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Peau de lapin ?

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Louis XXXVI

unread,
Sep 13, 1999, 3:00:00 AM9/13/99
to
Hello

L'un de mes ancêtres, vivant à Paris en 1817, est qualifié de "marchand
de peaux de lapins", avant d'être simplement qualifié dans les années
qui suivent de brocanteur ou marchand brocanteur.
Ma question est simple : ça servait à quoi, des peaux de lapin, pour des
parisiens ? A faire des fourrures ??? En lapin ?!?!
Que faut-il entendre par "brocanteur" exactement ? Ces gens-là
possédaient-ils une échoppe ou étaient-ils marchands ambulants ?
J'ai remarqué aussi que dans la naissance de ses enfants, les baptêmes
suivent parfois de loin la naissance de l'enfant, deux mois pour deux
enfants, et un an et deux mois pour un autre (là je me demande s'il n'y
a pas une erreur dans l'année quand même). Etait-ce le signe d'un manque
de foi, ou simplement le fait que s'il était marchand ambulant, il
n'était pas souvent là ? Cette dernière hypothèse me semble curieuse, vu
qu'il n'est pas aisé de se balader partout avec des nourrissons, et que
l'adresse de mon ancêtre a toujours été la même de 1817 à 1827, dates
extrêmes de naissance de ses enfants.

Voilà, moi je ne vends pas des peaux de lapins, je surfe sur le web,
mais c'est une autre histoire !

Merci de vos idées !

Louis XXXVI
-------------------
Louis...@wanadoo.fr
http://perso.wanadoo.fr/nous3/gen/gen.htm

Thierry Leclercq

unread,
Sep 13, 1999, 3:00:00 AM9/13/99
to
Les peaux de lapins servaient jusque dans les années 50 (1950), au moins, à
faire des manteaux en peau de lapin. Et sans doute aussi d'autres objets en
cuir, mais là je suis moins affirmatif.

Depuis, la laine, le synthétique, ont considérablement réduit la demande
(trop cher, trop de travail, mauvaise image de ce type de produit).

Dans le Poitou, toujours en 1950, le marchand de peau de lapin, passait dans
toutes les fermes, qui avaient toutes leurs clapiers et leur basse-cour. Il
rachetait donc en circulant périodiquementdans la campagne ces peaux. Il y
avait d'autres petits métiers (rémouleurs) et aussi des récupérateurs de
chiffons dont on faisait la pâte à papier (avec les chiffons, pas avec les
récupérateurs). ce sont peut-être ces derniers que l'on appelait
"brocanteurs" (à vérifier).. Le métier était sensiblement le même que celui
de marchand de peau de lapin (dont le travail était plus "acheteurs" que
"vendeurs") : passer de maison en maison pour acheter.

Aujourd'hui les peaux de lapins partent, au moins dans les petites fermes, à
la décharge.

Comme quoi on a pas inventé le recyclage, on a plutôt régressé dans ce
domaine.

salutations.
Thierry Leclercq.

Louis XXXVI a écrit :

dominique Losay

unread,
Sep 13, 1999, 3:00:00 AM9/13/99
to
"peau de lapin, peau de lapin, pôôôôôh" criaient les acheteurs de peaux de
lapins ambulants dans les rues des banlieues. J'ai 44 ans et c'est encore un
souvenir de (toute) petite enfance. Beaucoup de gens avaient encore quelques
poules et quelques lapins dans des clapiers pour améliorer l'ordinaire. Les
marchands ambulants passient pour acheter les peaux des victimes du repas
familial du dimanche midi et les revendaient effectivement à des fourreurs
qui en faisaient soit des gilets pour l'hiver soit même effectivement des
manteaux en imitation de "vraie" fourure
Dominique Losay
dlo...@club-internet.fr (home)
généalogie dans le 76
indexé sur Généanet


