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[TV] Semaine 46, du 13 au 19 novembre 2004

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Arnaud Vajda

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Nov 12, 2004, 11:13:50 AM11/12/04
to
[TV] Semaine 46, du 13 au 19 novembre 2004

Deuxième semaine, donc. Quelques classiques émaillent ça et là le
programme (Les Portes de Nuit samedi, Hiroshima mon Amour jeudi) mais
mes coups de coeur de la semaine sont : "Augustin, roi du Kung-Fu", "The
Party", "On connait la Chanson" et "Doberman" (deuxième diffusion télé,
il me semble, pour ce-dernier).

Vendredi sur Arte dans la nuit, Odna, considéré comme un chef-d'oeuvre
du cinéma russe muet. Peut-être ? Bonne semaine à tous, et n'oubliez pas
de choisir dans la guerre des chaînes entre Demolition Man (TF1) et Le
Boulet (France2) mardi. C'est sûr qu'avec des choix comme ça, on risque
bêtement de pas regarder la télé du tout et d'en profiter pour faire un
petit tour du côté des salles obscures ! ^_^


===============================
Samedi
===============================


14h50 - Club-RTL
LAPITCH, LE PETIT CORDONNIER
De Milan Blazekovich
(Dessin animé)
1997 - Allemagne/Croatie - 1:25 - VF - CP
http://www.imdb.com/title/tt0133930/
-> Pas vu


20h25 - La Deux (RTBF)
LES PORTES DE LA NUIT
De Marcel Carné
Avec Yves Montand, Pierre Brasseur
1946 - France - 1:40
http://www.imdb.com/title/tt0038853/
-> Pas vu


22h22 - La Une (RTBF)
LES JOUEURS
De John Dahl
Avec Matt Damon, Edward Norton
1998 - USA - 1:55 - VF
http://www.imdb.com/title/tt0128442/
-> Pas vu


/Les autres:/


14h40 - AB3 - STARGATE (redif.)
14h45 - AB4 - K (redif.)
20h05 - AB4 - LA CHARGE DE LA BRIGADE LEGERE
22h15 - PLUG TV - LA NUIT DECHIREE


===============================
Dimanche
===============================


13h50 - Club-RTL
BIG BULLY
De Steve Miner
Avec Rick Moranis, Tom Arnold
1996 - USA - 1:25 - VF - CP
http://www.imdb.com/title/tt0115676/
-> Pas vu


14h40 - La Une (RTBF)
AUGUSTIN, ROI DU KUNG-FU
D'Anne Fontaine
Avec Jean-Chrétien Sibertin-Blanc, Maggie Cheung
1999 - France - 1:25
http://www.imdb.com/title/tt0208694/
-> ***

Formidable comédie sur le mélange des cultures, très touchante et très
drôle. Certains passages sont à mourrir de rire (notamment
lorsqu'Augustin se retrouve vendeur chez Daniel Prévost). Et puis, on ne
crache pas sur un film où il nous est donné d'entendre le fantastique
français de Maggie Cheung ! [A]


20h40 - ARTE
THE PARTY
De Blake Edwards
Avec Peter Sellers, Claudine Longet
1968 - USA - 1:40 - VO
http://www.imdb.com/title/tt0063415/
-> ****

Sans doute le meilleur produit du duo Sellers/Edwards. Drôle, loufoque,
pas méchant pour un sou et tout de même avec un semblant de message
derrière (après tout, l'ami Bakshi sabote involontairement une fête
d'Hollywood). Espérons qu'Arte ait le bon goût de passer les Panthères
Roses dans la foulée. Parlez-vous Hindoustani ? [A]


20h55 - TF1
AMEN.
De Costa-Gavras
Avec Ulrich Tukur, Mathieu Kassovitz
2001 - France - 2:10 - CP
http://www.imdb.com/title/tt0280653/
-> Pas vu


23h15 - TF1
CAVALE SANS ISSUE
De Robert Harmon
Avec Jean-Claude Van Damme, Rosanna Arquette
1993 - USA - 1:30 - VF - CP
http://www.imdb.com/title/tt0107711/
-> Pas vu


00h15 - France 3
LA BETE HUMAINE
De Jean Renoir
Avec Jean Gabin, Simone Simon
1938 - France - 1:40 - n&b
http://www.imdb.com/title/tt0029957/
-> Pas vu


/Les autres:/


14h30 - AB3 - METEOR MAN (redif.)
17h35 - AB3 - LES FANTOMES DU PASSE
20h15 - PLUG TV - KIDS
20h30 - AB3 - ROAD HOUSE
22h45 - AB3 - CARRIE AU BAL DU DIABLE
-> **

Un bon film d'horreur signé De Palme sur un bouquin de King. Belle
performance de Sissy Spacek et début de changement de registre pour
Travolta. Ca fait un petit temps que je l'ai pas vu, mais dans mon
souvenir, c'était plutôt réussi. [a]


===============================
Lundi
===============================


15h05 - France 3
UN ROI SANS DIVERTISSEMENT
De François Leterrier
Avec Claude Girraud, Charles Vanel
1963 - France - 1:30
http://www.imdb.com/title/tt0057619/
-> Pas vu


20h30 - La Deux (RTBF)
ENTRAPMENT
De John Amiel
Avec Sean Connery, Catherine Zeta-Jones
1999 - USA - 1:45 - VO
http://www.imdb.com/title/tt0137494/
-> *

Divertissant petit film de cambriolage. Pas trop mal tourné et pas trop
mal joué (si ce n'est Connery qui cabotine, mais c'est sa marque de
fabrique). Mais ça ne vole pas haut, malgré le titre de la VF ! ^_^;; [A]


20h45 - La Une (RTBF)
HAUTE-VOLTIGE
De John Amiel
Avec Sean Connery, Catherine Zeta-Jones
1999 - USA - 1:45 - VF
http://www.imdb.com/title/tt0137494/
-> Le même que ci-dessus, en VF.


20h45 - ARTE
ON CONNAIT LA CHANSON
D'Alain Resnais
Avec Sabine Azéma, André Dussollier
1997 - France/Italie/Suisse - 2:00
http://www.imdb.com/title/tt0119828/
-> ***

Comédie légère sur les chassés-croisés amoureux (et/ou professionnels)
basé sur le principe amusant de reprendre des airs connus de la chanson
française pour illustrer les sentiments et les pensées des personnages.
Bien vu de la part de Resnais. Une brochette d'acteurs impécables, en
sus : Azéma, Dussollier, Bacri, Jaoui, Arditti et Wilson, entre autres. [A]


21h10 - RTL-Tvi
LE COLLECTIONNEUR
De Gary Fleder
Avec Morgan Freeman, Ashley Judd
1997 - USA - 1:50 - VF - CP
http://www.imdb.com/title/tt0119468/
-> *

Le premier des thrillers US à surfer sur la vague du succès de Se7en.
Pas le plus mauvais non plus, mais rien de très surprennant dans
l'histoire ou dans le traitement. Le pauvre Morgan Freeman se voit même
obliger de copier son personnage du film de Fincher ! [A]


22h30 - TV5
JE SUIS NE D'UNE CIGOGNE
De Tony Gatlif
Avec Romain Duris, Rona Hartner
1998 - France - 1:10
http://www.imdb.com/title/tt0211445/
-> Pas vu


23h30 - France 3
AMOUR ET CONFUSIONS
De Patrick Braoudé
Avec Patrick Braoudé, Kristin Scott-Thomas
1996 - France - 1:45
http://www.imdb.com/title/tt0118612/
-> Pas vu


/Les autres:/

13h30 - AB3 - LE JOUR DES APACHES
20h05 - AB4 - UN APRES-MIDI DE CHIEN
00h15 - ARTE - FAHRENHEIT 451 (redif.)


===============================
Mardi
===============================


18h30 - TV5
GADJO DILO
De Tony Gatlif
Avec Romain Duris, Rona Hartner
1997 - France - 1:35
http://www.imdb.com/title/tt0122082/
-> Pas vu


20h55 - TF1
DEMOLITION MAN
De Marco Brambilla
Avec Sylvester Stallone, Wesley Snipes
1993 - USA - 1:50 - VF - CP
http://www.imdb.com/title/tt0106697/
-> **

Film d'action/SF musclé de la belle époque de Stallone. Très lourd et
très caricatural par moment, il est dans l'ensemble assez drôle,
notamment à travers les paroles prophétiques de Sandra Bullock quand
elle parle du président Scharzenegger... ^_^ [A]


20h55 - France 2
LE BOULET
D'Alain Berberian & Frédéric Forestier
Avec Benoit Poelvoorde, Gérad Lanvin
2001 - France/G-B - 1:50 - CP
http://www.imdb.com/title/tt0283957/
-> 0

Dire que j'ai été voir "ça" au cinéma... Il n'y a rien dans ce film :
pas d'histoire, pas de réplique, pas d'acteur. Le tout est insipide et
fait une très pâle copie de La Chèvre. Nul de chez nul. Une
"super-production" à la française râtée de plus. [A]


21h10 - RTL-Tvi
MONEY TRAIN
De Joseph Ruben
Avec Wesley Snipes, Woody Harrelson
1995 - USA - 1:45 - VF - CP
http://www.imdb.com/title/tt0113845/
-> *

Film d'action US moyen, heureusement un peu relevé par le duo
Snipes/Harrelson. Curiosité : il me semble que c'est le premier film de
Jennifer Lopez. [A]


22h10 - Club-RTL
L'AMBITIEUX
De Scott D. Goldstein
Avec Lou Diamond Phillips, Haing S. Ngor
1991 - USA - 1:35 - VF - CP
http://www.imdb.com/title/tt0101320/
-> Pas vu


22h55 - France 2
SAINT-CYR
De Patricia Mazuy
Avec Isabelle Huppert, Jean-Pierre Kalfon
2000 - France - 2:00
http://www.imdb.com/title/tt0187474/
-> Pas vu


/Les autres:/

20h05 - AB4 - L'ANTI-GANG


===============================
Mercredi
===============================


22h30 - Club-RTL
DRIVER
De Walter Hill
Avec Ryan O'Neal, Bruce Dern
1978 - USA - 1:30 - VF - CP
http://www.imdb.com/title/tt0077474/
-> Pas vu


22h40 - ARTE
AVEC TOUT MON AMOUR
D'Amalia Escriva
Avec Jeanne Balibar, Dominique Reymond
2000 - France - 1:25
http://www.imdb.com/title/tt0268159/
-> Pas vu


/Les autres:/

20h05 - AB4 - LES VOLEURS DE TRAINS
20h45 - PLUG TV - BAXTER
20h50 - AB3 - DROLES DE PERES
21h40 - AB4 - LA MISSION DU COMMANDANT LEX (redif.)
22h45 - AB3 - FARGO (redif.)
01h00 - ARTE - THE PARTY (redif.)


===============================
Jeudi
===============================


20h15 - RTL-Tvi
LES MESSAGERS DU VENT
De John Woo
Avec Nicolas Cage, Adam Beach
2002 - USA - 2:10 - VF - CP
http://www.imdb.com/title/tt0245562/
-> Pas vu


20h55 - France 3
A COUTEAUX TIRES
De Lee Tamahori
Avec Anthony Hopkins, Alec Baldwin
1997 - USA - 2:00 - VF - CP
http://www.imdb.com/title/tt0119051/
-> *

Un petit thriller/suspense agréable et bien mené. Dommage que ce soit un
peu long à se mettre en place. Enfin, ce huit-clos à ciel ouvert (en
plein Alaska) est plutôt prennant. Dommage que certaines ficelles soient
vraiment grosses (on y croit tous, à l'ours mangeur d'homme). [A]


22h05 - ARTE
HIROSHIMA, MON AMOUR
D'Alain Resnais
Avec Emmanuelle Riva, Eiji Okada
1958 - France/Japon - 1:25 - n&b
http://www.imdb.com/title/tt0052893/
-> Pas vu


23h20 - La Deux (RTBF)
LOS AMANTES DEL CIRCULO POLAR
De Julio Medem
Avec Najwa Nimri, Fele Martinez
1998 - Espagne - 1:45 - VO
http://www.imdb.com/title/tt0133363/
-> Pas vu


23h30 - France 3
DOBERMAN
De Jan Kounen
Avec Vincent Cassel, Monica Bellucci
1997 - France - 1:40
http://www.imdb.com/title/tt0118996/
-> ****

Film violent et jouissif, comédie policière gorre, les épithètes
s'enchaînent pour décrire ce film polémique. Avant que Kounen ne se
mette à fumer les même trucs derrière son Mac que le dernier des
Mohicans, il réalisait cet OVNI du cinéma français. A voir, ne fut-ce
que pour la perf d'acteur de Tchéky Karyo. [A]


/Les autres:/

13h30 - AB3 - DANGER ZONE


===============================
Vendredi
===============================


20h30 - Club-RTL
LA COCCINELLE A MONTE-CARLO
De Vincent McEveety
Avec Dean Jones, Don Knotts
1977 - USA - 1:40 - VF - CP
http://www.imdb.com/title/tt0076137/
-> 0

De mémoire, j'ai toujours trouvé la série des 'Coccinelles' ridicule. [A]


20h40 - La Une (RTBF)
LE GENDARME A NEW YORK
De Jean Girault
Avec Louis de Funès, Michel Galabru
1965 - France - 1:45
http://www.imdb.com/title/tt0060450/
-> **

Presque aussi drôle que le premier du nom, ce "Gendarme" à en lui
quelque chose de nostalgique. Epoque où les USA étaient vu comme un
'ailleur' rêvé, idéal et totallement étranger. Quelques scènes sont
toujours aussi efficaces. [A]


22h30 - La Une (RTBF)
L'EFFACEUR
De Charles Russell
Avec Arnold Scharzenegger, Vanessa Williams
1996 - USA - 1:50 - VF
http://www.imdb.com/title/tt0116213/
-> *

Que peut-on attendre de bien d'un film qui met une chanteuse R&B
génération MTV en premier rôle féminin ? Pas grand chose, jusqu'à en
tomber sur le ridicule de la scène
"je-marche-sur-des-aligators-qui-font-un-pont". Heureusement, y'a
Schwarzie et son air "Eh les gars, c'est un film !" qui rendent la
pilule moins dure à avaler. [A]


23h00 - RTL-tvi
EN PLEIN COEUR
De Pierre Jolivet
Avec Gérard Lanvin, Virginie Ledoyen
1998 - France - 1:35 - CP
http://www.imdb.com/title/tt0150464/
-> Pas vu


00h20 - ARTE
SEULE
De Grigori Kozintsev & Leonid Trauberg
Avec Elena Kuzmina, Petr Sobolevski
1931 - URSS - 1:30 - Muet, n&b
http://www.imdb.com/title/tt0022215/
-> Pas vu


/Les autres:/

20h45 - PLUG TV - HIGHLANDER
-> ***

Sans doute le seul film réussi de Christophe Lambert, et film qui a
berçé ma jeunesse à grand renfort de passage et de repassage de la VHS
en question. Des répliques qui tuent dans un univers de Sci-fi original.
Le tout sur du Queen. [a]

20h50 - AB3 - AIR FORCE BAT 21 (redif.)
21h10 - AB4 - GUET-APENS (redif.)


===============================
Notations
===============================


o : Navet
* : Pas Bien
** : Assez bien
*** : Très bien
**** : Chef d'oeuvre

VO : Version originale sous-titrée.
VF : Version française.
CP : Coupure publicitaire.
n&b : noir et blanc

[A] Arnaud

--
http://www.anime-info.net => News
http://www.the_wu.blogspot.com => Blog
http://www.nipponost07.blogspot.com => Musique

François Jouve

unread,
Nov 12, 2004, 11:29:54 AM11/12/04
to
Arnaud Vajda wrote:
> 20h40 - ARTE
> THE PARTY
> De Blake Edwards
> Avec Peter Sellers, Claudine Longet
> 1968 - USA - 1:40 - VO
> http://www.imdb.com/title/tt0063415/
> -> ****
>
> Sans doute le meilleur produit du duo Sellers/Edwards. Drôle, loufoque,
> pas méchant pour un sou et tout de même avec un semblant de message
> derrière (après tout, l'ami Bakshi sabote involontairement une fête
> d'Hollywood). Espérons qu'Arte ait le bon goût de passer les Panthères
> Roses dans la foulée. Parlez-vous Hindoustani ? [A]

Oui Oui. Mais comme d'hab, le dimanche sur Arte, c'est VF !!!
Donc attendre la redif nocturne et/ou râler très fort et très nombreux...

--
F.J.

Pierre Guillemot

unread,
Nov 12, 2004, 3:37:24 PM11/12/04
to
Arnaud Vajda wrote:
> [TV] Semaine 46, du 13 au 19 novembre 2004
>
>
>
> ===============================
> Mardi
> ===============================
>
>
> 18h30 - TV5
> GADJO DILO
> De Tony Gatlif
> Avec Romain Duris, Rona Hartner
> 1997 - France - 1:35
> http://www.imdb.com/title/tt0122082/
> -> Pas vu
>
Si Tony Gatlif n'était pas gitan lui-même, on l'accuserait de racisme.
J'ai eu du mal à suivre l'histoire que vit Romain Duris, mais j'ai
l'impression que ce n'est pas le plus important. Gatlif montre les
gitans chez eux, en Roumanie, arriérés, ivrognes, fainéants,
exploiteurs, qui considèrent les autres qu'eux comme une humanité
inférieure. On applaudirait presque au pogrom, tellement celui qui l'a
déclenché agit de façon insupportable.
Où Gatlif veut-il en venir ?
Quand même, je le reverrai, pour Rona Hartner.

