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@+ Augustin
> Le "GIGOURIT" de la RÉGION de MELLE
Dans un chaudron, faire bouillir très lentement, à feu doux, les couennes de
goret, une fois qu'elles ont été hachées très menu, accompagnées de la pire
molle (les poumons) et d'une bonne quantité d'oignons également hachés très
finement; à tout cela, on aura ajouté sel, laurier, thym, romarin, poivre
fort, poivre doux, épices, muscade, clous de girofle, et quelques bons
verres de vin rouge de pays.
Au bout de trois ou quatre heures de cuisson bien surveillée pendant
lesquelles on a fréquemment remué le tout à l'aide du "brassou" en bois et,
au moment où la graisse remonte sur le dessus de l'appareil, la cuisson est
achevée.
Mélanger l'ensemble pour qu'en versant, à l'aide de la cuillère à pot, le
mélange dans de petits récipients en terre vernissée, chacun de ceux ci
reçoive la même quantité de solide et de graisse.
Lorsque les pots remplis sont refroidis, la graisse est montée sur le dessus
et forme une couche protectrice. Il n'y a plus alors, qu'à les recouvrir
d'un papier sulfurisé bien lié autour de leur gorge et à les mettre au
frais, au sec, et à l'abri de la lumière vive, sur une étagère attachée à la
poutre maîtresse du "plancher". lis seront ainsi éloignés des dents des
souris et se conserveront bien.
Dans la région de Saint-Maixent, on n'employait pas la "pire molle", mais la
viande saignante du cou.
Recette donnée par Madame PAPOT, Chavagné (Deux-Sèvres).
Gigourit : brouet, mauvais ragoût.
Cette recette est tirée du livre "CUISINE DE POITOU ET DE VENDÉE" de JEANNE
PHILIPPE-LEVATOIS aux Éditions de Marais. Avec quelques modifications l'on
obtient la "Fressure" .
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@+ Augustin
"jcjourdanneau" <jcjour...@wanadoo.fr> a écrit dans le message de news:
alcggm$qfd$1...@wanadoo.fr...
Ayant vécu près de vingt ans dans le sud des Deux-Sèvres, je n'avais jamais
entendu parler du gigourit avant le message de Véronique sur une liste de
Cuisine a laquelle j'ai appartenu pendant pres de deux ans mais que j'ai
quittée. Voici son texte de l'epoque :
De : "veronique and co" <vmj.metereau@w...>
Date : Lundi 3, Juillet 2000 21:35
Objet : gigourit (approche)
Bonjour, et spécialement à Francis Ramat, un bon cagouillard bien de chez nous
!!!
Pour faire un bon gigourit (dixit ma grand-mère !) il faut d'abord faire la
goraille (cuisine du cochon !) et récupérer le jus du boudin que l'on a fait
(boudin noir bien sûr), on y ajoute la couenne, la tête, tous les morceaux
de viande et autres qui n'ont pas été utilisés dans les pâtés et autres
saucisses, on y incorpore du vin rouge, un gros bouquet garni, de l'ail et
des oignons, du sel et du poivre, du laurier en quantité suffisante, et on
fait cuire jusqu'à ce que ça se transforme en pâté (tu te souviens dans la
ponne sur le feu..... en remuant avec un bâton....).
Je n'ai pas d'autres indices, notamment sur les quantités, il faudrait
refaire une goraille et donc un gigourit pour pouvoir noter les proportions
!!! A moins que d'autres charentais se prononcent sur la question ?!!!!
Chauvine, je ne le crois pas, mais je ne renie pas mes racines (j'en suis
même fière) et j'aime mon pays pour ce qu'il est avec ses défauts et ses
bons côtés..... Voilà pour Francis, au fait es-tu saintongeais comme moi ?
A bientôt
Veronique
Ce à quoi je rajouterais , avec ta permision:
En n'ayant pas peur de metre des parures grasses et, en fin de cuisson
du sang du goret, on obtient la FRESSURE dont je parlais tout à l'heure mais
chaque région a son appellation : la fressure poitevine, le civet de porc,
le gigourit. Réchauffés et accompagnés d'une bonne purée c'est ausi bon que
peu appétisant la première fois. C'est même encore meilleur tiens ! J'arrête
parceque ça me donne faim ! J'en salive sur mon clavier.
Ayant habité de l'age de 9 ans jusqu'à 18 ans à Melle puis jusqu'à 24
ans à Poitiers (fac), je n'ai jamais entendu parler du Gigourit, aussi
mon attention a été attirée en 2000 par la recette de la famille de
Véronique que je fournis ci-dessous (obtenue lorsque j'appartenais à
une autre liste de discussion : Cuisine sur Yahoo). J'ai fait des
recherches auprès de mes anciens amis et c'est un produit qui s'achète
comme l'andouillette ou le saucisson pour accompagner d'autres plats.
La seule autre référence que j'ai retrouvée se trouve dans un livre
publié en 1932 et à vendre chez des bouquinistes. Sinon, essayez d'en
parler sur le site de Melle, mais je ne vous garantis pas une réponse
http://www.mellecom.fr/melle/index.htm
Bon courage pour la réalisation,
Anne-Marie
De : "veronique and co" <vmj.metereau@w...>
Date : Lundi 3, Juillet 2000 21:35
Objet : gigourit (approche)
Bonjour, et spécialement à Francis Ramat, un bon cagouillard bien de
chez nous !!!
Pour faire un bon gigourit (dixit ma grand-mère !) il faut d'abord
faire la
goraille (cuisine du cochon !) et récupérer le jus du boudin que l'on
a fait
(boudin noir bien sûr), on y ajoute la couenne, la tête, tous les
morceaux
de viande et autres qui n'ont pas été utilisés dans les pâtés et
autres
saucisses, on y incorpore du vin rouge, un gros bouquet garni, de
l'ail et
des oignons, du sel et du poivre, du laurier en quantité suffisante,
et on
fait cuire jusqu'à ce que ça se transforme en pâté (tu te souviens
dans la
ponne sur le feu..... en remuant avec un bâton....).
Et moi non plus (je viens à peu près du même coin que toi) - et
pourtant, on a tué le goret un certain nombre de fois.
Elisabeth
Cà, c'est encore plus efficace que le splonk (;-O))))))))))))))))))
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JVB
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@+ Augustin
"Anne-Marie" <Annmary...@aol.com> a écrit dans le message de news:
1f2f34.02090...@posting.google.com...