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[TV, France] Les films du 20/11 au 26/11/1999

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Kronos

unread,
Nov 17, 1999, 3:00:00 AM11/17/99
to

Bonjour,

----

Oh la belle semaine, ça faisait longtemps que je n'avais pas aligné
autant de 4 et 3 étoiles avec autant de plaisir (et pas forcément pour
faire sortir la fouine de son trou hein, surtout que pour l'appater un
petit vin régional, et hop) (hum, pour ceux qui ne fréquentent pas
frcd, cherchez pas à comprendre :)
Donc, je disais, beaucoup de bons et très bons films, quelques
succulents nanars bien faisandés, une semaine comme je les aime. Bon,
y'a quand même quelques pas vu à compléter, je compte sur vous.

----

La version HTML du programme TV sera sur http://www.lumiere.org/
(vous pouvez aussi y consulter les archives des ProgTV)


SOMMAIRE
________

1. Programmes du 20/11/1999 au 26/11/1999
Chaînes hertziennes, TF1, F2, F3, La 5ème, Arte, M6 et Canal+

2. Sélection du câble et du satellite (films en VO seulement)

3. La semaine prochaine

4. Abréviations utilisées, liste de diffusion, version HTML


Haaaa c'est parti :


LES PROGRAMMES
______________


Samedi - 08h15 - Canal+
-----------------------

MAMAN JE M'OCCUPE DES MÉCHANTS
(Home Alone)

Raja Gosnell

1997 - 1h40 - États-Unis - VF
avec: Alex D. Linz, Olek Krupa, Rya Kihlstedt, Lenny von Dohlen,
David Thornton, Haviland Morris, Kevin Kilner
-> Pas vu.


Dimanche - 20h55 - TF1
----------------------

SEVEN
(Seven)

David Fincher

1995 - 2h15 - États-Unis - VF - CP
avec: Morgan Freeman, Brad Pitt, Kevin Spacey, Daniel Zacapa, Bob Mack,
Gwyneth Paltrow, John Cassini, R. Lee Ermey
-> ***

Ce qui est intéressant avec "Seven" c'est cette façon de jouer avec les
carcans scénaristiques Hollywoodiens, d'un côté on a le classique duo de
flics (le buddy movie) contre le tueur "biblique", ça c'est pas nouveau.
Mais alors qu'on se sent (trop) confortablement installé et que l'on
commence à découdre le fil blanc, les surprises commencent à débouler et
cela sans trop tirer le scénario par les cheveux, un bon point. Le
second intérêt c'est sa mise en scène brillante, techniquement Fincher
est vraiment au point et bien secondé par la très belle photo de Darius
Khondji. La scène de la bibliothèque, par exemple, est vraiment
remarquable de précision et de soin, le changement d'ambiance et de
décors pour le final est judicieux, la première confrontation dans le
couloir est remarquablement limpide, etc. On pourra simplement
regretter que cette "brillance" de la mise en scène a parfois tendance
à aveugler le metteur en scène (le spectateur aussi d'ailleurs) si bien
qu'il en fait parfois trop, quelques effets superflus, quelques
mouvements trop voyants. L'interprétation est excellente, le duo reste
suffisament sobre pour être crédible (enfin, Brad Pitt est limite limite
mais ça passe), quand à Spacey il est parfait. Mais mais mais, que
restera-t-il de tout ça sur TF1 ? Sûrement pas grand chose.


Dimanche - 20h55 - France 2
---------------------------

SLEEPERS
(Sleepers)

Barry Levinson

1996 - 2h30 - États-Unis - VF
avec: Kevin Bacon, Billy Crudup, Robert De Niro, Ron Eldard,
Minnie Driver, Vittorio Gassman, Dustin Hoffman, Terry Kinney
-> *

Il y avait moyen de faire beaucoup mieux, et surtout plus honnête, avec
un sujet pareil (torture et viols dans les prisons pour ados, perpétrées
par des gardiens sadiques). Alors que Levinson aurait pu suggérer ces
scènes, ces actes, il les montre, pire, il les distille, alors qu'il
aurait pu insister sur les ravages psychologiques provoqués par de tel
actes, il ne s'intéresse plus qu'à la vengeance pure, et cherche à la
justifier plutôt qu'à l'expliquer. Dommage parce que le film devient
trop racoleur, les efforts de mise en scène de Levinson (très doué dans
la composition des plans et les éclairages) prennent un goût assez amer.
C'est d'autant plus regrettable que Levinson avait réunis un casting
très impressionnant.


Dimanche - 23h20 - TF1
----------------------

L'INDIC

Serge Leroy

1983 - 1h45 - France - CP
avec: Daniel Auteuil, Nella Barbier, Thierry Lhermitte, Pascale Rocard
-> o (P)

Ah oui, psychotronique, plus aucun doute, c'est la caricature type du
petit polar de série des années 80, à mourir de rire, ou d'ennui si vous
n'êtes pas amateur de nanars.


Dimanche - 00h00 - France3 (Cinéma de minuit: Cycle James Mason)
--------------------------

L'AFFAIRE CICÉRON
(5 Fingers)

Joseph L. Mankiewicz

1952 - 1h55 - États-Unis - VO
avec: James Mason, Danielle Darrieux, Michael Rennie, Walter Hampden,
Oscar Karlweis, Herbert Berghof, John Wengraf, Ben Astar
-> **** (M)

Rhââ les dialogues, Mankiewicz s'empare de l'histoire vraie du valet
de l'ambassadeur Anglais et la sculpte, où plutôt la cisèle, pour y
faire passer bien plus qu'une simple histoire d'espionnage. Rien de
nationaliste là dedans (au contraire pourrait-on presque dire) mais bien
un regard vif et des remarques bien senties sur un monde de magouilles,
de faux semblants, de tromperies et finalement de dupes. En fait il y a
un refus de la simplification, pas de bons contre les méchants, les
remarques de Cicéron n'épargnent personne et comme Mankiewicz ne veut
pas jouer les donneurs de leçons il épargne encore moins ses héros.
Quelle excellente idée que de commencer ce cycle James Mason par ce
rôle, certainement l'un de ses meilleurs.


Lundi - 14h45 - France 3
------------------------

LES DISPARUS DE SAINT-AGIL

Christian-Jaque

1938 - 1h35 - France
avec: Erich von Stroheim, Michel Simon, Armand Bernard, Aimé Clariond,
Serge Grave, Marcel Mouloudji, Jean Claudio, Jean Buquet
-> ***

Un classique du cinéma Français, filmé par un Christian-Jaque qui s'est
tout particulièrement distingué dans le rendu des ambiances mystérieuses
aux frontières du fantastique. Avec ici un casting, comment dire, royal,
en tout cas le duo Simon / Von Stroheim vaut déjà le déplacement. Si mes
souvenirs sont bons, il faut quand même attendre un petit moment pour
que l'intrigue s'installe, et que l'on commence à réellement accrocher,
et à partir de là donc, tout se joue sur les mystères entourant le
collège, disparitions, faux semblants, atmosphère. Les dialogues de
Prévert ne sont généralement pas forcément à mon goût, franchement je
m'en passerai, mais dit par des pointures comme Stroheim ou Simon tout
passe. Un classique je vous dis.


Lundi - 17h00 - La 5ème
-----------------------

BOUDU SAUVÉ DES EAUX

Jean Renoir

1932 - 1h20 - France
avec: Michel Simon, Marcelle Hainia, Severine Lerczinska, Jean Gehret,
Max Dalban, Jean Dasté, Charles Granval
-> **** (M)

Rien de véritablement schématique dans ce film, il n'est pas question
d'opposer bêtement une bourgeoisie sinistre à une anarchie calculée,
mais plutôt d'introduire dans un milieu où tout est bien à sa place
(bourgeois bien sur, mais Renoir a une certaine tendresse pour eux)
l'élément qui va casser la belle machine. Et quoi de plus troublant et
destablisant qu'un Michel Simon à qui on laisse, pratiquement sans
contrainte, les clefs du rôle. C'est le chaos en personne, il est
imprévisible, et surtout aussi attirant qu'inquiétant. Grand classique
toujours aussi drôle, à voir et à revoir.


Lundi - 20h40 - Arte
--------------------

PAIN ET CHOCOLAT
(Pane e cioccolata)

Franco Brusati

1973 - 1h55 - Italie - VO
avec: Nino Manfredi, Anna Karina, Johnny Dorelli, Paolo Turco,
Ugo D'Alessio, Federico Scrobogna, Gianfranco Barra
-> ?

Vu il y a très longtemps et pas mal oublié, le peu de souvenirs qui
restent ne sont toutefois pas désagréables. Diffusion en VO, c'est une
bonne occasion de le revoir.


Lundi - 20h55 - France 3
------------------------

POLICE

Maurice Pialat

1985 - 1h50 - France
avec: Gérard Depardieu, Sophie Marceau, Richard Anconina, Frank Karoui,
Sandrine Bonnaire, Pascale Rocard, Jacques Mathou,
-> **

J'avais trouvé louable le choix de Pialat de ne pas choisir un camp
plutôt qu'un autre (ni gendarme ni voleur, pour simplifier), de vouloir
coller à la réalité sans toutefois tomber dans les lourdeurs d'un faux
vrai documentaire. Mais j'ai aussi toujours été gêné par le jeu des
acteurs, surtout Marceau et Depardieu, franchement j'ai l'impression que
c'est surjoué et plutôt décalé par rapport au propos et à la mise en
scène vouée à un certain réalisme. Peut-être est-ce volontaire, mais
chez moi ça a du mal à passer.