> ===============================
> Vendredi
> ===============================>

>
> 23h00 - RTL-tvi
> EN PLEIN COEUR
> De Pierre Jolivet
> Avec Gérard Lanvin, Virginie Ledoyen
> 1998 - France - 1:35 - CP
> http://www.imdb.com/title/tt0150464/
> -> Pas vu

http://www.imdb.com/title/tt0051579/
Refait sur le patron de "en cas de malheur" de Claude Antant-Lara, 1958.
Virginie Ledoyen reprend le rôle de Brigitte Bardot, Gérard Lanvin celui
de Jean Gabin. Rien que ça. On n'a pas idée de faire un truc pareil.

Rien qu'une scène pour illustrer. La délinquante Brigitte Bardot demande
au grand avocat (d'affaires) Jean Gabin de la défendre. Pour montrer ce
qu'elle offre en paiement, elle lève sa jupe. Elle est de dos, tout se
reflète dans le regard de Gabin. Virginie Ledoyen est de face, ainsi on
peut voir qu'elle a gardé sa petite culotte. Autant Lara les faisait
marcher vers la déchéance (pour lui) et la mort (pour elle). Chez
Jolivet, tout finit bien pour tout le monde.

L'after-eight de trop: Pierre Jolivet a rajouté une copine beur pour
faire moderne, Cécile (Virginie) n'est plus seule et tout ce qui restait
de l'histoire a disparu.

A part ça, c'est gentil et pas si mal raconté. Si je n'avais pas vu
Gabin et Bardot avant, je l'aurais trouvé plaisant à voir.

Bruno

unread,
Nov 12, 2004, 3:53:09 PM11/12/04
to
François Jouve wrote:
> Arnaud Vajda wrote:
>
>> 20h40 - ARTE
>> THE PARTY
>> De Blake Edwards
>> Avec Peter Sellers, Claudine Longet
>> 1968 - USA - 1:40 - VO
>> http://www.imdb.com/title/tt0063415/
>> -> ****
>>

> Oui Oui. Mais comme d'hab, le dimanche sur Arte, c'est VF !!!
> Donc attendre la redif nocturne et/ou râler trčs fort et trčs nombreux...
>

et/ou acheter le DVD et se le repasser sans fin ..... et encore ... et
encore ..... et encore ....... ......:o)

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Arnaud Vajda

unread,
Nov 12, 2004, 7:26:35 PM11/12/04
to
Yannick Rolandeau wrote:

>>THE PARTY
>>De Blake Edwards

> A moitié. Autant l'ambiance est sympathique, autant le film semble avoir du
> mal à fonctionner au niveau du rythme.

Oh ?! Faudra que je le revois pour vérifié ça. Dans mon souvenir, on ne
s'embêtait pas.

>>ON CONNAIT LA CHANSON
>>D'Alain Resnais

> Je n'ai jamais compris l'engouement pour ce film, bien maigre, agrémenté de
> chansons mais ensuite ?

Ah non, c'est tout. C'est un film qui marche sur son pitch, si tu veux.
A réserver à l'amateur de Karaoke du dimanche qui sommeille en chacun de
nous.


>>DOBERMAN
>>De Jan Kounen
> Là, quelque chose nous sépare. Ce n'est même pas un film polémique dans son
> sujet, il n'y a rien. Une des plus grands nullités de ces dernières années.
> Je dirais même que Besson ne descend pas aussi bas dans la suffisance et la
> prétention Là, on a tout les ingrédients du film m'as-tu-vu, inondé de
> gimmicks publicitaires, fier de sa bêtise et de chier sur les autres (les
> Cahiers), de son ignorance, faisant passer la violence avec un côté bd pour
> la rendre spectacularisable et acceptable, l'un excusant l'autre. Tout est
> un esprit contemporain en somme. La scène finale est d'une abjection et
> d'un voyeurisme total sur ce point. Ce film est le syndrome finalement
> qu'une génération de cinéastes aux films décervelés a transformé le cinéma
> en un vaste clip (Pacte des loups etc.)

Exactement. J'adore. (Doberman, heing, pas le Pacte des Loups !).

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Nogard (c)

unread,
Nov 13, 2004, 10:09:10 AM11/13/04
to
Il se trouve que Yannick Rolandeau a formulé :

>>>> DOBERMAN
>>>> De Jan Kounen


>
>> Exactement. J'adore. (Doberman, heing, pas le Pacte des Loups !).
>

> Dans la nullité

Qu'est-ce qu'il a de nul ce film ?
Merci de donner des arguments valables et non la simple projection de
vos attentes ou de votre affect comme c'est bien souvent le cas
lorsqu'on qualifie un film de nul.

--
C'est encore dans la narine qu'il y a le plus de doigts.
(Philosophie Barnabéenne)

Arnaud Vajda

unread,
Nov 13, 2004, 10:45:31 AM11/13/04
to
Yannick Rolandeau wrote:

>>>>THE PARTY
>>


>>Oh ?! Faudra que je le revois pour vérifié ça. Dans mon souvenir, on ne
>>s'embêtait pas.
>

> Ce n'est pas une histoire d'ennui mais d'une même situation tirée à
> l'extrême.

Ah ! D'accord. Bhâ ! C'est du comique de situation anglais. Ce genre de
film présente toujours des situations ainsi poussée à leur paroxysme.
C'est justement ça qui est drôle (car peu vraissemblable).

>>>>ON CONNAIT LA CHANSON


>>
>>Ah non, c'est tout. C'est un film qui marche sur son pitch, si tu veux.
>>A réserver à l'amateur de Karaoke du dimanche qui sommeille en chacun de
>>nous.
>

> Autant participer à un Karaoke.

Oui, mais quand on chante comme une casserole, mieux vaut que ce soit
devant sa télé. Ca ennuie moins de gens ! ^^;;

>>>>DOBERMAN
>>>>De Jan Kounen


>
>>Exactement. J'adore. (Doberman, heing, pas le Pacte des Loups !).
>

> Dans la nullité, je préfère encore Le pacte, c'est plus drôle. Mais cela
> veut dire autre chose, c'est que le cinéma change carrément de main et qu'à
> terme, ce ne sera qu'un game boy.

Ah non, le Pacte est un faux-film de Kung-Fu. Doberman est juste un clip
gore et con. Quand à ta prophétie, je ne pense pas qu'elle se réalisera
ou qu'elle se réalise tout court, d'ailleurs. Ce genre de film (que l'on
pourrait appeller à niche ~ce qui tombe bien pour Doberman ! ^_^~) est
très minoritaire dans le cinéma. Français ou mondial, d'ailleurs.

Message has been deleted
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Nogard (c)

unread,
Nov 13, 2004, 12:02:34 PM11/13/04
to
Yannick Rolandeau a pensé très fort :

> Cela a déjà été moult fois discuté ici même.
>
> http://ghanima.dyndns.org/frcd/

Le lien ne marche pas, je ne vois pas votre message.

--
Qui ni rote ni pète fini par exploser.

Nogard (c)

unread,
Nov 13, 2004, 12:06:39 PM11/13/04
to
Yannick Rolandeau avait soumis l'idée :

> Je ne te parle
> même pas du coté nauséabond, qui emprègne tout le film.

Qui y'a-t-il de nauséabon ?

> On pourrait en faire tout le catalogue tellement il y en a comme le flingue
> dans le landau du bébé.

C'est drôle.

> d'effets visuels gratuits

Pas gratuits puisqu'ils servent la vision du réalisateur.

> La scène finale où on fait racler la tête du flic contre la
> route n'a rien de drôle

Si vous n'avez pas ri c'en est pas moins une scene drôle.

--
C'est encore dans la marine qu'il y a le plus de marins.
(Philosophie Shadok)

Nologo Ray

unread,
Nov 13, 2004, 12:34:53 PM11/13/04
to
On Fri, 12 Nov 2004 17:13:50 +0100, Arnaud Vajda <ava...@ulb.ac.be>
wrote:

>15h05 - France 3
>UN ROI SANS DIVERTISSEMENT
>De François Leterrier
>Avec Claude Girraud, Charles Vanel
>1963 - France - 1:30
>http://www.imdb.com/title/tt0057619/
>-> Pas vu


Certainement la seule et unique bonne adaptation d'un roman de Giono,
là où Pagnol (petit boutiquier du vieux port selon les dires de
Guédiguian : c'est là :http://www.peripheries.net/g-gued.htm), Pagnole
Leterrier filme l'ennui sans nous les kassel, contrairement à Jean
Kounen (qui récidive dans blueberry), ce qui est une sacré
performance.


Message has been deleted

Nogard (c)

unread,
Nov 13, 2004, 2:18:42 PM11/13/04
to
Yannick Rolandeau a écrit :

> Raté

Non.

> ...

On snipe les questions à la première occasion.

--
Blabla...

Arnaud Vajda

unread,
Nov 13, 2004, 3:11:18 PM11/13/04
to
Yannick Rolandeau wrote:

> Je me demande pourquoi dans la même veine, on retirerait au Pacte de
> s'amuser avec le kung-fu. Outre que cela n'a aucun intérêt. Par ailleurs,
> ce n'est même pas une prophétie, c'est une réalité. Il suffit de voir les
> innombrables films gore et con, les films tirés de jeux vidéo et j'en passe
> et qui récoltent foule. Le Pacte des loups, Doberman, Besson, Dahan etc.
> pour ne parler qu'en France ne viennent pas sur le tapis par hasard en même
> temps que l'inflation des jeux vidéos et quand certains metteurs le
> revendiquent ces influences. Quant à l'intérêt de faire gore et con, on a
> déjà gore et con.

Le parallèle avec les jeux vidéo est amusant quand on voit que les plus
gros titres (ceux, donc, qui marchent le mieux) sont les Sims (sorte de
télé-réalité/jeux de rôle jamais méchant, jamais vulgaire), les jeux de
foot (faut pas chercher très loin pour trouver la D1 à la télé) et les
jeux de bagnole, genre Need for Speed Underground (ou il faut juste
aller très vite, un peu comme en Formule 1). C'est peut-être con, mais
je vois mal le gore là-dedans. C'était juste pour vous signaler que les
préjugés que vous avez sur les "jeux vidéos" me semblent un peu
passéistes par rapport à la réalité actuelle du marché. Bien sûr, je ne
nie pas qu'il y a des jeux gores qui marchent (d'ailleurs, je viens de
terminer une partie de Quake III Arena), mais les FPS, malgré qu'ils
aient la vie longue, sont très souvent dépassé par les tacticals, comme
Warcraft III ou encore le réçent Warhammer 40.000. Et ceux-là ne sont
que des adaptations, en définitive, du jeux humain de la guerre pratiqué
de tout temps et sans doute plus ancien et plus réaliste au cinéma que
dans le jeux vidéos.

Autre chose, vous semblez croire qu'il y a une démocratisation des jeux
vidéos, alors qu'on a jamais autant vendu de jeux vidéos que du temps
bénis des 16 bits (SNES, Megadrive, ect). Et c'était plutôt là
d'innocents jeux de plate-forme/aventure. Enfin, vous citer "les films
tirés de jeux vidéo". On peut les compter, il n'y en a pas des masses et
tous oubliables : Street Fighter II (un mauvais Van Damme), Super Mario
(un film très étrange et complètement passé à côté de son public
d'origine), la trilogie Mortal Kombat (de la baston HK de bas-étage),
les deux Tomb Raider (qui ont marché pour la plastique d'Angelina Jolie,
mais qui n'étaient, comme les jeux d'ailleurs, que de pâles copies
d'Indiana Jones) et les deux Resident Evil (là aussi, très voir trop
moyen). A part ça, je ne vois pas trop. Et c'est une *goutte d'eau* dans
l'océan des films qui sort chaque année. Rien ne sert d'exagérer.

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Arnaud Vajda

unread,
Nov 13, 2004, 9:24:00 PM11/13/04
to
Yannick Rolandeau wrote:

> Pour un jeu, oui mais pas pour l'ensemble alors désolé que mon passéiste
> soit d'actualité :
>
> http://www.afjv.com/press0409/040909_chiffres_marche_jeux_video.htm
>
> "Le secteur des jeux vidéo en pleine évolution et représente un chiffre
> d?affaires de 18 milliards de dollars en 2003. Les joueurs sont en majorité
> de jeunes adultes, ils constituent à eux seuls 60 % de la population
> américaine et pas moins de 40 % de la population européenne. Les jeux
> préférés des joueurs sont en premier lieu les jeux d?action et combat, puis
> les jeux de rôle et aventure."

Encore faut-il précise ce qu'on entend par action et combat. Car si des
dérivés de wargames sont à prendre en compte dans cette catégorie (du
genre, les wargames non-réalistes, comme Warhammer ou Warcraft que je
citais dans mon premier message), ça fausse les données.

> Passe que l'on s'amuse de temps en temps à un jeu et ce n'est pas cela dont
> je parle. Mais quand on connaît mieux Sim City que des chefs d'oeuvres de
> la littérature ou du cinéma, il ne faut pas s'étonner que cela atteigne la
> tête.

Pourquoi les jeux vidéos doivent-il être considéré comme un genre mineur
? Voir comme un genre tout court ? Deux contre-exemple relativement
faciles : la série des Mysts d'une part et Xenosaga d'autre part. Ce
dernier propose un trentaine d'heure de jeux pour 7 heures et demie de
cinématique. Peut-on à ce moment-là dire qu'il s'agit "juste" d'un jeu ?

> Et le phénomène dépasse ce seul domaine du jeu vidéo (si ce n'était
> que cela) pour atteindre le secteur de l'édition et non seulement les
> médias, la tv, le journalisme et le cinéma. Une lectrice de chez Gallimard
> me disait que récemment que sur les 50 romans qu'elle a du lire, la moitié
> ne sont des histoires de bite et de vagin, selon ses propres mots. Le
> phénomène est beaucoup plus large. La culture n'est pas de s'intéresser à
> son nombril.

Quel rapport entre la bite, le vagin et les jeux vidéos ? Franchement
Yannick, je ne te suis pas. De plus, tu diras à ton amie chez Gallimard
(qui édite Harry Potter, plein de bites et de vagins, c'est sûr) que ce
n'est peut-être qu'un effet de mode passager découlant des succès
d'Angot, de Houellebeck, de Beigbeder et de Despentes.

> Explique donc pourquoi le secteur des jeux vidéo a dépassé le secteur dit
> culturel et a augmenté ces derniers années.

Simplement parce que les avancées techniques permettent d'offrir plus de
jeux différents et intéressants aux joueurs. Je ne tente pas de te
convaincre ici, je tient à le préciser, juste à te signaler que les
médiums (car en définitive, c'est de cela qu'on parle) ont évolué et
évolue encore, tout simplement. Et que l'interactivité dans l'occupation
a, je pense, toujours intéressé les gens. Or, pour en revennir aux Sims,
quel plus formidable moyen de jouir du spectacle de la télé-réalité
qu'en y jouant sois-même un rôle ?

> Ca, c''est déjà un signe très
> net. Et il n'est guère étonnant que les "réalisateurs" que j'ai cités
> revendiquent leur source d'inspiration dans ce domaine, certains n'hésitant
> pas à mettre sur le même niveau l'inspiration d'un Kubrick dans le domaine
> de la peinture et le leur dans les jeux vidéos.

Et en quoi est-ce mal ? On ne vit qu'avec les références qui nous
entoure. Si les jeux vidéos deviennent source de référence populaire,
reconnaissable par le quidam moyen du premier coup d'oeuil, les
cinéastes seraient bien bête de ne pas utiliser ce nouveau lexique. Ce
qui m'ennuie surtout dans ton propos, c'est que tu as l'air de dire que
c'est devennu pratique courante (voir majoritaire) alors que nous n'en
sommes encore une fois qu'à des références à très petite échelle, sur
quelques films de niche.

> Olivier Dahan, auteur du film Le Petit Poucet, déclare dans le
> Télérama 2732 : "Que les images proviennent d'un jeu vidéo ou d'un film
> de Bergman, je ne fais pas de différence. Je ne sais pas comment le
> cinéma peut influencer l'univers des jeux vidéo, mais on y trouve déjà
> certaines images sublimes et personnelles.

Suffit de voir les Max Payne avec ses fameux "bullet time" tirés de John
Woo. Le scénar des ces jeux auraient d'ailleurs pû servir, si une petite
uchronie m'est permise, de base pour une série de film avec Clint
Eastwood dans les années 70 (dans la lignée des Dirty Harry, avec un
côté série noire plus poussé). Le premier Max Payne est d'ailleur
quasiment une parodie de polar new-yorkais.

