Je l'ai entendu parler de cela auparavant : il avait dit que c'était
sympa, jouait sur le patois (avec des imprécisions Bergues est plutôt
flamand que picard), mais très moyen tout compte fait. Je suis assez
d'accord. Pour que ce film dépasse La Grande Vadrouille il faut vraiment
que les spectateurs français soient sacrément en manque de bons films
comiques ces dernières années (désolé, Nestor, même OSS 117 est moyen,
bon pastiche, mais c'est un comique facile et peu innovant).
> On Wed, 30 Apr 2008 17:21:04 +0200, "Yoki" <yokinos...@hotmail.com>
> wrote:
>
> >Le problème du cinéma français, c'est le mépris total du public de la part
> >de cinéastes et d'acteurs prétentieux. Prenez par exemple la Reine Margot de
> >Chéreau avec Adjani et comparez-le à la flamboyante version de Jean Dréville
> >et Jeanne Moreau ou même avec des films anglo-saxons comme Elisabeth...
> >Bienvenue... cartonne parce que, pour une fois, le peuple a le sentiment
> >qu'on a fait un film pour lui et non pour plaire au milieu...
>
> Système inverse de l'autre côté : le cinéma américain, anglo-saxon méprise
> le public en lui donnant exactement ce qu'il veut, ce qui fait qu'il ne
> découvre rien que lui-même dans la glace, narcissiquement parlant, et a à
> faire face à un formatage mondial des visions et des émotions pour remplir
> les salles.
Zodiac
Into The Wild
No Country For Old Men
There Will Be Blood
Ratatouille
La Vengeance dans la peau
En cloque, mode d'emploi / Supergrave / Walk Hard
Tout ça rien que pour 2007.
Et on pourrait aussi citer I'm Not There, Gone Baby Gone, À bord du
Darjeeling Limited, Juno...
Si c'est ça "mépriser le public", je suis prêt à être méprisé deux ou
trois fois par jour dans ces conditions.
En effet, le fait intéressant de 2007, c'est la réémergence, outre
quelques superproductions bien faites, d'un cinéma d'auteur de valeur et
rencontrant généralement des échos favorables auprès d'un public plus
exigeant. On verra cette année si ça se confirme mais il y a toute une
structure de distribution qui semble s'être mise en place et qui permet
à ces films de trouver enfin un public alors qu'avant ils avaient du mal
à coexister avec les productions à très gros budget.
> On ne fait pas un film POUR le public, pour aller dans son
> sens. Et aucun grand artiste ne fait cela. D'ailleurs, on le sent bien,
> d'un point de la planète à un autre, d'une manière plus générale.
Le problème aussi, c'est qu'il suffit ensuite au premier imbécile venu
de décréter qu'un film est fait pour son public pour l'estampiller en
tant que daube. Le cinéma américain est plus complexe que ça et, en
dépit de ses tares, de la pression commerciale et tout et tout, il y a
actuellement plus de films créatifs et intéressants dans le cinéma
américain que dans le cinéma français.
--
FK
"Send lawyers, guns and money..."
Non. On écrit/réalise un film pour LE public, mais pas pour UN public.
Sinon, c'est de la masturbation. La mise en scène, la focalisation c'est
PRECISEMENT à l'intention du public, pour l'amener quelque part, le
surprendre, l'interroger.
Dans le cas contraire, cela signifie qu'être artiste, c'est guère
différent qu'écrire un blog. Ben non. Dès que l'on veut dire quelque
chose, cela implique qu'on s'adresse à quelqu'un, et on cherche les
moyens qui sont adéquats. Après, chacun à sa propre conception des
"moyens adéquats", y'a les putassiers, et y'a les autres, mais le public
est pris en compte.
Si le public n'était pas important, pourquoi faire des concerts ?
> Zodiac
> Into The Wild
> No Country For Old Men
> There Will Be Blood
> Ratatouille
> La Vengeance dans la peau
> En cloque, mode d'emploi / Supergrave / Walk Hard
>
> Tout ça rien que pour 2007.
>
> Et on pourrait aussi citer I'm Not There, Gone Baby Gone, À bord du
> Darjeeling Limited, Juno...
J'ai vu très récemment "Les Fils de l'Homme" (à ne pas confondre, je le dis
pour les connaisseurs de sf qui ne l'auraient pas vu, avec "Le Fils de
l'Homme", extraordinaire roman de Silverberg bonne époque.)
Cuarón est un réalisateur qui en effet s'affranchit plutôt bien des plus
grosses contraintes hollywoodiennes ou de l'actionnariat en général, et même
quelque peu dans Azkaban et le corset pourtant doublement implacable de ces
derniers et bien sûr du Système Potter.
Il connaît sans doute assez bien l'industrie pour avoir majoritairement
travaillé pour elle (TV). Mais ça ne suffit pas à tout expliquer.
Les Fils de l'Homme n'est pas un film qui datera. Mais il est vrai qu'on y
sent cette forme très récente d'affranchissement dont tu parles.
La direction d'acteur (un de ses points saillants) comme le casting sont
comme d'habitude superbes. Et nulle trace de chantilly dans le portrait de
l'humanité comme celui des personnages principaux.
Il manque toujours trop, mais tout de même un beau film qui ne sent pas le
block, le fast, la propagande, le populisme, le facile, le rendement, la
sauce, le crédit, la pulsion, les évitements.
C'est déjà pas mal.
> Yannick Rolandeau a écrit :
>> On ne fait pas un film POUR le public, pour aller dans son
>> sens. Et aucun grand artiste ne fait cela. D'ailleurs, on le sent
>> bien, d'un point de la planète à un autre, d'une manière plus
>> générale.
> Non. On écrit/réalise un film pour LE public, mais pas pour UN public.
"LE Public" ? Tu écris tes livres pour "LE Public" ?
> Sinon, c'est de la masturbation.
Non, pas toi.
> La mise en scène, la focalisation
> c'est PRECISEMENT à l'intention du public, pour l'amener quelque
> part, le surprendre, l'interroger.
Pas LE Public. Tu sais que ce mot est tout d'(abord fortement connoté et que
l'utiliser sans avis est déjà faire un choix particulier. C'est le mot
favori des démagogies cabotines, populaires au minimum, sinon politiques
voire populistes.
Le public n'existe pas en tant qu'entité. C'est un mot qui n'a de sens que
lorsqu'une foule se forme. Avec tout ce que cela sous-entend sur une
ribambelle de plans.
Sinon, il s'agit du rapport d'un humain (ou plusieurs) à un humain multiplié
dans le même geste par le nombre d'écoutants égal à leur diversité, leur
altérité.
LE Public est un mot qui désagrège cette somme d'altérités en agrégeant un
golem de masse équivalente de pur argile.
> Dans le cas contraire, cela signifie qu'être artiste, c'est guère
> différent qu'écrire un blog.
Non. Ce serait le cas si l'émission ne suffisait qu'au satisfecit de l'ego.
Si celui-ci réclame toujours /plus ou moins/ son tribut, la différence vient
de l'oeuvre, de sa qualité.
> Ben non. Dès que l'on veut dire quelque
> chose, cela implique qu'on s'adresse à quelqu'un, et on cherche les
> moyens qui sont adéquats. Après, chacun à sa propre conception des
> "moyens adéquats", y'a les putassiers, et y'a les autres, mais le
> public est pris en compte.
> Si le public n'était pas important, pourquoi faire des concerts ?
Ecoute, lis les artistes qui ont laissé, qui laissent de nombreux
témoignages sur ce *pourquoi*, qu'il tentent d'y répondre, ou qu'ils
reconnaissent là une difficulté irrésolue - pour certains ontologiquement ou
philosophiquement irrésoluble.
Il y a beaucoup à dire, évidemment - bien que sans doute bien peu qui n'ait
été dit.
Sacha
> Il manque toujours trop, mais tout de même un beau film qui ne sent pas le
> block, le fast, la propagande, le populisme, le facile, le rendement, la
> sauce, le crédit, la pulsion, les évitements.
Pas de propagande ???? Le discours est quand même tellement à gauche
qu'à côté Charlie Hebdo, c'est Présent.
Mais sur le plan du style, c'est assurément splendide, avec une
utilisation du plan séquence à tomber par terre. Il y a eu récemment un
autre plan séquence ahurissant dans "Reviens-moi" avec l'armée en
anglaise en déroute près de Dunkerque.
> Sacha Martinetti-Lévy <sacha....@freesurf.fr> wrote:
>
>> Il manque toujours trop, mais tout de même un beau film qui ne sent
>> pas le block, le fast, la propagande, le populisme, le facile, le
>> rendement, la sauce, le crédit, la pulsion, les évitements.
> Pas de propagande ???? Le discours est quand même tellement à gauche
> qu'à côté Charlie Hebdo, c'est Présent.
Je n'ai pas vu le penchant de la dictature (par nature ambidextre). On est
dans l'extrême des extrêmes, amplifiés par le situation.
C'aurait été une dictature d'extrême-gauche, comme dans les premiers romans
de SF de Peter Hamilton (quasiment inconnus à côtés de ses séries énormes
telle "l'Aube de la Nuit"), je n'aurais pas vu la différence. Ce n'est pas
de la mauvaise foi, faut dire que je ne l'ai vu qu'une fois, et j'ai été
emporté par les plans séquence que tu cites, le style, l'humanité des
caractères, c'est un film prenant.
J'ai pensé à Hamilton (qui n'est pas un grand écrivain, je précise, il
délaye tellement que c'en est à sauter les pages par deux) parce que
l'époque comme le lieu sont quasiment les mêmes.
Mais justement dans une dictature d'EG. Il n'y a pas de différences, parce
que les conditions environnementales sont également catastrophiques même
s'il n'y a pas le problème tout à fait particulier (et efficacement traité
au début avec BB Diego) de cette histoire.
Mais je le verrai évidemment la prochaine fois. Je me suis laissé happer
d'une façon sans doute beaucoup trop fébrile pour m'en rendre directement
compte.
> Mais sur le plan du style, c'est assurément splendide, avec une
> utilisation du plan séquence à tomber par terre. Il y a eu récemment
> un autre plan séquence ahurissant dans "Reviens-moi" avec l'armée en
> anglaise en déroute près de Dunkerque.
OK.
Et encore une fois, tu m'as mal lu, surtout. Si j'ai fait la
distinction entre "LE" public et "UN" public, c'est pas du tout un effet
de style. Ce n'est pas parce que les démagogues parlent DU public qu'ils
écrivent pour LE public. Justement, les auteurs démagogues écrivent pour
UN public, un ensemble précis qu'ils peuvent caractériser. C'est toute
la différence.
Même Kafka, qui n'a jamais publié, écrivait pour LE public. Sinon, il
n'y aurait pas de style et pas de propos.
> Ce que ça veut dire, ce n'est pas que l'artiste se moque du public mais
> qu'il crée sans se préoccuper de l'ego du public. Et c'est bien ce que
> faisait Flaubert par exemple. Et évidemment de son propre ego d'artiste
> sinon on tombe dans l'art dit contemporain qui a mis son nombril au centre
> de son oeuvre au point où ce n'est plus l'oeuvre qui dit l'artiste mais
> l'artiste qui dit l'oeuvre (urinoir de Duchamp symbolise cela). L'artiste
> est devenu Dieu et comme tout le monde se veut et se prétend artiste, tout
> est art etc. Le jour où le tout le monde fera un roman, il n'y aura plus de
> roman. Ce sera effectivement l'ère du blog, de l'incontinence narcissique
> généralisée, du j'écris comme je pisse.
> --
> Yannick Rolandeau
>
> "Il n'y a pas de lucidité sans séparation."
> Philippe Muray
Outre le fait que cette succession de clichés type "café du commerce" est le
calque de ce que prétend l'extrême droite, on apprend ici avec intérêt que
seuls quelques élus possèdent le droit à écrire un oeuvre.
Comme si cette phrase n'était pas un cliché "café du commerce" =
"extrême droite"... Il ne s'agit pas là d'arguments, mais d'étiquettes
infamantes qui dispensent de justifier son opinion désapprobatrice et
bien sûr supérieure.
> On Sat, 03 May 2008 10:21:33 -0400, dlink <dl...@clochettes.fr> wrote:
> Surtout de la part de quelqu'un qui édite Marine Le Pen et des proto-nazis
> comme Jean Mabire, c'est poilant. Muscleman est en fait l'éditeur fils à
> papa, Editions Jacques Grancher.
Quel est le rapport entre proto-nazisme et fils à papa ? J'estime
regrettable que dans un réquisitoire que tu souhaites objectif tu fasses
des attaques personnelles qui suggèrent que tu fais une fixation sur
lui. Il serait également bon que tu donnes le nom de ces fameux autres
"proto-nazis" plutôt que de toujours invoquer un type qui avait 17 ans
en 1944, ce qui en fait plutôt un post-nazi qu'un proto, d'ailleurs.
Les ouvrages de Jean Mabire présents au catalogue, avaient été, si ma
mémoire est bonne, précédemment publiés par Fayard ou les Presses de la
cité. Sa présence au catalogue n'est en tout cas pas une caution
apportée à ses idées. Il s'agit de vendre à des gommeux fascinés par la
Seconde Guerre Mondiale, comme d'autres sont fascinés par le
sado-masochisme, des livres historiques traitant de sujets sur lesquels
un des meilleurs connaisseurs était un mystique illuminé obsédé par la
cause normande, l'Atlantide et Thulé, et compagnon de route du FN. Je ne
doute pas que si Fayard ou Grancher avaient pu trouver un type plus
coulant et moins cinglé pour écrire sur ces sujets, ils auraient
préféré. Et ça aurait évité de donner une pseudo-respectabilité à son
nom en le publiant. Mais ils ont quand même signé avec lui et c'est sur
ce point qu'on peut leur en vouloir.