Lundi - 20h55 - M6
------------------

LE COBAYE
(The Lawnmower Man)

Brett Leonard

1992 - 1h55 - Grande Bretagne, États-Unis - VF - CP
avec: Jeff Fahey, Pierce Brosnan, Jenny Wright, Mark Bringleson,
Geoffrey Lewis, Jeremy Slate, Dean Norris, Colleen Coffey
-> *

Euh, pourquoi une étoile d'abord, je sais pas, franchement c'est très
nanar. L'histoire est d'une banalité assez affligeante (du moins pour
celui ou celle qui a déjà vu ou lu un peu de SF) et ce ne sont pas les
très vilaines (et rapidement démodées) images de synthèse qui sauvent
l'entreprise, au contraire... Bref, c'est plus soporifique qu'autre
chose.


Mardi - 10h50 - Canal+
----------------------

L'AFRICAIN

Philippe de Broca

1983 - 1h40 - France
avec: Philippe Noiret, Catherine Deneuve, Jean-François Balmer,
Jacques François, Jean Benguigui, Joseph Momo, Vivian Reed
-> *

En fait je n'aime pas particulièrement ce film, Noiret, encore une fois,
en fait beaucoup trop et Deneuve se croyant obligée de reprendre la
couverture n'est pas non plus un modèle de sobriété. Bien sur, un peu de
cabotinage est un des préceptes de la comédie d'aventures, mais là,
c'est beaucoup trop. Heureusement quelques seconds rôles bien sentis
viennent rattraper le coup, Jacques François et Jean-François Balmer on
toute la retenue nécessaire pour contrebalancer les excès du duo
vedette, Jean Benguigui plus caricatural n'en est pas moins remarquable.
Dommage que Philippe De Broca ait un peu perdu de son brio, de sa mise
en scène au rythme endiablé (revoir Le Magnifique et sa construction en
alternance) il ne reste plus grand chose. Un petit coup d'oeil pour les
seconds rôles.


Mardi - 20h55 - France 2
------------------------

TUER N'EST PAS JOUER
(The Living Daylights)

John Glen

1987 - 2h15 - Grande-Bretagne - VF
avec: Timothy Dalton, Maryam d'Abo, Jeroen Krabbé, Joe Don Baker,
John Rhys-Davies, Art Malik, Andreas Wisniewski
-> o

Pour ma part le plus mauvais des Bond, rythme mollasson, Timothy Dalton
tellement sobre qu'il en est transparent (certes c'était pour
contraster avec les grimaces pénibles de Moore, mais à ce point...),
Maryam d'Abo ferait une magnifique potiche pour la petite table que j'ai
dans l'entrée, pas beaucoup plus, scènes d'action poussives (là c'est
le pompon) on a envie de rentrer dans le film pour pousser la voiture
ou lui enlever son pot catalytique... Bref un Bond bien ennuyeux, et je
parle pas des quelques tentatives d'humour qui sonnent bien creux.


Mardi - 20h55 - TF1
-------------------

LE PLUS BEAU MÉTIER DU MONDE

Gérard Lauzier

1996 - 1h55 - France - CP
avec: Gérard Depardieu, Michèle Laroque, Souad Amidou, Guy Marchand,
Ticky Holgado, Philippe Khorsand, Daniel Prévost
-> *

L'univers cinématographique de Gérard Lauzier est pavé de bonnes
intentions, par contre le résultat à l'écran est très souvents en deça
de ses ambitions (du moins celles que je lui prête :) Ici, il se veut
dénonciateur de quelques aberrations (ou plutôt impuissance) du système
éducatif français, avec beaucoup d'humour pour désamorcer le trop plein
de sérieux et ne pas paraître trop manichéen. Mais, le dosage n'est pas
bon, Depardieu en rajoute tant qu'il peut (se croyant peut-être dans
"Le pion 2") et on a bien l'impression que Lauzier n'a pas pu le
retenir, les gags ne sont pas suffisament fin ou nouveau pour rattraper
le coup, la caricature qui se voulait acide devient grossière. On ne
sait finalement plus s'il s'agit d'une comédie raté ou d'un constat
social mal documenté... Ah oui, j'oubliais, une étoile pour les seconds
rôles.


Mardi - 21h40 - Arte
--------------------

ÉL / TOURMENTS
(Él)

Luis Buñuel

1952 - 1h35 - Mexique - VO
avec: Arturo de Córdova, Delia Garcés, Aurora Walker, José Pidal,
Carlos Martínez Baena, Manuel Dondé, Rafael Banquells
-> **** (M)

Si ce n'est pas le film le plus directement anticlérical de Buñuel c'est
certainement l'un des plus fins quand à son regard sur la religion. En
façade l'histoire d'un homme, bourgeois ou plutôt seigneur en son
domaine, et pratiquement bigot. Alors qu'il respire la chasteté, cet
homme va tomber brutalement amoureux, et cet amour est si éloigné des
préceptes qu'il s'impose (égoïsme et bigoterie) qu'il en devient fou.
Là Buñuel va aligner de grands moments de cinéma : charges contre
l'église dont l'ennemi est finalement personnalisé par la toute Sadienne
Gloria (elle est d'évidence masochiste, par ailleurs il y a au moins une
référence évidente à Sade). Cette église dont il fait aussi ressortir le
fétichisme avec beaucoup de talent (le baiser sur le pied de l'enfant de
choeur et le regard de Francisco sur les chaussures de Gloria). "El" est
aussi, bien sur, une charge contre la bourgeoisie (quasi féodale, voir
l'attitude plus qu'injuste de Francisco envers sa servante). Sinon vous
pourrez apprécier à quel point Buñuel sait suggérer (l'aiguille à
tricoter, brrrr) et combien il dépeint avec justesse l'homme qui bascule
dans la folie. La scène dans l'église où Buñuel alterne vues réalistes
et visions de folie est un modèle du genre. Du très grand cinéma.


Mardi - 01h15 - France 2 (Ciné club: Cycle Ken Loach)
------------------------

LADYBIRD
(Ladybird Ladybird)

Ken Loach

1994 - 1h40 - Grande-Bretagne - VO
avec: Crissy Rock, Vladimir Vega, Sandie Lavelle, Mauricio Venegas,
Ray Winstone, Claire Perkins, Jason Stracey, Luke Brown
-> ***

Ken Loach n'est jamais aussi bon que dans le drame social, surtout
servi par des interprètes qui ont autant de rage et de fougue que lui.
Ladybird est de la même trempe que Kes ou My Name is Joe, autant
l'attaque contre le système social anglais est franche, autant elle
n'est pas sans nuance. Et cette nuance on la retrouve en permanence dans
l'étude de ces personnages, qu'ils soient victimes ou bourreaux ils ne
sont pas des caricatures, ils restent crédibles et le film n'en est que
plus efficace. Personnellement j'ai une préférence pour le Ken Loach,
qui, en plus, arrive à ajouter une petite touche d'humour, histoire de
ne pas trop plomber sa démonstration.


Mercredi - 09h00 - Canal+ (Cinéma de Quartier de J.P. Dionnet)
-------------------------

ALICE OU LA DERNIÈRE FUGUE

Claude Chabrol

1976 - 1h35 - France
avec: Sylvia Kristel, Charles Vanel, Jean Carmet, André Dussollier,
Katia Romanoff, Jean Cherlian, Catherine Drusy, François Perrot
-> ** (P)

Amusant exercice de style de la part de Chabrol, qui d'ailleurs avouait
s'être bien amusé au tournage. Dans le dossier de presse aussi
puisqu'il avait donné trois résumés distincts pour la même histoire.
Vous avez compris qu'il s'agit d'un récit interprétable de plusieurs
façons sans qu'il n'y en ait une de plus valable qu'une autre (même si
Chabrol privilégie le passage de la vie à la mort). C'est fait avec des
bouts de ficelle (peu de moyens et de gros problèmes avec les
producteurs avaient fait capoter un premier projet avec Shirley McLaine)
mais pas sans talent, finalement c'est un film assez ludique, pas de
quoi monter aux rideaux, mais très distrayant. Ah oui, Vanel est
excellent.


Mercredi - 21h00 - Canal+
-------------------------

DE GRANDES ESPÉRANCES
(Great Expectations)

Alfonso Cuaron

1998 - 1h45 - États-Unis - VF/VO
avec: Ethan Hawke, Gwyneth Paltrow, Hank Azaria, Chris Cooper,
Anne Bancroft, Robert De Niro, Josh Mostel, Kim Dickens
-> *

Houla, le poids de la mise en scène et de l'oeuvre originale s'ajoutent
pour faire craquer la balance... Si vous aimez les adaptations bien
lourdes et dégoulinantes, style Saga familiale en 6 épisodes de 2h30
sur France 2 en été, vous serez servis, jusqu'à la nausée. N'étant pas
un grand fana du film de Lean (juste après guerre) j'ai quand même grâce
à ce remake pris conscience de beaucoup de ses qualité, notamment une
certaine retenue. Ah, quand même, une étoile pour les interprètes.


Mercredi - 22h45 - Canal+ (Quartier Interdit de J.P. Dionnet)
-------------------------

FASTER PUSSYCAT, KILL! KILL!
(Faster Pussycat, Kill! Kill!)

