Merci.
Si vous voulez construire un parking à la place de votre verger, taillez.
Sinon, laissez-le(s) tranquille(s). Un arbre en fin de vie produit beaucoup
(sauf exception).
Sinon, il a le droit de se reposer.
Philippe camus
--
Gérard - 61
Peket
J
> C'est un petit arbre, mais 7 pommes, c'est peu.
> En présence de deux avis contradictoires, je vais choisir l'avis de
Gérard.
> Mais j'hésite, ce n'est peut-être pas mon dernier mot, Jean-pierre !
> D'autres avis ?
Si l'arbre donne peut c'est qu'il n'a pas les ressouces pour en faire plus
ou qu'il est malade. Plutôt que tailler il faut chercher la cause.
Le tailler peut le "stresser" et agraver la situation ou l'améliorer
temporairement et accélérer la fin..
Philippe Camus
--
Gérard - 61
> Merci.
Je sors du même problème sur un poirier (jeune) et un pommier (vieux),
demi-tige tous les deux et non entretenus depuis environ 8 ans. Avant
les opérations de taille, sur le poirier, 5 minuscules poires, et sur
le pommier, une quantité de minuscules pommes atteints de monoliose
(donc, elles se nanifient), de tavelure (donc avec la pourriture
concentrique caractèristique) et les quelques rescapées colonisées par
la chenille du carpocaspe. Et du bois, du bois, du bois…
Après 2 années de taille trigemme consciencieuse, beaucoup
d'élimination de rameaux dressés vers le ciel et improductifs, et les
traitements d'hiver à la bouillie bordelaise et avec un insecticide de
contact, j'ai cueilli sur le poirier 15 très grosses poires, et sur le
pommier 45 kg de pommes de 150 à 250 g exemptes de toute maladies.
Donc, pour ton poirier, je te conseille dès maintenant d'éliminer les
branches mortes, puis, en hiver, de pratiquer une taille trigemme sur
les rameaux les plus proches de l'horizontale, de supprimer totalement
ceux qui montent verticalement, ce qui permettra, dans deux ans,
d'obtenir plus de boutons à fleurs, donc, logiquement, plus de fruits.
En tous cas, ce type de taille ne peut pas faire de mal, s'il est
conduit avec logique et soin. En fait, celà permet de concentrer la
sève sur des rameaux moins nombreux, donc de les amener à se
développer.
Bien entendu, il faudra continuer, les années prochaines une taille
trigemme en hiver et la taille des rameaux à bois à 6 feuilles en été,
toujours pour concentrer la sève vers les fruits.
Bon courage
--
Michel 59
> Philippe Camus
C'est totalement faux. Le conseil de couper court un arbre faible et
couper long un arbre très vigoureux est toujours d'actualité, ce me
semble, même s'il date… de mon grand père, qui le tenait de son grand
père et lui-même de son grand père. A moins de décréter que nos
ancêtres n'avaient pas le sens de l'observation de la nature, et que
nous sommes plus fort qu'eux en ce domaine.
Mais ça se saurait…
--
Michel 59
Tu n'as jamais entendu du recépage comme technique de rajeunissement?
> > Philippe Camus
>
> C'est totalement faux. Le conseil de couper court un arbre faible et
> couper long un arbre très vigoureux est toujours d'actualité, ce me
> semble, même s'il date. de mon grand père, qui le tenait de son grand
> père et lui-même de son grand père. A moins de décréter que nos
> ancêtres n'avaient pas le sens de l'observation de la nature, et que
> nous sommes plus fort qu'eux en ce domaine.
> Mais ça se saurait.
>
> --
> Michel 59
Bin oui mais moi je tiens cela d'un vieux aussi (et ce n'était pas le seul).
D'une part un arbre fruitier ne se taille pas. Un fruitier qui s'est
developpé normalement sans être maltraité (taille) est plus résistant et
donc rarement malade, produit normalement des fruits et à la fin donne plus
qu'a l'habitude. J'ai pu constater tout cela par la suite à maintes reprises
en comparant des fruitiers taillés et d'autres laissés "nature".
Alors évidemment le jardinier qui n'a vu de sa vie que des arbres taillés
(maltraités) et donc malades (d'où vos traitements chimique) ne peut avoir
une autre expérience. Un arbre taillé pour des raisons de rendement et de
facilité de cueillette est un arbre épuisé.
Je remplace petit à petit chez moi les fruitiers taillés par des arbres
sains que je ne taille jamais, la différence est flagrante.
