Y'a bien "Ma 6T va craquer" non ?
--
<myhero> I wish I could just poop all day long
Guignol!
Pour une VRAIE guerre civile, voir plutôt du côté de
l'occupation allemande ou beaucoup plus féroce
la guerre d'Espagne, ou l' Algérie des années 80-90.
(la liste est inépuisable...)
jpb - malheureusement
Merci.
--
[23:34] [+xvize] c++ is made in borland
sinon tu peux aussi regarder les infos !
- "Ce n'est plus le peuple, mais la racaille" (André Gide)
- "Si l'on mettait toute cette racaille en prison, les honnêtes gens
pourraient respirer" (Camus)
---
Pour ceux qui s'intéressent à l'intifada française :
* Maurice Dantec
http://extrait.choiradiox.net/Video/05-11-03-TQS-Dutrizac-Maurice-G-Dantec-Raison-Emeute-Paris.wmv
* Arrêt sur Images http://www.france5.fr/asi/007548/10/129831.cfm
* Ivan Rioufol, Cités : les non-dits d'une rébellion
http://www.lefigaro.fr/debats/20051104.FIG0141.html
* Le meilleur des mondes
http://www.stephane.info/show.php?code=weblog&direct=488&lg=fr
* Ludovic Monnerat,
http://www.ludovicmonnerat.com/archives/2005/11/laclatement_de.html
http://www.ludovicmonnerat.com/archives/2005/03/france_lennemi.html
http://www.ludovicmonnerat.com/archives/2005/07/vers_laintifada.html
http://www.ludovicmonnerat.com/archives/2005/11/a_laaube_de_la.html
http://www.ludovicmonnerat.com/archives/2005/11/une_provocation.html
http://www.ludovicmonnerat.com/archives/2005/11/les_hymnes_a_la.html
* L'Insolent http://www.europelibre.com/CL2005/etl051104.htm
* Jacques Myard http://www.lefigaro.fr/debats/20051104.FIG0237.html?084513
...
Entre des voitures cramées dans des banlieues pourries
et les 20000 morts de La Commune, y a une marge, non ?
Ma6T, c'est vraiment du pipi de chat, à quand un vrai bon
putain de film sur les massacres de 1871.
Pour le rappel historique, c'est ici (entre autres) :
http://www.herodote.net/histoire05280.htm
jpb - Une caissière en grève est bien plus dangereuse qu'un sauvageon
incendiaire.
> Existe-t-il des oeuvres montrant un pays en proie à la guerre civile
> ?
_Autant en emporte le vent_.
Qu'est-ce qu'on gagne ?
--
Jean-François.
> Non , les informations à la télévision ou dans les journaux, c'est
> fait
> pour que tu ne comprennes pas ce qui se passe. Ils disent par
> exemple que
> les violences actuelles sont dues au chomage ou à je ne sais quoi. >
> Cette bonne blague comme excuse...
Allons, Yannick, t'imagines le JT de TF1 titrant "Ravages de la
rivalité mimétique en Banlieue"? :-)
--
Alain Stimamiglio
http://kinogramma.blogspot.com/
le cri du cinéphile le soir au dessus du Web
> Allons, Yannick, t'imagines le JT de TF1 titrant "Ravages de la
> rivalité mimétique en Banlieue"? :-)
TF1 je sais pas, mais sur le JT de midi de France 2, au bout de 10 minutes
(pas le titre principal non plus) un éducateur il me semble parle de
mimétisme pour expliquer la violence dans un quartier normalement "calme"
de Rennes. Ahlalalala, mauvaises langues !
--
Alexandre
"La lucidité est la blessure la plus rapprochée du soleil"
-René Char-
> Fais gaffe, tu parles à Alain là et il est Corse. Moi je dis ça... Ne lui
> dis surtout pas en plus, que nos jeunes de banlieue imitent certains
> nationalistes...
Tout va bien, la situation est sous contrôle, du moment que j'essaye pas
de draguer sa soeur.
>Ils disent par exemple que
>les violences actuelles sont dues au chomage ou à je ne sais quoi. Cette
>bonne blague comme excuse...
Surtout qu'a 12, 13 ou 14 ans on est pas trop a la recherche de
boulot....
