Pouvez-vous m'indiquer comment faire pour protéger des arums contre le
froid.
Merci pour vos réponses.
Sandrine
voilà
"SANDRINE GOBERT" <sgobert...@wanadoo.fr> a écrit dans le message news:
9sb1eg$gvd$1...@wanadoo.fr...
<<chinoi>> a écrit :
<<Aucune protection requise pour cette belle plante très coriace >>
Tu dois habiter dans une région oùle climat est doux, parce que moi je n'aurai
pas été aussi formelle.
Ça gèle dans pas mal d'endroits et à défaut d'en mourrir, ça ne donne rien de
bon après avoir trop souffert.
Ceci étant, je ne sais pas comment protéger les miens (nouveaux, les autres en
pleine terre ont gelé ) qui sont dans un seau enterré sous une gouttière : eau
et boue en permanence.
Z'ont bien survécu à l'hiver dernier mais il n'a pratiquement pas gelé.
--
Amicalement - Michèle V - Sud Essonne
l'Encyclopédie du Forum http://www.plantencyclo.com/
FAQ de frj" http://faq.jardin.free.fr/
enlever "nospam" pour me repondre
Ben faut dire que tu réunis pas les conditions les plus optimales non plus
pour tes arums :
- dans un seau : donc un plus faible volume de terre, donc cela gelera plus
vite
- sous une gouttière : l'eau détrempé par les pluies gèlera très vite et
fera une gangue de glace préjudiciable à une bonne survie des arums.
donc de deux choses l'une :
tu déterres ton seau et mets tes arums en pleine terre
ou tu déterres ton seau et tu rentres tes arums.
Ceci dit j'ai des arums (Z. Aeathiopica) à divers endroits depuis deux ou
trois ans : ont jamais fait grand chose, pour ne pas dire : rien. Je les ai
pas vu de tous ces mois d'été et là actuellement ils me font des feuilles.
D'aucuns disent : à mettre à l'ombre, les pieds dans ou près de l'eau ; j'ai
essayé : rien.
D'autres disent : plantes venant d'Afrique (du Sud je crois), donc en plein
cagnard et au sec ; j'ai fait : rien.
Ici j'ai d'autres trucs, autrement plus fragiles que les arums qui poussent
et sans aucun problème, alors les arums...je me demande encore ce qu'il leur
faut vraiment.
Quand j'habitais en Normandie j'admirais les magnifiques arums dans les
jardins : immenses, des grosses touffes bien grasses, des fleurs immaculées.
Là bas ils les passaient souvent au taille haie ou à la tondeuse :-((, ils
les ratiboisaient à ras le sol et cela repoussait toujours. Moi j'ai jamais
réussi à en avoir de beaux et pourtant tout le monde m'en donnait chaque
année. J'ai fini par laisser tomber... pour recommencer au Pilat....ou j'ai
toujours rien.
Amicalement,
Muriel
>l'eau détrempé par les pluies
???
;-)
--
Amicalement Richard (83, sud de la France)
Jardin ! l'Encyclopédie http://www.plantencyclo.com
Balade fleurie : http://www.balade-fleurie.com
et un complément : Z. aethiopica vit dans les zones marécageuses au soleil
du Sud de l'Afrique (de la côte à 2250m d'altitude) où sa floraison s'étends
sur toute l'année.
les feuilles sont traditionellement utilisées contre le mal de tête et en
cataplasmes
l'introduction en Europe s'est faite au XVIIeme depuis le Cap (Afrique du
Sud)
tandis que Z. rehmani (l'arum rose) vit dans des prairies sur terrain
rocheux (drainé) aussi du Sud de l'Afrique, floraison printemps ou été
<<Muriel Bernard>> a écrit :
<<Ben faut dire que tu réunis pas les conditions les plus optimales non plus
pour tes arums :
- dans un seau : donc un plus faible volume de terre, donc cela gelera plus
vite
- sous une gouttière : l'eau détrempé par les pluies gèlera très vite et
fera une gangue de glace préjudiciable à une bonne survie des arums.>>
Si je "teste" comme ça, c'est pas tout à fait au pif.
Les plus beaux que j'ai vus étaient dans des fossés détrempés et j'ai cru
comprendre qu'ils aimaient ça et qu'ils étaient gourmands.
La "boue" dans le seau, c'est du compost alors pour la faim, ils ont ce qu'il
faut.