> Je suis sûr que dans les années
> à venir, des jeunes artistes vont utiliser les règles et les codes des jeux
> pour exprimer ce qui leur tient à coeur, de la même manière qu'un
> cinéaste utilise le cadre de l'histoire et essaie de faire passer ce
> qu'il ressent par d'autres biais que le récit. Je le pense d'autant
> plus que pour moi, raconter une histoire n'est pas fondamental. Je le
> fais juste pour pouvoir faire des films." Christophe Gans, auteur du
> Pacte des loups, et ancien rédacteur de Starfix, annonce de son côté dans
> Les Cahiers du cinéma février 2002 : "Aujourd'hui, le jeu vidéo est
> au cinéma ce que le cinéma a été à un moment donné à la littérature, le
> petit frère turbulent. Une forme dévoyée, impure, agressive, mais dont
> le bouillonnement fait tout l'intérêt." Il avait déclaré auparavant à la

Mouais. C'est un peu le problème de l'oeuf et de la poule. Qui s'inspire
de l'autre le premier ? Impossible à trancher, je pense. Prenons les
Mario, pour faire universel. Quel est le principe de base ? Un type qui
va sauver sa princesse des bras du vilain méchant en éliminant tous les
sbires du bad guy avant d'arriver à ses fins. C'est vieux comme le
monde. Il n'y a pas réellement de "style" jeu vidéo. Il n'est
qu'emprunter à ses propres références (cinéma, télévision, littérature,
BD, tout ce que tu veux).

> sortie de son film dans Première après s'être vanté de ses 3500 plans :
> "J'en ai bouffé toute ma vie (la bd), j'en ai une bibliothèque pleine que
> je connais sur la pointe des doigts. J'ai appris le cadre en lisant des
> comics books. La bd m'a aidé, comme avant la peinture classique a aidé des
> metteurs en scène à faire des plans. C'est difficile, quand on voit Barry
> Lyndon, de ne pas penser que celui qui est derrière a une connaissance
> profonde de la peinture classique, particulièrement de la peinture
> anglaise. Moi, ma formation naturelle est venue de la bd parce que c'est
> mon époque, ma culture. Elle n'en est pas moins prestigieuse."

Et en quoi un Trondheim ne vaudrait pas tous les Beigbeder du monde ?
Sérieusement ? Y'a-t-il une honte à avoir des références bédéïstes ?

> Rajoutant,
> ce qui préterait à sourire si ce n'était pas à prendre au premier degré :
> "Pour moi, la forme la plus intéressante et la plus récente invitée dans ce
> film-là, c'est le jeu vidéo. "

Je ne comprends pas la phrase.

> Quand on voit le résultat, on comprend vite que les grands cinéastes qui se
> sont inspirés de la littérature et de la peinture ont un bagage largement
> supplémentaire au niveau matière grise.

C'est peut-être que tu prends de mauvais cinéastes, aussi, quel que soit
leurs références. Ca ne sert à rien de chercher une explication là où il
n'y a qu'un constat à faire (puisque j'imagine aisément que tu n'aimes
ni l'un ni l'autre).

> Et pour cause.

C'est sûr, les BD, ça te nique le cerveau, c'est bien connu. Franchement
Yannick, c'est un peu 'too much', cette remarque, si je puis me permettre.

> Le phénomène est
> donc récent mais ne va faire que s'amplifier. Et quand tu assistes à des
> festivals de courts-métrages, c'est très net. Mais c'est logique par
> rapport à un marché ultra concurrentiel où il faut draîner les spectateurs.
> Le problème est ce que disait Fellini à la fin de sa vie, écoeuré par cette
> déferlante de médias, de clips et j'en passe qui ne nous apprennent plus à
> regarder. Car apprendre à regarder, cela n'arrive pas en posant son cul
> devant la télévision. Rien d'étonnant à ce que quelques années plus tard,
> de tels "réalisateurs" puissent dire cela. Et une partie du public suivra,
> ayant été gavé de clips et de pub ou de choses de ce genre et étant
> totalement ignorant de l'autre côté. Faut pas croire que si ces films
> perclus de stéréotypes marche, cela est dû au hasard. Et une telle
> industrie sait très segmenter son marché pour capter son public. Nul hasard
> encore si on a construit des multiplexes les dernières années. Et on ne
> lance pas l'expression produit culturel par hasard non plus.

Je comprends ton discours (pour cause, j'ai l'impression que tu me le
ressort à chaque fois qu'on se parle). Mais comprends de ton côté que
l'on peut ET être client de ce cinéma (Doberman, les multiplexes, les
blockbusters) ET revoir avec plaisir des Kubrick, des Fellini et
d'autres. De la même manière que l'on peut lire ET des BD (des mangas
essentiellement pour ma part) ET les essais de Glucksman, du Sollers, du
Rouart, du Wolton et d'autres. Je pense que la dualité consommateur (car
c'est de cela qu'il s'agit) / amateur t'es étrangère. On peut pourtant
vivre bien en cumulant les deux. J'en suis la preuve vivante ! ^_^

> Il n'y en a pas encore des masses mais c'est déjà un tournant qui
> n'existait pas encore il y a quelques années.

Parce que le jeu vidéo à grosso-modo 20 ans ! Comment voulais-tu que des
adaptations de jeux vidéos sortent avant l'existence de ceux-ci ! De
plus, le cinéma lui-même est un média bien jeune pour parler de
'tournant' et/ou de 'tradition' en comparaison avec les autres produits
culturels, pour utiliser l'expression malheureuse que tu as toi-même
repris plus haut.

> Faut-il s'en étonner ? Pas du
> tout. A part ceux-là, on a tous les films qui s'en rapprochent de près ou
> de loin, les deux rivalisant pour capter l'attention sur des choses
> faciles. Si on ajoute à cela la mise en images de type publicitaire, les
> clips, la multiplication des médias etc., on comprend vite que le marché
> est juteux. Et quand tu vois les films qui sortent, il n'y a pas de quoi
> s'enthousiasmer.

Question de point de vue. Certains sont très regardables, pour moi. Et
constituent même des immanquables du cinéma de ces dernières années
(comme Doberman ou, pour reprendre une autre de nos discussions passées,
Moulin Rouge). En dehors de toutes considérations sur la qualité des
films en eux-même, ils donnent un aperçu de ce qu'est le cinéma
d'aujourd'hui et de ce qu'il sera _peut-être_ (et j'insiste là-dessus)
demain. Car ce n'est ni toi ni moi qui y changeront quoi que ce soit.

Nogard (c)

unread,
Nov 13, 2004, 10:23:13 PM11/13/04
to
Arnaud Vajda a écrit :

> On peut pourtant vivre bien en cumulant les deux.

Voir même "vivre mieux". Augmenter les sources d'inspirations, de
cultures n'est jamais un mal. S'ouvrir est toujours mieux que de
s'enfermer. Enfin c'est mon point de vue.

Voila vous pouvez continuer.

(PS: Merci Arnaud, grâce a vous les fils de discussions incluant YR
sont moins creux, enfin, un post sur deux...)

--
Blabla...

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Filipe

unread,
Nov 14, 2004, 1:57:11 PM11/14/04
to
Arnaud Vajda nous racontait :


> Question de point de vue. Certains sont très regardables, pour moi. Et
> constituent même des immanquables du cinéma de ces dernières années (comme
> Doberman ou, pour reprendre une autre de nos discussions passées, Moulin
> Rouge). En dehors de toutes considérations sur la qualité des films en
> eux-même, ils donnent un aperçu de ce qu'est le cinéma d'aujourd'hui et de ce
> qu'il sera _peut-être_ (et j'insiste là-dessus) demain. Car ce n'est ni toi
> ni moi qui y changeront quoi que ce soit.

Je suis d'accord avec toi sur le principe, mais Doberman et
Moulin-Rouge, même dans l'optique du 100% fun ou cool un soir entre
copains avinés, c'est vraiment de la daube et ils représentent quedal
sur le cinéma d'aujourd'hui. Dans le genre clipesque ultra esthétisant
il y a beaucoup plus réussi (c'est à dire fun-top-giga-cool-prout) et
intéressant que ces deux bouses même pas marrante.

Filipe


Denis Cil

unread,
Nov 14, 2004, 4:47:11 PM11/14/04
to
Yannick Rolandeau le 14 nov. 2004 a déposé dans les nouilles:


> Absolument. C'est même la définition du jeu comme je l'ai déjà
> indiqué. J'aime bien Myst, c'est sympa et tout mais c'est tout. Mais
> ce n'est certainement pas ma référence car trop pauvre. C'est juste un
> divertissement passagé et non perpétuel. Pourquoi veux-tu que ce ne
> soit pas mineur ? On a l'impression que le mot même vous fâche car
> vous voulez mettre vos préfèrences comme majeurs de peur que ce que
^^^^^^^^^^^
Non, références. Il me semble que tu idéalises beaucoup le "hier"
c'en est presque démagogique. Peux-tu me dire ce qui était référentiel en
termes d'art, de culture, dans les années cinquante, soixante et dans
quels milieux ?
Duvivier dans La fin du jour, ouvre son film sur une pièce de
théâtre, il y a deux ou trois spectateurs dans la salle, le four, on
remballe les décors, les costumes, et un des acteurs dit "en face, au
cinématographe ils ont fait le plein". C'était pour Duvivier cinéaste, la
fin du théâtre tel qu'il l'avait connu.
Le théâtre est-il mort ? Pas que je sache, il était moribond il s'est
transformé, adapté, il est dans la rue, mais pas à la rue.
Pour ce qui est du Cinéma, tiens après tout utilisons le médium que
l'on utilise http://www.cndp.fr/magphilo/philo08/cinema.htm.
Il me semble qu'on leur a volé le farwouest aux djeunzs, dans le sens
Ciminien du terme, un farwouest qui n'a jamais existé et dont les
véritables héraults, ceux que tu cites, les Fellini, Lang, Bergmann...,la
liste serait trop longue, ont du suer sang et eau pour en arracher les
clotures et y faire pousser ce qui lui a permit, aujourd'hui, d'être
reconnu comme un art.

> vous aimez soit dévalué à vos yeux. Or, je peux tout à fait considérer
> que je passe un bon temps en jouant à Myst mais qu'en aucun cas, je
> peux mettre ce jeu en face de chefs d'oeuvres de la littérature, du
> cinéma, ou de la peinture. C'est déjà une grande différence. Quand il
> m'arrive de discuter avec des jeunes gens de 20-25 ans en genéral,
> ils sont intarissables sur les jeux vidéo mais zéro pointé sur la
> littérature et le cinéma. Fritz Lang, connais pas. Balzac, c'est
> chiant et j'en passe. Heureusement, ce n'est pas toujours le cas et
> dès fois, c'est plus critique mais quand même... Evidemment quand je
> vois le graphique, je ne suis guère étonné mais on pourrait s'attendre
> à plus d'esprit critique. Ce qui est un peu désolant, c'est que la
> démocratisation au niveau culturel ne lui sert pas mais renforce les
> pires clichés de l'époque. Cependant et il n'y a rien d'étonnant quand
> les grands groupes ont restructuré ce vaste marché en en balisant les
> plates bandes avec du marketing. Si c'est un hasard, tu m'en diras
> tant.

Allons, allons, dans dix ans, peut-être moins, lorsqu'Arnaud verra ce
que sont devenus ses beaux mangas, ses superbes animes, ses clinquants
bossa-jazz-pulse-remix, il pleurera lui aussi, sous la hargne et l'énergie
qu'il met à les défendre on sent poindre le -futur passéiste-.

--

Denis

Olivier Paquet

unread,
Nov 14, 2004, 4:59:00 PM11/14/04
to
Denis Cil wrote:
> Allons, allons, dans dix ans, peut-être moins, lorsqu'Arnaud verra ce
> que sont devenus ses beaux mangas, ses superbes animes, ses clinquants
> bossa-jazz-pulse-remix, il pleurera lui aussi, sous la hargne et l'énergie
> qu'il met à les défendre on sent poindre le -futur passéiste-.
>
Hm, c'est plutôt Yannick qui va pleurer les mangas, vu que Kubrick a
suivi avec beaucoup d'attention la série Astro de Tezuka quand c'est
sorti aux USA. Comme quoi, Kubrick avait reconnu le talent d'Osamu
Tezuka, le créateur des mangas (tels que nous les connaissons aujourd'hui).

--
Olivier Paquet alias Erion
"Le comble de l'orgueil, c'est de se mépriser soi-même" Gustave Flaubert

Denis Cil

unread,
Nov 14, 2004, 5:56:25 PM11/14/04
to
Olivier Paquet le 14 nov. 2004 a déposé dans les nouilles:

>Hm, c'est plutôt Yannick qui va pleurer les mangas, vu que Kubrick a
> suivi avec beaucoup d'attention la série Astro de Tezuka quand c'est
> sorti aux USA. Comme quoi, Kubrick avait reconnu le talent d'Osamu
> Tezuka, le créateur des mangas (tels que nous les connaissons
> aujourd'hui).


Je considère que La légende de la forêt se hisse à la hauteur Du conte
des contes de Youri Norstein, amha bien entendu. Kubrick avait du talent et
l'humilité de reconnaître celui des autres.

--

Denis

Mehmet Alparslan Saygin

unread,
Nov 14, 2004, 6:02:52 PM11/14/04
to
Filipe nous disait :

| Je suis d'accord avec toi sur le principe, mais Doberman et
| Moulin-Rouge, même dans l'optique du 100% fun ou cool un soir
| entre copains avinés, c'est vraiment de la daube et ils
| représentent quedal sur le cinéma d'aujourd'hui. Dans le genre
| clipesque ultra esthétisant il y a beaucoup plus réussi (c'est
| à dire fun-top-giga-cool-prout) et intéressant que ces deux
| bouses même pas marrante.

Ah bah, non. Il ne faut surtout pas que tu t'arrêtes en si bon
chemin. Laisser les lecteurs sur leur faim n'est pas très urbain,
Filipe. J'aimerais bien que tu donnes des exemples de films «
clipesques ultra-esthétisants beaucoup plus réussis ».
Personnellement, j'exècre /Moulin Rouge/ et n'ai pas vu
/Doberman/ (pas encore).

--
Mehmet.


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Raphaël Bombayl

unread,
Nov 14, 2004, 7:03:38 PM11/14/04
to
Yannick Rolandeau a écrit :

>>Pourquoi les jeux vidéos doivent-il être considéré comme un genre mineur
>>? Voir comme un genre tout court ? Deux contre-exemple relativement
>>faciles : la série des Mysts d'une part et Xenosaga d'autre part. Ce
>>dernier propose un trentaine d'heure de jeux pour 7 heures et demie de
>>cinématique. Peut-on à ce moment-là dire qu'il s'agit "juste" d'un jeu ?
>
> Absolument. C'est même la définition du jeu comme je l'ai déjà indiqué.
> J'aime bien Myst, c'est sympa et tout mais c'est tout. Mais ce n'est
> certainement pas ma référence car trop pauvre. C'est juste un
> divertissement passagé et non perpétuel.

Le cinéma aussi est un "divertissement passagé et non perpétuel".

R.

Nogard (c)

unread,
Nov 14, 2004, 8:11:26 PM11/14/04
to
Yannick Rolandeau a écrit :

> Le futur selon Kubrick (consacré à 2001) n'en parle pas à mon souvenir.

Et il s'est trompé le futur ne resemble pas a "sa" vision.

--
Blabla...

Olivier Paquet

unread,
Nov 15, 2004, 3:17:41 AM11/15/04
to
Yannick Rolandeau wrote:
> Le futur selon Kubrick (consacré à 2001) n'en parle pas à mon souvenir. Si
> tu as des propos de Kubrick, il faut en faire part car les rumeurs le
> concernant vont bon train. Enfin, et surtout, c'est bien sympa de rattacher
> Kubrick à cet auteur (attention chez toi égale reconnaissance intégrale) et
> de faire valoir les mangas en entier par la même occasion même ceux
> d'aujourd'hui mais cela ne marche pas comme cela. Et je ne vois pas
> pourquoi je pleurais quand je vois ce que peut être le haut du panier des
> mangas (Princesse etc.) d'une grande pauvreté. Bon, on ne va pas refaire le
> débat. Sans doute qu'il faut chercher ailleurs que dans ce style de
> production pour ma part.

Le 9 janvier 1965, Kubrick envoie une lettre à Tezuka lui demandant de
travailler avec lui sur les dessins préparatoires à _2001_ (c'est dans
les archives Tezuka, officiellement, ce n'est pas une rumeur). Tezuka
ayant aussi mauvais caractère que Kubrick, cela ne se fera pas. Mais on
trouve des allusions assez claires à Astro Boy (Tetsuwan Atomu) dans le
script original de AI, la série de Tezuka était sortie aux USA en 1963
(la nouvelle d'Aldiss date de 1969).
Donc Kubrick y a trouvé de l'intérêt. Il faut ajouter que Tezuka
partageait avec Kubrick une grande culture classique, très étendue (les
premiers manga de Tezuka sont des adaptations, notamment des oeuvres de
Dostoïevski) aussi bien sur le plan graphique que littéraire ou
cinématographique.

Filipe

unread,
Nov 15, 2004, 6:29:47 AM11/15/04
to
Mehmet Alparslan Saygin nous racontait :

Disons que même un mauvais Tsui Hark avec Van Dame est plus "fun",
divertissant et marrant que Doberman. Je n'échangerais jamais un Time
and Tide contre un package Kounen avec Vibroboy, Doberman (qui comme
son nom l'indique est une daube, ahahahaha, humour), et blueberry. Il
ne s'agit pas seulement de faire n'importe quoi et de charcuter son
film au hasard pour en faire un film fun. C'est hélas ce que pense en
général les jeunes cinéastes français qui veulent faire ce type de
films après avoir vu les films asiatiques ou ricains.

