citronnier en pleine terre au même
endroit.
Il me semble que la grosse différence entre kumquat et citronnier,
c'est que le premier "tient" à un froid prolongé, alors que le second
peut perdre son houppier d'un coup de froid occasionnel (une nuit
froide et humide suffit).
--
Michel 59
merci...
> cette résistance est donnée à titre purement indicatif
et déjà pas le chiffre de la Z indique une "fourchette" de degrés
> et varie si le froid est brutal, précoce, prolongé,
exact : Z = "cette" fourchette de température pendant une semaine
> tardif ou progressif et
> selon la situation abritée ou non dont l'arbre bénéficie
et le sol, par l'humidité qu'il contient à cette période-là
et en plus il faut qu'il soit capable de se reproduire naturellement
dans toutes ces conditions réunies
(pas besoin d'être "pro" (cad gagner de l'argent par cette activité)
pour accepter une donnée basée sur des études scientifiques)
"Ca ne veut pas dire grand chose" relève donc de l'euphémisme (!)
--
amicalement, Arboretum du Chêne-Vert,
http://www.arboretum-chene-vert.fr,
et plein d'autres histoires de plantes
>> tardif ou progressif et selon la situation abritée ou non dont l'arbre
>> bénéficie
>
> et le sol, par l'humidité qu'il contient à cette période-là
> et en plus il faut qu'il soit capable de se reproduire naturellement
> dans toutes ces conditions réunies
>
Le petit plus en trop ... ça voudrait dire qu'il est impossible de
définir une zone (Z) pour un hybride stérile !
--
Denis
In science, beauty. In beauty, science. Daily.
http://www.ubcbotanicalgarden.org/potd/
Bonjour.
C'est pourtant simple de siciences bien comprise et d'odservation.
Le Kumkat n'est généralement pas rustique en France, toutes variètés
confondues.
Les seuls endroits ou il poussera en pleine terre, sans protection
particulière sera donc dans les endroits ou les citroniers poussent et
produisent en pleine terre sans protection particulière.
Tout le reste est querelle absconse;
Mais il est vrais que cela ne manque pas sur ce forum.
bonjour.
Accompagner la croissance du Kumquat par des rempotages réguliers dans
des pots chaque fois un peu plus important.
Cela demande un peu d'observation.
Bonjour. Non je ne le pense pas, en ce qui concerne les plantes des
jardins, espaces en grande partie artificiels, aménagés pour ce que nous
avons décidé d'y faire pousser. Mais tu as certainement raison pour la
plupart des végétaux dans la nature, puisqu'il s'agit pour eux de
s'implanter et de se propager face à la concurrence, qui est
généralement très vive.
Le message de Claire montre bien que pour les cas précis qu'elle cite
les limites de résistance ne sont pas à prendre à la lettre. Cette idée
est corroborée par Jean-Louis Vignaud, qui est un homme d'expérience
puisqu'il cultive depuis des années un grand nombre d'espèces d'arbres
au même endroit. Effectivement la définition des zones devrait
apparaître comme une fourchette, indiquant simplement une forte
augmentation des risques de succès quand on s'en écarte.
L'influence des conditions locales est considérable. Par exemple
Michelle (Les Cordylines) nous a indiqué que de nombreuses plantes
exotiques se développent près de la mer chez elle, bénéficiant d'un
micro-climat, alors que je vois sur les cartes journalières que sa
région est beaucoup moins ensoleillée que la mienne. Or ici, climat très
heurté (33-35° annoncé cet après-midi), les conditions sont terriblement
dépendantes de l'exposition, de l'altitude, du relief, etc. Dans la
vallée et adossé à la grande falaise, la température ne descend
qu'exceptionnellement à -10, contrairement au côté opposé de la vallée.
Sur ce sujet, le pépiniériste de la vallée m'explique que l'état
physiologique de la plante n'y est pas non plus pour rien, avec le sol,
l'hydratation, la durée des variations de température, et aussi parfois
certains prédateurs bactéries, champignons...). Parfois il suffit qu'une
plante de pays chaud soit adossée contre un mur plein sud pour qu'elle
tienne le coup à un froid momentané. D'où l'impossibilité de généraliser
sur une observation ponctuelle, qui n'est qu'un témoignage sans plus,
même s'il est intéressant.
C'est bien dommage tout cela: j'aurais aimé avoir un jacaranda chez moi,
ou encore un araucaria en pleine terre. Que dalle ! ;-)) Pour le
mimosa, j'ai renoncé depuis que celui de ma fille a gelé à Toulouse.
Bonne journée !
[rusticité]
> Parfois il suffit qu'une
> plante de pays chaud soit adossée contre un mur plein sud pour qu'elle
> tienne le coup à un froid momentané.
Parfois aussi, il suffit qu'une plante soit exposée Est pour que le
soleil du matin opère un dégel trop rapide et que la plante ne supporte
pas cette alternance gel/dégel. La même, adossée à un mur ou une haie
exposé SO tiendra bien mieux.