Sont précoce les racai...heu d'jeunes aujourd'hui....
--
Boite mail invalide
Je suis chez 9 telecom et niveau news ils n'assurent pas une cacahuette.
Ils n'ont pas le temps de graver au burin tous les post donc si je ne reponds pas c'est que j'ai pas acces au post, desolé.
Un vrai gruyere.
>Entre des voitures cramées dans des banlieues pourries
>et les 20000 morts de La Commune, y a une marge, non ?
quand t'as voiture aurra cramé on en reparlera....
Si, de "petites soudures".
Et puis 14 ans, c'est bon pour un CAP à louper.
Peuvent pas faire chier l'E.N éternellement tout de même.
> Sont précoce les racai...heu d'jeunes aujourd'hui....
Avant, dans le match Iran/Irak, je trouvais salaud que les iraniens
envoient des mômes avec un ruban vert autour de la tête, en première ligne,
histoire de faire sauter les mines des irakiens. Maintenant, je comprends !
Ah, où sont passés les jeunes qui en veulent, style Los Olvidados ?
costaclt
Je crois que la solution a été trouvée, on va mettre les vraies
voiture au vert à la campagne et les remplacer par des leurres en carton
plié.
Et plus tard la vraie bagnole démontable en 3 ou 4 parties que
l'on emporte dans son F3 la nuit venue.
jpb - A guerilla, guerilla et demie.
Surtout que ça n'expliquerait rien puisque la non-violence fait aussi partie
de la sphère mimétique. A la rigueur, on peut le prendre pour une constante,
nécessaire peut-être mais pas suffisante.
D'ailleurs prendre un "Orange Mécanique" pour une explication ou un propos
sur l'origine de la violence m'étonne un peu. Il faudrait un peu argumenter.
J'y voyais au contraire, avec Michel Ciment, une fable plutôt voltairienne
sur le libre-arbitre :
"Mieux vaut la liberté de l'individu, suggère Kubrick, avec toutes ses
conséquences, que le conditionnement inventé par l'Etat pour soumettre le
citoyen"
Rousseau.
Ouais c'est sûr qu'une bagnole cramée équivaut à un mort. Ouais ouais.
Ce qu'il faut pas lire ici...
> Ouais c'est sûr qu'une bagnole cramée équivaut à un mort. Ouais ouais.
Clair qu'une belle bagnole a beaucoup plus de valeur.
Je viens de voir Mr Villepin dire en gros qu'il faut crée des postes de
police de quartier pours les jeunes de ses même quartiers, en gros la
même politique que dans Orange Mécanique, pour régler les problèmes de
délinquence transformont les délinquants en policier. Le Film parle
surtout de ca, c'est pourtant clair à la fin quand Alex dit qu'il est
guéri, qu'il a retrouvé son appétit de violence qu'il pourra cet fois
assouvir au service de l'état. La violence controlé et
institutionnalisé en gros. Mais ca change rien. Voir Aussi Barry
Lyndon, c'est pas parce que tu parles bien et que t'as un joli
maquillage que tué ton prochain est forcément plus acceptable que si tu
t'appel Rachid et que tu t'habille comme un con. Oui je sais ca fait un
peut Kubrick expliqué aux enfants de 6 ans, mais moua jabite en banlieu
é je brul dé voiture car je sui mal 1Tgré, en plus mé paren son étrangé
é parl pas le francé.
Filipe
--
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Justement moi non plus je ne suis pas d'accord avec l'affirmation que mieux
vaudrait "la liberté de l'individu avec toutes ses conséquences que le
conditionnement inventé par l'Etat pour soumettre le citoyen".
Il n'empêche que Michel Ciment (et moi-même), c'est ce que nous retirons du
film.
Et c'est l'une des raisons pour lesquelles je ne l'aime pas.
Donc soit Kubrick a raté son film (pourquoi pas ?), soit Michel Ciment et
moi-même nous trompons (ce que je n'exclus pas).
Rousseau.
C'est ce que montre en effet Orange Mécanique qu'à vrai dire je n'aime pas
beaucoup.
Je crois que dans la réalité il y a quand même une différence, et que ta
suggestion (retrouver son goût de la violence dans l'uniforme de policier)
est un poil caricatural.