Chez nos ami ricains, Fincher est très doué pour faire ca.

Moi, un film français complètement con mais marrant ces dernières
années, c'est Bernie et pis vala. Ca vole pas haut mais c'est beaucoup
plus honnête et mieux fait que Doberman. Même si c'est pas le même
genre de film.

Filipe


pabloMad

unread,
Nov 15, 2004, 7:22:51 AM11/15/04
to
Arnaud Vajda a écrit:

> [TV] Semaine 46, du 13 au 19 novembre 2004

(...)

> ===============================
> Jeudi [18 novembre]
> ===============================

> 23h20 - La Deux (RTBF)
> LOS AMANTES DEL CIRCULO POLAR
> De Julio Medem
> Avec Najwa Nimri, Fele Martinez
> 1998 - Espagne - 1:45 - VO
> http://www.imdb.com/title/tt0133363/
> -> Pas vu

Quatrième long-métrage du réalisateur basque Julio Medem (avant "Lucía et le
sexe" -2001-, qui eut un relativement bon accueil en France; et "La pelota
vasca" -2003-, un documentaire "politique" qui suscita beaucoup de controverse
en Espagne l'année dernière).

"Les amants du cercle polaire" est un film visuellement très beau, d'une
structure "palindromique" dans un certain sens (ce n'est pas par hasard que
les personnages principaux s'appellent Otto -l'aviateur- et Ana); une histoire
d'amour et de hasard à travers le temps où Medem (tiens, un autre palindrome)
continue de construire l'univers magique qui peuplait ses films précédents, et
qui atteint ici une puissance extraordinaire. Les acteurs principaux, Najwa
Nimri et Fele Martínez (vu dans le dernier Almodóvar, "La mauvaise éducation";
ou à "Tesis", du premier Amenábar) arrivent à transmettre la force de leurs
personnages, malgré la diction un peu hésitante de tous les deux (un grand
problème de la plupart des jeunes acteurs espagnols de la dernière génération,
soit dit en passant).

Une superbe photo de Gonzalo F. Berridi (à savourer notamment les séquences
estivales tournées en Finlande, au Cercle Polaire Arctique) et une saisissante
musique d'Alberto Iglesias (collaborateur d'Almodóvar dans quelques films,
dont les derniers) complètent un des meilleurs films espagnols de l'année, et
peut-être le plus réussi, jusqu'à présent, de son réalisateur.

-> ***

Fiche de Monsieurcinema:
http://cinema.tiscali.fr/fichefilm.aspx?id=FI013118&file=http

--
pabloMad


Arnaud Vajda

unread,
Nov 15, 2004, 7:34:24 AM11/15/04
to
Yannick Rolandeau wrote:

> Action et combat, c'est pas la psychologie ou la spiritualité. Si en plus,
> tu n'es pas étonné que cela fasse un tabac en général et que c'est plus
> prisé que don Quichotte de Cervantès, ne viens pas t'étonner.

C'est un contre-sens. Comment veux-tu faire un jeu sur la psychologie et
la spiritualité ? "Find God", produit par Gibson et ses frères
ultra-catho ? "Le réel et son double", par Watzlavic et les frères
Wachowski ? Même Matrix et ses diabtriques pseudo-intellectuisantes a
été adapté en un simple jeu de baston (merdique au passage). A-t'on
jamais vu un jeu qui amène a se poser des questions sur soi (si ce
n'est, dans une très petite mesure, les jeux de rôle) ? Cela ne sert a
rien de caricaturé dans l'impossible.

> Absolument. C'est même la définition du jeu comme je l'ai déjà indiqué.
> J'aime bien Myst, c'est sympa et tout mais c'est tout. Mais ce n'est
> certainement pas ma référence car trop pauvre.

Comme Doberman ou Moulin Rouge, donc.

> C'est juste un


> divertissement passagé et non perpétuel. Pourquoi veux-tu que ce ne soit
> pas mineur ? On a l'impression que le mot même vous fâche car vous voulez

> mettre vos préfèrences comme majeurs de peur que ce que vous aimez soit
> dévalué à vos yeux.

Non, je m'en fou, je n'ai pas spécialement de références dans le monde
du jeu vidéo. Je ne suis pas un grand gamer. Que du contraire même. J'ai
entammé cette discussion simplement parce qu'il me semble qu'il y a un
problème de logique dans ton argumentation.

> Or, je peux tout à fait considérer que je passe un bon
> temps en jouant à Myst mais qu'en aucun cas, je peux mettre ce jeu en face
> de chefs d'oeuvres de la littérature, du cinéma, ou de la peinture. C'est
> déjà une grande différence.

Et c'est là qu'est la faiblesse : pourquoi ne peux-tu les "mettre en
face" ? Faiblesse intellectuelle, manque de temps ou manque d'arguments ?

> Quand il m'arrive de discuter avec des jeunes
> gens de 20-25 ans en genéral, ils sont intarissables sur les jeux vidéo
> mais zéro pointé sur la littérature et le cinéma. Fritz Lang, connais pas.
> Balzac, c'est chiant et j'en passe.

Tu n'as décidemment jamais peur de tomber dans la carricature. Ne
suis-je pas l'exemple vivant que ce que tu viens de dire est faux ? Ceux
qui te disent ça sont sans doute des gens qui _n'aiment pas_ lire, qui
n'aiment pas les musées, ect. Mais ça, il y en a eu de tout temps et il
y en a sans doute proportionnellement moins maintenant qu'il y a
quelques dizaines d'années (voir quelques siècles, puisqu'après tout
l'histoire ne s'arrête pas au siècle du cinéma).

> Heureusement, ce n'est pas toujours le
> cas et dès fois, c'est plus critique mais quand même... Evidemment quand je
> vois le graphique, je ne suis guère étonné mais on pourrait s'attendre à
> plus d'esprit critique. Ce qui est un peu désolant, c'est que la
> démocratisation au niveau culturel ne lui sert pas mais renforce les pires
> clichés de l'époque. Cependant et il n'y a rien d'étonnant quand les grands
> groupes ont restructuré ce vaste marché en en balisant les plates bandes
> avec du marketing. Si c'est un hasard, tu m'en diras tant.

Un mal pour un mieux peut-être ? En imposant de la merde à tout le
monde, peut-être qu'un faible pourcentage qui ne se serait pas intéressé
aux oeuvres de qualité vont le faire par dépit de ce que le marketing
leur impose ?

> Ce n'est pas une mode. En 1981, déjà, dans L'ère du vide, Gilles Lipovekski
> montrait un repli sur la sphère du moi, du ludique, du cool et du
> narcissique. Le film de Woody Allen Celebrity montre très bien cela.
> Auterment dit, il ne faut pas s'étonner de la télé-réalité, de "C'est mon
> choix". Tu as le nez trop collé sur un fragment de temps.

Je me répète, quel rapport avec la bite, le vagin et les jeux vidéos ?
Merci de répondre. De plus, sur le replis narcissique, c'est amusant de
citer Allen qui, à travers ses films, parle de lui, de ses histoires de
cul et... nous fait rire avec. On peut y voir une certaine critique
sociale, mais à mes yeux, c'est totallement secondaire.

> Euh... Quel intérêt ? Quel interactivité ? Celle de son nombril ? La seule
> interactivité que je connaisse, c'est celle du réel.

L'interactivité de prendre sa manette en main (ou son clavier) et
d'appuyer sur divers petits boutons pour que son double virtuel
accomplisse certaines tâches dans ce monde virtuel. Et le fait que le
joueur joue et y prenne du plaisir, c'est bien réel. De plus, même le
monde virtuel devient réel dans le cas des jeux de rôle en ligne,
puisqu'on est confronté à des doubles virtuels d'autres personnes
réelles. Un peu comme ici, en fait.

> C'est ce qui est répandu à travers les médias. Et il suffit de se brancher
> dessus pour voir ce qui est valorisé. Ecoute donc Skyrock.

Eh bien, non. Car contrairement à la caricature que tu veux essayer de
nous transmettre, les gens ont encore leur libre-arbitre. Je n'écoute
pas Skyrock, je m'en fou de ce que "ces gens" pensent.

> Nouveau lexique
> ? quel lexique ? Quel profondeur ? Quel apport ? Et il ne s'agit pas de mal
> en soi mais de qualité et de profondeur. C'est là où en ce moment, l'on est
> en train de voir une radicale différence culturelle car les références ne
> tournent qu'aux mêmes choses.

Même en reprennant l'histoire du clip musical, qui est une forme
d'expression que tu sembles honnir à loisir, on n'y voit pas les même
choses maintenant qu'il y a 5 ans, qu'il y a 10 ans ou qu'il y a 15 ans
(sans jugement de valeur). Ce serait idiot de prétendre cela. Ou alors,
c'est qu'on ne les a jamais regardé.

> Dans ce peut dire Ganz ou d'autres, nulle
> référence et pas seulement comme gimmick pour se faire bien voir, à la
> peinture, à des cinéastes, à la peinture, à la littérature. Rien.

Pourtant un Chabat dans Asterix et Obélix chez Cléopatre parvient à
placer et des références aux films de Kung-Fu, et à Cyrano de Bergerac
et au Radeau de la méduse de Géricault et à la chanson italienne
romantique du début des années 90. Comment fait-il ? :-)

> " Maintenant, vous savez, cela a beaucoup moins d'importance pour moi.
> L'industrie cinématographique n'a plus aucun prestige véritable, aucune
> vraie culture. Les jeunes réalisateurs sont emballés par ce qu'ils voient,
> ils sont emballés par les effets spéciaux et les grosses productions, et
> c'est ce genre de films qu'ils veulent faire. Pas tous, bien sûr, mais 98%
> d'entre eux. Si je me trouve dans une situation où quelqu'un aux Etats-Unis
> veut bien travailler de la même façon que moi, je le ferai. Sinon, je
> tournerai un autre film en Europe ou je travaillerai pour le théâtre..."
>
> Pourquoi dit-il cela ? il est fou ? Je ne crois pas, il sent bien qu'un
> autre monde est en train d'émerger et que trop d'intérêts sont en jeu.
> Regarde donc les publicités sur quoi elle vise.

Sauf que cette proportion des 2% de films valables a _de_tout_temps_ été
vrai. Et ce n'est pas le cas uniquement dans le cinéma, c'est aussi le
cas de la chanson, de la peinture, de la sculpture, ect. Combien de
peintre romantiques oubliés pour un Géricault (pour revennir à lui ?).
C'est d'ailleurs une forme d'élitisme de la culture qui ne tend à
préserver que "ce qui en vaut la peine". Aux yeux de qui ? Au goût de
qui ? Preuve que c'est totallement subjectif, alors que certain
retiendront de la chanson française des dernières décennies Brassens et
Ferré, d'autres se contenteront de Dalida et de Claude François. Qui a
tord, qui a raison ? Peut-on même seulement trouvé une raison là-dedans
? C'est la même chose avec le cinéma. Combien de Robert Dinesen oubliés
pour un Firtz Lang que l'histoire retiendra ?

> C'est bien le problème et c'est même le problème si tu arrives à trouver
> sublimes des bullet time. Que veux-tu que je te dise ?

Il faudra, bien sûr, que tu me cites où j'ai dit que je les trouvais
sublime. Je ne faisais que te donner un exemple d'inspiration du cinéma
dans les jeux vidéos.

> Pour ma part, c'est
> le néant total les bullet time. Dahan se trahit et tient le même discours
> que toi au fond quand il dit : "Que les images proviennent d'un jeu vidéo
> ou d'un film de Bergman, je ne fais pas de différence." Plus encore quand
> il rajoute : "Je le pense d'autant plus que pour moi, raconter une


> histoire n'est pas fondamental. Je le fais juste pour pouvoir faire des

> films." Ce qui démontre qu'il ne comprend rien au cinéma pour pouvoir
> mettre sur un même plan Bergman et jeu vidéo.

Est-ce que j'ai mis sur le même plan Bergman et un jeu vidéo ?
Là-encore, il va falloir que tu me cites. Pour ma part, je pense que les
deux sont des sources d'inspiration valables, mais que les influences
de Bergman et celle d'un Quake, par exemple, n'ont pas à cohabiter dans
le même film.

> Le problème est ce que je disais plus haut. Ce n'est pas seulement de
> références mais leur contenu, on va dire, spirituel avant tout. Si le
> cinéma a joué d'un côté m'as-tu-vu, rien d'étonnant mais de l'autre côté,
> il y avait contre-poids fort et dès le début le cinéma a eu ses génies.
> Pourquoi le sont-ils ? Peux-tu nous en dire un mot ? Que connais-tu de ce
> qui t'a précéde en cinéma, en littérature, en peinture, en musique pour
> avoir une vue plus large que ce que te propose l'époque ?

Le simple fait de commenter The party (comme je l'ai fais dans le
programme télé de cette semaine) devrait te donner un indice. Je ne me
limitte pas aux courtes années de mon existence. Et toi (sachant que
Girard, Arendt, Kudenra, Fellini, Allen sont au furent tes contemporains
~même si tu avais 12 ans quand Arendt est morte~) ? Mais est-ce
nécessaire de dire cela ? Faut-il une carte d'identité culturelle avec
de belles références artistiques ~partagées par la majorité que tu
honnies, sois-dis en passant~ passées pour être un interlocuteur valable
à tes yeux ?

>>Et en quoi un Trondheim ne vaudrait pas tous les Beigbeder du monde ?
>>Sérieusement ? Y'a-t-il une honte à avoir des références bédéïstes ?
>

> Que vient faire Beigbeder comme référence ?

Prends Balzac à la place, si tu veux. En quoi la critique de la société
d'aujoud'hui de Trondheim est-elle inférieure à celle de la société
d'alors de Balzac ? Parce qu'elle n'a pas *encore* résistée au passage
des ans, c'est ça ?

>>>Rajoutant,
>>>ce qui préterait à sourire si ce n'était pas à prendre au premier degré :
>>>"Pour moi, la forme la plus intéressante et la plus récente invitée dans ce
>>>film-là, c'est le jeu vidéo. "
>>
>>Je ne comprends pas la phrase.
>

> C'est très clair ce qu'il dit concernant le jeu vidéo et son film.

Donc, la forme de culturelle la plus intéressante et la plus récente
qu'il a inséré dans son film est le jeu vidéo, c'est cela ? Et bien ? Si
ça *sert* son film plus que des références à Balzac, pourquoi pas ?

> Au contraire. Et même en quoi selon toi, ils sont de mauvais cinéastes ?
> Sur quoi tu te bases ? Ce n'est qu'un vague ressenti ? Comment peut-on
> alors mettre des références ? Et comment peut-on les enseigner ?

Ah non, moi je m'en fiche. Ils sont plutôt gentils, Kounen et Gans, à
mes yeux. C'est toi qui les critiques sans réellement donné d'argument.
Pour tout de dire, j'avais bien aimé le premier Gans car c'était une
adaptation assez fidèle du manga dont il était tiré (une bonne histoire
de yakusa) ~si ce n'est le dernier quart d'heure qui était totallement
ridicule~. Le second (le Pacte) était poussif et inutillement commercial
(car là, les références au Kung-Fu dans une Europe du XVIII, ça ne
fonctionne pas). Le premier Kounen était drôle car je l'ai pris comme
une exagération justement, une caricature déjantée des références dont
il se réclame. Le deuxième est raté car je me fiche du trip mystique de
Kassel et Kounen et que je me fiche tout autant qu'il ait découvert
qu'il y avait moyen de faire des effets spéciaux sur son Mac.

>>C'est sûr, les BD, ça te nique le cerveau, c'est bien connu. Franchement
>>Yannick, c'est un peu 'too much', cette remarque, si je puis me permettre.
>
>

> D'abord, en quoi, je ne pourrais pas ne pas la critiquer.

Tu peux, tu peux. Mais j'espère que tu te rends compte que critiquer
"LA" BD, c'est un peu comme critiquer "Le" cinéma ou "la" peinture dans
leur ensemble. Un peu comme de faire un vaste sophisme en disant "Robert
Rodriguez et Kurbrick sont des cinéastes. Le cinéma de Rodriguez est
nul, donc le cinéma de Kubrick est nul". Merci bien, mais c'est le
raisonnement qui est nul.

> Ce n'est pas la
> bd en soi mais ne n'avoir que cette référence au détriment des autres. A
> une époque où la bd n'avait pas le vent en poupe, Fellini la défendait,
> lui-même bon dessinateur. Mais quand il disait cela, il n'avait pas que
> cette référence mais une vaste culture. Il tiendrait un autre discours
> maintenant qu'elle est centrale. Cependant il n'est pas dupe sur son époque
> :

Et pourtant Kounen et Gans n'ont pas que la BD comme référence, puisque
tu le dis toi-même plus haut, ils s'inspirent également du jeu vidéo !
:-) Plus sérieusement, comment alors critiquer l'Astérix de Chabat qui
cumule les références et qui, au final, donne juste une grosse bouffonerie ?