Edith Armange

unread,
Sep 13, 1999, 3:00:00 AM9/13/99
to
La majeure partie des peaux de lapin et "sauvagines" (peaux d'animaux
sauvages tels que renards, fouines, martres, etc.) récupérées en France
pour la région parisienne étaient traitées à Lagny sur Marne (77).
--
Edith Armange
arm...@club-internet.fr
http://www.club-internet.fr/perso/armange


isonet

unread,
Sep 13, 1999, 3:00:00 AM9/13/99
to
oui c'est ca !
j'ai le meme refrain dans les oreilles,
de ces peaux on faisait des manteaux et des manchons , ainsi que des
couvertures, pour les enfants.
dans les campagnes, il n'y avait que le feu de la cuisiniere pour chauffer
toute la maison, les parents allaient aux champs et les enfants en bas ages
restaient souvent tout seul a la maison. pour eviter qu'ils ne se
refroidissent dans leur berceau, on les recouvrait d'un couverture de peau
de lapin.
parfois une bouteille de lait renversee etait suspendue au-dessus du
berceau avec une meche de tissu en guise de tetine.


et il y avait aussi le remouleur avec sa cloche,couteux ciseaux.. et le
ferrailleur...,
A paris les chanteurs des rues qui passaient souvent le samedi et le
dimanche auquels on lancait une petite piece par la fenetre de l'immeuble,
l'orgue de barberie qui attirait tous les enfants du quartier.

si vous avez ce genre de souvenir, partagez-les

Bea


Dom

unread,
Sep 14, 1999, 3:00:00 AM9/14/99
to
Bonjour
utilisations que j'ai connues des peaux de lapin, qui dans mon enfance (il
y a 40 ans) se vendait encore à des colporteurs, les paysans de mon pays
(l'Aubrac), en portaient toujours une sous la ceinture de flanelle, contre
le tour de rein, ou le coup de froid, les manteaux de petits montagnards
pour aller à l'école, étaient doublés de ces peaux de lapins pour l'hiver
aussi, et peut-être cela fut le vison du pauvre à la capital le siècle
dernier ?
à +
Dom

Yves de TARADE

unread,
Sep 14, 1999, 3:00:00 AM9/14/99
to
Bonjour à tous
"Ah ! le bon temps", les réponses de Thierry, Dominique et "isonet" me
rappellent bien des souvenirs d'enfance. On s'y croirait.
Je n'ai rien à y ajouter.
Cependant, savez vous que dans le même genre de profession, (brocanteur) les
dits "marchands épiciers" au 17eme 18eme siècle faisaient souvent office
"d'antiquaires" (Cf. Jardin des Arts No ?).
Avec les épices, leur arrivaient d'Orient les laques. Meubles qui étaient
dépecés et recomposés par des ébénistes pour faire d'autres meubles au goût
européen. Certains ont étendu plus ou moins leur commerce aux antiquités.
Cordialement
Yves de Tarade (ancien fabricant de meubles)

marie vignal

unread,
Sep 14, 1999, 3:00:00 AM9/14/99
to
Bonjour,
J'ai connu la vente des peaux de lapin en Lauragais jusqu'en 1970.

--
La généalogie de Marie VIGNAL :
http://members.xoom.com/M_Vignal
Mes données sont indexées sur généanet
(31.11.09.12.15, Italie)
Yves de TARADE <deta...@wanadoo.fr> a écrit dans le message :
7rkt4i$5rr$1...@wanadoo.fr...

Jacques Louvel

unread,
Sep 14, 1999, 3:00:00 AM9/14/99
to
En réponse à dlo...@club-internet.fr (dominique Losay)
[message du 13 Sep 1999 10:31:49 -0700]
Salut Dominique,
souvenir identique (bien qu'un peu plus vieux que le tien d'une petite
dizaine d'années ;-)
Dans ma petite ville (je n'aime vraiment pas "banlieue"), outre le
rémouleeeeeeeeur et le marchand de peaux d'lapin, pôôôôô, déjà cités
il y a vait aussi le "vitriéééééééer" et quelques occupations plus
silencieuses comme la collecte des crottes de chien (les bien
blanches, celles dont les "producteurs" avaient sans doute rongé de
l'os). Ce n'est pas une plaisanterie. Mais je n'ai jamais su quel
pouvait être l'usage de ces productions canines (j'ai le vague
souvenir d'un histoire de gants de peau). Si quelqu'un possède l'info,
cela me serait agréable de l'apprendre;-)
Amicalement,
Jacques.
**** message original ****

jean-marie.minet

unread,
Sep 14, 1999, 3:00:00 AM9/14/99
to
Louis XXXVI a écrit dans le message
<1dy2bpy.5g...@meaux11-14.abo.wanadoo.fr>...