La reconnaissance par l'individu de la société passe aussi par son
identification dans l'Etat. "L'Etat, c'est moi", c'est ce que finalement
chacun devrait pouvoir se dire en démocratie. C'est ce que je crois que
Villepin a en tête.
Rousseau.
Je ne pense pas que Kubrick dit qu'il vaut mieux l'un que l'autre. Il
dis juste qu'avec notre civilisation actuel et son mode de pensé, on a
soit ca ou soit ca, et dans les deux cas il y a de gros problèmes. Il
n'offre aucune solution, à la limite il semble dire que l'humain est ce
qu'il est et que quoi qu'il arrive s'est la dèche. C'est là où certain
y voit du cinysme, moi j'y vois plutôt une vision désabusé qui préfère
en rire qu'en pleurer.
Et ta connerie, elle doit en avoir de la valeur, vu la quantité.
> Justement moi non plus je ne suis pas d'accord avec l'affirmation que mieux
> vaudrait "la liberté de l'individu avec toutes ses conséquences que le
> conditionnement inventé par l'Etat pour soumettre le citoyen".
>
> Il n'empêche que Michel Ciment (et moi-même), c'est ce que nous retirons du
> film.
>
J'ai du mal à saisir. Comment vous pouvez interpréter du film de Kubrick
un quelconque message et surtout celui-ci ?
Ou alors cette interprétation est-elle issue d'une interview ?
Tout-à-fait !
1 cadavre = 0 euro.
Ma vision du film date un peu. Mais il me semble que par l'équilibre même de
sa structure, il charge l'Etat de la responsabilité de la répression
présentée d'une manière illégitime et pour tout dire largement caricaturale
(du moins dans nos démocraties). Le passage des voyous au statut de flics
(sans pour autant changer leur comportement) est assez significatif à cet
égard. Y a-t-il un représentant de la société présenté positivement ? Que
ce soit le vieillard handicapé (entre nous joué de façon tout à fait
caricaturale, mais même Alex est mal joué), les personnes âgées, les
policiers, les politiques, les parents, les médecins, les religieux, tout y
est montré comme uniquement mû par des intérêts vils et personnels. L'Etat
ne serait que l'utilisation de la violence retournée au profit de la
société. Le "marché" conclu à la fin est me semble-t-il sans ambiguïté et
d'un cynisme absolu.
Je rappelle que mon intervention d'origine s'étonnait qu'on prenne ce film
pour "expliquer" les violences actuelles. Dans ce cadre-là, ça me semble le
pire des films pour comprendre ce qui se passe dans nos banlieues.
De toute façon, je n'aime pas ce film que je ne trouve pas du tout subtil
(je me souviens avoir bondi devant certains rôles).
Rousseau.
Et quand t'auras appris à écrire, on fera quoi ?
>
>Donc soit Kubrick a raté son film (pourquoi pas ?), soit Michel Ciment et
>moi-même nous trompons (ce que je n'exclus pas).
>
>Rousseau.