Russ Meyer

1965 - 1h30 - États-Unis - VF/VO
avec: Tura Satana, Haji, Lori Williams, Sue Bernard, Stuart Lancaster,
Paul Trinka, Dennis Busch, Ray Barlow, Mickey Fox, John Furlong
-> *** (P) (M)

Attention au météore, les strip-teaseuses aux (vrais) gros seins et aux
voitures sur-puissantes vont soulever la poussière au pays des bouseux
(aux mâchoires carrées et aux idées bien arrêtés au dessous de la
ceinture, soyons clairs). Bref, du cinéma très libre (vous attendez pas
à du Supervixens quand même, on est qu'en 1965) à tous les niveaux.
Cinématographiquement et plus techniquement Russ Meyer se permet des
cadrages assez branques et très réussi, ils son animés de la même
volonté qui fait courir les trois héroïnes, sortir à tout prix de la
routine, quitte à sombrer dans la folie. Là où Russ Meyer reste
intéressant c'est qu'il conserve une certaine cohérence, curieusement,
ce qui pourrait passer pour une simple farce, une boutade, bascule dans
une violence plus réaliste, et là on rigole moins, après quelques scènes
mémorables on ne regarde plus Tura Satana du même oeil.


Jeudi - 20h40 - Canal+
----------------------

HORS JEU

Karim Dridi

1998 - 1h30 - France
avec: Philippe Ambrosini, Rossy de Palma, Patrick Bruel,
Clotilde Courau, Arielle Dombasle, Michel Galabru, Miou-Miou
-> Pas vu.


Jeudi - 20h55 - France 3
------------------------

CITY HALL
(City Hall)

Harold Becker

1996 - 1h55 - États-Unis - VF
avec: Al Pacino, John Cusack, Bridget Fonda, Danny Aiello,
Martin Landau, David Paymer, Anthony Franciosa, Richard Schiff
-> **

Bon, soyons clair, j'ai un faible pour Harold Becker ("Mélodie pour un
meurtre" est un de mes polars préféré), j'ai un faible pour Schrader et
certains de ses scénarios, j'ai un faible pour Pacino (déjà avec Becker
pour le polar ci-dessus), Cusak, Aiello, et Martin Landau. Donc,
forcément, je suis gentil avec ce film. On a ici, un polar classique
aux accents politico-mafieux, rien de plus, c'est un produit de série,
bien fait, propre et sans bavure. Rien de bien nouveau mais c'est pas
désagréable, les interprètes, tous excellents, rattrapant un peu la
mollesse (toute relative) de l'entreprise.


Jeudi - 20h55 - M6
------------------

J'EMBRASSE PAS

André Téchiné

1991 - 2h05 - France - CP
avec: Philippe Noiret, Emmanuelle Béart, Manuel Blanc, Hélène Vincent,
Ivan Desny, Christophe Bernard, Roschdy Zem, Philippe Adam
-> ?

Vu au moins en partie, mais complètement oublié.


Jeudi - 22h10 - Canal+
----------------------

BUTCHER BOY
(The Butcher Boy)

Neil Jordan

1997 - 1h45 - Irlande, États-Unis - VF/VO
avec: Eamonn Owens, Sean McGinley, Peter Gowen, Alan Boyle,
Andrew Fullerton, Fiona Shaw, Aisling O'Sullivan, Stephen Rea
-> *

Neil Jordan est un réalisateur intéressant dont le défaut principal est
de trop en faire, disons qu'il choisit généralement de faire passer le
joli avant le cohérent. Mais les sujets qu'il choisit de traiter demande
justement le contraire, faire passer la cohérence d'abord, surtout quand
il s'agit, comme ici, de tenter d'expliquer comment un enfant devient
(à cause de son environnement) un criminel. Et malgré les indéniables
qualités de l'interprétation on y croit pas beaucoup.


Jeudi - 23h00 - M6
------------------

BARON VAMPIRE
(Gli Orrori del castello di Norimberga)

Mario Bava

1972 - 1h40 - Italie - VF - CP
avec: Joseph Cotten, Elke Sommer, Massimo Girotti, Rada Rassimov,
Antonio Cantafora, Umberto Raho, Luciano Pigozzi, Dieter Tressler
-> * (P)

Pas grand chose à sauver de ce Bava de commande auquel il semble s'être
très peu intéressé (sûrement pensait-il déjà à "Cani Arrabbiati" qui lui
tenait plus à coeur). Certes les décors sont somptueux et éclairés de
manière toujours aussi remarquables et l'ambiance qui en résulte est
aussi morbide qu'étouffante. Malheureusement quelques effets lourdingues
(très à la mode à cette époque) et un scénario convenu viennent plomber
ce film mineur. Mais mais mais, très psychotronique, donc bière et chips
sont les bienvenus.


Jeudi - 23h10 - France 2
------------------------

FARGO
(Fargo)

Joel Coen

1996 - 1h40 - États-Unis - VF
avec: William H. Macy, Steve Buscemi, Peter Stormare, Kristin Rudrud,
Harve Presnell, Tony Denman, Gary Houston, Sally Wingert
-> ****

Retour au source pour les frères Coen, après l'échec financier du
luxueux "Hudsucker Proxy", ils reviennent aux histoires qui ont fait
leur succès, ancrées dans l'Amérique profonde, loin de L.A. ou de
New-York, loin d'Hollywood en fait. Dans ce film ils retrouvent à la
fois leur région d'origine, mais aussi une certaine simplicité, même
dans la mise en scène, moins de caméras rampantes, moins d'effets. Ils
jouent surtout sur l'opposition entre un personnage impassible et plein
de bon sens (excellente Frances McDormand, à écouter impérativement en
VO) et un fait divers qui tourne lentement au massacre, à l'horreur
absurde, celle qui fait frémir longtemps les petites villes. En fait on
devine d'entrée que tout va foirer, entre le commanditaire, timide,
maladroit et naïf, et les deux exécutants, crétins incapables, caves en
puissance. Les frères Coen jouent donc sur les contrastes, massacres
dans une petite ville bien tranquille, enquête terre à terre et sans
affolement sur des meurtres absurdes et grotesques, discussions parfois
curieusement décalées (avec les deux putes en particulier, très grand
moment) le tout avec un accent inhabituel (celui du Minnesota). À voir
et à revoir pour en apprécier toutes les subtilités.


Jeudi - 23h50 - Arte
--------------------

CYRANO DE BERGERAC
(Cirano di Bergerac)

Augusto Genina

1923 - 1h55 - Italie - Muet
avec: Pierre Magnier, Alex Bernard, Linda Moglie, Umberto Casilini,
Gemma De Sanctis, Angelo Ferrari
-> Pas vu.

Rarissime film muet, et en couleur (tout au pochoir, et d'époque). À
voir donc, surtout pour la tirade du nez, j'ai du mal à l'imaginer
muette :)


Vendredi - 21h00 - Canal+
-------------------------

JACKIE CHAN DANS LE BRONX
(Hong faan kui)

Stanley Tong

1995 - 1h25 - Hong Kong, Canada
avec: Jackie Chan, Anita Mui, Françoise Yip, Bill Tung, Marc Akerstream,
Garvin Cross, Morgan Lam, Ailen Sit, Chan Man Ching
-> **

Les films de (ou plutôt avec) Jackie Chan se suivent et se ressemblent,
avec leur lot de cascades, de combats parfois délicieusement
clownesques, de gags malheureusement pas souvent drôles, et de scénarios
qui tiennent sur une page (et, encore, avec une marge assez large). Rien
de nouveau donc avec cette aventure dans le Bronx, pourtant, un film sur
trois, il y a un petit quelque chose en plus, du rythme, un certain
enthousiasme, quelque chose de moins routinier qui vient relever un peu
la sauce. C'est le cas ici, diablement distrayant et franchement
inoffensif. Ah oui, comme d'habitude on ne loupe surtout pas le
générique de fin et ses ratés.


Vendredi - 23h30 - Arte
-----------------------

OU EST LA LIBERTÉ ?
(Dov'è la libertà...?)

Roberto Rossellini

1952 - 1h30 - Italie - VO
avec: Totò, Vera Molnár, Otello Torquati, Maria, Leopoldo Trieste
-> **

Le sujet est limite surréaliste, un homme est jugé pour avoir pénétré
par effraction dans un pénitencier... On marche ainsi durant tout le
film en équilibre entre légèreté et gravité, entre réalisme poignant et
surréalisme libérateur. Mais c'est surtout l'interprétation de Toto qui
permet au spectateur de rester accroché jusqu'au bout, parce que
franchement, la mise en scène de Rossellini pèse son poids. Pas de
rythme, d'énormes gouffres entre certaines scènes (à se demander si des
ciseaux ne sont pas passés par là), bref, il y avait de quoi faire
beaucoup mieux.


Vendredi - 03h20 - Canal+
-------------------------

TANG, LE ONZIÈME
(Nguol thùa)

Daï Sijie

1998 - 1h30 - Vietnam, Canada, France
avec: Akihiko Nishida, Tapa Sudana, Nguyen Minh Chau
-> Pas vu.