Ce qui va probablement arriver à Peket s'il adopte votre méthode, c'est que
d'une part il va polluer avec les insecticides et autres fongicides, il va
encore plus épuiser l'arbre par la taille. Evidemment celui-ci va donner
plus pendant quelques années mais il aura une durée de vie écourtée et de
plus il sera tout le temps obligé de traité.
Une vision à court terme.
A la place de Peket, j'anticiperais sur l'avenir. Enlever l'arbre, planter
une bonne variété, ne jamais tailler et dans quelques années il aura un
arbre vigoureux, qui donnera des fruits sains, au lieu d'un arbre épuisé
qu'il faudra de toute façon remplacer.
Philippe Camus
Ademaide qui nous fait le coups de l'élexir de jouvance. Elle est où la
fontaine.
Vous vous leurrez, en épuisant la plante.
Philippe Camus
>
> Ce qui va probablement arriver à Peket s'il adopte votre méthode, c'est que
> d'une part il va polluer avec les insecticides et autres fongicides, il va
> encore plus épuiser l'arbre par la taille.
Et en plus, sa femme attrapera le cancer de la prostate.
Pourquoi? Il la taille?
Philippe Camus
que d'amalgames!!!
Associer taille et necessité de traitements chimiques est pour le moins
abusif.
"épuisé" est un adjectif totalement inapproprié dans ta demonstration.
Le nombre de facteurs jouant sur la production et sa qualité sont
beaucoup plus nombreux pour que ce que tu veux demontrer soit crédible
--
Gérard - 61
Quel rapport entre les traitements et la taille ?
Et je sais au moins deux choses, par expérience :
- un jeune fruitier non taillé, ou mal taillé, peut très bien ne jamais
se mettre en fruit
- un fruitier qu'on cesse de tailler voit très rapidement sa production
baisser et la taille de ses fruits réduire.
J'ai, pendant longtemps, soigné des poiriers et pommiers en espaliers
qui avaient une production interessante. Les nécessité professionnelles
ne m'ont pas permis de m'en occuper sérieusement durant 4 ans. Il m'a
été impossible, par la suite, de rattraper cette négligence, et j'ai dû
arracher ces arbres car leur production était insignifiante en quantité
comme en qualité. Ils ne faisaient plus que du bois.
Et puis, conseiller d'enlever des arbres fruitiers que l'on peut
remettre en production (et c'est le cas des demi-tiges, dont la taille
est moins exigeante que des espaliers) pour les remplacer par des
arbres jeunes, c'est dire au propriétaire du terrain : tu achèteras tes
fruits pendant 4 à 5 ans, voire plus, au supermarché du coin.
Enfin, dire qu'on plante un fruitier et qu'on le laisse pousser sans
intervenir, ça signifie qu'on aura un haute tige qui va prendre, au fil
des ans, une envergure et une hauteur considérables. Ce qui signifie
une récolte à l'échelle, un très grand jardin et rien qui pousse sous
l'arbre en question. Au prix actuel du terrain, je préfère tailler.
Tout le monde n'a pas la chance d'hériter de 3 hectares.
--
Michel 59
> Quel rapport entre les traitements et la taille ?
L'état sanitaire et la capacité de la plante à résister aux maladies.
> Et je sais au moins deux choses, par expérience :
> - un jeune fruitier non taillé, ou mal taillé, peut très bien ne jamais
> se mettre en fruit
Vous sortez ça d'où, vous avez sûrement un autre problème, polinisation
etc...
> - un fruitier qu'on cesse de tailler voit très rapidement sa production
> baisser et la taille de ses fruits réduire.
Bin oui, le pauvre vieux, il faut bien qu'il se refasse du bois et une
santé...
> J'ai, pendant longtemps, soigné des poiriers et pommiers en espaliers
> qui avaient une production interessante. Les nécessité professionnelles
> ne m'ont pas permis de m'en occuper sérieusement durant 4 ans. Il m'a
> été impossible, par la suite, de rattraper cette négligence, et j'ai dû
> arracher ces arbres car leur production était insignifiante en quantité
> comme en qualité. Ils ne faisaient plus que du bois.
J'aime le terme "négligence". Même remarque que plus haut. Pour moi la
négligence c'est de planter des arbres en espaliers...
> Et puis, conseiller d'enlever des arbres fruitiers que l'on peut
> remettre en production (et c'est le cas des demi-tiges, dont la taille
> est moins exigeante que des espaliers) pour les remplacer par des
> arbres jeunes, c'est dire au propriétaire du terrain : tu achèteras tes
> fruits pendant 4 à 5 ans, voire plus, au supermarché du coin.