>
>
>
Autre possibilité : vous ne l'avez pas compris. Les explications
psychanalitiques fumeuses des films de Kubrick par Ciment datent
vraiment. Son livre fait référence sur d'autres aspects de l'oeuvre du
réalisateur (technique, esthétique, entre autres) mais son
interprétation personnelle est toujours très restrictive. Je pense qu'il
faut aborder l'oeuvre de Kubrick sous d'autres angles : en limiter la
lecture à point de vue psychanalitique et philosophique (voir les
délires des hédegeriens sur 2001) c'est ne pas voir le goût très
prononcé de kubrick les film de genre que sont le burlesque et le film
noir, au fond pour la série B. Il y met la forme mais c'est pour
dérouter le spectateur. Je prendrais un exemple. Dans orange mécanique
on a souvent parler du thème, somme toute très banal pour l'époque,
l'etat responsable de la violence, le phénomène social, institutionnel
de la violence, enfin bref la lecture première est basique. Le film est
peu analysé sous aspect fondamentalement comique. Il s'agit d'un mise en
scène burlesque, comique, parodique, musicale de la violence. Ce qui
importe c'est le choix du traitement de la violence c'est-à-dire le
point de vue résolument comico-burlesque qu'adopte Kubrick. La partie de
ça-va-vient en axéléré; l'acte sexuel est vu comme une tâche presque
laborieuse au sens d'un travail à la chaîne répétitif (ça rappelle un
film non), façon de dire que ce n'est pas ça l'important, ce qui l'est
c'est sa mise en scène et quel est le moment où l'acte sexuel offre la
possibilité d'une mise en scène à la fois violente et burlesque c'est la
scène du viol. Kubrick prend le fait divers central de l'histoire (au
sens où il enclenche la succession "dramatique" du film : vengeance du
mari, enfermement d'alex etc. ) le plus violent pour réaliser une mise
en scène totalement libre et délirante (point de vue de la caméra, sexe
énorme brandi par alex pour achever la femme - y voir le substitut du
pénis c'est justement ce que voulait Kubrick, faire croire au spectateur
qu'on avait à faire à un cas clinique, alors que son objectif c'est
justement de ne pas traiter cet acte double sexuel et meutrier comme un
évènement dramatique. La tentative de guérison par les autorités c'est
aussi un moment comique, la caricature est tellement énorme qu'on peut
difficilement y voir une analyse sérieuse d'un système étatique à
l'oeuvre; certes il s'agit de cela au sens premier mais le grossissement
subtil des traits nous guide vers une lecture plus joyeuse; C'est un peu
comme si l'on prenait une caricature sous la forme d'un dessin et qu'on
l'analysait comme un dessin véritable ou une esquisse d'une oeuvre
picturale majeure. Il est temps de relire l'ensemble de l'oeuvre de
Kubrick sous cet angle pour le dépoussiérer de ces lectures
psychanalitico-philosophico-esthético... qui l'ont alourdie de scories
qui encombrent la vision jouissive au sens propre du terme que l'on peut
en retirer.
Ca doit être ça : le côté "Tex Avery" de cette "vision désabusée" me parait
pour tout dire assez ridicule et ne passe pas du tout chez moi.
Rousseau.
> Autre possibilité : vous ne l'avez pas compris. Les explications
C'est la même chose que ma deuxième solution non ?
Je ne sais pas si c'est volontaire ou pas, mais il me semble que tu apportes
plutôt de l'eau à mon moulin.
Ce film n'est donc pas une analyse sérieuse (auquel entre autres il faudrait
se référer pour une analyse de la violence).
C'est ce que je dis depuis le début.
Pour le reste, tout à fait d'accord avec toi sur cette lecture possible.
Mais comme je n'accroche pas à ce traitement à la "Tex Avery", je ne peux
sauver que peu de choses du film...
Rousseau.
>Mais comme je n'accroche pas à ce traitement à la "Tex Avery", je ne peux
>sauver que peu de choses du film...
>
>Rousseau.
>
>
>
>
Kubrick et ses admirateurs te remercient pour ce 'peu de choses'. Ceci
dit la caricature pratiquée d'une certainte façon peut devenir tout
aussi fondamentale que l'oeuvre dite sérieuse. Voir le rôle joué par les
caricatures chez Picasso dans l'élaboration des Demoiselles d'Avignon.
Il n'est pas interdit de penser que l'équivalent des caricatures au
cinéma (exemple le burlesque) ait joué un rôle dans la construction de
Orange mécanique. Le film n'est pas une simple caricature, sinon il
n'aurait pas grand intérêt. Le fait de ne pas accorcher ne le réduit pas
pour autant au niveau (que j'adore) d'un Tex avery. Je pense qu'il y a
une tension comme dans pratiquement tous les films de Kubrick, entre
d'une part un traitement qui respecte les règles du genre et d'autre
part la volonté d'enfreindre ces règles par l'utilisation par exemple de
la "caricature". Ce principe de tension est une des caractéristiques du
processus créatif que l'on retrouve pas seulement dans le domaine de
l'image.
C'est un club ?
> te remercient pour ce 'peu de choses'.
Moi aussi, j'admire certains films de Kubrick. D'autres me laissent de
marbre : Eyes Wide Shut, Dr Strangelove ou Shining par exemple.