Je distinguerais également Mabire, pris comme "historien", des deux
autres auteurs sulfureux proches de l'extrême-droite (tu oublies Charles
Baur, ancien président UDF de la région Picardie, réélu en 1998 avec les
voix des élus FN), présents au catalogue Grancher. C'est jouer sur la
fascination sulfureuse qu'exerce l'extrême-droite dans l'imaginaire et
c'est de la cuisine éditoriale peu ragoûtante. Et qui consiste à se
pincer le nez en espérant un succès de scandale. Il faut néanmoins
remarquer que parler de l'extrême-droite est une façon hyper-facile de
faire parler de soi.
Remarque ce que tu fais d'ailleurs : pour donner de l'écho à tes cris
d'orfraie sur les soi-disants doubles propos de Grancher sur le compte
d'auteur, tu tartines avant un gros paragraphe de "nazis" et de "Le Pen"
sans rapport avec la choucroute...
>
> En plus c'est rigolo, le même se moquait du compte d'auteur alors que :
>
>
http://www.grancher.com/comptedauteurs.php?PHPSESSID=b85f7535af21aa17c6c
5a1e9b6f480f2
>
> Poilant à mort. Et encore plus poilant mais je le réserve pour plus tard.
Il y a des points où je ne prendrais pas sa défense mais cette page est
à mes yeux en phase avec ses déclarations sur le forum. Il n'a jamais
attaqué le principe du compte d'auteur mais la politique de certains
éditeurs qui exploitent les aspirants écrivains en leur faisant signer
un contrat qui flatte leur vanité (un livre présent au catalogue, un
tirage significatif) et se retourne contre eux. C'est exactement ce
qu'on trouve sur cette page. Si les gens tiennent à tout prix à être
publiés, il propose les services de sa maison d'édition mais il leur
fixe d'emblée des limites "raisonnables". D'autres sauront mieux que moi
dire s'il s'agit de fausses assurances afin de plumer le gogo.
S'il se moquait de quelque chose ou de quelqu'un, c'était plutôt de ceux
qui tombaient dans le panneau. Et s'il s'est moqué de toi sur ce
chapitre, c'est, à juste titre, pour t'être vanté d'avoir un contrat
d'édition et d'avoir été publié, alors que, si tu as bien un contrat, il
ne s'agit pas d'un contrat d'édition et qu'il relève d'un régime
assimilé au compte d'auteur.
> Il lui reste l'option "Je déconne", "Je fais exprès" et la nouvelle
> "J'assume", ce qui permet de faire les pires conneries sans culpabiliser.
> De plus, comme l'ignorance crasse ne s'apprend pas, ni le moralisme de bas
> étage, on trouve ce genre de critique dans tous les essais qui critiquent
> l'art dit contemporain.
Tes propos n'en relèvent pas moins d'une position sommaire style café du
commerce avec des expressions à l'emporte-pièce. On retire la caution de
Flaubert et la mention de Duchamp et ça fait vraiment vieux beauf qui
dit ça entre deux pastis en avalant des cahouètes.
N'importe quoi. Fallait absolument placer "extrême droite" ? c'est ça ?
> on apprend ici avec intérêt que
> seuls quelques élus possèdent le droit à écrire un oeuvre.
Non, on n'apprend pas cela, vous l'avez inventé !
Et attribué à votre interlocuteur.
> Yannick Rolandeau <yr...@yrol.invalid> wrote:
>
>>On Wed, 30 Apr 2008 17:21:04 +0200, "Yoki" <yokinos...@hotmail.com>
>>wrote:
>>
>>>Le problème du cinéma français, c'est le mépris total du public de la part
>>>de cinéastes et d'acteurs prétentieux. Prenez par exemple la Reine Margot de
>>>Chéreau avec Adjani et comparez-le à la flamboyante version de Jean Dréville
>>>et Jeanne Moreau ou même avec des films anglo-saxons comme Elisabeth...
>>>Bienvenue... cartonne parce que, pour une fois, le peuple a le sentiment
>>>qu'on a fait un film pour lui et non pour plaire au milieu...
>>
>>Système inverse de l'autre côté : le cinéma américain, anglo-saxon méprise
>>le public en lui donnant exactement ce qu'il veut, ce qui fait qu'il ne
>>découvre rien que lui-même dans la glace, narcissiquement parlant, et a à
>>faire face à un formatage mondial des visions et des émotions pour remplir
>>les salles.
>
> Zodiac
> Into The Wild
> No Country For Old Men
> There Will Be Blood
> Ratatouille
> La Vengeance dans la peau
> En cloque, mode d'emploi / Supergrave / Walk Hard
>
> Tout ça rien que pour 2007.
Nightwatching
The Assassination of Jesse James by the Coward Robert Ford
Across the Universe
The Savages
First Snow
Rendition
He Was a Quiet Man
December Boys
In the Valley of Elah
Love In The Time Of Cholera
The Mist
The Kingdom
Lions For Lambs
Bee Movie
Futurama: Bender's Big Score
You Kill Me
Superbad
I am a legend
American Gangster
No End in Sight
Hairspray
Atonement
Death Sentence
Grindhouse
Talk To me
Battlestar Galactica: Razor
1408
Broken English
3:10 To Yuma
Evening
Waitress
Planet Terror
Blades Of Glory
Mr. Brooks
Death Proof
Reign Over Me
Hot Fuzz
Knocked Up
Ocean's Thirteen
Goodbye Bafana
In The Land Of Women
Fracture
The Bourne Ultimatum
The Simpsons Movie
The Lookout
Seraphim Falls
> Et on pourrait aussi citer I'm Not There, Gone Baby Gone, À bord du
> Darjeeling Limited, Juno...
>
> Si c'est ça "mépriser le public", je suis prêt à être méprisé deux ou
> trois fois par jour dans ces conditions.
>
> En effet, le fait intéressant de 2007, c'est la réémergence, outre
> quelques superproductions bien faites, d'un cinéma d'auteur de valeur et
> rencontrant généralement des échos favorables auprès d'un public plus
> exigeant. On verra cette année si ça se confirme mais il y a toute une
> structure de distribution qui semble s'être mise en place et qui permet
> à ces films de trouver enfin un public alors qu'avant ils avaient du mal
> à coexister avec les productions à très gros budget.
>
>>On ne fait pas un film POUR le public, pour aller dans son
>>sens. Et aucun grand artiste ne fait cela. D'ailleurs, on le sent bien,
>>d'un point de la planète à un autre, d'une manière plus générale.
>
> Le problème aussi, c'est qu'il suffit ensuite au premier imbécile venu
> de décréter qu'un film est fait pour son public pour l'estampiller en
> tant que daube. Le cinéma américain est plus complexe que ça et, en
> dépit de ses tares, de la pression commerciale et tout et tout, il y a
> actuellement plus de films créatifs et intéressants dans le cinéma
> américain que dans le cinéma français.
Très juste. Ne pas oublier, aussi, que le cinéma américain est, avant tout, une INDUSTRIE
et se doit donc d'être RENTABLE. ON ne doit donc pas s'étonner que certains films soient
traités comme des PRODUITS INDUSTRIELS et soient vendus comme tels, budget marketing en
conséquence. Faut dire qu'en mettant plus de 60 millions de dollars sur la table, on veut
savoir où on met les pieds.
Si, après avoir engrangé de gros bénéfices, il reste assez de fric pour faire du MÉCÉNAT,
c'est bien et ça finance les films plus "ardus" pour le public et au succès non garanti
par avance.
Somme toute, en analysant de près l'ensemble de la production US, ils ne s'en sortent pas
trop mal.
En fait, il y a chaque année , BEAUCOUP PLUS de bons films ( au sens intello du terme...)
que notre production française à la limite de la prétention ou trop souvent à la recherche
du gros coup (gros coup = faible budget + beaucoup d'entrées)....
ET puis, c'est pas en France qu'on risquera souvent 40 millions d'Euros sur un film.
On préfère donc se limiter à *jouer* dans la tranche 5 à 20 millions et surtout assurant
bien ses arrières, cad que le film est déjà rentabilisé par les chaînes TV, avances sur
recettes et autres subventions bien de chez nous.
En gros, on joue trop souvent dans la cour des petits...
Cinéma minable? De miséreux, c'est sûr...
Ya plus de Verneuil de nos jours...
En parlant de jeux et de sado-maso, je vous livre un fait assez mal connu chez nous
mais qui fut assez répandu dans les sixties en Israël: l'"Holocaust porn"
http://www.israelenews.com/view.asp?ID=893
Faut dire qu'à coté de ça, les petits jeux de MOsley & Co avec uniformes à la "frères
Dalton" semblent bien innocents mais n'ont pas évité cependant le surgissement automatique
et la "profonde émotion" des habituelles Organisations gardiennes du Temple...
> Il ne suffit pas de citer une simple liste sinon on cite tous les films qui
> sortent à ce titre-là. Et il va être bien plus redoutable de citer les
> cinéastes qui peuvent être mis comme cinéastes d'envergure par rapport aux
> précédents, ce qui à quoi se mesure la qualité et le talent.
Il se trouve malheureusement que le cinéma est un phénomène culturel et
économique dans lequel les cinéastes d'envergure sont et ont toujours
été minoritaires. C'est très facile de regretter que la programmation
est dominée par des conneries à gros budget, c'est plus délicat
d'admettre que sans ces conneries, il n'y aurait pas d'industrie, pas de
diffusion pour des films plus ambitieux. Les studios, ça coûte de
l'argent, les acteurs ont besoin de gagner leur vie vu qu'ils ne peuvent
pas attendre indéfiniment qu'un cinéaste d'envergure leur donne leur
chance. Et je crois sincèrement que le cinéma américain d'aujourd'hui
admet une plus forte pluralité de ton que le cinéma français.
Est-ce la faute au système de financement, au goût du public, à la
personnalité des auteurs ? Je n'en sais rien. Mais le cinéma américain,
quoique dominé par une production commerciale, est en meilleure forme
qu'il y a cinq ou dix ans.
>
> >Très juste. Ne pas oublier, aussi, que le cinéma américain est, avant
> >tout, une INDUSTRIE et se doit donc d'être RENTABLE. ON ne doit donc pas
> >s'étonner que certains films soient traités comme des PRODUITS
> >INDUSTRIELS et soient vendus comme tels, budget marketing en conséquence.
> >Faut dire qu'en mettant plus de 60 millions de dollars sur la table, on
> >veut savoir où on met les pieds.
>
> Ca n'en fait pas des films importants.
Ça ne les empêche pas (et c'est une tendance qui est réapparue
récemment) de coexister avec des films plus intéressants. Le discours
sommaire sur le cinéma américain était de constater que les merdes
étouffaient la qualité. Là, ce qui se passe, c'est qu'il y a toujours
des merdes mais que ça n'empêche pas un cinéma plus artistique de se
développer à côté.
Un autre fait qui est patent depuis trois ou quatre ans, c'est le retour
en force du documentaire, de l'essai cinématographique. Les Américains,
qui sont censés être des gros nullards qui gobent tout ce qu'il voit, à
en croire les discours européens, se passionnent en fait pour les sujets
polémiques. Il y en a maintenant un ou deux qui sortent par semaine...
> Il suffit de voir le nombre d'adaptations de série TV, de remake et j'en
> passe pour voir, ne serait-ce que la perte de vitesse même au sein
> d'Hollywood en quelques années. D'ailleurs, quels metteurs en scène ont-ils
> à mettre en comparaison ? On va chercher longtemps.
>
> >ET puis, c'est pas en France qu'on risquera souvent 40 millions d'Euros
> >sur un film. On préfère donc se limiter à *jouer* dans la tranche 5 à 20
> >millions et surtout assurant bien ses arrières, cad que le film est déjà
> >rentabilisé par les chaînes TV, avances sur recettes et autres
> >subventions bien de chez nous.
>
> Bah, je préfère voir un tel film comme un Otar Iosseliani qu'un gros film
> qui ratisse large.
Otar Iossellani est typiquement l'exemple du réalisateur dont on cite le
nom parce qu'il n'a jamais eu aucun succès public et qu'il fait ses
films avec des bouts de ficelle. Même si leurs cinémas sont très
différents, c'est comme Godard, à propos duquel Desproges disait que les
branchés parisiens préféreraient mourir que d'être plus que dix à avoir
compris son dernier film.
>
> >En gros, on joue trop souvent dans la cour des petits...
> >Cinéma minable? De miséreux, c'est sûr...
> >Ya plus de Verneuil de nos jours...
>
> Je crois que personne n'a dit que le cinéma français était meilleur. Cela
> ne sert à rien de resortir les deux oppositions.
Ça ne sert à rien au départ d'enfoncer globalement le cinéma américain.
> C'est sûr, s'il faut en plus cautionner la mystique des protos-nazis comme
> d'autres sont fascinés par le sado-masochisme, on va aller loin, surtout on
> est juif, ça fait même peur. Mais les éditeur sous cette forme, c'est
> compréhensible étant donné que l'on ne peut pas publier des récits
> proto-nazis directement. Le faire par le biais de l'histoire ou de "récits
> héroïques", ça passe mieux et c'est connu depuis longtemps. Et quand on
> pense qu'une insulte fait sortir les médias, là, ça fait doucement rigoler.