Vous dîtes plus haut que vous n'avez jamais pu rattraper vos poiriers et
pommiers en espaliers et vous conseillez tout de même la taille pour
remettre un arbre en production...
Ce que je dit c'est qu'il va falloir du temps pour remettre en production
les fruitiers, que le résultat sera aléatoire voir pire que de ne rien
faire. Pendant ce temps il lui faudra de toute façon acheter des fruits. Il
vaut mieux anticiper et repartir sur de bonnes bases avec des arbres sains
et non taillés. Il gagnera ces années où il va s'acharner à remettre en
production des arbres douteux. Un fruitier n'a pas besoin d'être taillé pour
produire. Je ne sais d'où vous sortez cette bêtise.
> Enfin, dire qu'on plante un fruitier et qu'on le laisse pousser sans
> intervenir, ça signifie qu'on aura un haute tige qui va prendre, au fil
> des ans, une envergure et une hauteur considérables. Ce qui signifie
> une récolte à l'échelle, un très grand jardin et rien qui pousse sous
> l'arbre en question. Au prix actuel du terrain, je préfère tailler.
> Tout le monde n'a pas la chance d'hériter de 3 hectares.
Ce que vous dîtes est faux aussi, cela dépend des variétés que vous plantez.
Quand j'ai acheté le terrain que j'ai actuellement il y avait des fruitiers
très vieux, jamais entretenus. Les pommiers ne dépassaient pas 3 m de haut,
le plus haut était un prunier à 5m. Tout cela a été balayé par la tempête.
Cela-dit pour être autonome en fruit il faut de l'espace, c'est évident. En
appart, je le sens mal :-)))
Philippe Camus
> Vous dîtes plus haut que vous n'avez jamais pu rattraper vos poiriers et
> pommiers en espaliers et vous conseillez tout de même la taille pour
> remettre un arbre en production...
> Ce que je dit c'est qu'il va falloir du temps pour remettre en production
> les fruitiers, que le résultat sera aléatoire voir pire que de ne rien
> faire. Pendant ce temps il lui faudra de toute façon acheter des fruits. Il
> vaut mieux anticiper et repartir sur de bonnes bases avec des arbres sains
> et non taillés. Il gagnera ces années où il va s'acharner à remettre en
> production des arbres douteux. Un fruitier n'a pas besoin d'être taillé pour
> produire. Je ne sais d'où vous sortez cette bêtise.
J'ai juste chercher quelques infos et j'ai trouvé :
http://www.jardin.ch/Dossiers/tailleFr.html
ce qui confirme mes (petites) connaissances en taille que tous les
fruitiers ne se taillent pas de la même manière et que l'on peut
tailler sans vouloir faire un max de production comme les pros.
Juste pour l'histoire de l'aide de la mise à fruits :
"Sachez provoquer une réaction. Lorsque l'on veut animer la végétation,
on provoque la réaction en coupant la branche. Au contraire lorsque
l'on veut calmer le développement d'un arbre et aider à sa mise à
fruits, on laisse le rameaux dans toute sa longueur."
Christine
Cette phrase, extraite de son contexte, pourrait faire croire que pour
qu'un arbre porte beaucoup de fruits il suffit de le laisser pousser.
Or, c'est l'inverse qui est expliqué dans les 9 autres articles. En
particulier lire ceci :
" Eviter de raccourcir les rameaux d'une année. La taille des rameaux
d'une année rompt l'équilibre végétatif entre les différentes parties
de l'arbre. Elle retarde la mise à fruits"
et ceci :
"Gardez le bois fruitier le plus près possible du squelette. Il ne faut
pas oublier que les meilleurs fruits s'obtiennent sur du bois fruitier
jeune, surtout pas trop faible et le plus près possible de la branche
mère. Vous devez en outre éviter toute concurrence entre les branches
ainsi que les fourches. En un mot: simplifiez."
Cette dernière phrase expliquant d'ailleurs pourquoi un fruitier en
espalier produit beaucoup de gros fruits sur peu de branches.
Je n'ai jamais dit que tailler un fruitier est un geste simple. Au
contraire, c'est un acte réfléchi, qui necessite de bien regarder
l'arbre, dans son ensemble et dans le détail de chaque branche, de le
connaître, d'étudier ses réactions, d'avoir un suivi, saison après
saison, année après année.
Il n'est pas forcément question de "faire" beaucoup de fruits, mais
d'obtenir des fruits plus gros et de meilleure qualité. C'est
d'ailleurs pour celà qu'il est souvent necessaire de supprimer une
partie des fruits en cours de croissance.