> Les références sont les films de série B ou Z, la bd et les films de Kung
> fu, ou les jeux vidéo. Et vont même le devenir de plus en plus. Là, cela ne
> fait qu'émerger. Ce qu'il y a d'inquiétant est de constater qu'on peut
> mettre sur le même plan jeu vidéo et littérature.

Encore une fois, en quoi est-ce inquiêtant ? Surtout que cela ne sert la
plupart du temps pas le même propos cinématographique.

> Quand on voit Le Pacte
> des loups, on ne voit qu'un navrante mixture d'effets, des acteurs qui ne
> sont pas dirigés, une histoire absolument pas traitée alors que je sujet
> est d'envergure. Cet engouement pour tout ce qui est mineur, underground,
> avant-garde etc., n'est pas nouveau et date des années 50-60.

Donc seulement cinquante ans après l'invention du cinéma (plus qu'un
courant, c'est la moitié de sa vie, du coup). Et à une époque considérée
comme l'âge d'or du cinéma. C'est donc peut-être ton idée du cinéma qui
n'est en fait pas proche de la réalité. Peut-être.

> Ce n'est pas
> tellement le fait qu'on y fasse référence ou qu'on s'en inspire
> occasionnellement qui pose problème mais qu'on le mette au centre, d'en
> faire l'unique référence ou qu'on le situe sur le même plan que la peinture
> ou la littérature. Qui peut croire sérieusement que le jeu vidéo, le
> cinéma gore, de série B ou Z etc. peut être une source d'inspiration
> novatrice aussi bien dans la forme que dans le contenu que les meilleurs
> romanciers, les meilleurs peintres ou cinéastes ?

Et bien, comme je l'ai répéter dans ce message, ça ne sert généralement
pas du tout le même propos. Donc comparez les deux, c'est un peu jouez à
celui qui a la plus longue. Ca ne sert pas à grand chose, puisqu'elles
ne servent pas forcément à la même chose (tu sais, la vieille histoire
de goûts et de couleurs...).

> Il est à noter, en
> passant, que la réalisation du Pacte des loups passe totalement à côté un
> sujet d'envergure qu'il recèle (il faut même dire que celui-ci n'est pas
> traité, le metteur en scène a-t-il même vu qu'il y en avait un ?), se
> retrouve à l'arrivée avec une histoire débile. Normal, il ne sait pas
> traiter son sujet et n'a aucun recul par manque de culture.

Je suis sûr que ça fera plaisir à Gans ! Si tu retournes la situation,
cependant, je suis à peu près sûr qu'il pourrait te dire la même chose
quant à ta culture du monde asiatique (en comparaison avec la sienne,
bien sûr). Et cette culture n'est évidemment ni meilleure ni moins bonne
que celle des occidentaux francophones que nous sommes toi et moi.

> Ce qui est plus
> inquiétant, au fond, c'est la richesse du contenu même qui est passée à la
> trappe au bénéfice d'effets m'as-tu-vu et effectivement, puisqu'on fait
> référence au jeu, au pur "divertissement", à du ludisme décérébralisé posé
> en rival des plus grands maîtres de l'art. Quand on sait que l'industrie du
> jeu dépasse maintenant toute la culture, il y a de quoi être plus
> qu'inquiet. Désolé, mais ce qu'on appelle l'art ou la culture ne se brade
> pas.

Autre problème dans ton discours Yannick. Toute la musique, toute la
peinture, tout le cinéma, tout le jeu vidéo doit-il être "artistique"
pour avoir une valeur ? Ou doit-il être artistique tout court ? Je ne
pense pas, personnellement. C'est bien beau comme idéal, mais dans la
réalité, on parle assez souvent de films alimentaires, il me semble, par
exemple (pour les acteurs ou les metteurs en scène ou les studios).

>>Je comprends ton discours (pour cause, j'ai l'impression que tu me le
>>ressort à chaque fois qu'on se parle).
>

> C'est le mien en tout cas et je ne vois pas pourquoi j'en changerais comme
> de chemise.

Tout à fait. Je ne critique pas cela, au contraire.

> Cela ne dit rien de ce qui est réel ou pas, illusion ou non.

Et bien je t'assure que ET mes mangas ET mes bouquins de Rouart sont
réels ! ^_^

> Ca, c'est le
> discours d'un Luc Besson (ou de Dahan) et du discours actuel qui veut
> prétendre à une "ouverture", ce qui est gratifiant mais tout à fait
> mensonger. Mais que voilà la bonne recette ! C'est juste pour avoir une
> bonne image. Ca te t'interpelle pas qu'on puisse tout mettre dans le même
> panier et que c'est promus par des décideurs ? Mais on comprend bien les
> avantages au niveau rentabilité. Le marketing marche sur toi pour confondre
> consommateur et oeuvre d'art.

Sauf que je n'ai encore une fois jamais dit que Doberman et Moulin Rouge
étaient des oeuvres d'art, Yannick. Tout comme je ne considère pas The
Party ou le Dr. Strangelove comme des oeuvres d'art non plus (pour
prendre deux Peter Sellers).

> Et je te renvoie à Hannah Arendt dans La
> crise de la culture (écrit en 1950 déjà !) sur ce problème. Et on peut
> mélanger ainsi et mettre sur un même niveau Doberman et Kubrick, ce qui n'a
> rien à voir. Tant au niveau de la mise en scène que du contenu. Ou alors,
> c'est qu'on ne comprend pas les films que l'on voit.

Pourtant, ce sont deux FILMS. Tu l'oublies peut-être. Et c'est ça leur
point commun : un même média.

> Encore faut-il les
> interroger, les voir et les revoir pour défricher ce qu'ils comportent.
> Comme de mettre John Woo et Haneke sur le même plan comme je l'ai entendu
> souvent alors que le second est la critique radicale du premier. Donc, ses
> références, ce n'est pas seulement le nom mais leur contenu. Ce que je peux
> dire d'ailleurs, ce sont eux-mêmes qui me l'ont appris et je n'ai pas été
> décoché ce que je pense sur la lune. Et ce que disait Woody Allen ou
> Fellini plus haut n'en est que le prolongement. Mais pourquoi ils le
> disent, ça... Quand même, cela pose question et quand j'ai commencé à 15-20
> ans à m'intéresser au cinéma, je ne vois pas pourquoi j'aurai dégagé en
> touche de tels problèmes. Heureusement, par hasard, je suis passé à côté
> des trucs à la mode de mon époque et le projectionniste du ciné-club de ma
> petite ville nous passait toutes les semaines les Bunuel, les Lang, les
> Tati, les Fellini, les Renoir et j'en passe avec explication et débat
> après. Et les interminables mais passionnants débats qui 'ensuivaient
> défrichaient ma petite cervelle ignare de banlieusard.

Merci pour cette tranche de vie. Tu vois, toi-aussi, tu devrais ouvrir
un blog ! ;-)

> Et je ne fais que
> transmettre car tous ces gens-là ne disent pas des choses pour se rassurer
> à peu de frais sur son image. Tout cela renvoyant à la littérature et à la
> peinture qu'il fallait défricher. Evidemment, cela apprend à porter le
> cinéma à un haut niveau et à être très exigeant. Et je dis tant mieux. Cela
> ouvre plus de perspectives que DVD à la maison ou à la Movie bank du coin
> ou de coller son cul devant un jeu vidéo ou devant la télé. Evidemment,
> c'est plus facile. Désolé, chez moi, l'art ne se brade pas pour se faire
> une bonne image d'ouverture.

Il s'agit donc, si je comprend ton propos, d'analyser les films et les
oeuvres picturales ou sonoresque l'on voit ou que l'on entends. Très
bien. Comme je l'ai également déjà dit ici, j'ai suivi des cours
universitaires sur l'analyse artistique (picturale et cinématographique)
et je me prête moi-même encore de temps à autre à ce petit jeu.
Cependant, je conserve en moi également la faculter de voir un film sans
forcément chercher à comprendre la symbolique, la construction et la
forme de chaque plan. Tout comme il m'arrive de me plonger dans une
peinture sans y chercher les formes géométriques de base à l'origine de
sa construction ou les techniques de clair-obscur par exemple. Je ne dis
pas que c'est la *bonne* démarche pour aborder un film ou une peinture
(je suis nul en musique), mais que c'est *une* démarche comme une autre.
Même la démarche de la majorité, ce qui me permet de la partager ou non
sans pour autant ressembler à quelque être étrange dénué d'expression et
de sentiments.

> C'est très net. Et je n'ai rien inventé même si cela était déjà en cours
> d'une manière ou d'une autre avant. Mais quand même le sortir traduit
> quelque chose. Le cinéma a 100 ans au passage et avec lui d'illustres
> films. Mais essaye donc maintenant de produire Playtime de Jacques Tati et
> on en reparle.

Sofia Copolla a bien produit Lost in Translation et Virgin Suicide. Sans
les comparer à Tati, il s'agit bien de deux films qui n'avaient rien
pour réussir (et qui ont tout de même trouver un public). Et c'est
pourtant un pur produit d'Hollywood dans l'histoire de sa vie, le petite
Sofia.

> Mais comme il n'y a pas plus beaucoup d'oeuvres réellement
> passionnantes, on se rabat sur de la seconde main, voire de la troisième
> main qui devient ou deviendra le référence artistique majeure et ce qu'il
> faudra faire. Il ne faut pas que le niveau soit trop élevé ou pardon trop
> ambitieux, ou riche ou raffiné pour que tout le monde en profite et se
> croit intelligent sans effort, comme ça tout le monde est satisfait,
> tout le monde rentre dans la salle, le metteur en scène est bien bon et
> est auréolé de son accessibilité vis-à-vis du public, il est sanctifié par
> les décideurs.

Et pourtant Allen continuer à faire des fims que les gens vont voir.
Tout comme Kubrick continuerait à en faire s'il était vivant. Ils furent
et sont moins négatif et passéiste que toi, j'ai l'impression. Le
"c'était mieux avang", tout le monde connait. C'est pas pour autant que
c'est vrai.

> Le problème n'est pas même pas là. Et l'on ne peut pas mettre de côté
> toutes considérations de la qualité des films en eux-mêmes. C'est
> précisément le point central. Que disent-ils ? Si tu considères Doberman et
> Moulin-rouge comme des immanquables, tu es bien la preuve vivante comme tu
> le disais de ce que je disais. C'est même pour ma part de l'anti-cinéma
> pour aligner des plans à la seconde pour impressionner la rétine du
> spectateur.

Si tu veux, je les classerai dans une catégorie de cinéma d'art et
d'essai, ces deux-là, justement. Un peu comme C'est arrivé près de chez
Vous, le Cabinet du Docteur Caligari ou Un Chien Andalou. Ces films
relèvent de la même démarche pour moi : choquer un public en proposant
du neuf et de l'étrange. Même Métropolis, que Lang partage avec Tezuka
désormais (pour en venir à un message subséquent), est de la même
démarche, selon moi. Et ce n'est pas pour autant que je les comparerai
sur le plan formel ou de fond, puisque ce sont des objets différents
relevant d'époques différentes.

Arnaud Vajda

unread,
Nov 15, 2004, 7:43:57 AM11/15/04
to
Denis Cil wrote:

> Allons, allons, dans dix ans, peut-être moins, lorsqu'Arnaud verra ce
> que sont devenus ses beaux mangas, ses superbes animes, ses clinquants
> bossa-jazz-pulse-remix, il pleurera lui aussi, sous la hargne et l'énergie
> qu'il met à les défendre on sent poindre le -futur passéiste-.

^_^;; Non, car je ne suis pas un adepte du "c'était-mieux-avang". Et si
je devais râler après dix ans dans le monde de référence que sont les
animes et les mangas, je râlerai déjà maintenant ! Remarque, cela existe
déjà maintenant, pour t'en convaincre, il suffit de lire certains posts
sur FRA. Mais là n'est pas le sujet.

Quand à l'album de Bossa et de Fusion, si tu l'avais écouté, tu verrais
que ce n'est qu'un album de bossa et de fusion, sans tricherie sur le
titre. Comme on en faisait et comme on en fait depuis que la bossa
existe. D'ailleurs, tu verras que les CDs que je chroniques sur ce site
ne sont pas spécialement tous des "nouveaux" CD. J'écoute et je vois ce
que j'aime, peut-importe l'époque ou le courant dans laquelle cela a été
produit. Je ne suis pas sectaire ! ^_^;;

JRobinss

unread,
Nov 15, 2004, 8:22:58 AM11/15/04
to
Bravo pour la reprise... :-)

Arnaud Vajda écrivit...


> [TV] Semaine 46, du 13 au 19 novembre 2004
>

> 20h40 - ARTE
> THE PARTY

Juste pour donner un avis différent (et pas argumenté) de la majorité,
je l'ai vu, en VO, et franchement je crois que l'humour est vraiment
une question de gout. A part Victor Victoria, Blake Edwards a une
tendance à me laisser froid. Je me rappelle ma déception devant
"l'amour est une grande aventure"...

The Party, je me suis carrement fait chier. Ca fait partie de ces
films comiques que je regarde sans meme voir ou je devrais rire ! Meme
pas des gags nuls, meme pas... simplement, en ce qui me concerne, il
ne se passe rien. Rien. Triste, non ?
Même impression devant Asterix et Cleopatre, de Chabat, alors que
j'idolatre le film des nuls. C'est bizarre l'humour.

'Fin bon, il y a bien des gens que les Monthy Python laissent
froids... chacun son truc.

> 20h45 - ARTE
> ON CONNAIT LA CHANSON
> D'Alain Resnais
> Avec Sabine Azéma, André Dussollier
> 1997 - France/Italie/Suisse - 2:00
> http://www.imdb.com/title/tt0119828/
> -> ***
>
> Comédie légère sur les chassés-croisés amoureux (et/ou professionnels)
> basé sur le principe amusant de reprendre des airs connus de la chanson
> française pour illustrer les sentiments et les pensées des personnages.
> Bien vu de la part de Resnais. Une brochette d'acteurs impécables, en
> sus : Azéma, Dussollier, Bacri, Jaoui, Arditti et Wilson, entre autres. [A]

Deux remarques :
1. C'est inspiré fortement et de manière totalement avouée par un
cinéaste et réalisateur de télé anglais, qui a fait de cet excercice
de style sa marque de fabrique, un certain Potter je crois (comme
Harry). (dans un autre genre, voir son excellent "the singing
detective", passé en série sur la BBC et dispo en DVD). Ce personnage
talentueux est mort à l'époque de la sortie du film, qui lui est dédié
je crois. Donc ce n'est pas une invention des Jaoui-Bacri, mais un
excercice de style emprunté et assumé.

2. Bien sûr, il s'agit de Jaoui-Bacri, donc ce n'est pas une amusette
gratuite. On (pas moi !) peut trouver ça lourd et démonstratif, comme
on pourrait le dire de tous leurs films ("le gout des autres"
particulierement), mais il ne faut pas oublier que, quoi qu'ils
fassent, ils cherchent à disséquer et analyser les rapports humains,
jamais simplement amuser la galerie. Leur objectif, je pense, est de
faire du Woody Allen période Manhattan.
Aller sur le site web dédié au film (chais plus ou il est), pour une
explication de la cohérence fond / forme. Pas innocent, tout ça.

Perso j'adore tout ce qu'ils font, le dernier notamment m'a ravi d'un
bout à l'autre, c'est jubilatoire, avec en particulier des répliques
hilarantes et un ton tres intelligent.

Ceci dit, "on connait la chanson" est aussi et simplement un film tres
tres drole, et farci de clins d'oeils musicaux... qui ne sont pas tous
si démagos que ça ! (certaines chansons datent des années 20 !)

A voir pour "résiste". :-))
(et pour savourer la partie de basse de "sous les jupes des filles" de
Souchon)

> 22h55 - France 2
> SAINT-CYR
> De Patricia Mazuy
> Avec Isabelle Huppert, Jean-Pierre Kalfon
> 2000 - France - 2:00
> http://www.imdb.com/title/tt0187474/
> -> Pas vu

Chiant. Une tres bonne scène, l'apres-représentation de théatre, avec
des donzelles livrées à la cour, filmé de maniere tres appropriée.
Mais sinon, c'est long, c'est long, c'est long.

> 23h30 - France 3
> DOBERMAN

Completement d'accord avec ton appréciation. Ce genre de film devrait
toujours comporter ce que tu décris ailleurs, un acteur qui fasse
passer ce message "ce n'est qu'un film", regard que tu attribues à
Schwarzy.

Rien à voir (pour moi) avec Moulin Rouge, au passage, dont j'attendais
effectivement ce plaisir basique, mais qui m'a simplement lassé, à
cause d'énormes problèmes de rythme et d'ambitions.

> 20h30 - Club-RTL
> LA COCCINELLE A MONTE-CARLO

Vu à l'âge de 4 ans, ça m'avait beaucoup plu. :-)

> 22h30 - La Une (RTBF)
> L'EFFACEUR

Là encore, je souscris completement à ton commentaire. C'est con mais
ca marche. Tres bien à la télé, en VF, entre fromage et dessert. Quand
on a épuisé tous ses DVDs.