> Ceci dit la caricature pratiquée d'une certainte façon peut devenir tout
> aussi fondamentale que l'oeuvre dite sérieuse.
Certes.
> Voir le rôle joué par les caricatures chez Picasso dans l'élaboration des
> Demoiselles d'Avignon.
Hum. Je pense que c'est un très mauvais exemple.
D'abord, tu passes d'une caricature au sens métaphorique du terme à une
caricature au sens plastique, ce qui n'est pas tout à fait la même chose.
Surtout appliqué aux déformations que fait subir Picasso à ses personnages,
et où l'acte même de la déformation a un sens par lui-même et dans
l'histoire de la peinture (contre la peinture illusionniste, destruction de
la convention sans rupture, ...)
Ensuite, j'ai dans l'idée que Picasso n'aurait pas apprécié cette
dénomination (cf anecdote avec un critique accompagné d'Apollinaire) de
"caricatures", terme qui ne me semble pas correspondre du tout à sa
problématique.
Enfin, pour une approche des Demoiselles d'Avignon, plutôt se tourner vers
les histoires qui entourent le peintre Zeuxis.
> Il n'est pas interdit de penser que l'équivalent des caricatures au cinéma
> (exemple le burlesque) ait joué un rôle dans la construction de Orange
> mécanique.
Il n'est pas interdit, non.
> Le film n'est pas une simple caricature, sinon il n'aurait pas grand
> intérêt. Le fait de ne pas accorcher ne le réduit pas pour autant au
> niveau (que j'adore) d'un Tex avery. Je pense qu'il y a une tension comme
> dans pratiquement tous les films de Kubrick, entre d'une part un
> traitement qui respecte les règles du genre et d'autre part la volonté
> d'enfreindre ces règles par l'utilisation par exemple de la "caricature".
> Ce principe de tension est une des caractéristiques du processus créatif
> que l'on retrouve pas seulement dans le domaine de l'image.
Mouais... Je peux justifier un paquet de films pourris de cette manière.
Rousseau.
>"mautrin" <degr...@voila.fr> a écrit dans le message de news:
>4371d983$0$18322$8fcf...@news.wanadoo.fr...
>
>
>>Kubrick et ses admirateurs
>>
>>
>
>C'est un club ?
>
>
>
>>te remercient pour ce 'peu de choses'.
>>
>>
>
>Moi aussi, j'admire certains films de Kubrick. D'autres me laissent de
>marbre : Eyes Wide Shut, Dr Strangelove ou Shining par exemple.
>
>
>
>>Ceci dit la caricature pratiquée d'une certainte façon peut devenir tout
>>aussi fondamentale que l'oeuvre dite sérieuse.
>>
>>
>
>Certes.
>
>
>
>>Voir le rôle joué par les caricatures chez Picasso dans l'élaboration des
>>Demoiselles d'Avignon.
>>
>>
>
>Hum. Je pense que c'est un très mauvais exemple.
>
>D'abord, tu passes d'une caricature au sens métaphorique du terme à une
>caricature au sens plastique, ce qui n'est pas tout à fait la même chose.
>Surtout appliqué aux déformations que fait subir Picasso à ses personnages,
>et où l'acte même de la déformation a un sens par lui-même et dans
>l'histoire de la peinture (contre la peinture illusionniste, destruction de
>la convention sans rupture, ...
>Ensuite, j'ai dans l'idée que Picasso n'aurait pas apprécié cette
>dénomination (cf anecdote avec un critique accompagné d'Apollinaire) de
>"caricatures", terme qui ne me semble pas correspondre du tout à sa
>problématique.
>
>Enfin, pour une approche des Demoiselles d'Avignon, plutôt se tourner vers
>les histoires qui entourent le peintre Zeuxis.