LA SEMAINE PROCHAINE
____________________

Dimanche d'Août - Luciano Emmer
La séparation - Christian Vincent
US Marshals - Stuart Baird
En plein coeur - Pierre Jolivet
L'expert - Luis Llosa
Délit mineur - Francis Girod
Sac de noeuds - Josiane Balasko
Personnel et confidentiel - Jon Avnet
Cobb - Ron Shelton
Playing God - Andy Wilson
Les deux orphelines vampires - Jean Rollin
Les kidnappeurs - Graham Guit
Carla's Song - Ken Loach
Léon - Luc Besson
L'effaceur - Charles Russell
Théo contre le reste du monde - Peter F. Brinkmann
La main sur le berceau - Curtis Hanson
Le renard du désert - Henry Hathaway
Parfait amour - Catherine Breillat
L'arrière pays - Jacques Nolot
Le cobaye 2 - Farhad Mann
Le témoin du mal - Gregory Hoblit
Drame de la jalousie - Ettore Scola
Un capitaine de 15 ans - Jess Franco


CABLE ET SATELLITE
__________________


* Chaînes "généralistes" :

Dimanche - 21h00 - Paris 1ère
SUZIE ET LES BAKER BOYS - Steve Kloves

Dimanche - 23h15 - 13ème Rue
LA MALÉDICTION DES HOMMES-CHATS - Robert Wise

Jeudi - 21h00 - Paris 1ère
HAUTE PÈGRE - Ernst Lubitsch

Jeudi - 21h05 - Canal Jimmy
THE ROCKY HORROR PICTURE SHOW - Jim Sharman

Jeudi - 22h50 - 13ème Rue
MURDER - Alfred Hitchcock

Jeudi - 22h50 - Canal Jimmy
PHANTOM OF THE PARADISE - Brian De Palma


* Chaînes Cinéma :

Ciné Classics
-------------

Le convoi des braves - John Ford
Deux nigauds contre Frankenstein - Charles Barton
Les pirates de la mode - William Dieterle


Ciné Cinémas I II III
---------------------

Fantômes contre fantômes - Peter Jackson
Robocop - Paul Verhoeven
Les virtuoses - Mark Herman
Edward aux mains d'argent - Tim Burton
À l'abordage - Vincent Sherman
Voyage au bout de l'enfer - Michal Cimino
Tandem - Patrice Leconte
Platoon - Oliver Stone
Lacombe Lucien - Louis Malle
Elle et Lui - Leo McCarey
Cry Baby - John Waters
Au revoir à jamais - Renny Harlin


Cinétoile
---------

La comtesse aux pieds nus - Joseph Leo Mankiewicz
Le grand blond avec une chaussure noire - Yves Robert
New-York Miami - Frank Capra
Les professionnels - Richard Brooks
Le violent - Nicholas Ray


Cinefaz
-------

Wise Guys - Brian de Palma
Raging Bull - Martin Scorcese
Je suis un criminel - Busby Berkeley
Calmos - Bertrand Blier


Cinestar 1 et 2
---------------

Le diner de cons - Francis Veber
Grosse fatigue - Michel Blanc


DIVERS
______


ABRÉVIATIONS
------------

VO: Version Originale (forcément sous-titrée, les sous-titres sont
obligatoires en France pour les versions originales)
VF: Version française
CP: Coupures publicitaires
(P) : Psychotronique

o : Pas bô du tout
* : Quelques rares bricoles à sauver
** : "Se laisse voir" à "bon film"
*** : "Bon film" à "très bon film"
**** : Incontournable

(M): À mon humble avis un film à magnétoscoper
Les critères ? Envie de le revoir régulièrement, rareté, qualité
de diffusion (format généralement respecté sur la chaîne en
question, VO annoncée, version intégrale sans coupure de pub ni
accélération de générique, ni coupures intempestives :)


LISTE(S) DE DIFFUSION
---------------------

Deux possibilités :

1- Vous souhaitez recevoir par email les messages postés sur le groupe
modéré fr.rec.cinema.selection:
Pour vous abonner, il suffit s'envoyer à sy...@lists.freenix.org un
mail avec dans le corps du message "SUB frcs-list Nom Prénom"

(nota: Pour vous désabonner, il faudra envoyer un mail à
sy...@lists.freenix.org avec dans le corps du message
"SIG frcs-list")

2- Vous souhaitez recevoir seulement le programme TV

Pour s'abonner, envoyez un message à kro...@claranet.fr avec
comme sujet: start
Dans le corps du message donnez l'adresse où vous souhaitez
recevoir le programme.

Pour se désabonner, on peut toujours, envoyer un mail à
kro...@claranet.fr avec comme sujet: stop
Et surtout, précisez dans le corps du message avec quelle adresse
vous étiez abonné.

VERSION HTML
------------

Vous pourrez retrouver la version HTML du programme ci-dessus avec des
liens vers l'indispensable Internet Movie Database, et pleins d'autres
articles sur le cinéma: http://www.lumiere.org/


ET ENFIN...
------------

Ce programme est réalisé avec l'aide de l'IMDb (http://french.imdb.com),
de l'hebdomadaire Télé Câble Satellite, du magazine de Canalsatellite,
des sites web de France3, Arte, et Télérama. Ce n'est pas de la
publicité, je touche pas un centime.

Allez, bon week-end et bonne semaine.

Prochain programme, si tout va bien, le 25 Novembre 1999.

A+

--
Bien publier sur fr.rec.cinema.selection: http://www.frcs.assoc-38.org/pratp.html
Les archives de fr.rec.cinema.selection: <URL:http://www.frcs.assoc-38.org/>

Thierry Bezecourt

unread,
Nov 17, 1999, 3:00:00 AM11/17/99
to
Kronos <kro...@claranet.fr> écrivait:

> Bonjour,

Bonsoir,

> Oh la belle semaine, ça faisait longtemps que je n'avais pas aligné
> autant de 4 et 3 étoiles

Normal, il y a une pluie de météorites ce soir.

> SEVEN
> (Seven)


>
> Mais alors qu'on se sent (trop) confortablement installé et que l'on
> commence à découdre le fil blanc, les surprises commencent à débouler et
> cela sans trop tirer le scénario par les cheveux, un bon point.

C'est vrai que, au jeu du qui a tué ? pourquoi ?, il s'en sort bien,
et il sait bien prendre le spectateur par où il ne s'y attend
pas. Mais il a récidivé dans "The Game" et "Fight Club". Désormais
Fincher est repéré, j'ai peur qu'on attende trop de lui s'il ne change
pas de style.

> J'EMBRASSE PAS


>
> Vu au moins en partie, mais complètement oublié.

Sujet de dissertation : Kronos et le cinéma français...

C'est un film de prostitué(e)(s), avec un jeune homme très beau (comme
dans "Alice et Martin") et une femme un peu plus mûre (comme dans
"Alice et Martin"). C'est plein de bruit et de fureur, et le film
prend ses personnages très au sérieux. Pas moi ; je me rappelle que je
n'ai pas cru une seconde à Emmanuelle Béart dans un rôle pareil. Quoi
qu'elle fasse, elle aura toujours l'air de sortir d'un salon de
beauté. Avec Téchiné, c'est "j'aime beaucoup" ou "j'aime pas du tout".

> Cinétoile
> ---------
>
> La comtesse aux pieds nus - Joseph Leo Mankiewicz
> Le grand blond avec une chaussure noire - Yves Robert

Tu prends la chaussure de Pierre Richard, je me contente des pieds nus
d'Ava Gardner...


--
Thierry Bézecourt

Pierre

unread,
Nov 17, 1999, 3:00:00 AM11/17/99
to
Kronos a écrit:
>
> Bonjour,
Bonsoir,

> Dimanche - 20h55 - TF1
> ----------------------
> SEVEN
> (Seven)

Aux dernières nouvelles, le film a été déprogrammé.

> SLEEPERS
> (Sleepers)
>
> Barry Levinson

> Il y avait moyen de faire beaucoup mieux, et surtout plus honnête, avec
> un sujet pareil (torture et viols dans les prisons pour ados, perpétrées
> par des gardiens sadiques). Alors que Levinson aurait pu suggérer ces
> scènes, ces actes, il les montre, pire, il les distille, alors qu'il
> aurait pu insister sur les ravages psychologiques provoqués par de tel
> actes, il ne s'intéresse plus qu'à la vengeance pure, et cherche à la
> justifier plutôt qu'à l'expliquer.

Sus sus sus ! Comme je l'ai dit dans un thread parallèle, c'est à peu
près le film le plus immonde que j'aie vu. Il montre comment quatre
personnes vont commettre un meurtre (certes ils tuent un type vraiment
très très méchant) et comment on ne peut pas vraiment leur en vouloir,
ils avaient raison. Dans ces conditiions le meurtre est justifié. Le
type en question n'avait clairement pas le droit de vivre. De nouveau,
ça se termine sur des échanges de regard satisfaits lors d'un diner aux
chandelles. Ca y est ! On a gagné !
A fuir à toutes jambes ! Et moi qui avais un faible pour Levinson (une
passion coupable pour Toys :-), j'étais effondré.
Mais dis-moi Kronos, tu n'es pas un peu dérangé par le discours, parce
que ** c'est quand même beaucoup pour un film qui prône le meurtre, non
?

> LADYBIRD
> (Ladybird Ladybird)
> Ken Loach

> -> ***

Entièrement d'accord, le meilleur film de Loach, avec Family Life.

> J'EMBRASSE PAS
> André Téchiné

> -> ?

La montée à Paris d'un jeune montagnard qui pour survivre va se
prostituer et tomber amoureux d'une jeune prostituée. Mes souvenirs sont
également assez vagues mais c'est plutôt un bon Téchiné.



> JACKIE CHAN DANS LE BRONX
> (Hong faan kui)
> Stanley Tong
>

> -> **
Plutôt d'accord avec ce que tu racontes mais malheureusement si c'est
comme en Belgique, Canal+ ne propose que la version doublée et la voix
de Jackie Chan est insupportable.

A+

--
Pierre

Kronos

unread,
Nov 17, 1999, 3:00:00 AM11/17/99
to
Thierry Bezecourt <th...@worldnet.fr> écrivait:

> Kronos <kro...@claranet.fr> écrivait:
>
> > Bonjour,
>
> Bonsoir,

Taquin

> > SEVEN
> > (Seven)


> >
> > Mais alors qu'on se sent (trop) confortablement installé et que l'on
> > commence à découdre le fil blanc, les surprises commencent à débouler et
> > cela sans trop tirer le scénario par les cheveux, un bon point.
>

> C'est vrai que, au jeu du qui a tué ? pourquoi ?, il s'en sort bien,
> et il sait bien prendre le spectateur par où il ne s'y attend
> pas. Mais il a récidivé dans "The Game" et "Fight Club". Désormais
> Fincher est repéré, j'ai peur qu'on attende trop de lui s'il ne change
> pas de style.