Ce n'est pas parce qu'on a un sécateur à la main qu'on massacre la
nature
Cordialement
--
Michel 59
et bien moi non plus, même que j'apprends tranquillement à tailler et
que j'ai souvent un petit moment d'angoisse quand je vois la branche
tomber avec la question "est-que je viens de faire une connerie ?" ;-)
Christine
Pour tout avouer, la première fois que j'ai pris un sécateur en main
pour tailler un pommier, c'était avec mon grand père, j'avais une
dizaine d'années et il a guidé ma main pour couper la bonne branche au
bon endroit. En quelques saisons, j'ai appris les gestes, les
emplacements, ce qu'il faut enlever, ce à quoi il ne faut surtout pas
toucher. Mais apprendre par soi-même, sans personne pour guider, est
franchement plus difficile.
--
Michel 59
C'est ce qu'on a compris au club. Aussi lorsque nous organisons des
cours de taille, chaque participant vient avec son sécateur. Apres
avoir écouté et vu l'animateur du cours faire, chacun mets en pratique
sur les arbres qui sont mis à notre disposition. Au début , on demande
avant de couper si c'est bon et au bout d'un moment chacun s'enhardi.
Au final tres peu d'erreur sont commises, en tout cas aucune
irremediable.
quelques photos des ateliers taille du club
http://perso.orange.fr/cocorico/jardiniers/reunions/taille-fruitiers/2007/taille07.htm
http://perso.orange.fr/cocorico/jardiniers/reunions/taille-fruitiers/2006/taille2006.htm
--
Gérard - 61
Vous faites aussi pour les Fuchsia ?
--
Salut la compagnie
Mon Beau Jardin est derrière La Grille Verte
http://www.la-grille-verte.net
Ben non. La crise est telle sur les ciseaux à Fuchsia qu'aucun
participant n'a pu venir avec.
--
Gérard - 61
> S'il pleut au moment de la floraison ou s'il vient du gel au debut de
> la fructification il y a toutes les probabilités pour que le nombre des
> fruits soit faible même si l'arbre est en bonne santé
Donc une des solutions serait de ne rien faire et de voir si le
printemps prochain aura moins de gel et de pluie? Ça me plaît bien, ça.
:)
Greg
--
This is so good it has to be fattening
No ficus = no spam
> j'ai dû arracher ces arbres car leur production était insignifiante en
> quantité comme en qualité. Ils ne faisaient plus que du bois.
L'horreur. :)
> Cette phrase, extraite de son contexte, pourrait faire croire que pour
> qu'un arbre porte beaucoup de fruits il suffit de le laisser pousser.
Je mets cette phrase au chaud pour l'année prochaine et vous enverrai des
photos de mes fruitiers non taillés et des récoltes :-)
Philippe Camus
--
Gérard - 61
J'ai suivi tout le débat.
Il me semble d'abord que cela dépend de quel arbre on parle (je ne
taillerais pas un abricotier)
Ensuite de la place dont on dispose et de ce qu'on veut faire. Une haie
fruitière de pommiers ou poiriers plantés en croix n'est pas vilaine
autour d'un carré de légumes. On peut aussi en mener contre un mur.
Enfin, il faut savoir si on est prêt à monter sur une échelle pour cueillir.
Bref, chacun son problème et ses goûts personnels.
Mais je crois me souvenir que le problème posé était "mon poirier ne
produit plus, dois-je le tailler pour le rajeunir".
Je n'ai pas répondu parce que je n'en sais rien.
Je sais que j'avais de vieux rosiers, au pied énorme, qui ne
fleurissaient presque plus, et que j'ai voulu les rajeunir.
J'ai commencé par les tailler sévèrement, mais en laissant suffisament
de feuilles pour qu'ils vivent, puis ai observé s'ils faisaient des yeux
sur le tronc.
Une fois constaté qu'ils avaient plusieurs yeux rouges, j'ai coupé le
tronc au dessus des yeux.
Les rosiers sont repartis à toute vitesse, et ont retrouvé une seconde
jeunesse.
De Lorraine ou bien gammée ?
> De Lorraine ou bien gammée ?
Là on frôle le désastre.
Un point Godwin, un.
Et pour la réponse : de Saint André, monsieur.
--
Michel 59
Y a pas de points spécifiques pour la religion ?
>>> De Lorraine ou bien gammée ?
>> Là on frôle le désastre.
>> Un point Godwin, un.
>> Et pour la réponse : de Saint André, monsieur.
> Y a pas de points spécifiques pour la religion ?
Cherche, Neuneu, cherche.
Bon chien.
--
Michel 59