Continue les programmes, merci ! :-)
--
JRobinss

Denis Cil

unread,
Nov 15, 2004, 8:23:02 AM11/15/04
to
Yannick Rolandeau le 15 nov. 2004 a déposé dans les nouilles:

> On 14 Nov 2004 21:47:11 GMT, Denis Cil <Deni...@yahoo.fr> wrote:
>
>> Non, références. Il me semble que tu idéalises beaucoup le "hier"
>>c'en est presque démagogique. Peux-tu me dire ce qui était référentiel
>>en termes d'art, de culture, dans les années cinquante, soixante et
>>dans quels milieux ?
>

> Non, préférences. Qu'est-ce que cela veut dire idéaliser le hier quand
> on ne cesse d'idéaliser l'aujourd'hui et que chaque nouveauté est
> forcément un bien ? Et je ne parle pas d'hier mais d'une approche
> particulière de l'art, ce qui est totalement différent. Radicalement
> différent. Car il serait trop facile de faire croire qu'il ne s'agit
> là qu'une défense d'un passé qui d'ailleurs n'a rien d'idyllique.
> Enfin, il faut bien voir que cette montée en flèche du ludique, du
> festif, des jeux etc. par médias interposés ne tombe comme un cheveu
> sur la soupe.

[]
Entre 1948 et 1957 les dépenses pour les loisirs ne se sont accrues
que de 131 %, pourcentage que ne dépasse que modérément celui de la hausse
des prix des spectacles des livres et autres distractions (108% d'après
l'indice officiel des prix).
Les .... trouvent nécessaire de se réunir en famille le soir, ils vont
très rarement au théâtre, en 1950 ils s'étaient inscrit dans un ciné-club,
dont les adhérents pouvaient choisir les programmes, mais alors qu'ils le
fréquentaient régulièrement autrefois, ils y vont moins souvent.
L'acquisition dun poste de télévision a favorisé cette désaffection
[]

Dans cette étude (CNRS, économie) il n'est nullement question d'Art,
parce que l'art en question s'est toujours trouvé projeté à la périphérie
et qu'il est, là, à sa véritable place, celle de la subvertion.
Et la boîteàcons a toujours bon dos (1950 !)


> A peu à peu à tout ce qui, à un moment, a été considéré comme mineur
> ou ce qu?on a appelé du terme de contre-culture (bande dessinées,
> séries Z etc.), est mis au centre maintenant. Il n?est guère étonnant
> aujourd?hui que tout ceci soit maintenant au centre et que c?est la
> culture comme on l?appelait qui se trouve presque en marge, notamment
> dans le cinéma. On sera encore moins étonné de voir que l?augmentation
> du pouvoir d?achat des jeunes

L'augmentation du pouvoir d'achat des jeunes ? Mais tu vis dans quel
monde ? [] La reprise économique de 1997-2000 a fait croire en la fin du
tunnel, mais le taux de chômage dans les deux ans de la sortie des études
est resté supérieur à 20 %, soit quatre fois plus élevé que celui de leurs
parents au même âge.[]


>(ceux-ci devenant une cible permanente
> et aisée) a crée une hyperconsommation au point qu?une idéologie
> jeuniste, à force, ait pu éclore et faire tache d?huile à différents
> niveaux de la société.

Surtout chez les plus aisés, 35-40 ans.

> Phénomène qui dépasse la simple jeunesse
> évidemment. Déjà, il faut regarder ce que véhicule comme imagerie la
> publicité, les multiples canaux de tv. Comment expliquer la
> télé-réalité, les MTV en série, les jeux en série, les films
> hollywoodiens devenus des arrières salles à baby sitting ? La
> pornographie en veux-tu en voilà ? Pourquoi ce repli sur la sphère du
> moi, du ludique et du narcissique ? Pourquoi tout le secteur
> spectacles/cinéma etc. s'est complètement restructuré ? Qu'est-ce qui
> est promu sur le devant de la scène avec force moyens ? Pourquoi de
> jeunes gens s'attachent à une marque ? Si tu me dis que cela n'a pas
> d'impact sur une population qui subit chaque jour un marketing
> abondant, je ne sais plus que dire.

Remarque bien que les produits que tu critiques sont des créations bas
de gamme qui ne demandent qu'un booster investissement publicitaire pour
êtres bénéficiaires, leur marché est ciblé -jeunes, masse, pauvres- donc
jeunes, pauvres, mais masse.
Mais bien sur que cela me révolte !

>> Duvivier dans La fin du jour, ouvre son film sur une pièce de
>>théâtre, il y a deux ou trois spectateurs dans la salle, le four, on
>>remballe les décors, les costumes, et un des acteurs dit "en face, au
>>cinématographe ils ont fait le plein". C'était pour Duvivier cinéaste,
>>la fin du théâtre tel qu'il l'avait connu.
>> Le théâtre est-il mort ? Pas que je sache, il était moribond il
>> s'est transformé, adapté, il est dans la rue, mais pas à la rue.
>

> Il est dans la rue ? Enfin, depuis il y a eu , Ionesco, Harold
> Pinter, Edward Bond...

Pas question des auteurs sanctifiés, tu parles, Beckett, Ionesco,
Pinter et autres... est-ce qu'un djeunz dépensera 32 euros 50 pour voir le
bourgeois gentilhomme ?
Et les autres, les auteurs qui n'entrent pas dans la catégorie
classique, où peuvent-ils se produire, dans la rue.

>>Pour ce qui est du Cinéma, tiens après tout utilisons le médium
>>que l'on utilise http://www.cndp.fr/magphilo/philo08/cinema.htm.
>

> Ca me renvoie à une erreur 404.


>
>>Il me semble qu'on leur a volé le farwouest aux djeunzs, dans le
>>sens Ciminien du terme, un farwouest qui n'a jamais existé et dont les
>>véritables héraults, ceux que tu cites, les Fellini, Lang,
>>Bergmann...,la liste serait trop longue, ont du suer sang et eau pour
>>en arracher les clotures et y faire pousser ce qui lui a permit,
>>aujourd'hui, d'être reconnu comme un art.
>

> Tu peux faire plus clair ?

Oui, qu'il n'a jamais été simple de faire du bon cinéma, quelque soit
l'époque.

--

Denis

Arnaud Vajda

unread,
Nov 15, 2004, 8:55:07 AM11/15/04
to
Denis Cil wrote:

> Pas question des auteurs sanctifiés, tu parles, Beckett, Ionesco,
> Pinter et autres... est-ce qu'un djeunz dépensera 32 euros 50 pour voir le
> bourgeois gentilhomme ?

Oui ! ^-^;; Mais c'est moins que 32 euros avec les places étudiants ou
les places moins de 25 ans.

> Et les autres, les auteurs qui n'entrent pas dans la catégorie
> classique, où peuvent-ils se produire, dans la rue.

Pas forcément. Il y a aussi des théâtres qui ont des programmations
mêlant le classique et les nouvelles pièces (pas toujours réussie, mais
qui ont au moins le mérite d'exister). Exemple :
http://www.theatrelepublic.be/

Denis Cil

unread,
Nov 15, 2004, 11:47:04 AM11/15/04
to
Arnaud Vajda le 15 nov. 2004 a déposé dans les nouilles:

> Denis Cil wrote:
>
>>Pas question des auteurs sanctifiés, tu parles, Beckett, Ionesco,
>>Pinter et autres... est-ce qu'un djeunz dépensera 32 euros 50 pour
>>voir le bourgeois gentilhomme ?
>
> Oui ! ^-^;; Mais c'est moins que 32 euros avec les places étudiants ou
> les places moins de 25 ans.

Je hais les djeunz !


>> Et les autres, les auteurs qui n'entrent pas dans la catégorie
>> classique, où peuvent-ils se produire, dans la rue.
>
> Pas forcément. Il y a aussi des théâtres qui ont des programmations
> mêlant le classique et les nouvelles pièces (pas toujours réussie,
> mais qui ont au moins le mérite d'exister). Exemple :
> http://www.theatrelepublic.be/


Dis donc ça m'a l'air pas mal ça :

"Après le «Loft» et la «Star Ac», voici le «Démocraton», un nouveau
reality show au service de la démocratie. Lucien Lampion, ornithologue
au chômage, vit un divorce difficile. Pour payer son loyer et regagner
l’estime de ses fils, il devient candidat au «Démocraton», avec l’espoir
de gagner une véritable place de député au Parlement ! Claude Semal met
la télé en boîte et lui tire le portrait. Que pour du rire? La suite à
la scène et à l’écran!"

Lampion ressemble bigrement à, non je le dis pas.
Woyzeck, à ne pas manquer...

--

Denis

Denis Cil

unread,
Nov 15, 2004, 11:47:03 AM11/15/04
to
Arnaud Vajda le 15 nov. 2004 a déposé dans les nouilles:

> Quand à l'album de Bossa et de Fusion, si tu l'avais écouté, tu
> verrais que ce n'est qu'un album de bossa et de fusion, sans tricherie
> sur le titre. Comme on en faisait et comme on en fait depuis que la
> bossa existe. D'ailleurs, tu verras que les CDs que je chroniques sur
> ce site ne sont pas spécialement tous des "nouveaux" CD. J'écoute et
> je vois ce que j'aime, peut-importe l'époque ou le courant dans
> laquelle cela a été produit. Je ne suis pas sectaire ! ^_^;;


Ah ! Mais je l'ai écouté, ce n'est pas mal du tout c'est même très bon,
les percus sont un tout petit peu trop en avant, that's all.
J'ai un truc machin chose, on dirai du Jerry Garcia, surtout à la fin du
morceau, revisité mambo ?
Ton adresse est valide ?

__

Denis

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Olivier Paquet

unread,
Nov 15, 2004, 12:45:09 PM11/15/04
to
Yannick Rolandeau wrote:
>>Tezuka ayant aussi mauvais caractère que Kubrick, cela ne se fera pas. Mais on
>>trouve des allusions assez claires à Astro Boy (Tetsuwan Atomu) dans le
>>script original de AI, la série de Tezuka était sortie aux USA en 1963
>>(la nouvelle d'Aldiss date de 1969).
>
>
> Le sujet en lui-même est presque vieux comme le monde.

Pas vraiment. Enormément d'éléments du script d'AI ne sont pas dans la
nouvelle d'Aldiss, mais sont dans l'oeuvre de Tezuka.

>>Donc Kubrick y a trouvé de l'intérêt. Il faut ajouter que Tezuka
>>partageait avec Kubrick une grande culture classique, très étendue (les
>>premiers manga de Tezuka sont des adaptations, notamment des oeuvres de
>>Dostoïevski) aussi bien sur le plan graphique que littéraire ou
>>cinématographique.
>
>

> Dans ce cas, on doit admettre, selon ce que tu dis, que Kubrick a dû trouvé
> le ou les romans de Stephen King comme intéressants. Intéressant, non ?

Eh non. Sauf si tu as une preuve que Kubrick admirait King. Alors qu'on
a une preuve que Kubrick admirait Tezuka, et plus particulièrement Astro
Boy. Que veux-tu, les génies savent se reconnaître entre eux...

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Olivier Paquet

unread,
Nov 15, 2004, 1:13:28 PM11/15/04
to
Yannick Rolandeau wrote:

> On Mon, 15 Nov 2004 18:45:09 +0100, Olivier Paquet
> <Er...@thetys.isamble.fr> wrote:
>
>
>>Pas vraiment. Enormément d'éléments du script d'AI ne sont pas dans la
>>nouvelle d'Aldiss, mais sont dans l'oeuvre de Tezuka.
>
>
> C'est vieux comme le monde cette histoire de robot et d'être humain.

Sauf qu'il y a des éléments spécifiques à Tezuka dans le script d'AI.

>>Eh non. Sauf si tu as une preuve que Kubrick admirait King. Alors qu'on
>>a une preuve que Kubrick admirait Tezuka, et plus particulièrement Astro
>>Boy. Que veux-tu, les génies savent se reconnaître entre eux...
>
>

> Quelle preuve ? Où est la preuve ?

La preuve, c'est qu'il a DEMANDE à Tezuka de travailler sur 2001. C'est
très différent que d'adapter. Cela signifie qu'il pensait que la vision
du futur de Tezuka pouvait lui apporter quelque chose, sur le plan
artistique.

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Olivier Paquet

unread,
Nov 15, 2004, 1:43:26 PM11/15/04
to
Yannick Rolandeau wrote:

> On Mon, 15 Nov 2004 19:13:28 +0100, Olivier Paquet
> <Er...@thetys.isamble.fr> wrote:
>
>
>>Sauf qu'il y a des éléments spécifiques à Tezuka dans le script d'AI.
>
>
> Ce n'est qu'une transposition d'une problématique robot / être humain chez
> un enfant.

Non, il y a plus que cela, et on le trouve de manière beaucoup plus
claire chez Tezuka que chez Aldiss. D'ailleurs, la fin de la série
d'Astro, dans les années 70 est encore plus dramatique que ce qu'il y a
dans le film de Spielberg (vu qu'on ne peut pas savoir ce qu'aurait fait
exactement Kubrick sur la fin).
Ne pas oublier que lorsque le personnage d'Astro est créé en 1953,
Tezuka le dote d'un coeur nucléaire, ce qui est scandaleux si peu de
temps après la bombe. La problématique de Tezuka n'est pas l'opposition
humain / machine, sous l'angle de la puissance (de la surpuissance),
mais bien de la coexistence (ce que l'on retrouve dans AI, mais pas dans
la nouvelle d'Aldiss, et élément qui n'est que rarement présenté en
occident, où le rapport à la machine est par essence conflictuel).
L'approche de Tezuka est donc un mélange de critique scientifique et du
mécanisme comme idéologie, et de respect des formes de vie, même
artificielles.


>>La preuve, c'est qu'il a DEMANDE à Tezuka de travailler sur 2001.
>
>
> Où est la preuve ?

La lettre du 9 janvier, de Kubrick à Tezuka :
http://en.tezuka.co.jp/osamu/annals/1960.html

> Je ne vois pas en quoi adapter un roman, dans ta perspective, serait
> franchement différente. Kubrick adapte King, c'est donc qu'il y a trouvé un
> intérêt sinon, il aurait trouvé sa source d'inspiration ailleurs. Lequel,
> ça... Comme quoi, l'intérêt ne suppose pas obligatoirement une qualité.

Il peut avoir trouvé des éléments à adapter qu'il jugeait intéressant.
C'est très différent que de juger que l'univers artistique d'un individu
peut lui apporter quelque chose. Dans le cas de King, c'est Kubrick qui
apporte quelque chose à l'oeuvre originale, dans le cas de Tezuka, c'est
le dessinateur qui apporte quelque chose à Kubrick. Vraisemblablement
parce que l'un et l'autre ont en commun que le sens désiré dans chaque
mise en page détermine la technique, et pas l'inverse.

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Olivier Paquet

unread,
Nov 15, 2004, 3:03:38 PM11/15/04
to
Yannick Rolandeau wrote:

> On Mon, 15 Nov 2004 19:43:26 +0100, Olivier Paquet
> <Er...@thetys.isamble.fr> wrote:
>
>
>>Non, il y a plus que cela, et on le trouve de manière beaucoup plus
>>claire chez Tezuka que chez Aldiss. D'ailleurs, la fin de la série
>>d'Astro, dans les années 70 est encore plus dramatique que ce qu'il y a
>>dans le film de Spielberg (vu qu'on ne peut pas savoir ce qu'aurait fait
>>exactement Kubrick sur la fin).
>>Ne pas oublier que lorsque le personnage d'Astro est créé en 1953,
>>Tezuka le dote d'un coeur nucléaire, ce qui est scandaleux si peu de
>>temps après la bombe. La problématique de Tezuka n'est pas l'opposition
>>humain / machine, sous l'angle de la puissance (de la surpuissance),
>>mais bien de la coexistence (ce que l'on retrouve dans AI, mais pas dans
>>la nouvelle d'Aldiss, et élément qui n'est que rarement présenté en
>>occident, où le rapport à la machine est par essence conflictuel).
>>L'approche de Tezuka est donc un mélange de critique scientifique et du
>>mécanisme comme idéologie, et de respect des formes de vie, même
>>artificielles.
>
>
> Oui, je parle bien de coexistence dans le sens où l'un se substitue à
> l'autre, et/ ou se mélange, et où il devient difficile de faire la
> distinction, "du mécanique dans le vivant" dirait Henri Bergson. Ce qui a
> toujours interrogé Kubrick (l'ordinateur Hal qui a des "sentiments", Orange
> mécanique, les hommes-machines de Full metal jacket) et en même temps très
> inquiété. Mais c'est un thème classique qui prend des tournures différentes
> en fonction de l'époque.

Il n'y a pas substitution chez Tezuka, mais ça prend des aspects
souvent assez étrange. Il existe un très beau volume de la série
_Phenix_ de Tezuka, où un jeune homme reçoit des neurones artificiels
après un accident. A son réveil, les êtres vivants lui apparaissent sous
une forme minérale. Un jour, au milieu de la foule, il voit une jeune
femme (et non un amas de formes métalliques - au fil du temps, les
neurones se réadaptent). Il s'avère en fait qu'il s'agit d'un robot,
mais qu'il voit sous apparence humaine, du fait de la confusion des
sens. J'épargne le reste, mais son approche est véritablement originale,
même s'il traite des thèmes connus.

>>La lettre du 9 janvier, de Kubrick à Tezuka :
>>http://en.tezuka.co.jp/osamu/annals/1960.html
>
>

> Euh j'appelle pas cela une preuve.