Yep, trop facile dans "The Game" et limite dans "Fight Club", bah on
verra bien s'il ose s'aventurer sur des terrains différents.

> > J'EMBRASSE PAS


> >
> > Vu au moins en partie, mais complètement oublié.
>

> Sujet de dissertation : Kronos et le cinéma français...

Re-taquin, bon, on cause de qui alors, Renoir, Duvivier, Pagnol, Guitry,
Clair, Feuillade, Tourneur, hmmmmm, bon je recadre le sujet:

Kronos et le cinéma Français depuis la nouvelle vague

Là d'accord, j'avoue, coupable :)



> C'est un film de prostitué(e)(s), avec un jeune homme très beau (comme
> dans "Alice et Martin") et une femme un peu plus mûre (comme dans
> "Alice et Martin"). C'est plein de bruit et de fureur, et le film
> prend ses personnages très au sérieux. Pas moi ; je me rappelle que je
> n'ai pas cru une seconde à Emmanuelle Béart dans un rôle pareil. Quoi
> qu'elle fasse, elle aura toujours l'air de sortir d'un salon de
> beauté. Avec Téchiné, c'est "j'aime beaucoup" ou "j'aime pas du tout".

Rassuré je suis, sérieux j'avais pas vraiment envie d'en parler, en fait
je savais pas trop quoi dire, non parce qu'à force de répéter que
j'aimais pas Téchiné j'ai peur de me transformer en fouine, euh, bref...

> > La comtesse aux pieds nus - Joseph Leo Mankiewicz
> > Le grand blond avec une chaussure noire - Yves Robert
>

> Tu prends la chaussure de Pierre Richard, je me contente des pieds nus
> d'Ava Gardner...

Hi hi, le pire c'est que c'est son film que j'aime le moins (mais j'aime
beaucoup quand même), le problème c'est Ava Gardner, je peux pas, même
en peinture elle m'agace.


Kronos

unread,
Nov 17, 1999, 3:00:00 AM11/17/99
to
Pierre <s93...@student.ulg.ac.be> écrivait:

> Kronos a écrit:
> >
> > Bonjour,
> Bonsoir,
>

> > Dimanche - 20h55 - TF1
> > ----------------------
> > SEVEN
> > (Seven)
>

> Aux dernières nouvelles, le film a été déprogrammé.

Ah, TF1, un de ces 4 je vais même plus regarder leurs programmes.

> > SLEEPERS
> > (Sleepers)
> >
> > Barry Levinson
[SNIP]

> A fuir à toutes jambes ! Et moi qui avais un faible pour Levinson (une
> passion coupable pour Toys :-), j'étais effondré.
> Mais dis-moi Kronos, tu n'es pas un peu dérangé par le discours, parce
> que ** c'est quand même beaucoup pour un film qui prône le meurtre, non
> ?

Heu, j'en avais mis seulement 1 *, mais bon, c'est pas vraiment le fait
qu'un film prône le meurtre ou tente de le justifier qui me gêne
réellement, mais plus la façon de le faire. Ici Levinson rabache les
scène de torture et de viol ad nauseam, c'est ça qui est pénible, il
prend les spectateurs pour des cons, il en rajoute. Ceci dit ça n'est
pas une constante pendant tout le film (qui est assez long) certains
passges sont différents, plus nuancés. Sinon, pour revenir sur un
exemple à la mode :) Schumacher lui, ne partage pas vraiment les idées
qu'il colporte dans ses films, mais il les utilise pour flater les bas
instincts, pour faire du fric, c'est peut-être pire d'ailleurs. Bref, en
ce qui me concerne, des films qui parlent de vengeance, de meurtre, de
fascisme, de xénophobie, en termes pas toujours très clairs, il y'en a
quelques uns (pas mal même, déjà, Griffith), et ça n'empêche pas
certains d'être de véritables chefs d'oeuvres.

Pierre-Yves Jeanneret

unread,
Nov 18, 1999, 3:00:00 AM11/18/99
to

>> SLEEPERS
>> (Sleepers)
>>
>> Barry Levinson

>
>> Il y avait moyen de faire beaucoup mieux, et surtout plus honnête, avec
>> un sujet pareil (torture et viols dans les prisons pour ados, perpétrées
>> par des gardiens sadiques). Alors que Levinson aurait pu suggérer ces
>> scènes, ces actes, il les montre, pire, il les distille, alors qu'il
>> aurait pu insister sur les ravages psychologiques provoqués par de tel
>> actes, il ne s'intéresse plus qu'à la vengeance pure, et cherche à la
>> justifier plutôt qu'à l'expliquer.
>
>Sus sus sus ! Comme je l'ai dit dans un thread parallèle, c'est à peu
>près le film le plus immonde que j'aie vu. Il montre comment quatre
>personnes vont commettre un meurtre (certes ils tuent un type vraiment
>très très méchant) et comment on ne peut pas vraiment leur en vouloir,
>ils avaient raison. Dans ces conditiions le meurtre est justifié. Le
>type en question n'avait clairement pas le droit de vivre. De nouveau,
>ça se termine sur des échanges de regard satisfaits lors d'un diner aux
>chandelles. Ca y est ! On a gagné !
>A fuir à toutes jambes ! Et moi qui avais un faible pour Levinson (une
>passion coupable pour Toys :-), j'étais effondré.
>Mais dis-moi Kronos, tu n'es pas un peu dérangé par le discours, parce
>que ** c'est quand même beaucoup pour un film qui prône le meurtre, non
>?

J'abonde dans ton sens... C'est franchement un film nauséabond. Il y a
un mois ou deux, il y avait un thread qui dissertait sur la
signification du film démagogique... Celui-ci l'est typiquement: on
manipule le spectateur en lui présentant des méchants bien méchants et
des gentils, beau et pleins de bon sentiments, victimes qui ne peuvent
que recueillir la sympathie du spectateur. La vengeance - qui est
quand même un meurtre de sang froid - appelle presque aux
applaudissements des (télé)spectateurs... Bref, avec de tels films, on
comprends mieux que les USA soient un peu lent à abolir la peine de
mort.

Ecoeurant!

Salutations

PYJ

in.di.go

unread,
Nov 18, 1999, 3:00:00 AM11/18/99
to

Pierre <s93...@student.ulg.ac.be> a écrit dans le message :
38332181...@student.ulg.ac.be...

> Sus sus sus ! Comme je l'ai dit dans un thread parallèle, c'est à peu
> près le film le plus immonde que j'aie vu.

Immonde?...je n'ai pas retrouvé le thread précédent en question...mais
pourquoi qualifié ce film d'immonde? ("Brain Dead" est immonde..."Ticks" est
immonde...mais pas ça...)

Il montre comment quatre
> personnes vont commettre un meurtre (certes ils tuent un type vraiment
> très très méchant) et comment on ne peut pas vraiment leur en vouloir,
> ils avaient raison. Dans ces conditiions le meurtre est justifié. Le
> type en question n'avait clairement pas le droit de vivre. De nouveau,
> ça se termine sur des échanges de regard satisfaits lors d'un diner aux
> chandelles. Ca y est ! On a gagné !

Je comprend ton point de vue...et on rattaque la le même sujet débattu par
une pléiade de joyeux lurons, au sujet du Shumacheresque 8mm. La vengeance,
ou la fâcheuse tendance régler ses comptes soit même... Dans le cas de
Sleepers (comme dans 8mm) il est évident que le spectateurs ne peut, une
fois le film terminé, qu'approuver le comportement des assassins, tant la
victimes (interprétée par le brillantissime Kevin Bacon) était puante...est
cela qui te dérange?...que Levinson arrive a manipuler de la sorte l'esprit
des spectateurs?...

> A fuir à toutes jambes ! Et moi qui avais un faible pour Levinson (une
> passion coupable pour Toys :-), j'étais effondré.

Y a pas de quoi s'éffondrer...et je pense que la morale du film, aussi
douteuse soit elle, ne titillera le gene meurtrier de personne...(il est
vrai que c'est un autre genre que Toys...ou Harcelement :-)

> Mais dis-moi Kronos, tu n'es pas un peu dérangé par le discours, parce
> que ** c'est quand même beaucoup pour un film qui prône le meurtre, non ?

Le film ne prône pas le meurtre...et rappelons tout de même que les
(méchants) meurtriers du méchant Kévin mourront tous deux par la suite
(c'est annoncé à la fin du film)...la morale est sauve...non?..

En bref, je ne pense pas que le film soit a fuire a toute jambes...c'est un
peu exagéré...
Il faut juste ajouter "Âmes sensibles, s'abstenir"...(interdit au moins de
12 ans non? :-)

Z.

Pierre

unread,
Nov 18, 1999, 3:00:00 AM11/18/99
to
Kronos a écrit:

> Heu, j'en avais mis seulement 1 *, mais bon, c'est pas vraiment le fait
> qu'un film prône le meurtre ou tente de le justifier qui me gêne
> réellement, mais plus la façon de le faire.

C'est bien la preuve que tu es un véritable esthète. :)

> Sinon, pour revenir sur un
> exemple à la mode :) Schumacher lui, ne partage pas vraiment les idées
> qu'il colporte dans ses films, mais il les utilise pour flater les bas
> instincts, pour faire du fric, c'est peut-être pire d'ailleurs.

Qu'est-ce qui te fait dire qu'il ne partage pas ces idées ? A partir du
moment où le thème revient à plusieurs reprises dans ses films, je me
pose franchement la question. D'autant que ces films ayant un certain
succès commercial, on lui propose certainement plusieurs types de
scénarios.