Pour le gel, j'ai rasisonné autrement .
1°) Le seau étant enterré, il est plus à l'abri qu'un pot en extérieur
2°) J'ai dans l'idée que pour faire geler plus que les 1ers cm d'eau du dessus,
il faut un gel très fort et prolongé.
3°) S'il pleut, l'eau de gouttière fait bouger la surface et ça gèle moins
facilement ?
4°) Je trouvais systématiquement des galeries dans les anciens pieds
(rongeurs), au moins, dans le seau y a pas moyen .
Bref, j'essaie et on verra. C'est un neveu qui m'en a donné une grosse touffe
et dans les conditions que j'ai décrites, ils m'ont donné plein de fleurs cette
année.
Je n'avis jamais réussi avec ceux en pleine terre qui se faisaient sans doute
boulotter.
S'il fait très froid cet hiver, je vous raconterai la suite l'an prochain,
sinon, c'est toujours ça de gagné car ils ont l'air heureux.
Cette année je vais essayer le tissu (un spécial jardinage anti-gelée) pour
les entourer. Ca a l'air d'être efficace, enfin ce n'a été testé chez mon
p'pa que sur d'autres plantes.
Pascal - Région Parisienne
"SANDRINE GOBERT" <sgobert...@wanadoo.fr> wrote in message
news:9sb1eg$gvd$1...@wanadoo.fr...
Bonjour,
La seule expérience que j'ai est celle des arums (les blancs) que
quelqu'un avait planté dans le jardin de l'immeuble à Paris (expo est
mais presque tjs à l'ombre en raison des autres immeubles) :
Couper, recouvrir d'un gros matelas de feuilles puis d'un plastique
maintenu par des pierres ou des piquets.
Au printemps quand on voyait le plastique se soulever c'est que les
arums poussaient dessous. On enlevait tout. Si c'était tard cela avait
triste allure pendant quelques jours puis les pousses verdissaient et
se redressaient.
En tous cas cette méthode réussissait aux arums dont la touffe était
de plus en plus grande chaque année et fleurissait très abondamment.
Amicalement,
Catherine B.
doit quand même dépendre des coins ...
--
Electroniquement votre.
Jean Grisel
> Ceci dit j'ai des arums (Z. Aeathiopica) à divers endroits depuis deux ou
> trois ans : ont jamais fait grand chose, pour ne pas dire : rien. Je les
ai
> pas vu de tous ces mois d'été et là actuellement ils me font des feuilles.
> D'aucuns disent : à mettre à l'ombre, les pieds dans ou près de l'eau ;
j'ai
> essayé : rien.
> D'autres disent : plantes venant d'Afrique (du Sud je crois), donc en
plein
> cagnard et au sec ; j'ai fait : rien.
> Ici j'ai d'autres trucs, autrement plus fragiles que les arums qui
poussent
> et sans aucun problème, alors les arums...je me demande encore ce qu'il
leur
> faut vraiment.
les installer au milieu des arbustes au bord de la marre, à l'est
j'ai essayé de me débarrasser de ce cadeau comme ça et ça pousse et fleurit
encore depuis trois ans
--
amicalement, Arboretum du Chêne-Vert
http://www.lechenevert.net
et plein d'autres histoires de plantes
> ...........
>
> Cette année je vais essayer le tissu (un spécial jardinage anti-gelée) pour
> les entourer. Ca a l'air d'être efficace, enfin ce n'a été testé chez mon
> p'pa que sur d'autres plantes.
Ces voiles d'hivernage sont malheureusement assez chers, mais ils
passent pour efficaces. Ils laissent en partie passer la lumière,
laissent diffuser les gaz, surtout provoquent un mini-effet de serre
renvoyant le rayonnement du sol, et diminuent l'influence du vent. Sous
le voile la plante est protégée du givre et des flocons de neige. J'ai
vu dans un article spécialisé qu'une plante résistant à - 5° peut
supporter des températures nettement plus basses, par exemple - 8. J'en
mets tous les hivers sur Camelia, Punica, Calistemon et autres, parfois
en double épaisseur, et l'hiver prochain sur Penstemon.