>
>
>
Une caricature dessinée à barcelone aux alentours de 1899 anticipe la
bouche tordue de la prostituée assise (à droite) qui est le résultat
d'une fusion entre une série de dessins successifs du visage du vieux
Fontdevilla et de celui d'André Salmon réalisés au cours de l'année
1906. Il est acquis depuis longtemps que les caricatures exécutées par
Picasso dans sa jeunesse lui ont ouvert la 'voie qui menait à la
découverte du primitivisme et de l'abstraction' (catalogue de l'expo sur
les dessins). Les raisons en sont évidentes: dans la caricature, la
simplification et la dislocation convergent de façon agressive. A
travers une régression psychologique contrôlée, la caricature fait
retour à une strate enfouie de l'art, oublié et domestiqué, la dimension
magique des images. C'est cette même dimension magique qui a assaili
Picasso lorsqu'il s'est rendu à l'exposition sur les masques africains
du musée du Trocadéro (en compagnie d'Apollinaire d'ailleurs)
vraisemblablement en mars 1906. Cela n'atténue en rien le sens du virage
subversif opéré par Picasso. Il est fréquent dans le domaine artistique
tout comme dans le domaine scientifique que c'est un genre ou un secteur
considéré comme mineur qui rend possible l'évolution brusque ou la
découverte. La caricature postule le classicisme en général et la
théorie des proportions en particulier. On le sait maintenant que
Picasso réfléchissait à la théorie académique des proportions au moment
même où il peignait les visages complètement déformés des deux
demoisselles de droite. Le retour à un dessin académique et le recours à
la caricature lui ont permis de s'affranchir, prenant appui sur les
masques qu'il avait vu au Trocadéro, de manière définitive de sa
formation académique.
On peut imaginer que Kubrick utilise son goût pour le burlesque pour
s'affranchir totalement du cadre rigide et noble du genre et de ses
normes trop contraignantes à ses yeux.
signé : un amateur de films pourris (et j'en vois un paquet avec les
chaînes sattellites).
(Petit détail sans importance et que tu connais peut-être : d'après ce que
j'en ai lu, la théorie selon laquelle Picasso aurait été influencé par la
sculpture dite nègre est contredite par l'étude des croquis de la période.
Picasso lui-même le niait. Bien sûr, il a bien visité le musée en 1907 et a
reçu un choc, mais ce choc tient plus au constat que son invention avait un
précédent, qu'à la nouveauté en elle-même.)
Cela dit, ton texte, sans doute bien documenté, explique à la rigueur le
mécanisme de la genèse, mais ne dit rien qui puisse s'appliquer au cas qui
nous préoccupe. En tout cas, tu reconnaîtras sans doute sans peine que
l'éventuelle utilisation de la "caricature" dans l'oeuvre de Picasso (et le
tournant que cela représente) n'a strictement rien à voir avec l'utilisation
qu'en fait Kubrick.
> signé : un amateur de films pourris (et j'en vois un paquet avec les
> chaînes sattellites).
Te vexe pas. Ce n'est pas une honte d'aimer Orange Mécanique.
Il y en a même qui défendent Eyes Wide Shut, c'est dire...
Rousseau.
>"mautrin" <degr...@voila.fr> a écrit dans le message de news:
>43721319$0$19691$8fcf...@news.wanadoo.fr...
>
>
>>Une caricature dessinée à barcelone aux alentours de 1899 anticipe
>>
>>
>[...]
>
>
>>masques qu'il avait vu au Trocadéro, de manière définitive de sa formation
>>académique.
>>
>>
>
>(Petit détail sans importance et que tu connais peut-être : d'après ce que
>j'en ai lu, la théorie selon laquelle Picasso aurait été influencé par la
>sculpture dite nègre est contredite par l'étude des croquis de la période.
>Picasso lui-même le niait. Bien sûr, il a bien visité le musée en 1907 et a
>reçu un choc, mais ce choc tient plus au constat que son invention avait un
>précédent, qu'à la nouveauté en elle-même.)