Ben, t'as qu'à aller lire la lettre au musée de Tezuka. Cette lettre
est confirmée par plusieurs sources, par ailleurs. Sauf si évidemment,
tu estimes qu'une lettre signée de Kubrick n'est pas une preuve.

> Si Kubrick adapte King, c'est qu'il trouve un intérêt à la base et que
> l'oeuvre de King lui apporte quelque chose sinon il ne l'adapterait pas.
> Notamment une histoire et un récit. Dans les deux cas, cela ne dit rien de
> l'importance.

Non, il y a concrètement une différence entre ADAPTER une oeuvre
existante, avec ses contraintes et sa richesse, et DEMANDER une
collaboration. Que je sache, Kubrick n'a pas demandé à King de
collaborer avec lui.
Sauf si tu estimes que Kubrick voulait collaborer avec des incompétents
et des imbéciles. Soit.

Arnaud Vajda

unread,
Nov 15, 2004, 3:17:55 PM11/15/04
to
Denis Cil wrote:

> Ah ! Mais je l'ai écouté, ce n'est pas mal du tout c'est même très bon,
> les percus sont un tout petit peu trop en avant, that's all.

Ah tout de même ! ^^;;

> J'ai un truc machin chose, on dirai du Jerry Garcia, surtout à la fin du
> morceau, revisité mambo ?

C'est une question ? :-)

> Ton adresse est valide ?

Mon mail ? Oui, oui.

Arnaud Vajda

unread,
Nov 15, 2004, 3:23:44 PM11/15/04
to
Yannick Rolandeau wrote:

> Il compile. Et quand tu compares Doberman à Metropolis, tu n'y vois qu'une
> forme qui choque, alors on peut les mettre dans le même panier. Ca choque
> alors c'est bon. Mais tu passes totalement à côté du fond. Mets en rapport
> Métropolis et Doberman sur le fond.

Ce que je n'ai pas fait et que je n'ai pas l'intention de faire, bien
sûr. Merci de ne pas déformer mes propos, puisque je parlais uniquement
de film sortant du carcan habituel à une époque, sans considération sur
la forme et le fond. Je n'ai pas vraiment envie de répondre au reste, ni
même en fait de le lire. On se voit dans deux mois, dans un autre thread
? :-)

soufron

unread,
Nov 15, 2004, 3:42:47 PM11/15/04
to
Laclé serait-elle dans le fait que les bds de SF de Tezuka sont d'abord
destinées à un public jeune. Allant au-delà des apparences et,
intéressé par la vision du futur de Tezuka, Kubrick aurait simplement
choisi d'adapter une nouvelle plus adulte en n'en reprenant que le thème
et en demandant à Tezuka de se charger de l'adapter à ses visions
optimistes et humanistes.
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Olivier Paquet

unread,
Nov 15, 2004, 4:32:07 PM11/15/04
to
Yannick Rolandeau wrote:
>
> Dick a traité cela aussi dans les années 50. Mais c'est le thème connu
> aussi du double et de ce qui est réellement humain et mécanique.

Je connais bien Dick, mais ce n'est absolument pas la même approche.
Mais je ne vais pas développer parce que tu n'as qu'à lire du Tezuka
pour comprendre en quoi son approche est spécifique. Ce n'est pas le
lieu ici, et en plus, s'il l'a fait sous forme de dessin, c'est pas pour
qu'on le résume sous forme de texte.

>>Ben, t'as qu'à aller lire la lettre au musée de Tezuka. Cette lettre
>>est confirmée par plusieurs sources, par ailleurs. Sauf si évidemment,
>>tu estimes qu'une lettre signée de Kubrick n'est pas une preuve.
>
>

> Oui, mais pour l'instant pas de preuve.

C'est quoi pour toi une preuve ? Si plusieurs personnes ont vu la
lettre, si la lettre est référencée dans les archives de Tezuka, ça ne
suffit pas ? Tu veux quoi, que j'aille au Japon scanner la lettre pour
la mettre sur frcd ? La lettre existe, point. Ca ne te plaît pas parce
que ça dérange, mais ça existe.

>>Non, il y a concrètement une différence entre ADAPTER une oeuvre
>>existante, avec ses contraintes et sa richesse, et DEMANDER une
>>collaboration. Que je sache, Kubrick n'a pas demandé à King de
>>collaborer avec lui.
>>Sauf si tu estimes que Kubrick voulait collaborer avec des incompétents
>>et des imbéciles. Soit.
>
>

> Non, mais cela ne dit rien de plus. Comme on peut dire que Kubrick adapte
> King, donc il trouve son roman au moins intéressant de fait.

Tu t'embrouilles. Je ne vois pas trop où tu veux en venir là. Sois plus
clair.

Filipe

unread,
Nov 15, 2004, 4:52:12 PM11/15/04
to
Olivier Paquet nous racontait :


>> Oui, mais pour l'instant pas de preuve.
>
> C'est quoi pour toi une preuve ? Si plusieurs personnes ont vu la lettre, si
> la lettre est référencée dans les archives de Tezuka, ça ne suffit pas ? Tu
> veux quoi, que j'aille au Japon scanner la lettre pour la mettre sur frcd ?
> La lettre existe, point. Ca ne te plaît pas parce que ça dérange, mais ça
> existe.

Oui, bon, bah Kubrick il a aussi ouvertement travaillé avec Spielberg,
ca veut dire que Le Terminal est un chef d'oeuvre? Il a aimé Jurassik
Park et a alors commencé à travailler avec ILM sur son projet AI, mais
a ton avis il a aimé Jurassik Park pour ces qualité artistique ou juste
parce que ce film était la preuve du bon avant des effets spéciaux? (en
gros je crois que c'est ca l'histoire, me souvient plus)
Kubrick dit même du bien de Lucas dans une interview avec Ciment.

Ce qui ne veut pas dire que Tezuka soit une buse, je ne le connais pas
lui et son oeuvre, c'est juste que ca ne veut rien dire.

Filipe


soufron

unread,
Nov 15, 2004, 5:02:05 PM11/15/04
to

Si, ca veut dire que Kubrick appréciait suffisamment la vision de Tezuka
pour lui demander de venir travailler avec lui en dehors de son domaine
habituel (la bande dessinée et l'animation).

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Eric Frigot

unread,
Nov 15, 2004, 7:38:14 PM11/15/04
to
J'ai lu avec grand intérêt toute votre (longue) discussion.
Les choses me semblent assez claires de votre point vue,
vous me direz si je me trompe, vous considérez que les productions
artistiques actuelles, quelles soient cinématographiques, picturales
ou musicales, ne sont pas d'un bon "niveau". Entendant par niveau
tout ce que vous avez pu dire sur l'intérêt d'une oeuvre.

N'ayant rien à redire à cela et faisant un peu près le même constat,
je m'interroge, les gens sont-ils plus cons qu'avant ? les créateurs
le sont-ils ? à priori non. Vous donnez des éléments de réponses en
parlant de médiatisation, de publicité à outrance, d'une culture de
masse ou tout est accessible, ou le choix est énorme. Vous ne dites
rien sur les possibilités offertent par internet, par le téléchargement
illégale de musiques ou de films, tout un chacun peut avoir sur son
disque l'intégralité de tout ce qui s'est fait en musique, peut voir
tous les films qu'il souhaite, forme de consommation express ou cleenex.
Je crois aussi que vous parlez de capitalisme, du rôle de l'argent dans
l'histoire, ce qui vaut le plus d'argent sera produit et ce qui sera
produit devra toucher le plus de monde et pour toucher le plus de monde
il faut avoir habituer ce monde à la même chose, des références simples
auxquelles la foule adhère avec empressement.

Mais il reste autre chose, c'est l'époque, le milieu, la facilité de vie
et comme vous le dites le nombrilisme. Il fait bon vivre dans les
sociétés de consommations, de loisirs ou tout est simple, aucune
contrainte, aucune lutte pour la vie. C'est là que je veux en venir, le
problème des productions actuelles ne vient-il principalement pas du
fait qu'il n'y est rien de suffisament "important" dans nos vies pour
qu'un artiste en transpose la nature universelle dans une oeuvre ? Je
vous parle de la mollo-génération, celle du relatif, du superflux, du
subjectif ou tout se vaut. Pour être clair et explicite, je dirais
qu'après une guerre dans laquelle la France engage sa Nation, les
productions seraient d'une toute autre qualité (ce n'est qu'un exemple).

La plupart des productions actuelles ne sont-elles pas cet élan
désespéré et nostalgique vers des sensations disparues, vers des mythes
qui n'interpellent plus ? N'y a-t-il pas là une vaine tentative de
retrouver les grandes fresques d'autrefois ? Je parle de tous ces films
avec des héros, des monstres, de ces comptes amplis d'effets spéciaux.
Dans sa période classique, la musique du même nom présentaient les mêmes
actions. Mais ces actions semblent, dans nos productions actuelles,
avoir perdu tout leur intérêt ou toutes leurs forces. On parle de
lassitude alors ?

Eric.

Géraud Canet

unread,
Nov 16, 2004, 3:59:38 AM11/16/04
to
Yannick Rolandeau a écrit :

> Tiens, un truc me revient en passant. Tu sais ce qu'aimait l'immense
> trompettiste qu'était Louis Armstrong en jazz ? On s'attendrait à un grand
> nom, eh bien non : Guy Lombardo

T'as une preuve ? ;-)

soufron

unread,
Nov 16, 2004, 8:04:34 AM11/16/04
to
Le Mon, 15 Nov 2004 23:26:52 +0100, Yannick Rolandeau a écrit :

> Tiens, un truc me revient en passant. Tu sais ce qu'aimait l'immense
> trompettiste qu'était Louis Armstrong en jazz ? On s'attendrait à un

> grand nom, eh bien non : Guy Lombardo, c'est-à-dire ce qu'il y a de plus
> mièvre, mielleux et de plus mauvais en jazz ou presque. Totalement
> opposé à ce que faisait Armstrong lui-même. Comme quoi...

Comme quoi le fait que tu aimes Kubrick démontrerait que Kubrick c'est
nul ?

Parce que si tu commences à démontrer que quelque chose est nul parce
que les gens intelligents l'aiment, on a pas fini d'en discuter :)

soufron

unread,
Nov 16, 2004, 8:03:22 AM11/16/04
to
Le Mon, 15 Nov 2004 23:06:53 +0100, Yannick Rolandeau a écrit :

> On parle thème. Désolé, quand je vois les dessins, j'ai plutôt envie
> de fuir. Et j'ai fini de lire des trucs pour enfants.

Quand je vois une pareille mauvaise foi, j'ai plutôt envie de fuir. Et
j'ai aussi fini de lire des trucs pour enfants.

Nogard (c)

unread,
Nov 16, 2004, 8:11:35 AM11/16/04
to
soufron a écrit :

>> On parle thème. Désolé, quand je vois les dessins, j'ai plutôt envie
>> de fuir. Et j'ai fini de lire des trucs pour enfants.
>
> Quand je vois une pareille mauvaise foi, j'ai plutôt envie de fuir. Et
> j'ai aussi fini de lire des trucs pour enfants.

Le dessin, animé ou pas, est un art plus vieux et "noble" que le
cinéma, alors YR a du mal à le digérer.

--
Blabla...

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Arnaud Vajda

unread,
Nov 16, 2004, 9:13:48 AM11/16/04
to
Yannick Rolandeau wrote:

> C'est marrant, mais vous employez l'expression "mauvaise foi" dans un drôle
> de sens en général. Normalement, c'est quelqu'un qui, tout en sachant qu'il
> pleut, dit qu'il fait beau. Et là, franchement, quand je vois ça, c'est
> exactement l'impression que cela me fait.

Oui, ben, comme tu me l'as dis il y a très peu de temps, si tu regardais
un peu le message et le fond...

Olivier Paquet

unread,
Nov 16, 2004, 9:21:47 AM11/16/04
to
Yannick Rolandeau wrote:

> On Tue, 16 Nov 2004 14:03:22 +0100, soufron <jbso...@free.enlevezca.fr>
> wrote:
>
>
>>Quand je vois une pareille mauvaise foi, j'ai plutôt envie de fuir. Et
>>j'ai aussi fini de lire des trucs pour enfants.
>
>
> C'est marrant, mais vous employez l'expression "mauvaise foi" dans un drôle
> de sens en général. Normalement, c'est quelqu'un qui, tout en sachant qu'il
> pleut, dit qu'il fait beau. Et là, franchement, quand je vois ça, c'est
> exactement l'impression que cela me fait.

Dire que les dessins de Tezuka sont pour les enfants, c'est faire
preuve d'une ignorance crasse. Aucun dessinateur occidental n'a été
aussi loin dans la diversité des genres. Tezuka est aussi bien capable
de faire dans l'aventure enfantine, que dans le thriller le plus noir,
la science-fiction, l'historique, le fantastique, l'érotisme, et ainsi
de suite. Va lire _MW_ (il n'existe aucun équivalent occidental de cette
noirceur en BD) ou _Ayako_ avant de dire que c'est pour enfants. C'est
justement parce que contrairement à Hergé, Tezuka ne s'est jamais reposé
sur ses lauriers, qu'il a toujours été très attentif à ce qui se faisait
à l'époque (aussi bien au Japon qu'en Occident) qu'il est demeuré un
dessinateur très respecté.
C'est d'ailleurs pourquoi le rapprochement Kubrick/Tezuka est évident.
Chacun s'est caractérisé par un même génie et un même rapport à ce que
doit être l'art, et l'importance du sens dans l'art contre le
superficiel. Le petit plus de Tezuka, c'est un humour et un sens du
burlesque, très rare.

Benjamin FRANCOIS

unread,
Nov 16, 2004, 9:49:53 AM11/16/04
to
Arnaud Vajda s'est exprimé en ces termes:
> Autre chose, vous semblez croire qu'il y a une démocratisation des jeux
> vidéos, alors qu'on a jamais autant vendu de jeux vidéos que du temps
> bénis des 16 bits (SNES, Megadrive, ect).

Pardonne-moi, mais j'aimerais bien que tu avances quelques chiffres ou
que tu cites une source, parce que là j'aurais plutôt tendance à penser
le contraire. L'arrivée de Sony sur le marché et l'ouverture du jeu
vidéo à un public plus vaste (changement des cibles lors des campagnes
marketing, merchandisation du jeu vidéo) a au contraire fait exploser
les ventes qui auparavant se cantonnaient à un public bien plus réduit
de "connaisseurs".


--
<Massi007> ki a une licence pirate des oss?

Benjamin FRANCOIS

unread,
Nov 16, 2004, 9:52:43 AM11/16/04
to
Olivier Paquet s'est exprimé en ces termes:
> Donc Kubrick y a trouvé de l'intérêt. Il faut ajouter que Tezuka
> partageait avec Kubrick une grande culture classique, très étendue (les
> premiers manga de Tezuka sont des adaptations, notamment des oeuvres de
> Dostoïevski) aussi bien sur le plan graphique que littéraire ou
> cinématographique.

Ou théatral, pour preuve Nanairo Inko, édité en France chez Asuka.

Benjamin FRANCOIS

unread,
Nov 16, 2004, 9:55:05 AM11/16/04
to
Yannick Rolandeau s'est exprimé en ces termes:
> On parle thème. Désolé, quand je vois les dessins, j'ai plutôt envie de
> fuir. Et j'ai fini de lire des trucs pour enfants.

C'est pas toi qui encensait le Roi et l'Oiseau il y a quelques temps ?
Y'a pas comme une contradiction quelque part ?

Benjamin FRANCOIS

unread,
Nov 16, 2004, 9:58:51 AM11/16/04
to
Arnaud Vajda s'est exprimé en ces termes:
> Ah non, le Pacte est un faux-film de Kung-Fu. Doberman est juste un clip
> gore et con.

Autant sur la suite je me retrouve en complet désaccord avec Yannick,
autant là-dessus j'avoue que je le rejoins complètement. Doberman c'est
un clip gore et con, pas seulement mal joué mais aussi mal filmé. Même
les fusillades ne valent pas tripette, John Woo faisait bien mieux 10
ans plus tôt, c'est dire. On en retient 3 bonnes répliques mais ça ne
sauve pas un film ennuyeux à souhait et dont la violence ne parvient
même pas à susciter une réaction de malaise. Dans le fond, c'est presque
la même chose qu'avec Baise-moi, c'est dire si c'est pitoyable.

L'avantage d'un vrai clip c'est que ça dure 3 minutes seulement.

Nogard (c)

unread,
Nov 16, 2004, 10:03:07 AM11/16/04
to
Benjamin FRANCOIS a écrit :

> C'est pas toi qui encensait le Roi et l'Oiseau il y a quelques temps ?
> Y'a pas comme une contradiction quelque part ?

Une de plus.

--
Blabla...

Benjamin FRANCOIS

unread,
Nov 16, 2004, 9:59:20 AM11/16/04
to
Nogard \(c\) <a...@a.invalid> s'est exprimé en ces termes:
> Une de plus.

Mais si elle est performative, tout va bien.

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Arnaud Vajda

unread,
Nov 16, 2004, 11:31:04 AM11/16/04
to
Yannick Rolandeau wrote:

> Justement, je t'ai proposé de le faire et tu as décidé d'abandonner.

