L'un de mes ancêtres, vivant à Paris en 1817, est qualifié de "marchand
de peaux de lapins", avant d'être simplement qualifié dans les années
qui suivent de brocanteur ou marchand brocanteur.
Ma question est simple : ça servait à quoi, des peaux de lapin, pour des
parisiens ? A faire des fourrures ??? En lapin ?!?!
Que faut-il entendre par "brocanteur" exactement ? Ces gens-là
possédaient-ils une échoppe ou étaient-ils marchands ambulants ?
J'ai remarqué aussi que dans la naissance de ses enfants, les baptêmes
suivent parfois de loin la naissance de l'enfant, deux mois pour deux
enfants, et un an et deux mois pour un autre (là je me demande s'il n'y
a pas une erreur dans l'année quand même). Etait-ce le signe d'un manque
de foi, ou simplement le fait que s'il était marchand ambulant, il
n'était pas souvent là ? Cette dernière hypothèse me semble curieuse, vu
qu'il n'est pas aisé de se balader partout avec des nourrissons, et que
l'adresse de mon ancêtre a toujours été la même de 1817 à 1827, dates
extrêmes de naissance de ses enfants.
Voilà, moi je ne vends pas des peaux de lapins, je surfe sur le web,
mais c'est une autre histoire !
Merci de vos idées !
Louis XXXVI
-------------------
Louis...@wanadoo.fr
http://perso.wanadoo.fr/nous3/gen/gen.htm
Depuis, la laine, le synthétique, ont considérablement réduit la demande
(trop cher, trop de travail, mauvaise image de ce type de produit).
Dans le Poitou, toujours en 1950, le marchand de peau de lapin, passait dans
toutes les fermes, qui avaient toutes leurs clapiers et leur basse-cour. Il
rachetait donc en circulant périodiquementdans la campagne ces peaux. Il y
avait d'autres petits métiers (rémouleurs) et aussi des récupérateurs de
chiffons dont on faisait la pâte à papier (avec les chiffons, pas avec les
récupérateurs). ce sont peut-être ces derniers que l'on appelait
"brocanteurs" (à vérifier).. Le métier était sensiblement le même que celui
de marchand de peau de lapin (dont le travail était plus "acheteurs" que
"vendeurs") : passer de maison en maison pour acheter.
Aujourd'hui les peaux de lapins partent, au moins dans les petites fermes, à
la décharge.
Comme quoi on a pas inventé le recyclage, on a plutôt régressé dans ce
domaine.
salutations.
Thierry Leclercq.
Louis XXXVI a écrit :
et il y avait aussi le remouleur avec sa cloche,couteux ciseaux.. et le
ferrailleur...,
A paris les chanteurs des rues qui passaient souvent le samedi et le
dimanche auquels on lancait une petite piece par la fenetre de l'immeuble,
l'orgue de barberie qui attirait tous les enfants du quartier.
si vous avez ce genre de souvenir, partagez-les
Bea
--
La généalogie de Marie VIGNAL :
http://members.xoom.com/M_Vignal
Mes données sont indexées sur généanet
(31.11.09.12.15, Italie)
Yves de TARADE <deta...@wanadoo.fr> a écrit dans le message :
7rkt4i$5rr$1...@wanadoo.fr...
Bonjour, sans faire avancer le sujet de l'utilisation en elle-même, et
peut-être plutôt en l'accentuant, mon beau-père vendait encore des peaux de
lapins en 1975, ( 0,20 FF la pièce), et j'ai vu, dans le hangar d'un
brocanteur du Loir et Cher, en 1980/85, environ 6 m3 de peaux qui
attendaient un cours favorable pour être revendues.
Dommage que le sujet ne porte pas sur les peaux de chats, car, outre
l'aspect prétendu bienfaiteur des semelles de cette matière, c'est aussi un
composant indispensable des navettes de métiers à tisser
Bien cordialement. JM
Ayant été fourreur dans une vie antérieure je connais un peu le sujet.
Mais oui l'on utilisait beaucoup le lapin dans la fourrure pour faire des
manteaux de femme et surtout des manteaux d'enfants, et aussi pour des
couvertures et des pelisses(intérieurs de manteaux).
Les peaux étaient traitées de multiples façons, teintes, rasées, épilées
pour imiter d'autres fourrures plus coûteuses : la loutre, le ragondin,
l'hermine.
C'était l'une des pelleteries la plus employée pendant la Seconde Guerrre
Mondiale car produite en France et ramassée dans les campagnes par les
marchands de peaux de lapins. On utilisait aussi les peaux de moutons, de
veaux, de chats et même de chiens.
Sans parler des belettes et des taupes. (J'ai dans la Sarthe au 19ème siècle
plusieurs 'taupiers'.)
Salutations. René Becker.
Louis XXXVI a écrit dans le message
<1dy2bpy.5g...@meaux11-14.abo.wanadoo.fr>...
>Hello
>
>L'un de mes ancêtres, vivant à Paris en 1817, est qualifié de "marchand
>de peaux de lapins", avant d'être simplement qualifié dans les années
>qui suivent de brocanteur ou marchand brocanteur.
>Ma question est simple : ça servait à quoi, des peaux de lapin, pour des
>parisiens ? A faire des fourrures ??? En lapin ?!?!
>
>Louis XXXVI
>-------------------
>et il y avait aussi le remouleur avec sa cloche,couteux ciseaux.. et le
>ferrailleur...,
>A paris les chanteurs des rues qui passaient souvent le samedi et le
>dimanche auquels on lancait une petite piece par la fenetre de l'immeuble,
>l'orgue de barberie qui attirait tous les enfants du quartier.
>
>si vous avez ce genre de souvenir, partagez-les
A Paris, en 1999, dans le 20è arrondissement, le joueur d'orgue de
barbarie passe encore dans les rues (le dimanche matin dans la mienne)
et joue sous les fenêtres.
Dans le 10è arrondissement, c'était le vitrier qui passait et
s'annonçait dans les cours d'immeubles, et ça en 1989.
Quant aux marchands de peau de lapin et aux rémouleurs, j'en ai vu et
entendu dans les villages des Ardennes jusqu'à la fin des années 70.
Et dans la série des souvenirs disparus, il y avait aussi l'arrivée
tous les ans de l'alambic pour faire le cidre, et celle d'un petit
cirque ambulant avec une roulotte en bois. Il nous attendait, nous les
mômes, à la sortie de l'école, et on partait à la suite de la roulotte
faire la parade dans les rues du village, avant d'assister à une
représentation en plein air sur la place du village. Et c'est pas si
vieux que ça, c'était dans les années 70.
Lucile Houdinet <hlu...@chez.com>
Généalogie sur F02,F08,F54,F55,F57
Belgique et Allemagne
Bonjour.
A Limoges aussi, j'ai bien connu tous ces gens qui défilaient sous les
fenêtres.
Mais je me souviens aussi d'un chanteur remarquable qui n'apparaissait que
le dimanche vers midi.
Il se plantait au milieu des cours de la cité des Bénédictins pour faire un
récital de chansons à faire pleurer Ninon.
Cela durait quelques minutes avant de récolter la pluie de piéces qui
tombait des fenétres.
Aprés quoi il disparaissait jusqu'au dimanche suivant.
Je crois qu'en fait c'était un cheminot de la gare voisine.
Il était si apprécié que toutes les fenêtres de la rue s'ouvraient
mystérieusement à l'avance.
Quant à ma mère, elle avait depuis longtemps préparé quelques "sous"
enveloppés dans un petit papier.
--
Jacques DUPHOT
Present sur GENEANET
Membre du C.G.H.H.M.L.
duphot....@wanadoo.fr