>
>
On sait que Picasso jusqu'à la fin de sa vie a constamment affirmé qu'il
n'avait vu des statues africaines qu'après avoir terminé les
Demoiselles. Néanmoins, après la mort du peintre celui qui avait
recueilli cette affirmation de sa bouche l'a remise en cause (Pierre
Daix pour ne pas le nommer déclarait dans son article consacré aux
demoiselles "il n'y a pas d'art nègre). Tout est parti de là. Cette
déclaration de Picasso n'est toutefois pas crédible. Sa première visite
au musée du Trocadéro a lieu probablement en mars 1907 (donc d'avant la
fin des demoiselles, achevées entre avril et début mai 1907) - quel
menteur ce Picasso; mais un homme à femme qui a été misérable puis
immensement riche doit apprendre à mentir, non ?- André Salmon a écrit
que Picasso collectionnait des masques nègres depuis 1906. En fait la
rencontre avec l'art nègre est concomitante de son retour au dessin
académique; les deux produisent par le biais de la caricature une
tension qui débouche sur l'abandon définitif du dessin classique rendu
possible par l'absorption de l'art nègre. Il est incontestable que l'art
nègre n'a pas été le seul déclencheur (là dessus son marchand Kahnweiler
a raison). L'idée d'une déstructuration irréversible de la tradition
germait depuis longtemps chez Picasso. C'est le rerour à l'académisme
jusqu'à la caricature (souvent Picasso retourne à un dessin plus
classique lorsqu'il change de période ou de style, comme à la fin des
années 50, par exemple, où il abordera au début des années 60 son ultime
période) d'une part et le choc produit par les images africaines
d'autres part qui sont vraisemblablement la source du cubisme.
>Cela dit, ton texte, sans doute bien documenté, explique à la rigueur le
>mécanisme de la genèse, mais ne dit rien qui puisse s'appliquer au cas qui
>nous préoccupe. En tout cas, tu reconnaîtras sans doute sans peine que
>l'éventuelle utilisation de la "caricature" dans l'oeuvre de Picasso (et le
>tournant que cela représente) n'a strictement rien à voir avec l'utilisation
>qu'en fait Kubrick.
>
>
Je faisais juste cette allusion avant bien sûr de préciser certains
points de la discussion. Si on prend comme donnée sémantique que la
caricature au cinéma s'apparente aux images que nous livre le film
burlesque, je disais simplement que l'utilisation d'images ou de
situations propres au cinéma burlesque dans des films de genre "pur"
traditionnellement, constitue pour Kubrick un moyen de s'affranchir des
normes propres à chacun des genres. En effet, tous ces films ont la
saveur des films de genre mais n'en sont pas; l'un des plus
caractéristiques et du coup le plus démonstratif en ce sens est
justement Orange mécanique. Kubrick a fait vocation de brouiller toutes
les pistes propices à une vision conformiste de la part du spectateur.
Il fait du cinéma de genre déformé en quelque sorte.
>>signé : un amateur de films pourris (et j'en vois un paquet avec les
>>chaînes sattellites).
>>
>>
>
>Te vexe pas. Ce n'est pas une honte d'aimer Orange Mécanique.
>
>
En fait je n'aime pas trop ce film; la marque du manifeste kubrickien
(exposé plus haut) est trop visible.
>Il y en a même qui défendent Eyes Wide Shut, c'est dire...
>
>Rousseau.
>
>
>
>
Petit provocateur !
> > signé : un amateur de films pourris (et j'en vois un paquet avec les
> > chaînes sattellites).
>
> Te vexe pas. Ce n'est pas une honte d'aimer Orange Mécanique.
Et pourtant, c'est bien connu, être un amateur de films pourris mène
tout droit à l'effondrement intellectuel. On se met ensuite à se moquer
de Bergman plutôt que de faire face au spectacle de sa propre nullité et
on finit par se vautrer dans les ordures pour montrer les plus
grosses...
Euh, mais qu'est-ce que je raconte ????
--
FK
Ce n'est pas Sorabji qui viendra te contredire.
Rousseau.
> Euh, mais qu'est-ce que je raconte ?
Bonne question.
--
MAS
Il a enfin vu la lumière.
--
Cédric
Banlieue 13 !
>> Merci.
>
> Entre des voitures cramées dans des banlieues pourries
> et les 20000 morts de La Commune, y a une marge, non ?
> Ma6T, c'est vraiment du pipi de chat, à quand un vrai bon
> putain de film sur les massacres de 1871.
> Pour le rappel historique, c'est ici (entre autres) :
>
> http://www.herodote.net/histoire05280.htm
>
super intéressant tout cela..
J'avoue que je méconnaissais ce pan de notre histoire...