Tu as mal lu (et tu persistes). Je n'ai jamais dit que je les comparais
sur le fond, donc il n'y a aucune raison que je m'y jette. Toi, tu
renies Tezuka en disant "bd pour enfants". Or, c'est là une question de
fond, dont tu ne sais strictement rien, puisque tu n'en as jamais lu.
Enfin, soit, j'imagine que tu trouveras bien une parade pour te défiler.

Au fait, j'attends toujours une réponse à ma question directe : quel
rapport entre la bite et le jeu vidéo ? Merci bien.

Olivier Paquet

unread,
Nov 16, 2004, 11:48:16 AM11/16/04
to
Yannick Rolandeau wrote:
> Ce que tu dis est très général, choses que je pourrais appliquer à un peu
> près à n'importe quoi. Ecoute, à chaque fois que j'ai été confronté à cela,
> j'ai pris le temps de voir plusieurs films que j'ai critiqué longuement (ce
> que d'autres n'ont pas vraiment fait par rapport à ce que j'aime
> particulièrement et que je mets en référence). Pour ma part, cela a
> toujours été assez navrant. Là, quand je vois les dessins sur le site que
> tu as indiqué et les extraits vidéo, cela ne l'est pas moins. Donc, je ne
> vais pas repartir à critiquer chaque film pour te ou vous conforter dans
> tes ou vos goûts. Tu penses que c'est génial au point d'être une référence,
> c'est ton affaire mais pour ma part, tel que c'est fait et présenté, cela
> ne me convainc pas du tout. Tu ne peux pas me reprocher d'en d'être resté à
> trois lignes ou alors consulte les archives.

Ben si, tu refuses de t'y intéresser, comme à chaque fois que tu ne
comprends pas quelque chose. Pour dire que c'est navrant, il faut
n'avoir aucune culture graphique, pour ne pas voir la maîtrise graphique
de Tezuka. Un manga, ça se lit, ca ne se limite pas à une page ou deux.
C'est un peu comme si tu banissais les oeuvres d'Ozu ou de Mizoguchi
avec un seul plan. De toute manière, tu n'as pas de culture BD
suffisante pour apprécier. On ne va pas y revenir des heures.
L'important, c'est que Kubrick ait admiré le travail de Tezuka. Preuve
que lui, il avait la culture suffisante pour le voir.

Arnaud Vajda

unread,
Nov 16, 2004, 11:50:47 AM11/16/04
to
Benjamin FRANCOIS wrote:

> Pardonne-moi, mais j'aimerais bien que tu avances quelques chiffres ou
> que tu cites une source, parce que là j'aurais plutôt tendance à penser
> le contraire. L'arrivée de Sony sur le marché et l'ouverture du jeu
> vidéo à un public plus vaste (changement des cibles lors des campagnes
> marketing, merchandisation du jeu vidéo) a au contraire fait exploser
> les ventes qui auparavant se cantonnaient à un public bien plus réduit
> de "connaisseurs".

Mea culpa, je n'ai pas de chiffres à ce propos. C'était plus basé sur
une impression personnelle du monde du jeu vidéo. De plus, pour
éventuellement contre-balancé ce que tu dis, n'oublies pas que l'arrivée
de Sony a signifié à court terme la mort de Sega, l'un remplaçant
l'autre. Et si la X-Box est toujours sur le marché actuellement, c'est
bien parce que Microsoft peut se permettre d'être déficitaire.

Il me semble qu'il y avait plus de jeux dispo lors du temps des 16 bits
que maintenant, tout comme il y avait plus de magazines consacrés aux
jeux vidéos. Mais je n'affirmerai rien, puisque comme tu le fais
justement remarqué, je n'ai pas de chiffres...

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Nogard (c)

unread,
Nov 16, 2004, 1:16:15 PM11/16/04
to
Yannick Rolandeau a écrit :

>> Au fait, j'attends toujours une réponse à ma question directe : quel
>> rapport entre la bite et le jeu vidéo ? Merci bien.
>

> Je t'ai répondu. Par contre, tu ne m'as pas répondu sur Woody Allen par
> exemple et à mon dernier message. C'est bien de demander de répondre sur
> tes points mais c'est bien aussi de répondre sur les miens. Merci bien.

De plus en plus con !

--
Blabla...

Nogard (c)

unread,
Nov 16, 2004, 1:18:45 PM11/16/04
to
Arnaud Vajda a écrit :

> ... tout comme il y avait plus de magazines consacrés aux jeux
> vidéos.

L'internet a tué les mensuels. Là ou il y'avais des nouvelles tout les
mois avec, forcément, environ 1 mois de retard, il y'a maintenant des
nouvelles fraiches du jour.

--
Blabla...

Arnaud Vajda

unread,
Nov 16, 2004, 3:44:07 PM11/16/04
to
Yannick Rolandeau wrote:

> Comme s'il fallait avoir une culture bd pour juger d'images. Enfin... J'ai
> passé des heures et des centaines de lignes à répondre sur trois films
> considérés par vous comme le must du must et c'était plutôt navrant. Je ne
> vais pas recommencer à chaque fois comme je te l'ai dit, et passer mon
> temps à vérifier et à critiquer ce que chacun veut me présenter comme
> génial sans d'ailleurs que de votre côté vous fassiez la même chose. Vous
> demandez sans cesse aux autres de venir chez vous mais vous ne venez jamais
> chez l'autre. Alors tu peux dire "il faut n'avoir aucune culture graphique,
> pour ne pas voir la maîtrise graphique de Tezuka." si cela t'arrange et je
> pourrais simplement inverser ta phrase, ce qui ne fera guère avant les
> choses.

Sauf qu'il y a fort à parier qu'Olivier (tout comme moi) ait vu la
majeure partie des films ~sinon tous~ de Kubrick. Alors que tu n'as
jamais lu un Tezuka.

> Premièrement, toujours pas l'amorce d'une preuve et secondement, on ne sait
> pas quel niveau il y met comme appréciation réelle. Je t'ai fait la
> comparaison avec King. Ce qui ne veut rien dire en soi comme Kubrick dit du
> bien de Lucas ou de Spielberg. Quand on admire le travail de quelqu'un
> véritablement, on y revient, on le cite souvent et non comme quelque chose
> de temporaire sur laquelle on ne revient plus. Ce qui peut être un
> engouement passager puis vite oublié et qui ne dit rien d'abord de la
> réelle qualité artistique (sauf une déclaration d'intention) sinon de
> mettre Kubrick à côté de Tezuka pour se rassurer soi-même sur le second.
> Tout cela ne veut rien dire du tout.

Je ne vois pas en quoi le premier est meilleur que le second. Ils n'ont
pas le même propos et ne s'expriment pas par le même média (il ne me
semble pas que Tezuka ait jamais fait un "live"). De mon côté, et désolé
si ça te fait hurler de rage derrière ton PC, c'est mettre Tezuka à côté
de Kubrick qui me rassure sur le second ! ^_^

Arnaud Vajda

unread,
Nov 16, 2004, 3:46:07 PM11/16/04
to
Yannick Rolandeau wrote:

> Premièrement, je persiste car tu peux dire que :
>
> "Ces films relèvent de la même démarche pour moi : choquer un public en
> proposant du neuf et de l'étrange." Tu fais bien une comparaison même si tu
> le dénies. Mais on attend toujours ce qui te permet de dire qu'il y a une
> même démarche, pas seulement en apparence mais dans le fond. Pour le reste,
> je te renvoie à ce que je dis à Olivier.

Si tu veux jouer sur le mots, je te laisse jouer tout seul.

> Je t'ai répondu. Par contre, tu ne m'as pas répondu sur Woody Allen par
> exemple et à mon dernier message. C'est bien de demander de répondre sur
> tes points mais c'est bien aussi de répondre sur les miens. Merci bien.

Non, tu n'as pas répondu. Ou alors quotes-toi, car je n'ai pas vu une
ligne d'explication sur le parallèle foireux que tu as balancé sur le
sexe et le jeu vidéo. Et tu voudrais que je réponde à des citations de
Woody Allen ? Pourtant comme tu le disais, nous interagissons dans le
réel, et je ne suis pas occupé à répondre à Allen, mais bien à Rolendeau.

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Nogard (c)

unread,
Nov 16, 2004, 5:13:35 PM11/16/04
to
Yannick Rolandeau a écrit :

> C'est à toi de répondre sur ce que je disais car j'ai répondu mais tu es
> obligé de répondre au message

Tu es obligé, tu as compris ?
TU N'AS PAS LE CHOIX !
Il faut répondre à TOUS les mots, un a un, sans en oublier, sinon tu
snipe.
Et sniper c'est le MAL absolu !

--
Blabla...

soufron

unread,
Nov 16, 2004, 7:14:25 PM11/16/04
to
Le Tue, 16 Nov 2004 14:13:07 +0100, Yannick Rolandeau a écrit :

> On Tue, 16 Nov 2004 14:04:34 +0100, soufron <jbso...@free.enlevezca.fr>
> wrote:
>
>>Comme quoi le fait que tu aimes Kubrick démontrerait que Kubrick c'est
>>nul ?
>
> Je te remercie de me mettre à un tel niveau. Je me sens tout guilleret
> brusquement.
>
>>Parce que si tu commences à démontrer que quelque chose est nul parce
>>que les gens intelligents l'aiment, on a pas fini d'en discuter :)
>
> Oui mais Armstrong aimait Guy Lombardo et de sa propre bouche. Comme quoi,
> cela ne veut pas dire grand chose.

Si, ca veut dire que c'est une anecdote idiote :)

Est ce qu'on peut en tirer des conclusions sur les influences créatrices
de Armstrong : pas sur.

En revanche, pour ce qui est de Tezuka, il s'agissait d'une demande de
collaboration, de thèmes communs, d'une compatibilité certaine, etc.

C'est donc un élément potentiellement beaucoup plus intéressant.

soufron

unread,
Nov 16, 2004, 7:16:04 PM11/16/04
to

Oui moi aussi j'aimerais savoir d'où il tire ces affirmations !

soufron

unread,
Nov 16, 2004, 7:17:56 PM11/16/04
to
Le Tue, 16 Nov 2004 17:28:24 +0100, Yannick Rolandeau a écrit :

> Tu ne peux
> pas me reprocher d'en d'être resté à trois lignes ou alors consulte les
> archives.

Oui mais on peut te reprocher de refuser d'admettre l'influence historique
dde Tezuka sur Kubrick.

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Nologo Ray

unread,
Nov 17, 2004, 4:36:03 AM11/17/04
to
On Tue, 16 Nov 2004 21:46:07 +0100, Arnaud Vajda <ava...@ulb.ac.be>
wrote:

>le sexe et le jeu vidéo.


Lire : Sex, Lies and Video Game ;-)

" Maintenant, vous savez, cela a beaucoup moins d'importance pour moi.
L'industrie cinématographique n'a plus aucun prestige véritable,
aucune vraie culture. Les jeunes réalisateurs sont emballés par ce
qu'ils voient, ils sont emballés par les effets spéciaux et les
grosses productions, et c'est ce genre de films qu'ils veulent faire.
Pas tous, bien sûr, mais 98% d'entre eux. Si je me trouve dans une
situation où quelqu'un aux Etats-Unis veut bien travailler de la même
façon que moi, je le ferai. Sinon, je tournerai un autre film en
Europe ou je travaillerai pour le théâtre..."

Personne n'aurait parié un jeton de casino ;-) sur Woody Allen avant
Annie Hall.
Prends l'oseille et tire toi, Tombe les filles et tais-toi sont-ils de
"bons" films ? Absence de scénario, mise en scène calamiteuse, gags
prévisibles, etc.

--
W.C. Fields, the Great Man (temporarily off line)

Francois Kahn

unread,
Nov 17, 2004, 5:02:27 AM11/17/04
to
Nologo Ray <Nol...@3lucos.invalid> wrote:

> Personne n'aurait parié un jeton de casino ;-) sur Woody Allen avant
> Annie Hall.
> Prends l'oseille et tire toi, Tombe les filles et tais-toi sont-ils de
> "bons" films ? Absence de scénario, mise en scène calamiteuse, gags
> prévisibles, etc.

Faut pas pousser...

Déjà "Tombe les filles et tais-toi" n'est pas de Woody Allen mais
d'Herbert Ross. Le film repose sur une pièce de théâtre signée Woody
Allen, qui a une structure et une progression, comme toute pièce qui se
respecte.

"Prends l'oseille" et "Bananas" sont plutôt une succession de sketchs
mais n'en restent pas moins des films particulièrement drôles aux gags
remarquablement inventifs, en particulier au niveau des répliques.

Les Woody Allen les moins intéressants de sa période burlesque viennent
un peu après, avec "Woody et les robots" et une partie des sketchs de
"Tout ce que vous avez toujours voulu...". "Guerre et amour" est ensuite
un film burlesque maîtrisé et bien écrit. Et c'est en ayant fait ses
preuves dans le registre (en dirigeant en particulier Diane Keaton de
façon bien plus convaincante qu'au départ de leur collaboration) qu'il a
convaincu son studio qu'il pouvait non pas faire mieux mais faire autre
chose.

Il me semble que ta citation était de Woody Allen, en tout cas le Woody
Allen d'aujourd'hui. Malheureusement pour lui, c'est une affirmation
sommaire et à l'emporte pièce, qui permet accessoirement de flatter
l'égo européen. Woody Allen n'est pas New York. New York n'est pas les
États-Unis. Et les Etats-Unis ne sont pas le monde. Ce que dit cette
citation, c'est que c'était mieux avant, que tout part en charpie et que
y a plus de saisons. C'est un peu comme les jérémiades perpétuelles de
Norman Mailer, sauf que chez ce dernier est en plus convaincu qu'il
aurait pu jouer un rôle important dans l'histoire et qu'on ne l'a
malheureusement pas écouté.

Les derniers films de Woody Allen sont des bides commerciaux programmés,
quels que soient les mérites qu'on leur prête. Il y poursuit une
problématique dans le prolongement de ses films antérieurs, ce qui
nécessite, pour qui veut les apprécier, d'en avoir vu un certain nombre,
pour les comparer et y repérer les évolutions ou les différences. C'est
un choix artistique mais qu'après Woody Allen ne s'étonne pas d'être
marginalisé dans le cinéma américain et de ne toucher qu'une petite
communauté de fidèles.

Tiens, tant que j'y suis, un des responsables de Pixar (le studio
américain d'images de synthèse qui en est à son sixième énorme succès
consécutif) a déclaré à ses animateurs qu'ils n'excluaient absolument
pas de faire un film en animation traditionnelle (à la main, bref) si
l'histoire s'y prêtait mieux et que la notion comme quoi l'animation
traditionnelle, en 2D, était morte était absurde. Il a été aussitôt
acclamé par ses collaborateurs.

--
François Kahn

Benjamin FRANCOIS

unread,
Nov 17, 2004, 5:07:29 AM11/17/04
to
Arnaud Vajda s'est exprimé en ces termes:
> Mea culpa, je n'ai pas de chiffres à ce propos. C'était plus basé sur
> une impression personnelle du monde du jeu vidéo. De plus, pour
> éventuellement contre-balancé ce que tu dis, n'oublies pas que l'arrivée
> de Sony a signifié à court terme la mort de Sega, l'un remplaçant
> l'autre. Et si la X-Box est toujours sur le marché actuellement, c'est
> bien parce que Microsoft peut se permettre d'être déficitaire.

Tes impressions te trahissent, le jeu vidéo est devenu un marché de
grande consommation et est définitivement sorti de la niche dans
laquelle il se cantonnait à l'époque des 16 bits. Les ventes ont explosé
en termes de quantité globale, par contre le public étant moins pointu
et connaisseur la qualité générale des productions a largement baissé.

De plus, il est de moins en moins fréquent qu'un jeu explose les ventes
comme à l'époque des 16 bits en raison notamment de l'offre pléthorique.
Trop de titres sortent, le public a du mal à suivre, au milieu de
l'océan de daubes qui sortent chaque mois plusieurs productions se
distinguent (un ratio largement inférieur à ce qu'on pouvait observer
autrefois, néammoins) mais rares sont celles qui battent des records. On
peut citer Grand Theft Auto: San Andreas récemment qui sera probablement
le plus gros carton de cette année.

> Il me semble qu'il y avait plus de jeux dispo lors du temps des 16 bits
> que maintenant, tout comme il y avait plus de magazines consacrés aux
> jeux vidéos. Mais je n'affirmerai rien, puisque comme tu le fais
> justement remarqué, je n'ai pas de chiffres...

Le problème de la presse jeux vidéo est tout autre. Internet, déjà,
permet aux fans éclairés de se tenir au courant largement avant la
publication des magazines. C'est une des raisons du désintéressement du
public pour la presse papier. Mais une seconde raison existe et n'est
pas innocente: en France, la quasi-totalité (hormis deux ou trois) des
publications sur les jeux vidéo appartient au même groupe qui inonde le
marché avec ses différents titres dont l'indépendance éditoriale est
souvent mise à mal du fait de gros contrats avec les principaux
annonceurs. Quand un magazine comme Consoles+ donne des notes
supérieures à 80% à la majorité des jeux qu'il teste, les lecteurs
finissent par se poser des questions...


--
<gradure> bon ya pas quelqu'un qui kickass en atm avec 2.2.2 ?

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