Pourrais-tu définir ce qu'est un "proto-nazi" ? Ton mot ne veut rien
dire dans le contexte où tu l'utilises. Tu fais une recherche Google, tu
vois plutôt Nietzsche, Wagner ou Hergé à propos desquels on s'interroge
sur le fait de savoir s'ils préfigurent le nazisme.
Tu pourrais parler de post-nazi, de néo-nazi, voire de péri-nazi. Mais
un "proto-nazi", c'est une expression relativement curieuse et moi, je
le comprends comme "j'ai envie de le traiter de nazi mais je ne peux
décemment pas alors je vais parler en semi-schtroumpf à la place."
>
> >> Il y a des points où je ne prendrais pas sa défense mais cette page est
> >> à mes yeux en phase avec ses déclarations sur le forum. Il n'a jamais
> >> attaqué le principe du compte d'auteur mais la politique de certains
> >> éditeurs qui exploitent les aspirants écrivains en leur faisant signer
> >> un contrat qui flatte leur vanité (un livre présent au catalogue, un
> >> tirage significatif) et se retourne contre eux. C'est exactement ce
> >> qu'on trouve sur cette page. Si les gens tiennent à tout prix à être
> >> publiés, il propose les services de sa maison d'édition mais il leur
> >> fixe d'emblée des limites "raisonnables". D'autres sauront mieux que moi
> >> dire s'il s'agit de fausses assurances afin de plumer le gogo.
>
> Là, il doit parler pour lui...
As-tu vraiment envie que l'essentiel du message que tu lègueras à
l'Humanité, celui qui vaudra pour les siècles des siècles se résume pour
l'essentiel à "c'est celui qui le dit qui l'est" ?
C'est d'autant plus stupide de ta part que les deux livres que j'ai
écrits pour le compte de cet éditeur en 2004 et 2005 étaient des
commandes d'éditeur. J'ai signé deux contrats d'édition, l'un en date du
14 octobre 2003, l'autre du 8 juin 2005, qui m'ont valu des avances,
autrement dit un payement de l'éditeur qui est le minimum garanti à
valoir sur les droits d'auteur.
>
> >> S'il se moquait de quelque chose ou de quelqu'un, c'était plutôt de ceux
> >> qui tombaient dans le panneau. Et s'il s'est moqué de toi sur ce
> >> chapitre, c'est, à juste titre, pour t'être vanté d'avoir un contrat
> >> d'édition et d'avoir été publié, alors que, si tu as bien un contrat, il
> >> ne s'agit pas d'un contrat d'édition et qu'il relève d'un régime
> >> assimilé au compte d'auteur.
>
> Comme fait alors M. Grancher... en publiant des livres à compte d'auteur.
> Sauf qu'en passant, toujours faux et mensonger en ce qui concerne le mien
> qui est bel et bien un contrat d'édition type et rémunéré. Et en plus vous
> n'en savez rien, c'est juste histoire de faire croire que l'autre est un
> imbécile qui ne peut pas publier en plus d'être un vantard alors que vous,
> oui (et encore, il faut voir la qualité de l'ouvrage). Toujours une
> grandeur d'âme hors pair. Ecrivez donc à Aléas qui ne publie rien à compte
> d'auteur. Et je montre le contrat de visu quand vous voulez. Evidemment,
> personne ne se déplacera comme d'habitude.
Le jour où tu feras se déplacer les foules n'est pas pour demain.
> Il ne suffit pas de citer une simple liste sinon on cite tous les films qui
> sortent à ce titre-là. Et il va être bien plus redoutable de citer les
> cinéastes qui peuvent être mis comme cinéastes d'envergure par rapport aux
> précédents, ce qui à quoi se mesure la qualité et le talent.
Il se trouve malheureusement que le cinéma est un phénomène culturel et
économique dans lequel les cinéastes d'envergure sont et ont toujours
été minoritaires. C'est très facile de regretter que la programmation
soit dominée par des conneries à gros budget, c'est plus délicat
d'admettre que sans ces conneries, il n'y aurait pas d'industrie, pas de
diffusion pour des films plus ambitieux. Les studios, ça coûte de
l'argent, les acteurs ont besoin de gagner leur vie vu qu'ils ne peuvent
pas attendre indéfiniment qu'un cinéaste d'envergure leur donne leur
chance. Et je crois sincèrement que le cinéma américain d'aujourd'hui
admet une plus forte pluralité de ton que le cinéma français.
Est-ce la faute au système de financement, au goût du public, à la
personnalité des auteurs ? Je n'en sais rien. Mais le cinéma américain,
quoique dominé par une production commerciale, est en meilleure forme
qu'il y a cinq ou dix ans.
>
> >Très juste. Ne pas oublier, aussi, que le cinéma américain est, avant
> >tout, une INDUSTRIE et se doit donc d'être RENTABLE. ON ne doit donc pas
> >s'étonner que certains films soient traités comme des PRODUITS
> >INDUSTRIELS et soient vendus comme tels, budget marketing en conséquence.
> >Faut dire qu'en mettant plus de 60 millions de dollars sur la table, on
> >veut savoir où on met les pieds.
>
> Ca n'en fait pas des films importants.
Ça ne les empêche pas (et c'est une tendance qui est réapparue
récemment) de coexister avec des films plus intéressants. Le discours
sommaire sur le cinéma américain était de constater que les merdes
étouffaient la qualité. Là, ce qui se passe, c'est qu'il y a toujours
des merdes mais que ça n'empêche pas un cinéma plus artistique de se
développer à côté.
Un autre fait qui est patent depuis trois ou quatre ans, c'est le retour
en force du documentaire, de l'essai cinématographique. Les Américains,
qui sont censés être des gros nullards qui gobent tout ce qu'il voient,
à en croire les discours européens, se passionnent en fait pour les
sujets polémiques. Il y en a maintenant un ou deux qui sortent par
semaine...
> Il suffit de voir le nombre d'adaptations de série TV, de remake et j'en
> passe pour voir, ne serait-ce que la perte de vitesse même au sein
> d'Hollywood en quelques années. D'ailleurs, quels metteurs en scène ont-ils
> à mettre en comparaison ? On va chercher longtemps.
>
> >ET puis, c'est pas en France qu'on risquera souvent 40 millions d'Euros
> >sur un film. On préfère donc se limiter à *jouer* dans la tranche 5 à 20
> >millions et surtout assurant bien ses arrières, cad que le film est déjà
> >rentabilisé par les chaînes TV, avances sur recettes et autres
> >subventions bien de chez nous.
>
> Bah, je préfère voir un tel film comme un Otar Iosseliani qu'un gros film
> qui ratisse large.
Otar Iossellani est typiquement l'exemple du réalisateur dont on cite le
nom parce qu'il n'a jamais eu aucun succès public et qu'il fait ses
films avec des bouts de ficelle. Même si leurs cinémas sont très
différents, c'est comme Godard, à propos duquel Desproges disait que les
branchés parisiens préféreraient mourir que d'être plus que dix à avoir
compris son dernier film.
Quant à la multiplication des adaptations des séries télé ou de comics,
des remakes et des suites, l'explication est toute bête : les
producteurs tiennent à avoir un nom qui dit vaguement quelque chose pour
lancer un produit. La plupart des adaptations sont des recréations qui
n'ont qu'un rapport anecdotique avec l'oeuvre d'origine. Mais le tout
est de faire passer ça pour un produit connu, histoire de le lier à une
franchise existante et de limiter les risques financiers. C'est très
cynique mais c'est le comportement de la plupart de ceux qui financent
des films de plus de 100 millions de dollars, Pixar étant une exception
heureuse à la règle.
>
> >En gros, on joue trop souvent dans la cour des petits...
> >Cinéma minable? De miséreux, c'est sûr...
> >Ya plus de Verneuil de nos jours...
>
> Je crois que personne n'a dit que le cinéma français était meilleur. Cela
> ne sert à rien de resortir les deux oppositions.
Ça ne sert à rien au départ d'enfoncer globalement le cinéma américain.
--
> Et s'il s'est moqué de toi sur ce
> chapitre, c'est, à juste titre, pour t'être vanté d'avoir un contrat
> d'édition et d'avoir été publié, alors que, si tu as bien un contrat, il
> ne s'agit pas d'un contrat d'édition et qu'il relève d'un régime
> assimilé au compte d'auteur.
Les pseudo-livres tels que celui du "cinéaste" "critique" et désormais
"écrivain" sont inexistants puisque non distribués et introuvables. Mais
leur auteur s'en prévalent ensuite, en omettant soigneusement de préciser le
contexte de cette "publication". Le principal à leurs propres yeux est de
faire croire qu'ils sont reconnus.
Une fois j'ai parlé un bon quart d'heure avec Jacques Chirac. C'est comme si
par la suite je commençais une phrase dans un dîner en ville par : "comme
me le disait le Président...".
Les éditeurs microscopiques surfent sur les égos blessés.
Surtout qu'il finance par au moins 50% les fonds d'aide au cinéma français récupérés sur
les entrées.
>> Comme fait alors M. Grancher... en publiant des livres à compte
>> d'auteur. Sauf qu'en passant, toujours faux et mensonger en ce qui
>> concerne le mien qui est bel et bien un contrat d'édition type et
>> rémunéré. Et en plus vous n'en savez rien, c'est juste histoire de
>> faire croire que l'autre est un imbécile qui ne peut pas publier en
>> plus d'être un vantard alors que vous, oui (et encore, il faut voir
>> la qualité de l'ouvrage). Toujours une grandeur d'âme hors pair.
>> Ecrivez donc à Aléas qui ne publie rien à compte d'auteur. Et je
>> montre le contrat de visu quand vous voulez. Evidemment, personne ne
>> se déplacera comme d'habitude.
> Le jour où tu feras se déplacer les foules n'est pas pour demain.
C'est tout ? Après tout ce bordel ? François, non : Tu préfères entériner
les milliers de pages pourries nées du sujet par le même genre de réaction
collégienne que tu dénonces chez ton interlocuteur ?
Certains ici ont été, ton éditeur, toi, Olivier, d'autres, à l'apparence
fondants de certitudes et amusés par cet asticot qui se tortillait dans la
brûlure de vos regard cruels d'enfants (quand quelqu'un se montre important,
demandez-lui où est sa souffrance), mal endémique de notre engeance avec
toutefois des réactions immunitaires très diverses à la contagion.
L'humanité est bien la mémoire face à l'imprégnation instinctive absolue ?
Le peu d'humanité serait donc le peu de mémoire qui arrive toutefois à
défaire quelques fils du tissu de la trame instinctive. Situons-y le libre
arbitre et sa fille Ariane si nous le voulons.
La mémoire justifierait ce si court voyage jusqu'à cette paperasse. Il ne
s'agit pas de "foules" dans un effort d'humour bien loin de tes performances
habituelles.
La vérité est l'argument le plus adroit, le plus fort, le plus définitif.
Machiavel, toujours très loin de son adjectif post-mortem quasi
contradictoire d'avec son ouvre, en disait le plus grand bien, pour peu
qu'on l'emploie en toute connaissance de la Carte. C'est ici le cas, du
moins entre nous.
Tu ne serais pas son éditeur, et François n'aurait pas de contentieux avec
Yannick, il t'aurait éreinté pour oser dire qu'un livre est inexistant parce
que non /distribué/ ou /introuvable/.
C'est parfois le fait - je parle du vivant de leurs auteurs - de talents qui
croisent un immense transatlantique en barque, comme dans Amarcord, et qui
pourrait bien s'avérer être le Titanic.
Je le sais pour le lire depuis si longtemps, et des exemples, il y en a des
tonnes.
Les ego blessés, il y en a partout, la majorité des ego.
Il y a, comme toujours, de la madame Irma qui traîne, du procès d'intention.
Et de plus, tu tapes en réunion sur un type, et quand il s'énerve et finit
par dire une connerie sous l'effet de la tension, c'est évidemment de sa
faute, pas de la faute des coups misérables de ses petits persécuteurs.
J'espère bien que François s'élèvera un jour contre ces pratiques infâmes,
au delà de cette longue altercation avec un seul homme, altercation qui ne
saurait définir une manière d'être quoiqu'il se soit passé. J'insiste,
quoiqu'il se soit passé.
Ton exemple de Chirac fonctionne avec certains, plus de chez toi, je pense.
Mais là, tu es aveugle. Tu ne sais pas du tout ce sur quoi, non pas son
éditeur ou ses éditeurs web s'appuient (et qui est classique en 4 de couv),
il aurait pu prendre appui, dire, se vanter, et même sans la moindre
prolixité.
Et oublie ces questions de toutous qui ne me toucheront jamais : Tu n'es
jamais intervenu ici que pour défendre ton bizz, le carnet noir et dix posts
de cinq lignes pour dire rien sur quelques films. Le bull, qu'on ne voit
jamais sinon, on sait toujours pourquoi il vient pisser sur les dernières et
rares colonnes d'frcd, dont il n'a jamais rien eu à foutre, contrairement à
beaucoup. Paix.
Je te renvoie à tes minuscules manières, éditeur.
> On Mon, 5 May 2008 19:07:46 +0200, "Sacha Martinetti-Lévy"
> <sacha....@freesurf.fr> wrote:
>
>> Tu ne serais pas son éditeur, et François n'aurait pas de
>> contentieux avec Yannick, il t'aurait éreinté pour oser dire qu'un
>> livre est inexistant parce que non /distribué/ ou /introuvable/.