>Hello
>
>L'un de mes ancêtres, vivant à Paris en 1817, est qualifié de "marchand
>de peaux de lapins", avant d'être simplement qualifié dans les années
>qui suivent de brocanteur ou marchand brocanteur.
>Ma question est simple : ça servait à quoi, des peaux de lapin, pour des
>parisiens ? A faire des fourrures ??? En lapin ?!?!


Bonjour, sans faire avancer le sujet de l'utilisation en elle-même, et
peut-être plutôt en l'accentuant, mon beau-père vendait encore des peaux de
lapins en 1975, ( 0,20 FF la pièce), et j'ai vu, dans le hangar d'un
brocanteur du Loir et Cher, en 1980/85, environ 6 m3 de peaux qui
attendaient un cours favorable pour être revendues.

Dommage que le sujet ne porte pas sur les peaux de chats, car, outre
l'aspect prétendu bienfaiteur des semelles de cette matière, c'est aussi un
composant indispensable des navettes de métiers à tisser

Bien cordialement. JM

Domi

unread,
Sep 14, 1999, 3:00:00 AM9/14/99
to
Bonsoir.
Mon père a passé sa vie dans la fourrure dont une grande partie dans les
peaux de lapins jusqu' à sa mise en retraite très anticipée pour cause de
marasme dans ce marché jugé non écologique.
Les peaux de lapins étaient récupérées par les brocanteurs pour diverses
utilisations déjà mentionnées mais aussi pour les chapeaux. Non pas les
feutres mais les vrais, les hauts de forme ou chapeaux claque je crois.
Cet accessoire au 19 e était très courant demandé donc de la matière
première.
il est exact que ces peaux et les sauvagines étaient traitées à Lagny 77, où
il y a encore peut être une usine mais l'entreprise ou a travaillé mon père
et mon grand père, et moi-même durant mes congés, avait au début du siècle
le 20e ) au moins 4 usines : Lagny, Montreuil ( 93), Crocq (23) et une à
NewYork.
Il faut savoir que le lapin est une des fourrures les plus chaudes, les
moins chères.
PEAUUUUUUX DE LAPIIIIIIIIIIN qu 'ils criaient!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Louis XXXVI <Louis...@wanadoo.fr> a écrit dans le message :
1dy2bpy.5g...@meaux11-14.abo.wanadoo.fr...

> Hello
>
> L'un de mes ancêtres, vivant à Paris en 1817, est qualifié de "marchand
> de peaux de lapins", avant d'être simplement qualifié dans les années
> qui suivent de brocanteur ou marchand brocanteur.
> Ma question est simple : ça servait à quoi, des peaux de lapin, pour des
> parisiens ? A faire des fourrures ??? En lapin ?!?!

René Becker

unread,
Sep 14, 1999, 3:00:00 AM9/14/99
to
Bonjour,

Ayant été fourreur dans une vie antérieure je connais un peu le sujet.

Mais oui l'on utilisait beaucoup le lapin dans la fourrure pour faire des
manteaux de femme et surtout des manteaux d'enfants, et aussi pour des
couvertures et des pelisses(intérieurs de manteaux).
Les peaux étaient traitées de multiples façons, teintes, rasées, épilées
pour imiter d'autres fourrures plus coûteuses : la loutre, le ragondin,
l'hermine.
C'était l'une des pelleteries la plus employée pendant la Seconde Guerrre
Mondiale car produite en France et ramassée dans les campagnes par les
marchands de peaux de lapins. On utilisait aussi les peaux de moutons, de
veaux, de chats et même de chiens.
Sans parler des belettes et des taupes. (J'ai dans la Sarthe au 19ème siècle
plusieurs 'taupiers'.)

Salutations. René Becker.

Louis XXXVI a écrit dans le message
<1dy2bpy.5g...@meaux11-14.abo.wanadoo.fr>...


>Hello
>
>L'un de mes ancêtres, vivant à Paris en 1817, est qualifié de "marchand
>de peaux de lapins", avant d'être simplement qualifié dans les années
>qui suivent de brocanteur ou marchand brocanteur.
>Ma question est simple : ça servait à quoi, des peaux de lapin, pour des
>parisiens ? A faire des fourrures ??? En lapin ?!?!

