Olivier Labeille :
C'est dommage parce que c'est sans doute la meilleure solution. A vous
forcer à l'utiliser en cuisine, vous n'allez réussir qu'à vous en
dégôuter, vous ou votre entourage. C'est un fromage plus doux que
vraiment fort comme je l'entends, en revanche son odeur est pénétrante,
vous allez vivre un certain temps dans des odeurs de maroille cuisiné.
Si je me souviens, un maroilles standard, le "carré entier", fait 800g.
Vous le portionnez en 4, ou en 8 à la rigueur, emballer chaque morceau
séparément (l'aluminium va bien pour le fromage, mais n'est plus en
odeur de sainteté) et l'ensemble des morceaux dans une boite en
plastique, et/ou des sacs en plastique, y'en aura pas trop. Comme ça
vous sortirez les morceaux un par un pour le plateau de fromages, et
vous en mangerez avec envie et donc plaisir, tout bêtement comme du
fromage, ce qui ne va pas tarder à devenir extrêment branché. Ou ferez
une petite sauce au besoin.
A la congélation, le fromage perd très peu à un peu de son intérêt,
selon le type, mais ça reste très jouable. Le roquefort par exemple
rend de l'eau à la décongélation, mais il exsude une espèce de sérum
même sans congélation quand on le laisse hors du frigo en morceau mal
emballé. Il est logique de congeler du fromage après affinage à point,
prêt à consommer. Mais il est inutile de trop laisser mûrir le
maroilles, d'espérer qu'il devienne crémeux à coeur, je ne sais même
pas si c'est possible. A mon goût un bon maroilles se tient bien, il
est juste un peu crémeux sous la croute, et sec et friable à coeur.
Bon appétit...
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Pierre Maurette