>
> Ce qui est déjà faux et mensonger.
>
> http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2843011442/qid=1150832392/br=1-1/ref=br_lf_b_0/171-7896959-2460266
>
>
> http://www.amazon.fr/Encyclop%C3%A9die-cin%C3%A9ma-ringard-bazar-dessais/dp/2733908960/ref=sr_1_2/171-1865642-8313019?ie=UTF8&s=books&qid=1210008074&sr=1-2
>
> http://livre.fnac.com/a1590194/Francois-Kahn-Encyclopedie-du-cinema-ringard?OrderInSession=1&Mn=-1&SID=d6a8bbbe-a41d-9611-d3e2-34f4af078318&TTL=210620062016&Origin=FnacAff&Ra=-1&To=0&Nu=1&UID=0a726a1f7-ffb6-90b5-63ed-8b18eb4392bb&Fr=0
>
> Et le sien est plus indisponible que le mien. Même sur Amazon et la
> Fnac.
Mais il ne s'agit pas d'une guérilla entre auteurs. J'en ai tellement marre
de cette folie qui n'a pas tué le forum, non, c'était plus dans l'air du
temps de tuer une poche d'épice et créer à côté des fora modérés, quasiment
tous dorénavant sous la main-mise de minus habens qui confondent modération
et convivialité mécanique.
De toute façon, la censure ne pouvait fonctionner qu'au niveau d'un état (et
encore, si elle ne détenait pas les moyens de la modernité, et là, c'est
foutu. La censure était un fouet, l'Enfer de la Bibliothèque - je parle en
France - une énergie de tension). Si elle s'étend jusqu'aux plus petites
cellules, c'en est fini de la précieuse /liberté d'expression/ qui a existé
parfois dans certains états durant des temps minuscules.
Profitez de vos jouets, c'est pour bientôt. D'ailleurs ça a commencé de tous
côtés. Sans compter que nos gouvernants ne savent même plus ce qui va
advenir. Les territoires se redistribuent dans un premier temps, avant
d'être rapidement écossés de leurs prérogatives nationalistes. Celui qui
pense encore aux pays d'antan pleurera un lac, sinon un océan.
Alors oui, les singes s'agitent toujours. La prochaine leçon sera drastique,
et notre affaire de savoir quel livre est réel selon quelles lois et l'autre
pas, les vilénies, les remords et les coups-bas, tout ceci nous apparaitra
comme une sorte de chant du cygne de nos orgueils en forme de colonne
vertébrale.
Je n'étendrai pas la pâte, puisque je sais la réalité des sottises qui t'ont
été transmises.
Mais j'ai tellement répété (come l'écho dans une caverne vide), aujourd'hui
encore, qu'il était si simple, si simple de vérifier cette localité légale,
qui finit par devenir improbable tant on à faire ailleurs.
Cédric a raison bien qu'il ne l'ait pas dit de cette manière : Sisyphe. Mais
qu'ai-je fait ailleurs pour mériter ce supplice ? Et comment ne suis-je pas
capable d'y mettre fin.
> Ensuite, personne n'a enfoncé le cinéma américain par essence ou alors il
> faut retirer tout droit à la critique de critiquer car personne n'a dit que
> le cinéma américain était mauvais de part en part ou par essence. En
> oubliant que par ailleurs l'on peut maudire le cinéma français sans
> s'attirer la moindre critique. Mais le cinéma américain est devenu
> franchement mauvais comme le cinéma français.
Comme le disait Emmanuel Kant dans la préface de la Critique de la
raison pure, il faut effectuer l'analogue de la révolution copernicienne
et s'interroger sur les fondements de la métaphysique non dans un ordre
extérieur mais dans un ordre rationnel propre au sujet pensant.
Dans le cas présent, il faut se demander si c'est le cinéma qui est
devenu intrinsèquement mauvais ou l'observateur qui est devenu aigri.
> Et enfin, faire croire qu'il ne faille pas le critiquer parce qu'il finance
> les aides récupérées, c'est se moquer du monde et faire de la censure par
> rebond, "comme de ne rien dire car sinon plus de sous !" Et donc ferme-là !
> Merci d'une telle pensée libérale, en plus d'assujettir financièrement un
> cinéma à un autre et donc de ne pas le rendre indépendant.
On peut le critiquer artistiquement mais le critiquer globalement et lui
dénier toute utilité alors que sans lui pas de financement du cinéma
français d'auteur, c'est un raisonnement à courte vue.
> C'est tout ? Après tout ce bordel ? François, non : Tu préfères entériner
> les milliers de pages pourries nées du sujet par le même genre de réaction
> collégienne que tu dénonces chez ton interlocuteur ?
La psychiatre suisse Elisabeth Kübler-Ross est célèbre pour sa typologie
du processus de deuil (ou de la mort annoncée) en cinq étapes :
1) le déni
2) la colère
3) le marchandage
4) la dépression
5) l'acceptation
C'est un modèle qui résume les différentes étapes de la pensée adulte
confrontée à la mort et qui a inspiré une bonne part de la réflexion
dans les soins palliatifs.
Bon, moi, je ne connaissais pas avant l'épisode des Simpson où Homer est
convaincu qu'il va mourir après avoir mangé du fugu dans un restaurant
japonais. Ça a d'ailleurs fait un excellent gag où Homer passe à travers
les cinq étapes en vingt secondes pendant que le Dr Hibbert explique ça
à Lisa. Mais il paraît que c'est du sérieux. Si si : il y a une page
Wikipedia dessus.
Maintenant, examinons Yannick face à cette histoire de contrat.
Yannick, il y a six mois : phase 1, le déni.
Yannick, il y a deux mois : phase 1, le déni.
Yannick, hier : phase 1, le déni.
Je m'autorise, Sacha (moi aussi, j'ai le droit de faire des effets
rhétoriques à la mords-moi-le-nœud) à faire une boutade parce que je ne
suis pas confronté à un titan de la pensée critique européenne mais à
Yannick Rolandeau.
Qui a lancé de nouveau le débat sur le compte d'auteur ici ? Yannick
Rolandeau.
Qui se targue de preuves irréfutables, comme une photocopie d'un
annuaire ? Yannick Rolandeau.
Ton ami, Sacha, s'enferre dans une question qui aurait dû être anodine
ou triviale, en tout cas qui aurait dû cesser dans la première
discussion au bout de quelques messages, et montre par là-même son
profond pathétique (ce qui n'a rien de drôle) et sa totale immaturité
(ce qui l'est beaucoup plus). Son message de départ, c'était "Grancher
donne une tribune aux sympathisants du nazisme et de l'extrême-droite et
en plus, regardez-le bien en face, il fait aussi du compte d'auteur,
alors qu'il s'en prenait aux éditeurs qui font du compte d'auteur."
Il y a des esprits éclairés qui arrivent à élargir un problème
particulier à une question générale et universelle.
Yannick Rolandeau fait partie du reste de cette même humanité, de ce
reste qui peut dire : "Mon voisin était un serial killer mais surtout ce
monstre m'avait piqué ma place de parking." S'il faut que je prenne au
sérieux et réponde méthodiquement comme si c'était la réflexion la moins
désintéressée de l'histoire de la pensée occidentale, j'ai dû louper un
épisode.
Bref, de deux choses l'une. Ou Yannick n'a pas publié son livre avec un
statut proche du compte d'auteur ou il l'a fait.
Si c'est un contrat d'édition classique, pourquoi se focaliser sur un
forum avec peu de retentissement où quelques "jaloux" remettraient en
question ce statut ? Pourquoi rassembler ses efforts pour une cause
tellement mineure ? Le Figaro Magazine dit que c'est imposant. Pourquoi
ne pas convaincre d'autres Figaro Magazine plutôt que de s'escrimer sur
un vague forum ? Et l'éditeur qui ne diffuse pas ce livre !!!! Il faut
convaincre l'éditeur de diffuser ce magnum opus !!!!!
Si c'est bien un contrat d'un type proche du compte d'auteur, ou du
compte à demi, pourquoi essayer de prouver tant bien que mal (et plutôt
mal que bien) le contraire de ce qui crève pourtant les yeux ? Pourquoi
ressortir spontanément cette histoire de compte d'auteur alors que les
"adversaires" de Yannick n'y faisaient pas allusion. Je suis abasourdi
par cette envie stupide de revanche qui n'aboutit qu'à tendre les verges
pour se faire battre.
Yannick écrivait dans le message qui lui a valu les sarcasmes de
Grancher : "Le jour où le tout le monde fera un roman, il n'y aura plus
de roman. Ce sera effectivement l'ère du blog, de l'incontinence
narcissique généralisée, du j'écris comme je pisse."
Corollaire de cette position : aujourd'hui n'importe qui peut faire un
livre, à condition de savoir à peu près rédiger. Mais il faut un tri car
tous ces livres n'auraient pas la même valeur. C'est ce tri qui permet à
la culture de survivre. Là, je ne crois pas déformer sa pensée.
Dans la réalité, la responsabilité pratique du tri incombe aux éditeurs
(1er niveau) et aux critiques (2ème niveau). Par son attachement à
montrer qu'il aurait franchi l'épreuve de l'éditeur (c'est quand même
quelqu'un qui signe ses textes hors forum en se présentant comme
l'auteur d'un livre publié), il croit montrer qu'il fait partie de cette
catégorie "supérieure" des gens dignes d'être imprimés. Mais si ça
repose sur du vent, évidemment, on comprend la réaction d'orgueil et
d'égo.
Je répéterai une nouvelle fois ce qui a toujours été ma position : je
n'ai jamais jeté d'opprobre sur le compte d'auteur. Je comprends que
quelqu'un tienne à faire diffuser son ouvrage et à être lu. Je ne peux
faire aucun jugement sur la qualité d'un texte publié par ce biais. Le
compte d'auteur est en particulier défendable comme un investissement :
on tient à être lu, à se faire connaître, comme si c'était un press-book
ou une carte de visite. Je comprends aussi l'attitude de quelques
auteurs qui ont procédé à un tirage réduit dans le but de livrer leur
prose ou leurs vers à quelques "happy few". En revanche, le type qui
présente sa publication comme une reconnaissance et une réussite, en
occultant les conditions de cette publication, ne mérite que mépris et
sarcasme.
Pour en revenir à mon Elizabeth Kübler-Ross, nous avons Yannick qui est
l'auteur d'un livre sur Woody Allen dont il est apparemment fier et
qu'il considère être de qualité. Ce livre n'a pourtant aucune diffusion
en librairie. Presque personne, à part ceux qui suivent Yannick sur
Internet, n'a entendu parler de ce livre, n'a eu l'occasion de le lire,
n'a pu découvrir ce livre qui "revisite la filmographie du célèbre
cinéaste new-yorkais avec l'ambition de lui rendre sa réelle ampleur"
(dixit le quatrième de couverture, officiellement signé par l'éditeur).
Bref, l'éditeur d'"un ouvrage incontournable sur le cinéma de Woody
Allen" (ibidem) a laissé cet ouvrage se faire contourner. Et contre qui
la rage de Yannick Rolandeau, "scénariste, cinéaste et collaborateur à
la revue littéraire L'Atelier du roman (Flammarion) où écrivent, entre
autres des personnalités comme Milan Kundera et Arrabal" (ibidem)
va-t-elle se tourner ? Contre Philippe Grancher, éditeur qui ne l'a
jamais publié !
Bigre. Phase 1. Le déni.
>
> Certains ici ont été, ton éditeur, toi, Olivier, d'autres, à l'apparence
> fondants de certitudes et amusés par cet asticot qui se tortillait dans la
> brûlure de vos regard cruels d'enfants (quand quelqu'un se montre important,
> demandez-lui où est sa souffrance), mal endémique de notre engeance avec
> toutefois des réactions immunitaires très diverses à la contagion.
Rien de plus drôle qu'un gamin convaincu d'être adulte et qui essaye
maladroitement de le prouver. C'est Yannick lui-même qui a relancé cette
polémique sur le compte d'auteur. S'il veut être adulte, qu'il assume sa
responsabilité. Mais même toi tu le traites comme si c'était un gamin
blessé par d'autres gamins.
>
> L'humanité est bien la mémoire face à l'imprégnation instinctive absolue ?
> Le peu d'humanité serait donc le peu de mémoire qui arrive toutefois à
> défaire quelques fils du tissu de la trame instinctive. Situons-y le libre
> arbitre et sa fille Ariane si nous le voulons.
C'est pas une citation de l'Oracle dans Matrix Reloaded ?
>
> La mémoire justifierait ce si court voyage jusqu'à cette paperasse. Il ne
> s'agit pas de "foules" dans un effort d'humour bien loin de tes performances
> habituelles.
>
> La vérité est l'argument le plus adroit, le plus fort, le plus définitif.
> Machiavel, toujours très loin de son adjectif post-mortem quasi
> contradictoire d'avec son ouvre, en disait le plus grand bien, pour peu
> qu'on l'emploie en toute connaissance de la Carte. C'est ici le cas, du
> moins entre nous.
Non, pardon, ça devait être l'Architecte dans le même épisode.
> On Sun, 04 May 2008 20:28:40 +0200, Yannick Rolandeau <yr...@yrol.invalid>
> wrote:
>
> >Je rajoute, en ayant retrouvé ceci :
> >http://yrol.free.fr/aleas.htm
> >Et C/E veut dire Contrat édition classique. Bon, devant la médisance,
> >hein.. Mais ce n'est pas la première fois.