> Bref, en
> ce qui me concerne, des films qui parlent de vengeance, de meurtre, de
> fascisme, de xénophobie, en termes pas toujours très clairs, il y'en a
> quelques uns (pas mal même, déjà, Griffith), et ça n'empêche pas
> certains d'être de véritables chefs d'oeuvres.

Pourrais-tu me donner quelques exemples, histoire de voir si j'arrive à
passer outre mes réticences idéologiques lorsque le film est réalisé
avec talent ? J'y ai un peu réfléchi et je ne vois pas de films qui
m'ait plu malgré leur discours.

A+

--
Pierre

Pierre

unread,
Nov 18, 1999, 3:00:00 AM11/18/99
to
in.di.go a écrit:

[Sleepers]


> Immonde?...je n'ai pas retrouvé le thread précédent en question..

Mais si mais si tu l'as trouvé !



> Je comprend ton point de vue...et on rattaque la le même sujet débattu par

> une pléiade de joyeux lurons au sujet du Shumacheresque 8mm.

Tu vois que tu l'as trouvé, le thread ! :)

> La vengeance,
> ou la fâcheuse tendance régler ses comptes soit même... Dans le cas de
> Sleepers (comme dans 8mm) il est évident que le spectateurs ne peut, une
> fois le film terminé, qu'approuver le comportement des assassins, tant la
> victimes (interprétée par le brillantissime Kevin Bacon) était puante...est
> cela qui te dérange?...que Levinson arrive a manipuler de la sorte l'esprit
> des spectateurs?...

Je n'ai rien contre le fait d'être manipulé. Je dirais même que j'adore
ça (Funny Games, Usual Suspects, etc...), mais j'ai horreur d'être
manipulé pour cautionner un meurtre.



> Y a pas de quoi s'éffondrer...et je pense que la morale du film, aussi
> douteuse soit elle, ne titillera le gene meurtrier de personne...(il est

> vrai que c'est un autre genre que Toys :-)

Ah 'Toys', et ses combats de soldats de plomb sur du Frankie Goes To
Hollywood. Qui disait que le vrai cinéma n'existait plus ? :-)

Sinon, j'espère bien que le film ne suscitera pas d'imitations mais le
fait est qu'il le promeut, le présente comme une solution digne.



> Le film ne prône pas le meurtre...et rappelons tout de même que les
> (méchants) meurtriers du méchant Kévin mourront tous deux par la suite
> (c'est annoncé à la fin du film)...la morale est sauve...non?..

Euh, tu en connais beaucoup des gens qui ne meurent pas ? :-)
Ceci dit, je ne me rappelais pas de cette annonce. De quoi meurent-ils ?

--
Pierre

Joel Sagnes

unread,
Nov 18, 1999, 3:00:00 AM11/18/99
to
"in.di.go" wrote:
>
> Immonde?...je n'ai pas retrouvé le thread précédent en question...mais
> pourquoi qualifié ce film d'immonde? ("Brain Dead" est immonde..."Ticks" est
> immonde...mais pas ça...)

Va pas, non ?!?!? Braindead immonde ! Méga-jouissif, tu veux dire.

Quasiment un éclat de rire ininterrompu du début à la fin.

Joel

Kronos

unread,
Nov 18, 1999, 3:00:00 AM11/18/99
to
Pierre <s93...@student.ulg.ac.be> écrivait:

> Kronos a écrit:
>

> > Sinon, pour revenir sur un
> > exemple à la mode :) Schumacher lui, ne partage pas vraiment les idées
> > qu'il colporte dans ses films, mais il les utilise pour flater les bas
> > instincts, pour faire du fric, c'est peut-être pire d'ailleurs.
>
> Qu'est-ce qui te fait dire qu'il ne partage pas ces idées ?

Ben une interview, bon ok, elle est pas récente (l'époque de Chute
Libre) et il pouvait très bien mentir. Mais comme "Chute Libre" était un
film en partie réussi, malgré deux scènes assez lourdingues, j'avais
écouté assez attentivement ce qu'il en disait. Il en ressortait qu'il ne
cautionait pas l'attitude du personnage et il regrettait même les scènes
qui pouvaient laisser planer le doute.

> A partir du
> moment où le thème revient à plusieurs reprises dans ses films, je me
> pose franchement la question. D'autant que ces films ayant un certain
> succès commercial, on lui propose certainement plusieurs types de
> scénarios.

Il a tourné les Batman 3 et 4, pas franchement louches ceux-là, juste
très mauvais :)
Mais bon, "le droit de tuer" et "8mm" ne lui laissent pas beaucoup
d'excuse, c'est clair.



> > Bref, en
> > ce qui me concerne, des films qui parlent de vengeance, de meurtre, de
> > fascisme, de xénophobie, en termes pas toujours très clairs, il y'en a
> > quelques uns (pas mal même, déjà, Griffith), et ça n'empêche pas
> > certains d'être de véritables chefs d'oeuvres.
>
> Pourrais-tu me donner quelques exemples, histoire de voir si j'arrive à
> passer outre mes réticences idéologiques lorsque le film est réalisé
> avec talent ? J'y ai un peu réfléchi et je ne vois pas de films qui
> m'ait plu malgré leur discours.

'Tention, j'ai pas dis que ça me plaisait au sens idéologique hein :)
Mais un film comme "Naissance d'une nation" de Griffith, ou "Les dieux
du stade" de Leni Riefenstahl (une chance sur deux d'inverser i et e)
sont de véritables chefs d'oeuvre, puants certes, mais objectivement
remarquables.
À mon avis le truc important c'est le recul, autant on continue à parler
de Griffith et Riefenstahl aujourd'hui (pour elle c'est encore un peu
tabou) malgré leurs positions détestables, autant Schumacher sera
certainement oublié dans 50 ou 100 ans... Enfin je crois.


Kronos

unread,
Nov 19, 1999, 3:00:00 AM11/19/99
to
Yannick Rolandeau <yr...@freesurf.fr> écrivait:

> On 17 Nov 1999 17:13:14 GMT, Kronos <kro...@claranet.fr> wrote:

> >SEVEN
> >David Fincher
> >-> ***
> Moquons-nous ? ************************************


>
> >Ce qui est intéressant avec "Seven" c'est cette façon de jouer avec les

[snip]

> Tu as changé d'avis.

Oui, je l'ai vu un peu différement

> Dans une première critique, tu le descendais plutôt et
> tu lui foutais une étoile en moins. Tu insistais sur la lumière très tape à
> l'oeil du chef op.

Yep, à l'époque ça m'avait gêné, disons que je m'attendai à quelque
chose de plus ambitieux et ce côté tape à l'oeil m'avait un peu déçu.
Avec le recul on voit que Fincher n'a pas autant d'ambitions que ce
qu'on avait pu lui prêter à l'époque, du coup ça passe mieux.

La troisième étoile est en trop, c'est expliqué dans l'introduction du
ProgTV (amis chasseurs j'ai un nouvel appeau :)

> >POLICE
> >Maurice Pialat


> >J'avais trouvé louable le choix de Pialat de ne pas choisir un camp

> Tiens, je savais que le jeu des acteurs pouvait te gêner ! :-)

Parfois oui, quand y'a rien d'autre pour rattraper :)


Sacha Martinetti

unread,
Nov 21, 1999, 3:00:00 AM11/21/99
to
Kronos <kro...@claranet.fr> a écrit

> SEVEN
> (Seven)
>
> David Fincher
>
> 1995 - 2h15 - États-Unis - VF - CP

> -> ***

Encore le serial killer qui frappe. Voyeur violentissime et si ce film n'est
en effet pas vide, il est plein de cette ambiguïté de la décennie à dénoncer
et se repaître à la fois.
Je ne vois pas où est le gain ici. Même pas la distraction, parce
qu'uniquement voir ce film pour se distraire, ce serait douteux.
Non, vraiment, je m'en passe très bien.

> Dimanche - 00h00 - France3 (Cinéma de minuit: Cycle James Mason)
> --------------------------
>
> L'AFFAIRE CICÉRON
> (5 Fingers)
>
> Joseph L. Mankiewicz

> -> **** (M)
>
> Rhââ les dialogues, Mankiewicz s'empare de l'histoire vraie du valet
> de l'ambassadeur Anglais et la sculpte, où plutôt la cisèle, pour y
> faire passer bien plus qu'une simple histoire d'espionnage.

Je ne rajoute rien à ton avis. Un chef d'oeuvre d'une intelligence rare, et
Mason est prodigieux.


> Lundi - 14h45 - France 3
> ------------------------
>
> LES DISPARUS DE SAINT-AGIL
>
> Christian-Jaque
>
> 1938 - 1h35 - France
> avec: Erich von Stroheim, Michel Simon, Armand Bernard, Aimé Clariond,
> Serge Grave, Marcel Mouloudji, Jean Claudio, Jean Buquet
> -> ***

Salut Martin ! (au squelette, pour ceux qui ne connaissent pas encore)


> Lundi - 20h55 - M6
> ------------------
>
> LE COBAYE

> -> *

Librement adapté de "des fleurs pour Algernon" de Daniel Keyes, déjà adapté
mais plus fidèlement dans le film "Charlie", du titre original du roman.
C'était, lorsqu'il est sorti, une prouesse technique. Il n'en reste rien, en
dehors d'une scène superbe d'amour virtuel, qui en souligne les
possibilités, mais aussi les dangers.
Sinon, beurk. Niveau téléfilm. J'ai vu des X-files meilleurs (Spores la
semaine dernière, par exemple, visionné par hasard, et qui me réconcilie en
partie avec la série - en petite partie, hein...)


