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histoire et origine du clafoutis

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lambert lambert

unread,
Jul 19, 1998, 3:00:00 AM7/19/98
to
je recherche pour un article l'origine du clafoutis.

S'agit il d'un plat exclusivement français ou s'agit il d'un desert
universel ?

Tous les commentaires et les renseignement sur l'origine et l'huistoire
à travers le temps du clafoutis sont les bienvenue

Y a t il d'autres clafoutis autre qu'avec des cerises, par exemple le
sureau ?

Merci et bon apétit.


Ian Hoare

unread,
Jul 19, 1998, 3:00:00 AM7/19/98
to
Salut lambert

On Sun, 19 Jul 1998 20:01:02 +0200, lambert lambert
<lam...@nordnet.fr> wrote:

>je recherche pour un article l'origine du clafoutis.

Je ne pretends aucun connaissance personnelle, mais en tant d'anglais
qui habite la corrèze depuis 9 ans, j'ai toujours cru que c'est une
recette d'origine limousin. Dans une livre "le limousin Gourmand" j'ai
trouvé ceci.

« Le Clafoutis
Le clafoutis tire son nom du patois «clafi» (rempli, garni): il est
rempli de cerises, comme le ciel est "clafi d'estials". Dans le bas
limousin et plus particulièrement en Xaintrie, il s'appelle
"pelhaire" (chiffonier), car, dit-on, le «jus que rendent les cerises
lors de la cuisson colore la pâte d'un violet inégal et lui donne un
aspect déguenillé».

De nombreuse races de cerises sauvages habitent la forêt limousine,
mais la cerise idéale, la reine du clafoutis, c'est une petite cerise
noire, au noyau miniscule, très proche du la merise : «la franche
noire».

Le vrai clafoutis est de présentation rustique, et ne saurait soutenir
la comparison avec les «tartes à la crème»; aussi ne le verrez-vous
pas beaucoup dans les vitrines de pâtisseries. Comment donc, et où
trouver alors de bons clafoutis.
Je serais tenter de vous repondre qu'il faut le mériter; qu'il n'y a
pas de plaisir gratuit (TANSTAFFL - imh), et que celui de savourer un
bon clafoutis se conquiert.
Deux solutions s'offrent à vous: soit vous faire inviter par des
Limousins, soit apprendre 133 le faire.
Si l'on croit Kurnonsky , le princes des gastronomes, on semble même
réduiit au premier choix de notre alternative : « la réussite du
clafoutis exige d'abord de savoureuses petites cerises noires qu'on ne
trouve qu'en Limousin; elle exige surtout un tour de main qui fait à
la fois la richesse et la légèreté de la pâte. Sans doute, il ne
manque point de par le monde d'habiles pâtissiers qui savent faire
d'excellentes tartes aux cerises; mais pour atteindre à la perfection
du clafoutis, il faut avoir du sang limousin dans les artères, du beau
sang foncé comme le sang des cerises. »

Du sang limousin dans les artères, nous en avons; du plus nous sommes
cuisiniers; et s'il fallait encore vous convaincre que nous sommes en
mesure de vous guider vers les secrets du clafoutis, nous vous
parlerions de la passion qui nous lie à lui, qui nous en fait tant
manger, et nous a poussé, esprit moderne, à experimenter sa recette, à
la tourner dans tous les sens, à en modifier les proportions, à
essayer d'autres races de cerises jusqu'à ce que nous rendions à
l'évidence de notre jubilation gourmande : dans son apparente
rusticité, la tradition culinaire s'était fixée sur l'optimum de la
recette.

Certains ont cru améliorer, civiliser le clafoutis en dénoyautant les
cerises, c'est une erreur des plus grossières qui le dénature
complètement. En les dénoyautant, on en déchire la peau, alors qu'il
faut au contraire tout faire pour la préserver intacte afin que sous
l'action de la cuisson, chaque fruit devienne un veritable réservoir
de concentré de cerise.

C'est la contraste entre le moelleux de la pâte et la ruisselante
saveur des carises éclatant sous la pression des dents qui fait le
vrai clafoutis.

Quant au noyau, indépendamment de la saveur légèrement boisée que leur
tanin apporte et qui renforce le goût de cerise, ils sont les plus
efficaces amplificateurs du plaisir gourmand. Ils fixent votre
attention sur la bouchem, vous imposent une mastication prudente; ce
faisant, prolongent la contact buccal et vous mettent à l'écoute de
tous les contrastes tactiles qui se raisonnent, s'appellent et
s'harmonisent entre le fondant de la pâte, le juteux des cerises, et
la glissante dureté des noyaux, ».

>S'agit il d'un plat exclusivement français ou s'agit il d'un desert
>universel ?

Donc, je reponds "oui, et en plus, d'origine exclusivement limousin."

>Y a t il d'autres clafoutis autre qu'avec des cerises, par exemple le
>sureau ?

D'après la citation ci-dessus, non, le clafoutis est de cerise, et
rien que la cerise.

Après tous ces phrases bien colorés, il vaut peut-être te dire que
j'ai fait sa recette avec des cerises de commerce, du marché
(soi-disant les cerises à clafoutis) et celles que j'ai cueillis
moi-mêmes dans les bois et que ces derniers font de loin le meilleur
clafoutis. Effectivement, je peux confirmer ce qu'il dit à 100%, mais
qu'un mixer fait beacoup pour compenser le tour de main d'un limousin
de pur souche!!!!
Amitiés
Ian Hoare
>Merci et bon apétit.
>


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