Amicalement
--
Jean Pelmont
bon surf
--
Georges Grand
Le jardin Saint Hubert (Aube 10)
Pour un bonsaï d'Occident
george...@wanadoo.fr
http://perso.wanadoo.fr/georges.grand
1 adresse, 2 sites : côté bonsaï, côté jardin
"Jean Grisel" <mm...@sigu7.jussieu.fr> a écrit dans le message de news:
3BE98B31...@sigu7.jussieu.fr...
Oui !
> Ils laissent en partie passer la lumière,
> laissent diffuser les gaz, surtout provoquent un mini-effet de serre
> renvoyant le rayonnement du sol, et diminuent l'influence du vent. Sous
> le voile la plante est protégée du givre et des flocons de neige. J'ai
> vu dans un article spécialisé qu'une plante résistant à - 5° peut
> supporter des températures nettement plus basses, par exemple - 8.
> J'en mets tous les hivers sur Camelia,
Pour proteger les racines ? chez le camelia seules les racines sont fragiles
au froid, les feuilles ne craignent presque rien :les camelias en pleine
terre
ont tenu a -25°c il y a + de 15 ans à Clermont ,mais les boutons tombent
à de telles temperatures, par contre j'ai perdu des camelias EN POTS
il y a 5 ans, suite à 7 ou 8 jours de gelée continue à seulement env. -5°c:
les feuilles et branches avaient survecu, mais pas les racines....
>Punica, Calistemon et autres, parfois
> en double épaisseur, et l'hiver prochain sur Penstemon.
Utilise sur un jeune semis de tomate durant l'horrible
avril 2001: tres efficace!
Amicalement
François
> .......
> Pour proteger les racines ? chez le camelia seules les racines sont fragiles
> au froid, les feuilles ne craignent presque rien :les camelias en pleine
> terre............
Les racines horizontales sont protégées par une couche de copeaux
d'écorce, mais ici c'est très rare que le sol gèle de façon durable sauf
superficiellement.
J'ai un bouquin sur les camélias. L'histoire de l'introduction en Europe
est amusante et compliquée. On suppose que les premiers plants sont
venus avec les Portugais vers 1550, que les premiers camélias introduits
en Angleterre l'ont été comme théiers dans l'espoir de briser le
monopole chinois du thé. Le camélia (C. japonica) arriva à la place du
théier (C. sinensis), soit à la suite d'un malentendu, soit par une
arnaque des vendeurs chinois. Les cultures du théier échouèrent de toute
façon en Europe, mais le camélia devint assez vite une plante d'ornement
à la mode. Il a de très vieux camélias en Allemagne, datant de la fin du
XVIII ème siècle, à Hanovre et près de Dresde. Ce dernier a 8 m de haut
et protégé en hiver par une serre mobile. Les camélias ont connu un
véritable boom en Europe au XIXème siècle et sont apparus de nombreux
cultivars. L'impératrice Joséphine a contribué à développer ces plantes,
notamment à la Malmaison. Plus tard les fleurs de camélia étaient les
préférées du roi des belges, Léopold Ier, qui en avait une immense
collection. La culture des camélias s'est développée rapidement en
Australie et en Nouvelle-Zélande, cette dernière ayant un climat
particulièrment propice.
Le livre confirme ce que tu dis sur la rusticité, mais la question est
plus compliquée qu'il n'y paraît. Elle dépend des cultivars, de l'âge de
la plante (une plante déjà installée depuis plusieurs années résisterait
mieux au froid), du caractère brusque ou progressif du changement de
température. Les jeunes pousses sont plus sensibles, ainsi que les
fleurs épanouies, puis les boutons. Certains cultivars sont plutôt
gélifs, d'autres à l'opposé de l'échelle supportent -20° et même un peu
plus bas pendant une période brève. Il est fait états de C. reticulata
et C. sasangua, qui se seraient montrés plus résistants que C. japonica
pendant l'hiver 85. On signale des variations assez considérables, et
les plants en pot sont plus sensibles au froid comme tu l'as indiqué. On
a fait depuis les vingt dernières années des variétés nouvelles très
résistantes.
J'ignore la rusticité réelle de mon camélia. Mais j'ai observé qu'après
une nuit de gel vif sans voile, il avait pris une triste allure avec des
feuilles brunies. Panique ! Heureusement le changement s'est avéré
réversible. Par précaution je mets donc un voile total qui protège les
parties aériennes et la base, c'est pas compliqué et comme cela je suis
tranquille.
Amicalement
--
Jean Pelmont