>
> On me dit que ce message a été soigneusement évité (euh le courage !) et
> que l'autre a répondu que, en gros, je ne déplaçais pas les foules ! Ah les
> foules, la reconnaissance publique tant désirée, preuve d'exhibition ! A la
> place de cela, rejoindre plutôt les meutes dont on a activé le feu avec
> tant d'énergie et d'insultes. Quelle non-réponse et quelle déroute !
C'est toi-même qui as fait allusion au fait que personne ne se
déplacerait pour vérifier ça et j'ai répondu par une boutade.
Si tu veux une proposition constructive, elle est très simple et elle ne
va pas te plaire, vu que tes propos n'étaient à mes yeux que de la
simple esbrouffe, histoire de noyer le poisson. C'est à la fois
grotesque et triste, parce qu'au fond, personne ne croit à la véracité
de ton histoire et tu joues là-dessus. C'est évident que personne ne se
déplacera : personne n'y croit.
Pour étayer tes dires, il te suffirait pourtant d'envoyer une photocopie
de ce fameux contrat à un de tes détracteurs ou à quelqu'un ayant une
qualification en droit. À moins d'être complètement de mauvaise foi, la
personne serait bien contrainte d'admettre son erreur et de reconnaître
que "Le Cinéma de Woody Allen", ouvrage jamais distribué en librairie, a
bien fait l'objet d'un contrat d'édition. Et si elle garde le silence,
tu pourras dénoncer son attitude ici même.
Si tu dis la vérité, qu'as-tu à perdre ? Si tu mens, évidemment, et que
tout ce remue-ménage ne sert qu'à sauver la face...
>
> Devant tant d'hypocrisie et de calmonies, on repart la queue basse !
> Inutile, il aurait fallu qu'une seule personne se déplace puis de faire mea
> culpa sur frcd. Car quand on a raison, on n'a pas peur d'affronter ça.
Putain !!!!! C A L O M N I E !!!!! Pas "calmonie". Et tant qu'on y est
c'est "La Rochefoucauld", pas "La Rochefoucault".
Sinon, pour que ta proposition soit prise au sérieux, il faut déjà être
pris au sérieux.
>
> Evidemment, on se doute de l'impossibilité de la chose vu qu'on calomnie
> sans preuve !
Pléonasme.
> C'est fou comme ces gens ne donnent aucune preuve de ce
> qu'ils avancent... Au moins, on sait à quoi s'en tenir quand on se plante à
> ce point en constatant, à l'inverse et preuve à l'appui, qu' Aléas ne
> publie rien à compte d'auteur. Pas de chance. Bonnet noir. La rancune en
> sera d'autant plus tenace.
>
> (Bon comment faire pour retourner la situation si tardivement et faire
> croire que... Hum...) Scrontch...Scrontch...
"Tardivement" ? 23 heures séparent tes deux messages. Et ceux auxquels
ils étaient destinés sont dans ton kill-file ?
Dis Yannick, quitte à prendre les gens pour des cons, essaye de t'y
prendre mieux.
Sinon, mon adresse est dans l'annuaire, celle des éditions Grancher
aussi et tu peux certainement envoyer une lettre à l'éditeur d'Olivier
qui la lui transmettra.
> On Mon, 5 May 2008 19:07:46 +0200, "Sacha Martinetti-Lévy"
> <sacha....@freesurf.fr> wrote:
>
> >Tu ne serais pas son éditeur, et François n'aurait pas de contentieux avec
> >Yannick, il t'aurait éreinté pour oser dire qu'un livre est inexistant parce
> >que non /distribué/ ou /introuvable/.
>
> Ce qui est déjà faux et mensonger.
>
>
http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2843011442/qid=1150832392/br=1-1/r
ef=br_lf_b_0/171-7896959-2460266
>
>
>
http://www.amazon.fr/Encyclop%C3%A9die-cin%C3%A9ma-ringard-bazar-dessais
/dp/2733908960/ref=sr_1_2/171-1865642-8313019?ie=UTF8&s=books&qid=121000
8074&sr=1-2
Bigre, 45 euros pour un exemplaire !!!! Je vais vendre mon stock
personnel !
>
>
http://livre.fnac.com/a1590194/Francois-Kahn-Encyclopedie-du-cinema-ring
ard?OrderInSession=1&Mn=-1&SID=d6a8bbbe-a41d-9611-d3e2-34f4af078318&TTL=
210620062016&Origin=FnacAff&Ra=-1&To=0&Nu=1&UID=0a726a1f7-ffb6-90b5-63ed
-8b18eb4392bb&Fr=0
>
> Et le sien est plus indisponible que le mien. Même sur Amazon et la Fnac.
Attends ??? Qu'est-ce qui te prend ? Tu veux jouer à qui pisse le plus
loin ? C'est à sa que ta grande lutte contre le nazisme se résume ? Un
mec qui étale sa vanité en montrant que son livre serait purement et
simplement supérieur à celui d'un mec qu'il ne blaire pas ?
Mon livre a eu la carrière commerciale de la plupart des livres,
autrement dit il a été en librairie pendant deux trois ans, il s'est
surtout vendu dans les premiers mois et, les rayons cinéma n'ayant pas
une taille infinie dans les librairies, il a été remplacé par d'autres
livres parus depuis. Aujourd'hui, plus de trois ans et demi après sa
parution, les ventes ont diminué et certains canaux de diffusion ne le
stockent plus. Il y a plusieurs dizaines de milliers de livres qui ont
été publiés entre temps.
J'accepte cette situation. J'aurais été un nom installé dans la sphère
du cinéma, ce livre aurait pu connaître des ventes plus étalées dans le
temps mais dans le cas présendt, il faut une promo, des mentions dans la
presse, un placement en librairie pour qu'un ouvrage trouve preneur.
Mon livre a cependant fait pendant sa carrière l'objet d'une diffusion
en librairie. Il a été distribué et trouvable. Ce n'est plus le cas
aujourd'hui sur des librairies par Internet, je n'en pleure pas pour
autant.
Je ne reviendrai pas sur la comparaison que tu fais par rapport à ton
propre livre parce que c'est totalement délirant et que ça ne tient pas
debout une seule seconde. Si tu veux réinventer l'histoire, ça se fera
dans une chambre capitonnée avec des chemises à très longues manches
qu'on noue par derrière.
>> L'humanité est bien la mémoire face à l'imprégnation instinctive
>> absolue ? Le peu d'humanité serait donc le peu de mémoire qui arrive
>> toutefois à défaire quelques fils du tissu de la trame instinctive.
>> Situons-y le libre arbitre et sa fille Ariane si nous le voulons.
> C'est pas une citation de l'Oracle dans Matrix Reloaded ?
>> La mémoire justifierait ce si court voyage jusqu'à cette paperasse.
>> Il ne s'agit pas de "foules" dans un effort d'humour bien loin de
>> tes performances habituelles.
>>
>> La vérité est l'argument le plus adroit, le plus fort, le plus
>> définitif. Machiavel, toujours très loin de son adjectif post-mortem
>> quasi contradictoire d'avec son ouvre, en disait le plus grand bien,
>> pour peu qu'on l'emploie en toute connaissance de la Carte. C'est
>> ici le cas, du moins entre nous.
> Non, pardon, ça devait être l'Architecte dans le même épisode.
Tu pourrais t'amuser avec les plus grands, dans cette manière. Il est
infiniment plus facile de se foutre de la gueule de quelqu'un que de
construire quoique ce soit, tu le sais bien.
Sinon, je suis musicien. Pas philosographicophicologiste.
Ah oui, où sont mes disques édités. Hum. On verra pour la réponse. Si
qualité égale publication dans cette turne, ben allez...
Parce que c'est quand-même équivoque tout ça. Ramené à la Reconnaissance
comme accessit. Désolé, mais si ça, c'est dans Matrix, tout est dans dans
Matrix. Pas déconner.
Van Gogh poubelle. Ah oui, l'exception absolue. Tu parles. Pour un comme
lui, mille à la poubelle. Oubliés. Pour lui, c'est passé au travers du chas
de la plus fine aiguille.
Je ne parle plus de Yannick (t'avais bien compris), mais en général.
Ce que n'ai cessé de faire depuis le début. Généraliser.
Et François, tu sais très bien ce qui est du local et du général dans cette
mega connerie fille d'frcd et du diavolo.
Santé !
Sacha
> In news : 1igheoh.e4xxgy146x0y9N%lor...@alussinan.org, Francois Kahn
> <lor...@alussinan.org> Publia :
>
> >> L'humanité est bien la mémoire face à l'imprégnation instinctive
> >> absolue ? Le peu d'humanité serait donc le peu de mémoire qui arrive
> >> toutefois à défaire quelques fils du tissu de la trame instinctive.
> >> Situons-y le libre arbitre et sa fille Ariane si nous le voulons.
>
> > C'est pas une citation de l'Oracle dans Matrix Reloaded ?
>
> >> La mémoire justifierait ce si court voyage jusqu'à cette paperasse.
> >> Il ne s'agit pas de "foules" dans un effort d'humour bien loin de
> >> tes performances habituelles.
> >>
> >> La vérité est l'argument le plus adroit, le plus fort, le plus
> >> définitif. Machiavel, toujours très loin de son adjectif post-mortem
> >> quasi contradictoire d'avec son ouvre, en disait le plus grand bien,
> >> pour peu qu'on l'emploie en toute connaissance de la Carte. C'est
> >> ici le cas, du moins entre nous.
>
> > Non, pardon, ça devait être l'Architecte dans le même épisode.
>
> Tu pourrais t'amuser avec les plus grands, dans cette manière. Il est
> infiniment plus facile de se foutre de la gueule de quelqu'un que de
> construire quoique ce soit, tu le sais bien.
Je n'ai aucune sympathie pour le mysticisme fumeux qui invoque
continuellement de grands concepts de façon totalement gratuite. Ici,
nous avons l'humanité, le libre arbitre, la mémoire, la vérité,
Machiavel.
Et tout ça pour quoi ? Du vent.
>
> Sinon, je suis musicien. Pas philosographicophicologiste.
>
> Ah oui, où sont mes disques édités. Hum. On verra pour la réponse. Si
> qualité égale publication dans cette turne, ben allez...
> Parce que c'est quand-même équivoque tout ça. Ramené à la Reconnaissance
> comme accessit. Désolé, mais si ça, c'est dans Matrix, tout est dans dans
> Matrix. Pas déconner.
>
> Van Gogh poubelle. Ah oui, l'exception absolue. Tu parles. Pour un comme
> lui, mille à la poubelle. Oubliés. Pour lui, c'est passé au travers du chas
> de la plus fine aiguille.
> Je ne parle plus de Yannick (t'avais bien compris), mais en général.
>
> Ce que n'ai cessé de faire depuis le début. Généraliser.
>
> Et François, tu sais très bien ce qui est du local et du général dans cette
> mega connerie fille d'frcd et du diavolo.
>
> Santé !
Après deux verres, tout s'accélère.
> Tu ne serais pas son éditeur, et François n'aurait pas de contentieux avec
> Yannick, il t'aurait éreinté pour oser dire qu'un livre est inexistant parce
> que non /distribué/ ou /introuvable/.
La question est non pas que YR, comme tant d'autres avant lui, ait succombé
aux sirènes de la vanité en faisant publier un prétendu livre qui n'existe
pas en réalité (imprimé à maximum 200 ex à mon avis).
La question est qu'il prétend être "cinéaste" ou "écrivain", ce qui - grâce
à une suite subtile de mensonges par omission - peut être cru par ses
interlocuteurs ignorants du contexte (et qui en plus s'en foutent à raison).
Le fait d'être voisin de palier d'Albert Einstein ne fait pas de moi un
physicien de renom.
Cette escroquerie intellectuelle est le terreau ou prospère le compte
d'auteur.
> On Mon, 05 May 2008 22:32:51 +0200, Dr Hope <gr...@worldonline.fr> wrote:
>
> >La question est non pas que YR, comme tant d'autres avant lui, ait succombé
> >aux sirènes de la vanité en faisant publier un prétendu livre qui n'existe
> >pas en réalité (imprimé à maximum 200 ex à mon avis).
> >La question est qu'il prétend être "cinéaste" ou "écrivain", ce qui - grâce
> >à une suite subtile de mensonges par omission - peut être cru par ses
> >interlocuteurs ignorants du contexte (et qui en plus s'en foutent à raison).
> >Le fait d'être voisin de palier d'Albert Einstein ne fait pas de moi un
> >physicien de renom.
> >Cette escroquerie intellectuelle est le terreau ou prospère le compte
> >d'auteur.
>
> On sait que pour certains qui changent de pseudo pour qu'on les lise,
> l'être revient à être confondu avec l'avoir, avec l'argent, avec la
> notoriété, avec les paillettes... pour se pavaner surtout quand ces mêmes
> personnes viennent faire de telles reproches alors qu'elles, en fils à
> papa, ne se sont contentées que de naître et c'est tout, comme disait
> Beaumarchais. On est mort de rire.
Pour un cinéaste, scénariste et critique, ça ressemble fort aux attaques
ad hominem qu'il dénonce par ailleurs.
Sinon, d'où vient ta fixette sur les héritiers ?
> On Mon, 5 May 2008 20:10:41 +0200, "Sacha Martinetti-Lévy"
> <sacha....@freesurf.fr> wrote:
>
> >Mais il ne s'agit pas d'une guérilla entre auteurs. J'en ai tellement marre
> >de cette folie qui n'a pas tué le forum, non, c'était plus dans l'air du
> >temps de tuer une poche d'épice et créer à côté des fora modérés, quasiment
> >tous dorénavant sous la main-mise de minus habens qui confondent modération
> >et convivialité mécanique.