> Mardi - 10h50 - Canal+
> ----------------------
>
> L'AFRICAIN
>
> Philippe de Broca

> -> *

Remake du "Sauvage". Sans la concision (si on peut dire) de l'original. De
Broca a oublié sa jeunesse tumultueuse avec "l'Homme de Rio", d'un tout
autre rythme.


> Mardi - 20h55 - France 2
> ------------------------
>
> TUER N'EST PAS JOUER
> (The Living Daylights)

> -> o
>
> Pour ma part le plus mauvais des Bond, rythme mollasson, Timothy

Les deux plus mauvais, d'ailleurs, sont ceux avec ce macho sans relief qui
fait regretter Roger Moore. C'est tout dire. (Bien que j'ai une tendresse
pour Octopussy, tourné en grande partie dans la sublime petite ville
d'Udaïpur, au Rajahstan, en Inde, qu'il vous faut visiter si vous allez un
jour dans ce pays qui n'est pas un sous-continent, mais une annexe de la
planète, avec ses propres critères.

> Mardi - 20h55 - TF1
> -------------------
>
> LE PLUS BEAU MÉTIER DU MONDE
>
> Gérard Lauzier

> -> *

>
> L'univers cinématographique de Gérard Lauzier est pavé de bonnes
> intentions, par contre le résultat à l'écran est très souvents en deça
> de ses ambitions

Mais qu'est-ce qui prend à ce féroce dessinateur pétri de talent, de tourner
des films aussi niais ? Même si celui-ci est le meilleur, il est d'une
platitude effrayante à côté de ses BD, où en qq traits, il met davantage que
dans tout un film. Il doit bien s'en rendre compte, non ? Ah !
L'autocritique, c'est plus difficile, c'est ça...


> Mardi - 21h40 - Arte
> --------------------
>
> ÉL / TOURMENTS
> (Él)
>
> Luis Buñuel
>

> -> **** (M)

> Du très grand cinéma.

Un peu, oui ! Un coup de barre ? Un Buñuel et ça repart. (Et ça marche...)

Amicalement,
Sacha

Mail to : sacha....@freesurf.fr
Site : http://www.ifrance.com/sachamartin
Musiques extraits :
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in.di.go

unread,
Nov 21, 1999, 3:00:00 AM11/21/99
to

Joel Sagnes <joe...@club-internet.fr> a écrit dans le message :
38347E8E...@club-internet.fr...

BrainDead??...baaaaaa...

Z.

in.di.go

unread,
Nov 21, 1999, 3:00:00 AM11/21/99
to

Sacha Martinetti <krist...@freesurf.fr> a écrit dans le message :
PWUZ3.425$7a.1...@nnrp3.clara.net...

> Encore le serial killer qui frappe. Voyeur violentissime et si ce film
n'est
> en effet pas vide, il est plein de cette ambiguïté de la décennie à
dénoncer
> et se repaître à la fois.

De quelle ambiguïté parles tu?..le thème peut déplaire, certes...mais rien
n'est à dénoncer ici...

> Je ne vois pas où est le gain ici. Même pas la distraction, parce
> qu'uniquement voir ce film pour se distraire, ce serait douteux.

Et mise a part l'ambiance un peu sombre et crasseuse du film?...ne pense tu
pas que Fincher a sut mieux que personne absorber le spectateur dans son
cauchemar grâce a une réalisation particulièrement brillante et efficace???
Morgan Freeman et Brad Pitt ne sont ils pas impressionnant en prof et élève
de la police criminelle?
Kevin Spacey n'est il pas époustouflant d'ingéniosité et de folie pure??

> Non, vraiment, je m'en passe très bien.

Aprés tout, tous les gouts sont dans la nature...mais tu ne sais pas ce que
tu loupes... mais rassures moi...tu l'as vu...au moins une fois??...ou cette
violente attaque n'est elle que le fruit d'un bouche à oreilles de
spectateurs aux gouts (douteux??...non...) différents des miens?...(restons
tolerants :-)

Z.


Olivier Hagué

unread,
Nov 21, 1999, 3:00:00 AM11/21/99
to
On Sun, 21 Nov 1999 16:17:51 GMT, "Sacha Martinetti"
<krist...@freesurf.fr> wrote:
>Kronos <kro...@claranet.fr> a écrit
>> LE COBAYE

>
>Librement adapté de "des fleurs pour Algernon" de Daniel Keyes, déjà adapté
>mais plus fidèlement dans le film "Charlie", du titre original du roman.

Eh? Euh... Le titre original, c'est plutôt "Flowers for Algernon",
non?

Kronos

unread,
Nov 21, 1999, 3:00:00 AM11/21/99
to
"Sacha Martinetti" <krist...@freesurf.fr> écrivait:

> Kronos <kro...@claranet.fr> a écrit
>
> > SEVEN
> > (Seven)
> > David Fincher

> > 1995 - 2h15 - États-Unis - VF - CP

> > -> ***

> Encore le serial killer qui frappe. Voyeur violentissime et si ce film n'est
> en effet pas vide, il est plein de cette ambiguïté de la décennie à dénoncer
> et se repaître à la fois.

> Je ne vois pas où est le gain ici. Même pas la distraction, parce
> qu'uniquement voir ce film pour se distraire, ce serait douteux.

Douteux ? noooon... Faudrait être dupe, au pire y'a un peu de vice :)

> Non, vraiment, je m'en passe très bien.

Veinard, il est déprogrammé.

> > L'AFRICAIN
> >
> > Philippe de Broca

> > -> *
>
> Remake du "Sauvage". Sans la concision (si on peut dire) de l'original. De
> Broca a oublié sa jeunesse tumultueuse avec "l'Homme de Rio", d'un tout
> autre rythme.

Yep, et "Les tribulations d'un chinois en Chine" ou encore
l'excellentissime "Le magnifique" (fabuleux celui là, non sérieux, le
coup du "r" qui marche plus sur la machine à écrire, fa-bu-leux)


Sacha Martinetti

unread,
Nov 23, 1999, 3:00:00 AM11/23/99
to
in.di.go <in.d...@wanadoo.fr> a écrit

> De quelle ambiguïté parles tu?..le thème peut déplaire, certes...mais rien
> n'est à dénoncer ici...

Ce film dénonce les excès de la vertu dans la schizophrénique société
américaine, excessive en tant qu'expérience politique des libertés
individuelles poussée à son comble, de fait, un conglomérat de lobbies
tribaux. Les éléments incontrôlés de certaines de ces tribus deviennent
vengeurs de Dieu, et tuent soi-disant en Son Nom.
Mais cela devient un exercice maîtrisé de voyeurisme. C'est cela qui me
parait contestable, voire dangereux.

> Et mise a part l'ambiance un peu sombre et crasseuse du film?...ne pense
tu
> pas que Fincher a sut mieux que personne absorber le spectateur dans son
> cauchemar grâce a une réalisation particulièrement brillante et
efficace???

C'est du petit lait à côté du "Silence des agneaux", film superbe et étalon
du genre dont Seven est un plagiat détourné avec un certain brio.

> Kevin Spacey n'est il pas époustouflant d'ingéniosité et de folie pure??

Il joue bien son rôle, c'est un fait. Sa douceur, le fol décalage entre sa
vision et la vision moyenne de sa société est troublant.
En dehors de ma contestation, au plan de la qualité stylistique (si on peut
dire) du film, il en est la colonne vertébrale. Sans lui, Seven perd sa
seule substance.

> mais rassures moi...tu l'as vu...au moins une fois

Un minimum de déontologie, ici, la raison première de la critique.
Je ne connais guère que les incendiaires du cinéma Saint-Michel lors de la
sortie de "la Dernière tentation du Christ", pour critiquer un film qu'ils
n'ont pas vu. S'il existe ici des critiques qui donnent leur opinion sur des
films qu'ils n'ont pas vu, qu'ils chient dans leur assiette, ou qu'ils
s'exercent au vol plané sans parachute du haut de la Tour Eiffel, je ne vois
pas de différence à un comportement aussi absurde.

Sacha Martinetti

unread,
Nov 23, 1999, 3:00:00 AM11/23/99
to
Olivier Hagué <o_h...@club-internet.fr.no-spam> a écrit

> Eh? Euh... Le titre original, c'est plutôt "Flowers for Algernon",
> non?

Impossible de remettre la main sur le bouquin (prêté, pas rendu, perdu, grrr
!!!!)

Tu dois avec raison, finallement

Sacha Martinetti

unread,
Nov 23, 1999, 3:00:00 AM11/23/99
to
Kronos <kro...@claranet.fr> a écrit

> Yep, et "Les tribulations d'un chinois en Chine" ou encore
> l'excellentissime "Le magnifique" (fabuleux celui là, non sérieux, le
> coup du "r" qui marche plus sur la machine à écrire, fa-bu-leux)

Tu me le rappelles. Tout à fait d'accord.

--

Autopsy

unread,
Nov 26, 1999, 3:00:00 AM11/26/99
to
On Wed, 17 Nov 1999 22:43:29 +0100, Pierre <s93...@student.ulg.ac.be>
wrote:

[Sleepers]


>Sus sus sus ! Comme je l'ai dit dans un thread parallèle, c'est à peu
>près le film le plus immonde que j'aie vu.

Croisade ? As-tu au moins renié 3 fois John Woo ?

>Il montre comment quatre personnes vont commettre un meurtre (certes ils
>tuent un type vraiment très très méchant) et comment on ne peut pas
>vraiment leur en vouloir, ils avaient raison.