Merci
Sorabji Richard est influencé par la pensée grecque, aussi bien
aristotélicienne que platonicienne. Le manque d'effort tant intellectuel
que physique conduit à l'oisiveté source de tous les maux. Ainsi
regarder des films pourris serait une facilité néfaste à l'homme.
Platon dans les Lois, condamne les villes construites près des ports au
motif qu'elles favorisent le commerce et les activités lucratives, et
qu'elles finissent par se remplir "/de commerçants et d'hommes
d'affaires qui viennent y trafiquer et qui introduisent dans les esprits
des habitudes de fourberie et de mauvaise foi et bannissent la loyauté
et la concorde dans les rapports des habitants entre eux, comme aussi
avec les étranger/s". Ici il s'agit du travail physique, dont la dureté
favorise la vertu morale des individus. C'est pourquoi Platon préconise
de construire si possible les villes à l'intérieur des terres dans un
endroit pas trop fertile. L'ennemi de l'homme est l'oisiveté. Le même
raisonnement s'applique au travail intellectuel. Le goût pour les choses
faciles (souvent prononcé dans le cités où le commerce prédomine)
demandant peu de réflexion, avilit l'être humain. L'homme est un animal
politique et moral et il doit constamment oeuvrer pour sa grandeur.
C'est la pensée dogmatique dans toute sa splendeur. Quel ennui.
Ouh là ! j'espère que t'as pas cherché des heures à dégager la pensée de ce
Richard Sorabji. :)
Je parlais de Kaikoshu Sorabji et c'était un clin d'oeil à un ancien thread
(interminable, ennuyeux et de mauvaise foi comme seul savait les produire le
frcd des bonnes époques).
Vu le temps que tu as dû perdre avec Richard, je te déconseille de
rechercher dans les archives ce à quoi je fais référence.
Rousseau.
Autant pour moi.
Mais j'avoue ne rien connaître à la pensée de Sobarji Richard ;-) .
>Neoli wrote:
>
>> Ouais c'est sûr qu'une bagnole cramée équivaut à un mort. Ouais ouais.
>
>Clair qu'une belle bagnole a beaucoup plus de valeur.
Souvent la pourriture a moins de valeur que la voiture a bebere (JC)
--
Boite mail invalide
Je suis chez 9 telecom et niveau news ils n'assurent pas une cacahuette.
Ils n'ont pas le temps de graver au burin tous les post donc si je ne
reponds pas c'est que j'ai pas acces au post, desolé.
Un vrai gruyere.
J'ai pas besoin de savoir ecrire pour gagner ma vie....
> J'ai pas besoin de savoir ecrire pour gagner ma vie....
Si.
Si tu le dis c'est que ca doit etre vrai....
En tout cas moi ca m'empeche pas de ganger ma vie et d'etre
proprietaire chez moi....
> Si tu le dis c'est que ca doit etre vrai....
Oui.
> En tout cas moi ca m'empeche pas de ganger ma vie
C'est ça, tu as encore du boulot pour "ganger" ta vie...
Petit.
> En tout cas moi ca m'empeche pas de ganger ma vie et d'etre
> proprietaire chez moi....
>
c'est sûr qu'être propriétaire chez les autres, c'est plus dur.... ;))
>c'est sûr qu'être propriétaire chez les autres, c'est plus dur.... ;))
J'ai pas encore essayé l'usurpation d'identité.
Pour le moment j'attaque ma 3ieme renov et espere faire une belle plus
value...Mais pour ca c'est pas grave si je sais pas ecrire...
Pour résumer, tu es inculte, tu trafiques dans l'immobilier,
et tu es fier de toi.
Pour revenir en charte, j'espère que tu as vu
"De battre mon coeur s'est arrêté".
--
F.J.
>
>Pour résumer, tu es inculte, tu trafiques dans l'immobilier,
>et tu es fier de toi.
Je trafique pas c'est legal. Faut apprendre a lire....
Il y a "la commune" de Peter Watkins
(http://www.imdb.com/title/tt0257497/). Très beau film, mais qui est
plus axé sur les débats et conflits internes au mouvement et sur les
leçons que l'on peut en tirer aujourd'hui que sur du découpage de
communards à grand spectacle.
Merci pour l'info.
***