Dans le Sud-Ouest, les recensements des ressources villageoises font souvent
état de feux, de bellugues (ou belugues) et de quarts. Contrairement à ce
que l'on pense souvent, le feu n'est pas forcément une famille, mais une
valeur en fonds de terre (10 livres tournois, ai-je lu quelque part).
Ma question est donc simple : à quoi correspondent la bellugue et le quart ?
Je précise que le mot "bellugue" signifie en occitan "braise, étincelle",
jolie métaphore reprenant celle du feu.
Amicalement,
--
Jean Tosti
Signification des noms de famille :
http://www.geneanet.org/onomastique/
http://www.jtosti.com/indexnoms.htm
Bonjour Jean
dans l'Isère mon père me confirme que les feux (dans les années 1545-1580) sont
une mesure regroupant en moyen 5 personnes et qu'elle servais a percevoir
l'impot payé en
livres tournois (comme chez vous)
mais il n'as jamais rencontré de bellugue dans les textes qu'il a étudié
amitié
vos intervention sont toujours très enrichissantes merci
"Gaston Fébus, un grand prince d'Occident au XIV siècle"
auteur Pierre TUCOO-CHALA
Éditions MARRIMPOUEY JEUNE Pau 1976
-Guidonage, Taxe prélevée sur chaque tête de bétail Transhumant-
-Il adopta dans ses possessions la technique du fouage, un impôt direct levé
sur chaque maison habitée en permanence, sur chaque foyer.
FROISSART a également noté ce point important: "aussi leva-t-il des tailles
sur son pays et sur les villes , tailles qui existent encore aujourd'hui et
dureront tant que le comte vivra; il prend sur chaque feu 2 francs(sic) par
an et le fort porte le faible". Plusieurs pièces d'archives confirment ce
passage des chroniques ; le fouage fut créé en 1367-
-Pour éviter toute contestation un recensement établit en 1385 la liste de
tous les ostaus vius ou foecs vius, des foyers "vivants" des maisons ou il y
avait occupation permanente, celle-ci étant symbolisée par l'existence d'un
foyer où l'on allumait régulièrement le feu par opposition aux ostaus laus,
aux maisons abandonnées , aux granges servant d'habitation temporaire pour
le travail des champs-
-A partir du fouage il y eut une tentative, au moins en Béarn, pour
instaurer une sorte de prélèvement sur le capital, une taxe sur les
plus-values en quelque sorte. En 1380 une commission fut chargée d'évaluer
l'accroissement (lo creix) de la fortune de chaque habitant pour aboutir à
une taxation collective. Par exemple les bourgeois d'Oloron ayant accru
leurs biens de 66241 florins dans les années passées se virent réclamer4% de
cette somme../..il dut y avoir beaucoup de protestations et aucun texte ne
parle d'une autre tentative- !
-En Béarn vivaient encore d'assez nombreux serfs payant chaque année un
impôt spécial marque de leur servilité, la queste, d'ou le nom spécifique de
questaus donné à ce groupe social-
Il y a dans ce bouquin un paragraphe qui traite des devoirs des habitants
vis à vis de la fourniture d'hommes chevaux et armes pour assurer une armée
digne de ce nom à nouste Fébus (avec un F à l'Occitane)
"Salies-de-Béarn historique et anecdotique"
Auteur Jean LABARTHE
les Amis du Vieux Salies
-Les voisins devaient au seigneur d'Audaux une redevance de mille cinq cents
livres, plus "un quartau de bèth milh" un quartaut de cinquante litres
environ de de beau millet-
Tout ceci ne répond pas à vos questions mais vous sera peut-être d'une aide
quelconque.
Cordialement, S.L