Tu cites-là la trame d'un bon pourcentage de films déjà existants ou à
venir. Il y a donc du boulot, mais je te suis dans la plupart des cas.
Marre de la violence, comme le disais si bien, avec émouvance, Vincent
l'autre jour de la semaine d'avant. D'autre part, le dispositif n'est
pas toujours frontal ou évident, il est parfois beaucoup plus
insidieux, latéral voire en revers, carrément. Je pense par exemple au
Jugé coupable (?) de et avec Clint Eastwood. Ce grand bénêt de Clint
exécute de sang froid, après une période de réflexion, son agresseur
(immobilisé) d'une injection léthale. Par "simple" vengeance. Idem
dans Complots avec Mel Gibson, où il est aussi le réalisateur me
semble-t-il sans en être sûr, bien que cela ne m'étonnerais guère (cf
la bouillie de Braveheart). A l'hôpital, Mel échange la plaquette de
son lit avec celui de son voisin de chambre, ce n'est pas grave s'il
se fait tuer dit-il, l'air de rien, c'est un voleur. Retour le
lendemain, un meurtre a bien été commis, le voleur est décédé, le bon
Mel sauvé. Et non, aucune trace d'humour, même et surtout noir. C'est
une "vengeance" un peu spéciale, mais significative. Le plus
inquiétant là-dedans, par ses deux films, c'est qu'il y a une volonté
d'identification au héros, c'est LA différence primordiale. Dans les
deux cas, le contexte est de même sensiblement important, époque,
situations etc... Du superflu renforcé d'esthétique archi-voyante, du
fuyant, toujours et encore.

>Dans ces conditiions le meurtre est justifié. Le type en question n'avait
>clairement pas le droit de vivre. De nouveau, ça se termine sur des
>échanges de regard satisfaits lors d'un diner aux chandelles. Ca y est !
>On a gagné !

Oui, c'est un traitement mensonger, voilà ce que c'est. Rétrograde
surtout.

Pierre

unread,
Nov 27, 1999, 3:00:00 AM11/27/99
to
L'infâme sinophobe a écrit, en réponse à un de mes messages :

>
> [Sleepers]
> >Sus sus sus ! Comme je l'ai dit dans un thread parallèle, c'est à peu
> >près le film le plus immonde que j'aie vu.
>
> Croisade ? As-tu au moins renié 3 fois John Woo ?

Non. Désolé. Puis de toute façon, je ne vois pas le rapport. John Woo
est un immense cinéaste humaniste et moralement irréprochable. (Je crois
que je tiens bien mon rôle là non ?) :-)

> Tu cites-là la trame d'un bon pourcentage de films déjà existants ou à
> venir. Il y a donc du boulot, mais je te suis dans la plupart des cas.

Tu veux dire que....on est d'accord ? Diantre ! Voilà un jour à marquer
d'une pierre blanche.

> Marre de la violence, comme le disait si bien, avec émouvance, Vincent


> l'autre jour de la semaine d'avant. D'autre part, le dispositif n'est
> pas toujours frontal ou évident, il est parfois beaucoup plus
> insidieux, latéral voire en revers, carrément. Je pense par exemple au
> Jugé coupable (?) de et avec Clint Eastwood. Ce grand bénêt de Clint
> exécute de sang froid, après une période de réflexion, son agresseur
> (immobilisé) d'une injection léthale. Par "simple" vengeance.

Je me rappelle avoir tiqué en voyant le film, mais c'est une séquence
assez courte du film, pas la riason d'être de tout le scénario comme
dans "Sleepers". Ca reste discutable mais ça me semble moins franchement
dérangeant. De plus, le film d'Eastwood était quand même nettement plus
convaincant dans son ensemble que celui de Levinson.

> Idem
> dans Complots avec Mel Gibson, où il est aussi le réalisateur me

> semble-t-il sans en être sûr, bien que cela ne m'étonnerait guère (cf
> la bouillie de Braveheart).

Non. "Complots", c'est de Richard Donner (et c'était plutôt une bonne
surprise dans mon souvenir)

> A l'hôpital, Mel échange la plaquette de
> son lit avec celui de son voisin de chambre, ce n'est pas grave s'il
> se fait tuer dit-il, l'air de rien, c'est un voleur.

La phrase est prononcée dans le film ???? Ca m'a échappé alors. Je
n'aurais pas manqué de relever une allusion aussi limpide.

> Retour le
> lendemain, un meurtre a bien été commis, le voleur est décédé, le bon
> Mel sauvé. Et non, aucune trace d'humour, même et surtout noir. C'est
> une "vengeance" un peu spéciale, mais significative. Le plus
> inquiétant là-dedans, par ses deux films, c'est qu'il y a une volonté
> d'identification au héros, c'est LA différence primordiale.

C'est évidemment bien là tout le problème. Que des personnages tuent et
soient quand même présentés comme des personnages "positifs". Ceci dit,
il faut quand même ne pas tout confondre. Ghost Dog tue également par
vengeance et il ne me viendrait pas à l'idée de le reprocher au film. Le
tout est de voir la manière dont le réalisateur en parle. De même, un
héros de John Woo trucide des centaines de personnes pour le plus
souvent ne même pas s'en sortir.

Que des personnages en tuent d'autres, c'est inévitable. Là où je
m'insurge c'est quand il me semble que le film dépasse la simple
relation des faits pour se faire manifeste. Les films qui me
scandalisent le plus sont ceux où les meurtriers finissent par être
passés en jugement et où les avocats nous expliquent longuement qu'on ne
peut pas leur en vouloir, qu'au fond, ils ont eu raison, qu'on aurait
tous fait pareil. Il y a alors une explicitation du propos qui me
scandalise.

> Dans les
> deux cas, le contexte est de même sensiblement important, époque,
> situations etc... Du superflu renforcé d'esthétique archi-voyante, du
> fuyant, toujours et encore.

Je n'ai rien compris à ce paragraphe. C'est normal ? :-)

A+

--
Pierre

Autopsy

unread,
Nov 27, 1999, 3:00:00 AM11/27/99
to
On Sat, 27 Nov 1999 17:30:37 +0100, Pierre <s93...@student.ulg.ac.be>
wrote:

>L'infâme sinophobe a écrit, en réponse à un de mes messages :

Sinophobe moi ? Bride-toi un peu là-dessus. Woophobe à la limite.


>Non. Désolé. Puis de toute façon, je ne vois pas le rapport. John Woo
>est un immense cinéaste humaniste et moralement irréprochable. (Je crois
>que je tiens bien mon rôle là non ?) :-)

Oui. Je ne nie en rien ses bonnes intentions, mais il se comporte
comme un gamin. L'humanisme de John Woo, c'est des morceaux de légos,
à construire soi-même par dessus sa morale en terre aride : "hors les
gunfights point de salut". Il rend la violence agréable à l'oeil, la
seule solution et achèvement de ses oeuvres se situe dans l'effusion
d'hémoglobine, pas question une seule fois de renoncer au cri du sang
qui réclame vengeance. Pardonner à ses enemis, non alors, John Woo ne
se met pas au-dessus d'eux, seulement à leur niveau. N'est-ce pas là
le plus grand mensonge qu'un "humaniste" puisse faire ?

>Je me rappelle avoir tiqué en voyant le film, mais c'est une séquence
>assez courte du film, pas la riason d'être de tout le scénario comme
>dans "Sleepers".

Justement, elle n'en passe que mieux, devient habituelle, familière.
Le stratège est habile, Clint Eastwood me gonfle avec ses idées
primitives de justicier à la con.

>La phrase est prononcée dans le film ???? Ca m'a échappé alors. Je
>n'aurais pas manqué de relever une allusion aussi limpide.

Bah si, le pire c'est qu'il n'y a pas une once d'humour. Le film
comporte même quelques vues en caméra subjective, identification
voulue donc. Je ne regarde plus les Mel Gibson de toute façon,
Braveheart a couronné mon opinion sur sa pauvre personne. Ils vont
bien ensemble ces deux-là, Richard Donner et Gibson.

>C'est évidemment bien là tout le problème. Que des personnages tuent et
>soient quand même présentés comme des personnages "positifs". Ceci dit,
>il faut quand même ne pas tout confondre. Ghost Dog tue également par
>vengeance et il ne me viendrait pas à l'idée de le reprocher au film.

Bien sûr, il faut savoir déceler la facilité, l'extrapolation etc...
De toute façon, il n'est pas difficile de repérer ce genre de films,
il n'y a rien dedans. C'est un film qui ne fait que passer, qui n'a
pas d'idées sauf des mauvaises et une mise en scène qui fait du bruit.
Un film qui n'apporte rien, amnésique et qui contamine. Enfin si, ça
peut énerver et donner un mauvais exemple à ne pas suivre.

>> Dans les
>> deux cas, le contexte est de même sensiblement important, époque,
>> situations etc... Du superflu renforcé d'esthétique archi-voyante, du
>> fuyant, toujours et encore.

>Je n'ai rien compris à ce paragraphe. C'est normal ? :-)

Pour t'aider, je te dis que tu peux rajouter "John Woo" n'importe où
dans le paragraphe. Ah que je suis méchant mais j'ai une excuse et
j'en profite. Ceci est mon dernier post pour un (très) bon bout de
temps (voire années) pour cause de projets divers et bouffeurs de
temps plein, et je déménage demain donc dodo ce soir d'heure bonne.
Avec regrets mais obligations, je salue par politesse la présente
assemblée. Bye !

Et Pierre il va me dire que je fuis la discussion. Alors que non. Et
en plus, j'avais même pas envie de me répéter sur le cas Woo.

Ca tombe bien donc.

Allez, un dernier pour la route et pour faire de beaux rêves : Woo est
un enfant gâté à qui il est grand temps de confisquer ses jouets.

Ah lala, cet insatiable besoin d'être méchant... (Jbb syrhe oyrhr)

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