>
>Louis XXXVI
>-------------------


Edith Armange

unread,
Sep 14, 1999, 3:00:00 AM9/14/99
to
Domi,
à Lagny la Ste CHAPAL a fermé définitivement ses portes, et les machines
ont été emmenées dans un éco-musée. Je ne suis pas allée à Montreuil.
Par contre la CIPEL est bien vivante. Désolée de faire de la pub mais si
l'année prochaine tu vois sur ARTE l'annonce d'un téléfilm "Julien
l'apprenti" tu y retrouveras peut-être une partie de l'ambiance que tu
as connue.

Lucile Houdinet

unread,
Sep 14, 1999, 3:00:00 AM9/14/99
to
Le Mon, 13 Sep 1999 22:29:38 -0700, "isonet" <iso...@total.net> a
écrit:

>et il y avait aussi le remouleur avec sa cloche,couteux ciseaux.. et le
>ferrailleur...,
>A paris les chanteurs des rues qui passaient souvent le samedi et le
>dimanche auquels on lancait une petite piece par la fenetre de l'immeuble,
>l'orgue de barberie qui attirait tous les enfants du quartier.
>
>si vous avez ce genre de souvenir, partagez-les

A Paris, en 1999, dans le 20è arrondissement, le joueur d'orgue de
barbarie passe encore dans les rues (le dimanche matin dans la mienne)
et joue sous les fenêtres.
Dans le 10è arrondissement, c'était le vitrier qui passait et
s'annonçait dans les cours d'immeubles, et ça en 1989.
Quant aux marchands de peau de lapin et aux rémouleurs, j'en ai vu et
entendu dans les villages des Ardennes jusqu'à la fin des années 70.

Et dans la série des souvenirs disparus, il y avait aussi l'arrivée
tous les ans de l'alambic pour faire le cidre, et celle d'un petit
cirque ambulant avec une roulotte en bois. Il nous attendait, nous les
mômes, à la sortie de l'école, et on partait à la suite de la roulotte
faire la parade dans les rues du village, avant d'assister à une
représentation en plein air sur la place du village. Et c'est pas si
vieux que ça, c'était dans les années 70.


Lucile Houdinet <hlu...@chez.com>
Généalogie sur F02,F08,F54,F55,F57
Belgique et Allemagne

Jacques DUPHOT

unread,
Sep 15, 1999, 3:00:00 AM9/15/99
to
Jacques Louvel <jacques...@wanadoo.fr> a écrit dans le message :
37de0296...@news.wanadoo.fr...

> En réponse à dlo...@club-internet.fr (dominique Losay)
> [message du 13 Sep 1999 10:31:49 -0700]
> Dans ma petite ville outre le

> rémouleeeeeeeeur et le marchand de peaux d'lapin, pôôôôô, déjà cités
> il y a vait aussi le "vitriéééééééer" et quelques occupations plus
> silencieuses comme la collecte des crottes de chien
> >"peau de lapin, peau de lapin, pôôôôôh" criaient les acheteurs de peaux
de
> >lapins ambulants dans les rues des banlieues. Les

> >marchands ambulants passient pour acheter les peaux des victimes du repas
> >familial du dimanche midi et les revendaient effectivement à des
fourreurs
> >qui en faisaient soit des gilets pour l'hiver soit même effectivement des
> >manteaux en imitation de "vraie" fourure.

Bonjour.
A Limoges aussi, j'ai bien connu tous ces gens qui défilaient sous les
fenêtres.
Mais je me souviens aussi d'un chanteur remarquable qui n'apparaissait que
le dimanche vers midi.
Il se plantait au milieu des cours de la cité des Bénédictins pour faire un
récital de chansons à faire pleurer Ninon.
Cela durait quelques minutes avant de récolter la pluie de piéces qui
tombait des fenétres.
Aprés quoi il disparaissait jusqu'au dimanche suivant.
Je crois qu'en fait c'était un cheminot de la gare voisine.
Il était si apprécié que toutes les fenêtres de la rue s'ouvraient
mystérieusement à l'avance.
Quant à ma mère, elle avait depuis longtemps préparé quelques "sous"
enveloppés dans un petit papier.
--
Jacques DUPHOT
Present sur GENEANET
Membre du C.G.H.H.M.L.
duphot....@wanadoo.fr

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