>
> Il suffit de reprendre leurs propres reproches et de les appliquer à
> eux-mêmes. Et ils se tirent une balle dans le pied. Il y a de quoi rire car
> je m'en tape royalement.
Tu t'en tapes royalement au point d'exhumer cette polémique des
poubelles des archives, de "prouver" que TON livre avait eu plus de
succès que le MIEN (alors qu'il s'agit franchement de comparer des
choses qui n'ont rien à voir), et de faire des recherches sur les
principaux libraries sur Internet pour étayer un point totalement
bancal.
--
François Kahn, photographe (j'ai en effet pris plusieurs photos il y a
dix ans)
> Je n'ai aucune sympathie pour le mysticisme fumeux qui invoque
> continuellement de grands concepts de façon totalement gratuite. Ici,
> nous avons l'humanité, le libre arbitre, la mémoire, la vérité,
> Machiavel.
>
> Et tout ça pour quoi ? Du vent.
Tu ne peux avoir de sympathie pour ce qui te fait chier. En cela, il n'est
nullement cas de mysticisme fumeux, cette même chose qui sous la main d'un
Platon ou d'un Foucault deviendrait par magie intéressante parce que coda.
Mais tout bêtement d'une affaire ô combien médiocre de jalousies.
Et au point où c'est, il est vrai qu'on aurait dû laisser le taureau crever
lui-même d'ennui devant le manque de qualité des toréadors.
Aficionado, tu vois où ça mène. On finit par se faire insulter d'être resté
dans le public. Le public, en fait. Il n'y a plus personne.
> In news : 1ighmvr.dedd3j199ajxtN%lor...@alussinan.org, Francois Kahn
> <lor...@alussinan.org> Publia :
>
> > Je n'ai aucune sympathie pour le mysticisme fumeux qui invoque
> > continuellement de grands concepts de façon totalement gratuite. Ici,
> > nous avons l'humanité, le libre arbitre, la mémoire, la vérité,
> > Machiavel.
> >
> > Et tout ça pour quoi ? Du vent.
>
> Tu ne peux avoir de sympathie pour ce qui te fait chier. En cela, il n'est
> nullement cas de mysticisme fumeux, cette même chose qui sous la main d'un
> Platon ou d'un Foucault deviendrait par magie intéressante parce que coda.
> Mais tout bêtement d'une affaire ô combien médiocre de jalousies.
Platon n'écrivait pas de platitudes façon Paulo Coelho.
Je ne sais pas moi, mais si j'écrivais dans un registre lyrique en
utilisant autant de mots qu'on pourrait affubler d'une majuscule que
possible et que, au bout d'un certain temps, je n'ai pas mon maître à
penser contraint par les Athéniens à boire la ciguë pendant que mes
disciples se réunissent dans une académie pour perpétuer mon oeuvre (en
dehors des connards qui font sécession dans un lycée), je finirais par
me poser quelques questions, comme par exemple le fait de savoir si mon
expression ne relève pas pour une part non négligeable de la branlette
verbale.
Note que la branlette verbale est généralement inoffensive à lire,
surtout dans un mode de communication où le rapport signal/bruit est de
toute façon très bas, comme Internet. Mais quand elle essaye d'enseigner
des pseudo-vérités frappée du saut de l'Expérience et de la Maturité, et
qu'elle intervient essentiellement pour venir en aide à un pote dont les
dérives psychotroniques sont au moins aussi importantes que celles du
Branleur verbal, on (je) la tolère beaucoup moins.
Et là, je crois me faire bien comprendre.
>
> Et au point où c'est, il est vrai qu'on aurait dû laisser le taureau crever
> lui-même d'ennui devant le manque de qualité des toréadors.
>
> Aficionado, tu vois où ça mène. On finit par se faire insulter d'être resté
> dans le public. Le public, en fait. Il n'y a plus personne.
"C'est horrible, l'insulte. Surtout quand il n'y a pas de témoin."
> In news : 1ighmvr.dedd3j199ajxtN%lor...@alussinan.org, Francois Kahn
> <lor...@alussinan.org> Publia :
>
> > Je n'ai aucune sympathie pour le mysticisme fumeux qui invoque
> > continuellement de grands concepts de façon totalement gratuite. Ici,
> > nous avons l'humanité, le libre arbitre, la mémoire, la vérité,
> > Machiavel.
> >
> > Et tout ça pour quoi ? Du vent.
>
> Tu ne peux avoir de sympathie pour ce qui te fait chier. En cela, il n'est
> nullement cas de mysticisme fumeux, cette même chose qui sous la main d'un
> Platon ou d'un Foucault deviendrait par magie intéressante parce que coda.
> Mais tout bêtement d'une affaire ô combien médiocre de jalousies.
Platon n'écrivait pas de platitudes façon Paulo Coelho.
Je ne sais pas moi, mais si j'écrivais dans un registre lyrique en
utilisant autant de mots qu'on pourrait affubler d'une majuscule que
possible et que, au bout d'un certain temps, je n'ai pas mon maître à
penser contraint par les Athéniens à boire la ciguë pendant que mes
disciples se réunissent dans une académie pour perpétuer mon oeuvre (en
dehors des connards qui font sécession dans un lycée), je finirais par
me poser quelques questions, comme par exemple le fait de savoir si mon
expression ne relève pas pour une part non négligeable de la branlette
verbale.
Note que la branlette verbale est généralement inoffensive à lire,
surtout dans un mode de communication où le rapport signal/bruit est de
toute façon très bas, comme Internet. Mais quand elle essaye d'enseigner
des pseudo-vérités frappée du sceau de l'Expérience et de la Maturité,
et qu'elle intervient en pratique pour venir en aide à un pote dont les
dérives psychotroniques sont au moins aussi importantes que celles du
Branleur verbal, on (je) la tolère beaucoup moins.
Et là, je crois me faire bien comprendre.
>
> Et au point où c'est, il est vrai qu'on aurait dû laisser le taureau crever
> lui-même d'ennui devant le manque de qualité des toréadors.
>
> Aficionado, tu vois où ça mène. On finit par se faire insulter d'être resté
> dans le public. Le public, en fait. Il n'y a plus personne.
"C'est horrible, l'insulte. Surtout quand il n'y a pas de témoin."
> Bref, de deux choses l'une. Ou Yannick n'a pas publié son livre avec un
> statut proche du compte d'auteur ou il l'a fait.
Si je peux me permettre : qu'est-ce qu'on en à a foutre ? Il y a autant
d'attitude collégienne chez Yannick que chez Grancher ou chez François.
Vous êtes sérieusement fatigants à force. Si vous voulez vraiment savoir
la teneur du contrat de Yannick, appelez Aléas, ils vous diront si c'est
du compte d'auteur ou pas. Ces spéculations d'un côté comme de l'autre
sont éreintantes.
Je sais qu'on va me reprocher de vouloir faire le médiateur, l'apaiseur,
cela dit, je m'en fous. Parce que ni Yannick, ni toi, ni Sacha, ni
Philippe n'êtes pertinents ou intéressants à lire sur le sujet.
En plus, vous êtes tellement pressés d'envoyer la meilleure répartie que
vous vous y reprenez à deux fois ou trois fois, ce qui se concrétise par
autant de messages avec des variations subtiles pour être plus sec et
agressif... de quoi provoquer le rire chez vos (quelques) lecteurs.
D'autant que ça dure, ça dure, ça dure, ça dure et que - si je ne me
trompe - vous n'avez l'un et l'autre qu'un livre à votre actif sur le
cinéma... et qu'il serait peut-être temps que vous vous mettiez à
l'écriture du second plutôt que de nous gaver avec vos histoires de
comptes d'auteurs.
Que ce soit dans un style clair et simple, ou pas.
--
Romain
Aloha Tan Maholo
> Si y'a eux et il faut se demander pourquoi un tel débat les intéresse et
> pourquoi ils posent de telles questions, évidemment par jalousie sinon tout
> tombe mais c'est ce qu'il faut cacher en même temps car le débat n'a aucun
> intérêt.
Tu es la personne qui relance périodiquement cette polémique sur le
compte d'auteur avec une candeur qui frise la puérilité.
À t'en croire, non seulement tu n'as jamais mais jamais eu recours à un
régime relevant du compte d'auteur ou du compte à demi pour faire
publier ton livre, et c'est un mensonge qu'on t'insulte là-dessus et
qu'on fasse croire. Mais aussi, le compte d'auteur c'est un truc très
très bien et que si tu y avais eu recours, ça ne changerait rien au fait
que tu as commis un très très bon livre, qui est beaucoup beaucoup mieux
diffusé que celui de cet infâme François Kahn (qui a fait un très très
très mauvais livre).
Autrement dit, tu dis la vérité mais même si tu mentais tu aurais aussi
raison. Désolé, mais il fallait te concentrer sur un seul axe. On n'a
aucun avocat qui va dire que son client est innocent mais que même s'il
était par le plus grand des hasards coupable, il faut le relaxer. Notons
aussi que c'est toi qui fais du compte à demi un crime mais qui n'est
pas un crime du tout, surtout si c'est toi qui y as eu recours.
Au fond, ce qui a tout entraîné il y a un an, c'est que tu t'es présenté
et que tu t'es laissé présenter par Sacha (je crois) comme écrivain et
auteur d'un livre reconnu (au moins par ton éditeur). De la sorte, tu te
réclamais d'une certaine autorité en matière de cinéma, corroborée par
ton activité de scénariste et de réalisateur (s'appuyant sur un seul
crédit concret, le même court métrage remontant à il y a dix ans). C'est
cette autorité qui est en jeu.
Cette autorité en tant qu'écrivain et essayiste sur le cinéma serait
illusoire si tu es publié à compte d'auteur ou assimilé. Cela n'implique
aucun jugement de valeur sur la qualité de ton livre, c'est surtout que
si tu te targues d'une référence et que cette référence est fausse, elle
doit être signalée comme telle. L'ordre, la hiérarchie qu'impliqueraient
la culture à tes yeux suppose aussi que ceux qui prétendent sans motif à
une place dans cet ordre soient remis à leur place. Et il se trouve que,
publié à compte d'auteur sans autre référence que ton acharnement à voir
ton texte imprimé, ton livre peut alors tout à fait relever de "l'ère du
blog, de l'incontinence narcissique généralisée, du j'écris comme je
pisse", pour utiliser ta propre expression pour dénoncer ceux qui se
prétendent artistes.
Tu tentes régulièrement depuis de te réinvestir de cette autorité que tu
n'as jamais eu. Personne n'avait mentionné les questions liées au compte
d'auteur. C'est toi et toi seul qui t'y lances, contre Olivier Paquet il
y a deux-trois mois et maintenant contre d'autres, qui n'avaient aucune
intention de relancer la polémique ici. Ce faisant, tu attires surtout
l'attention sur ta profonde vanité, toi qui aimerais être reconnu comme
un auteur, en niant l'évidence, à savoir que ce livre n'est paru que
parce que tu avais envie qu'il paraisse.
> Bien sûr, il n'y a aucune réponse à cela, sinon l'équation
> suivante posée à défaut de s'attaquer au contenu :
>
> livre à compte d'auteur -> faux auteur->faux livre pas reconnu etc...
Dans le système de l'édition français, on a :
perspective de rentabilité pour l'éditeur -> contrat d'édition ->
parution du livre.
Le compte d'auteur repose plutôt sur cette équation :
Désir d'un aspirant écrivain d'être publié -> compte d'auteur/à demi ->
auto édition du livre
L'insistance que tu mets sur la reconnaissance qu'impliquerait
automatiquement la simple parution révèle essentiellement l'autorité
dont tu drapes le statut d'auteur à tes yeux et la profonde vanité que
tu as mis à y accéder.
Quant au contenu, j'ai ton livre, j'en ai lu suffisamment pour me faire
une idée dessus, mais je m'étais refusé à le juger ici. Vu que tu
impliques qu'une critique est au dessus de mes capacités tellement le
contenu est inattaquable, je me permettrai de mentionner qu'il souffre
d'un manque de synthèse, les chapitres étant la plupart du temps des
résumés d'une partie d'un film sur dix pages assortis de tes remarques.
Ça ressemble à un commentaire audio, à un inventaire sans condensation.
D'où un livre trop répétitif qui finalement apporte peu de perspectives
de réflexion nouvelles sur le cinéma de Woody Allen (pas assez de
rapprochements, d'oppositions sur l'ensemble de son oeuvre). Il fait
bien 500 pages mais le récit des intrigues, les citations des répliques
ou les parenthèses culturelles sans pertinence en occupent bien 150. Il
n'y a d'autre part aucune problématique forte, tu as l'illusion de
croire qu'il suffit de se laisser guider par l'oeuvre du cinéaste pour
le comprendre. Or, comme elle compte au moins une trentaine de films, le
travail de tri était nécessaire. Ton livre aurait eu plus de force si tu
t'étais concentré sur cinq ou six films majeurs, quitte à réinjecter
régulièrement dans la réflexion des éléments des autres films.
Et voilà comment, deux ans après la parution de ton livre, tu reçois la
première critique constructive de sa carrière, de la part de la personne
que tu hais le plus sur le forum. J'espère que tu goûteras cette
ironie...