--
Michel 59
> Michel HONORE a écrit :
> > JRP à l'adresse 82.122.18.202 et dont l'identifiant est
> > <1jntsjd.pdeu6f1cn33guN%jaky.p...@fruit.fr> a écrit :
> >
> > [rusticité]
> >
> >> Parfois il suffit qu'une
> >> plante de pays chaud soit adossée contre un mur plein sud pour qu'elle
> >> tienne le coup à un froid momentané.
> >
> > Parfois aussi, il suffit qu'une plante soit exposée Est pour que le
> > soleil du matin opère un dégel trop rapide et que la plante ne supporte
> > pas cette alternance gel/dégel. La même, adossée à un mur ou une haie
> > exposé SO tiendra bien mieux.
> >
> Exact ! dans le même genre je ne peux pas garder ces magnifiques plantes
> alpines qui meurent du gel printanier à Toulouse ... comprenne qui pourra
On voit couramment des choses étonnantes pour lesquelles on avance des
explications qui sont autant d'hypothèses avant qu'elles soient
confirmées par une véritable expérimentation ou un nombre suffsant
d'observations concordantes dans des milieux comparables. Et on a vite
fait d'en faire une règle.
Tiens je vais faire une supposition, qui est peut-être fausse, c'est à
voir. Tes plantes alpines à période courte de végétation et de floraison
sur leur terrain normal subissent des variations diurnes importantes et
se préparent au froid par des modifications biochimiques. Si elles n'ont
pas été stimulées pour le faire dans un pays de plaine, elles restent
fragiles. Enfin je le répète, peut-être.
J'ai chez moi des edelweiss en pleine terre, vivaces et très rustiques.
Mais il s'agit de plants probablement adaptés par sélection, et s'ils
fleurissent superbement et n'ont pas peur des conditions locales, on ne
peut guère en tirer de conclusion. J'ai aussi des Primula latifolia, à
fleurs bleu-violet, qui se développent en pot depuis des années. Elles
proviennent d'un petit bout de plante ramassé à 2500 m au lac de La Fare
(Grandes Rousses). Forment maintenant une touffe qu'il me faudra
diviser. Chaleur caniculaire en plein soleil ou gel ne leur font rien.
Solides, mais petites primevères. Un peu comme les violettes. Tiens je
peux t'en chronoposter un bout, si ça t'intéresse. Mais la période du
printemps serait plus favorable, car elles commencent déjà à hiverner.
Poser la question autrement, peut être : pourquoi ne gèlent elles pas en
montagne ?
>>>>
>>> Exact ! dans le même genre je ne peux pas garder ces magnifiques plantes
>>> alpines qui meurent du gel printanier à Toulouse ... comprenne qui pourra
>>> !
>>>
>>
>> Poser la question autrement, peut être : pourquoi ne gèlent elles pas en
>> montagne ?
>>
> Oui, c'est bien ça.
Protégées par la neige ? en plus sous la neige, elles restent au sec et
n'ont pas les racines dans l'humidité.
Christine
la botanique se tape un peu des cv
puisque ce ne sont pas tout à fait des plantes
autant au moins que le jardinier se tape de la botanique
> Effectivement la définition des zones devrait
> apparaître comme une fourchette,
une définition doit-elle être ou apparaître ?
> L'influence des conditions locales est considérable. Par exemple
> Michelle (Les Cordylines) nous a indiqué que de nombreuses plantes
> exotiques se développent près de la mer chez elle, bénéficiant d'un
> micro-climat, alors que je vois sur les cartes journalières que sa
> région est beaucoup moins ensoleillée que la mienne. Or ici, climat très
> heurté (33-35° annoncé cet après-midi), les conditions sont terriblement
> dépendantes de l'exposition, de l'altitude, du relief, etc.
naturellement
déjà si tu considères que l'homo sapiens c'est 80% d'eau, si t'enlèves
en plus le poid de la viande, forcément que ça laisse pas beaucoup de
place à la zone de réflexion
d'où la difficulté quand tu parles de la spécificité au général
> Pour le
> mimosa, j'ai renoncé depuis que celui de ma fille a gelé à Toulouse.
normal puisque Toulouse c'est le même climat qu'ici
>> Pour le
>> mimosa, j'ai renoncé depuis que celui de ma fille a gelé à Toulouse.
> normal puisque Toulouse c'est le même climat qu'ici
Pfuuuu !
Ça y est, faut encore que je nettoie mon écran :/
--
Michel 59
> puisque ce ne sont pas tout à fait des plantes
C'est là juste un avis qui t'es très personnel. De là à en faire une loi
générale, il y a un fossé !
> autant au moins que le jardinier se tape de la botanique
Encore totalement faux !
Même pour celui qui prétendrait "s'en taper", ça ne serait qu'une façon
erronée de voir. Car simplement quand il se demande quand et comment
arroser la pelouse, il s'intéresse à la physiologie végétale.