> Et
> tout cela posé sur la reconnaissance uniquement publique et en monnaie
> sonnante et trébuchante sinon rien. C'est dire qu'on est loin de la qualité
> de débat mais plutôt dans les poubelles. Sauf qu'évidemment il n'y a aucun
> compte d'auteur comme l'a montré l'enquête l'aurait signalée. CQFD. C'est
> dire que ce sont eux seuls qui ont posé ce débat et personne d'autre
> simplement pour liquider quelqu'un dans leur propre tête de la symbolique
> auteur etc. ou ce qu'ils voudront. Je crois que leur ridicule a été montré
> et remontré, inutile d'aller plus loin.
Ton livre a été publié selon le régime du compte à demi, tu ne seras
jamais cinéaste autrement que dans tes propos et le sommet de ta
carrière restera constitué par un obscur court métrage fait il y a dix
ans, réalisé peut être avec énormément de ferveur et d'ambition mais
caractérisé par un manque patent de talent artistique. Et là, ça n'est
pas de la "calmonie", c'est la triste réalité que tu fuis depuis des
années. Aucun fils à papa, normalien, universitaire ou fan de Matrix ne
pourra rien y changer.
> Sacha Martinetti-Lévy <sacha....@freesurf.fr> wrote:
>
>> In news : 1ighmvr.dedd3j199ajxtN%lor...@alussinan.org, Francois Kahn
>> <lor...@alussinan.org> Publia :
>>
>>> Je n'ai aucune sympathie pour le mysticisme fumeux qui invoque
>>> continuellement de grands concepts de façon totalement gratuite.
>>> Ici, nous avons l'humanité, le libre arbitre, la mémoire, la vérité,
>>> Machiavel.
>>>
>>> Et tout ça pour quoi ? Du vent.
>>
>> Tu ne peux avoir de sympathie pour ce qui te fait chier. En cela, il
>> n'est nullement cas de mysticisme fumeux, cette même chose qui sous
>> la main d'un Platon ou d'un Foucault deviendrait par magie
>> intéressante parce que coda. Mais tout bêtement d'une affaire ô
>> combien médiocre de jalousies.
>
> Platon n'écrivait pas de platitudes façon Paulo Coelho.
L'humanité, le libre-arbitre, la mémoire, la vérité et un auteur qui parle
de pouvoir ?
Au contraire, nous sommes tout à fait au coeur. Les grands types n'ont pas
écrit cela que pour les princes. Mais aussi, et surtout pour les hommes.
Ces thèmes sont au coeur de nos vies quotidiennes, comme le sont les
infinités du quantique comme du cosmos pour lesquelles sont dépensées des
sommes considérables. Il n'y a absolument rien de mystique là dedans. Je
dirais bien au contraire, rien de plus réel, concret, dans nos gestes, no
pensées mêmes. Le vent sculpte les montagnes. Ta métaphore était pauvre
d'habitude au point de dire l'inverse de ce qu'elle était sensée faire.
Je ne me soucie pas des fondamentaux - je ne les ai pas non plus créés,
hein - mais des choses invisibles qui, sous notre nez, nous modèlent bien
plus que celles auxquelles ont fait attention pour la seule raison de leur
présence palpable.
> Je ne sais pas moi, mais si j'écrivais dans un registre lyrique en
> utilisant autant de mots qu'on pourrait affubler d'une majuscule que
> possible et que, au bout d'un certain temps, je n'ai pas mon maître à
> penser contraint par les Athéniens à boire la ciguë pendant que mes
> disciples se réunissent dans une académie pour perpétuer mon oeuvre
> (en dehors des connards qui font sécession dans un lycée), je
> finirais par me poser quelques questions, comme par exemple le fait
> de savoir si mon expression ne relève pas pour une part non
> négligeable de la branlette verbale.
Ca, tu peux le dire de toute personne qui écrit de manière reconnaissable.
Sinon, des branleux, des vrais, je t'en montre tout de suite, il y en a des
brochettes sentencieuses en pleine dissertation de niveau seconde sur
d'autres forums. Je ferais bien un comparatif si tu n'étais pas de mauvaise
foi et ne l'avais déjà fait.
> Note que la branlette verbale est généralement inoffensive à lire,
> surtout dans un mode de communication où le rapport signal/bruit est
> de toute façon très bas, comme Internet. Mais quand elle essaye
> d'enseigner des pseudo-vérités frappée du sceau de l'Expérience et de
> la Maturité,
Mon âge te dérange ? Je n'y fais que très rarement mention, et uniquement
pour des raisons humoristiques.
> et qu'elle intervient en pratique pour venir en aide à
> un pote dont les dérives psychotroniques sont au moins aussi
> importantes que celles du Branleur verbal, on (je) la tolère beaucoup
> moins.
Mais tu n'as pas à *tolérer* ou pas. Tu te lâches, là ? Ca fait du bien aux
intestins ?
> Et là, je crois me faire bien comprendre.
Oui : Tu es excédé par Yannick, et par le fait que je défende sa position
dans une histoire qui est par ailleurs le signe d'un antagonisme de cour de
récré, comme on en trouve bizarrement pas mal dans l'édition, à tous
niveaux.
Et comme tu es hyper excédé depuis Matrix par le fait que je défende plus
souvent ses positions que les tiennes, tu me sers à chaque occasion un
brouet excité de plus en plus insultant, et tentant de t'insinuer dans mes
tendances perfectibles, malgré ma retenue on va dire assez grasse te
concernant.
Pour le reste, je serais bien tenté de te renvoyer à ce que nous disait
Cédric la dernière fois.
D'autant qu'frcd est sous perfusion de soc.pol et est quasiment mort à
l'instar d'usenet qui n'en finit pas d'agoniser.
Dans l'attente, ton jugement que j'écoutais naguère ne signifie plus grand
chose à mes yeux, tant tu t'es compromis dans tes rancunes.
Comprends bien alors que l'heure de la déstabilisation a sonné depuis
longtemps.
>> Et au point où c'est, il est vrai qu'on aurait dû laisser le taureau
>> crever lui-même d'ennui devant le manque de qualité des toréadors.
>>
>> Aficionado, tu vois où ça mène. On finit par se faire insulter
>> d'être resté dans le public. Le public, en fait. Il n'y a plus
>> personne.
> "C'est horrible, l'insulte. Surtout quand il n'y a pas de témoin."
Je ne crois pas m'être insurgé, du moins en ce qui me concerne. Tu lis en
diagonale, c'est ton affaire.
S.
> Je sais qu'on va me reprocher de vouloir faire le médiateur,
> l'apaiseur, cela dit, je m'en fous. Parce que ni Yannick, ni toi, ni
> Sacha, ni Philippe n'êtes pertinents ou intéressants à lire sur le
> sujet.
T'es sympa de me mettre dans la nasse, mais je crois avoir écrit le Queneau
du truc : 100 variations, du plus simple au plus contourné, en passant par
la colère ou la cool attitude. Rien n'est passé.
Depuis le début, ça me gave. Alors j'aimerais t'y voir.
La moitie des discussions sur ce forum vire a l'empoignade Rolandeau-
Khan-Martinetti-Levy, avec de vieilles histoires personnelles entre
eux auxquelles je ne comprends rien et qui n'interessent probablement
pas grand monde. L'autre moitie des discussions est initiee par Yoki
et vire assez vite au Yoki-bashing, il faut dire qu'il le cherche un
peu.
Donc ca serait sympa si on pouvait parler plutot de cinema et si les
autres, la, vous pouviez continuer vos engueulades par email/messenger
ou bien, je ne sais pas, creez vous un groupe sur facebook, mais plus
ici.
Merci.
> La moitie des discussions sur ce forum vire a l'empoignade Rolandeau-
> Khan-Martinetti-Levy, avec de vieilles histoires personnelles entre
> eux auxquelles je ne comprends rien et qui n'interessent probablement
> pas grand monde. L'autre moitie des discussions est initiee par Yoki
> et vire assez vite au Yoki-bashing, il faut dire qu'il le cherche un
> peu.
> Donc ca serait sympa si on pouvait parler plutot de cinema et si les
> autres, la, vous pouviez continuer vos engueulades par email/messenger
> ou bien, je ne sais pas, creez vous un groupe sur facebook, mais plus
> ici.
> Merci.
Merci de ne pas oublier Olivier Paquet, Muscleman (allias Docteur Hope
allias Grancher, éditeur, mais tu le sais, très bien même).
Si on fait le ratio de cette histoire en termes d'intervention, ça
n'enfantera pas ta pauvre liste.
Mais après le long post de François (comme si on ne savait pas) qui a au
moins l'honnêteté de dire les raisons de ce qui n'est, ses mots, les
motivations le montrent avec une clarté solaire - qu'une forme de jihad à
rebours pour des raisons éminemment personnelles et non de politique, de
philosophie, de tout ce que tu veux.
Tu es libre de plonker. Commence par moi, ce sera un bon début.
Et puis dans un cimetière, on se recueille, on ne compte pas les morts.
Mais pourquoi pas.
> La moitie des discussions sur ce forum vire a l'empoignade Rolandeau-
> Khan-Martinetti-Levy, avec de vieilles histoires personnelles entre
> eux auxquelles je ne comprends rien et qui n'interessent probablement
> pas grand monde.
Et bordel, je n'ai pas de vieilles histoires personnelles en ce qui me
concerne. Sinon, faudra sortir les posts.
Ras le derche.
??? Pourquoi je le saurais ?
> Si on fait le ratio de cette histoire en termes d'intervention, ça
> n'enfantera pas ta pauvre liste.
> Mais après le long post de François (comme si on ne savait pas) qui a au
> moins l'honnêteté de dire les raisons de ce qui n'est, ses mots, les
> motivations le montrent avec une clarté solaire - qu'une forme de jihad à
> rebours pour des raisons éminemment personnelles et non de politique, de
> philosophie, de tout ce que tu veux.
>
> Tu es libre de plonker. Commence par moi, ce sera un bon début.
> Et puis dans un cimetière, on se recueille, on ne compte pas les morts.
> Mais pourquoi pas.
Euh... De quoi il parle ?
Bon je repete en francais simplifie: ici forum discussion de cinema,
priere de garder vos gueguerres personnelles en dehors. Puisque vous
allez l'air de vous connaitre dans la vie reelle, allez donc tous
regler ca autour d'une biere, merci.
> T'es sympa de me mettre dans la nasse, mais je crois avoir écrit le Queneau
> du truc : 100 variations, du plus simple au plus contourné, en passant par
> la colère ou la cool attitude. Rien n'est passé.
> Depuis le début, ça me gave. Alors j'aimerais t'y voir.
Alors, là, ta patience me sidèrera toujours. Cela dit, bien que comme
d'habitude, je ne partage absolument pas l'avis de Yannick Rolandeau sur
les blogs et sur le premier message
<v76n14d6m2fn03fd0...@4ax.com> qui commence cette
enfilade, je me surprends plus de le voir répondre à une énième
provocation <C441E87A.A9453%gr...@worldonline.fr> (vraiment naze en plus)
de Grancher.
Mais bon, j'imagine que pour l'un comme pour l'autre (ou pour François),
ça doit occuper une partie de sa journée.
(...) toi qui aimerais être reconnu comme
> un auteur, en niant l'évidence, à savoir que ce livre n'est paru que
> parce que tu avais envie qu'il paraisse.
De retour de Bruxelles (où j'animais le forum Léon Degrelle) j'apporte une
précision : je n'ai jamais connu aucun auteur désirant à toutes forces se
faire auto-publier par une micro maison d'édition lyonnaise qui ne distribue
pas ses propres livres.
Un esprit de la trempe intellectuelle du "cinéaste" et "scénariste" a donc
commencé par proposer (fort logiquement) son travail à des maisons
reconnues.
Qui l'ont refusé... Sinon pourquoi ne pas profiter de l'aubaine ?
D'où ceci : ce que je juge moi-même ici comme le plus souvent un enfonçage
de portes ouvertes puéril et prétentiard, embrayant le pas à d'autres qui
ont depuis abandonné le forum, a été suivi par d'autres professionnels de
l'écrit que moi.
Continuons le raisonnement : les éditeurs sont méchants. Ils ne publient que
les copains et c'est la faute au système.
> Euh... De quoi il parle ?
> Bon je repete en francais simplifie: ici forum discussion de cinema,
> priere de garder vos gueguerres personnelles en dehors. Puisque vous
> allez l'air de vous connaitre dans la vie reelle, allez donc tous
> regler ca autour d'une biere, merci.
Tu n'as pas compris : J'ai tenté ça des années, mais ce n'est pas du domaine
du possible.
De plus, je n'ai rien, mais alors rien à voir avec cette histoire, vu que je
ne suis ni éditeur, ni partie prenante, ni auteur, ni cinéaste.
Le peu que j'ai fait, c'est de ne pas laisser passer des choses qui
m'apparaissaient non seulement démesurées, mais parfois justement sans
rapport avec notre propos ici, et encore parfois, légèrement dégueu.
Il ne s'agit plus à ce moment de choses qui te sont extérieures. Si tu
n'interviens pas, tu laisses passer des vilénies - au minimum.
Maintenant, avec des lascars pareils, à la Juppé droits dans leurs bottes,
cela n'est pas possible. Plusieurs, et non des moindres sont partis. J'ai
commis l'erreur de demeurer et de par ce fait d'être assimilé, d'autant que
je suis ami avec Yannick.
Je ne sais ce qu'est l'amitié pour certains, mais en tous cas, dans mon cas,
il ne s'agira jamais d'une sorte de passe-droit éternel à faire n'importe
quoi. Mais comme il est si simple de taxer l'avocat d'amitié mal placée,
cela fait des années que je suis assimilé à un clan.
Pourtant, combien de flame avons-nous eues avec Yannick, qui auraient du
envoyer ces préventions faciles au-delà des plus hauts reliefs.
Mais non. La paranoïa règne, les plans sont partout, donc forcément chez
l'autre. Un peu plus et cela ressemblerait aux Borgia, ou disons à Dune,
pour demeurer un rien abordable. Quelle connerie !
Rien, rien ne pousse à l'intelligence dans ce désert infantile.
Mais si tu veux dire que cela n'a rien à voir avec le cinéma, c'est là que
tu pourrais te tromper : Le cinéma justement au travers de ses grands
moments créatifs (certes pas dans le mignon et bienn torché Ratatouille cité
comme une résurgence de la Qualité, on rêvasse), nous montre par exemple que
les mêmes qui ici frappent un homme à terre, mouilleront leur noenoeils
lorsqu'il s'agira d'un possible looser qui se bat pour se faire entendre,
dont un éditeur lui dira de gonfler (comme tout le monde le fait) son CV,
qui ratera le travail de sa première vie, qui n'arrivera qu'à pondre
difficilement un métrage bien trop court, en face d'une bande de salauds
dont l'unique travail de communication sera de détruire ses possibilités,
non pas parce qu'ils s'occupent d'une possible contradiction interne qu'il
leur faudrait avant discuter avec l'intéressé - ce dont il n'ont évidemment
rien à foutre, mais uniquement parce qu'il a osé critiquer le travail d'un
des types de leur clan.
Il n'y a pas de majuscules, pas de mysticisme, pas de mots trop compliqués
pour un agrégé.
Sinon, je comprends que ça fasse chier quand on ne sait pas les arcanes.
On peut se renseigner. Ou sinon, encore, faire une liste réellement
exhaustive.
Cha cha (à thon) - connerie de Naudin de La Motte-Beuvron
> On Tue, 06 May 2008 11:15:49 +0200, Olivier Paquet
> <Er...@thetys.isamble.fr> wrote:
>
> > Ce n'est pas si simple que ça.
> > La question n'est pas vraiment la qualité du livre, ni le fait qu'il
> >n'existe pas, mais le fait que Yannick reproche à la "modernité" ce que
> >précisément il a accompli.
> > Je ne reproche rien aux blogs, aux éditions à compte d'auteur, ou au
> >compte à demi. Je connais de très bons auteurs ayant commencé ainsi, et
> >je ne me retranche pas derrière la publication de mon roman (par le même
> >directeur de collection d'Emmanuel Jouanne et Volodine, quand même, les
> >connaisseurs apprécieront) pour condamner le reste de l'édition, voire,
> >et là c'est plus grave, la globalité de la production culturelle.
> > Rien n'interdit d'être conséquent dans son raisonnement.
>
> Votre raisonnement est inconséquent pour le coup. Quel rapport entre la
> critique de la modernité et publier un livre ? Aucun. Et qui a condamné le
> reste de l'édition (!) et la globalité de la production culturelle ?
> Personne encore.
C'est de la noyade de poisson. Ce qui est extrêmement agaçant, c'est
effectivement ton "Faites ce que je dis, pas ce que je fais". Ce qu'on
te peut légitimement te demander c'est d'être cohérent avec toi-même.
Soit de cesser d'être insultant envers ceux qui souhaitent être lus par
d'autres même s'ils n'ont pas forcément (ce qui ne t'empêche pas de les
désapprouver), soit d'admettre que ton propre livre encourt le même
reproche.
Évidemment que tu es convaincu d'avoir pondu un livre important. Mais
n'importe quel type qui passe des dizaines d'heures à concevoir et à
rédiger un texte le fait parce qu'il croit que son texte servira à
quelque chose, aura un effet positif sur des lecteurs. Le fait que tu
aies choisi un sujet "important" et "élevé" ne te fait pas échapper au
lot commun.
> Cela confirme que la moindre critique est devenue
> irrecevable et qu'il ne faut faire que des louanges sinon on fait dans la
> condamnation ! Ben voyons ! On se demande alors pourquoi Richard Millet,
> publiant chez Gallimard, Désenchantement de la littérature et L'Opprobre
> peut être très impitoyable avec la globalité de la production culturelle
> car lui, il y va fort. Bref...Il faudrait apprendre à être logique et à
> penser.
À être cohérent aussi. Et c'est le point essentiel. C'est comme ces
hommes politiques qui tiennent des positions de pénalisation de
l'homosexualité et qui se font verbaliser dans des toilettes publiques
alors qu'ils faisaient des avances à un flic en civil (il y a eu au
moins deux cas aux Etats-Unis ces dernières années). On ne leur reproche
ni simplement d'avoir des tendances homo ni d'avoir un discours opposé
aux droits de cette communauté mais bien l'alliance des deux. Si jamais
le type pris la main dans le sac se défend en expliquant qu'il n'a fait
des avances que parce qu'il avait peur de se faire violer comme il n'y
avait que des noirs dans ces toilettes (exemple véridique !!!!), on aura
encore plus envie de le baffer.
>
> Surtout, c'est à vous de prouver (si vous connaissez le mot preuve) vos
> accusations pitoyables et non à moi de venir le faire car il devient
> risible d'accuser simplement quelqu'un et de lui demander la charge de la
> preuve en plus. Sinon, il faut consulter un service de psychiatrie pour en
> venir là (mais on sait pourquoi vous en venez là quand on se fait mousser
> en passant).
Je te propose donc de m'envoyer une copie ce fameux contrat et je suis
même prêt à te régler les frais pour un envoi en recommandé avec accusé
de réception. Une nouvelle fois, évite les effets dramatiques où tu te
déclares en mesure de prouver tout et son contraire : leur efficacité
s'émousse très vite et des discours posés et réfléchis marcheront
autrement mieux.
> Je te propose donc de m'envoyer une copie ce fameux contrat et je suis
> même prêt à te régler les frais pour un envoi en recommandé avec
> accusé de réception.
Boudiou...
Je comprends que les hauteurs te soient préjudiciables. Ca se passe dans les
chiottes.
C'est bien parce qu'on est entre nous. Ce qui d'ailleurs devrait te donner
un rien de recul rapport à tes nervosités collatérales.
> > Platon n'écrivait pas de platitudes façon Paulo Coelho.
>
> L'humanité, le libre-arbitre, la mémoire, la vérité et un auteur qui parle
> de pouvoir ?
Manier des grands mots ou de grands concepts n'a jamais garanti la
pertinence des propos. Si tu relisais après coup certains de tes propos,
tu verrais quantité d'exemples où tu prends un AMX 30 pour enfoncer un
clou.
> > Je ne sais pas moi, mais si j'écrivais dans un registre lyrique en
> > utilisant autant de mots qu'on pourrait affubler d'une majuscule que
> > possible et que, au bout d'un certain temps, je n'ai pas mon maître à
> > penser contraint par les Athéniens à boire la ciguë pendant que mes
> > disciples se réunissent dans une académie pour perpétuer mon oeuvre
> > (en dehors des connards qui font sécession dans un lycée), je
> > finirais par me poser quelques questions, comme par exemple le fait
> > de savoir si mon expression ne relève pas pour une part non
> > négligeable de la branlette verbale.
>
> Ca, tu peux le dire de toute personne qui écrit de manière reconnaissable.
> Sinon, des branleux, des vrais, je t'en montre tout de suite, il y en a des
> brochettes sentencieuses en pleine dissertation de niveau seconde sur
> d'autres forums. Je ferais bien un comparatif si tu n'étais pas de mauvaise
> foi et ne l'avais déjà fait.
Chacun a ses travers d'écriture et chacun est convaincu de sortir des
choses transcendantes. Internet nous a appris ça.
>
> > Note que la branlette verbale est généralement inoffensive à lire,
> > surtout dans un mode de communication où le rapport signal/bruit est
> > de toute façon très bas, comme Internet. Mais quand elle essaye
> > d'enseigner des pseudo-vérités frappée du sceau de l'Expérience et de
> > la Maturité,
>
> Mon âge te dérange ?
Je ne parle pas de l'âge.
> Je n'y fais que très rarement mention, et uniquement
> pour des raisons humoristiques.
Certes, certes... et ta tendance à dire que depuis que tu es sur le
forum, avec le recul dont tu disposes, que tu as pu voir que... ça n'est
pas mettre en avant son expérience ?
>
> > et qu'elle intervient en pratique pour venir en aide à
> > un pote dont les dérives psychotroniques sont au moins aussi
> > importantes que celles du Branleur verbal, on (je) la tolère beaucoup
> > moins.
>
> Mais tu n'as pas à *tolérer* ou pas. Tu te lâches, là ? Ca fait du bien aux
> intestins ?
Mon péché mignon, c'est tout bêtement que je n'aime pas être pris pour
un con. Travers commun à une bonne partie de mes congénères humains
(traduction : ça n'est pas très original).
>
> > Et là, je crois me faire bien comprendre.
>
> Oui : Tu es excédé par Yannick, et par le fait que je défende sa position
> dans une histoire qui est par ailleurs le signe d'un antagonisme de cour de
> récré, comme on en trouve bizarrement pas mal dans l'édition, à tous
> niveaux.
Je ne cache pas que ça relève de la cour de récré. Je vais au boulot en
journée, je ne fais rien en rapport avec le forum et le soir je réponds
aux messages mi-agacé mi-amusé. Dans un contexte de cour de récré, le
gamin qui se jette dans la mêlée au nom de la lutte contre la modernité,
pour empêcher le déclin de la civilisation occidentale a tendance à se
faire plus écharper que les autres. Vérifié dans 47 écoles primaires sur
Paris, la région parisienne, la province et les DOM-TOM.
>
> Et comme tu es hyper excédé depuis Matrix par le fait que je défende plus
> souvent ses positions que les tiennes, tu me sers à chaque occasion un
> brouet excité de plus en plus insultant, et tentant de t'insinuer dans mes
> tendances perfectibles, malgré ma retenue on va dire assez grasse te
> concernant.
Désolé, mais tu fais fausse route. Tu vas sans doute très mal le prendre
parce que c'est pire que tu ne le croyais. Si tu te mettais à défendre
plus souvent mes positions que les siennes, je me poserais probablement
des questions sur ce que j'écris et je serais hyper-embarrassé.
Tout ceci n'a plus rien à voir avec cette histoire de Matrix. À
l'époque, j'avais de l'estime pour toi. Aujourd'hui, quatre ou cinq ans
plus tard, je considère que ton jugement sur ces questions est biaisé
mais surtout je ne retrouve pas dans ce que tu écris hors polémiques ce
qui pouvait m'inspirer ce respect.
>
> Pour le reste, je serais bien tenté de te renvoyer à ce que nous disait
> Cédric la dernière fois.
> D'autant qu'frcd est sous perfusion de soc.pol et est quasiment mort à
> l'instar d'usenet qui n'en finit pas d'agoniser.
>
> Dans l'attente, ton jugement que j'écoutais naguère ne signifie plus grand
> chose à mes yeux, tant tu t'es compromis dans tes rancunes.
> Comprends bien alors que l'heure de la déstabilisation a sonné depuis
> longtemps.
Je suis quand même étonné que tu n'aies pas compris une chose qui était
pourtant facile à voir quand on se met en situation. Je n'aurais jamais
réagi de la même façon si les attaques à l'époque de la parution de mon
livre n'avaient visé que son contenu ou ma personne. À moins qu'on ne
nie qu'il y ait eu la moindre attaque personnelle à mon égard (salut
Yannick !). Les attaques ont dérapé d'emblée et ont visé les lecteurs de
mon livre. Mes lecteurs étaient coupables, mes lecteurs étaient une
menace, mon livre ne pouvait être apprécié que de gros cons
complaisants. Essaye d'encaisser ça sans répondre à tes adversaires.
>
> >> Et au point où c'est, il est vrai qu'on aurait dû laisser le taureau
> >> crever lui-même d'ennui devant le manque de qualité des toréadors.
> >>
> >> Aficionado, tu vois où ça mène. On finit par se faire insulter
> >> d'être resté dans le public. Le public, en fait. Il n'y a plus
> >> personne.
>
> > "C'est horrible, l'insulte. Surtout quand il n'y a pas de témoin."
>
> Je ne crois pas m'être insurgé, du moins en ce qui me concerne. Tu lis en
> diagonale, c'est ton affaire.
>
> S.
>
> Euh... De quoi il parle ?
> Bon je repete en francais simplifie: ici forum discussion de cinema,
> priere de garder vos gueguerres personnelles en dehors. Puisque vous
> allez l'air de vous connaitre dans la vie reelle, allez donc tous
> regler ca autour d'une biere, merci.
Ce sont effectivement des antagonismes très anciens qui sont à la base
de tout ça et je t'épargnerai le récit qui dans mon jugement font que je
suis convaincu d'avoir raison et que d'autres ont tort. Parce que
d'autres te fourniront des raisons de croire exactement l'inverse et que
tu ne serais pas avancé pour autant.
Ce qui est curieux (et je ne mets aucune malice dans le choix de ce
mot), c'est que ces guéguerres ont en fait pour particularité de s'être
limitées à ce forum (si l'on excepte une ou deux tentatives fâcheuses).
Je comprends sinon bien ta critique et elle est fondée. Là où je suis
d'accord avec à peu près tout le monde et en particulier ton diagnostic,
c'est qu'effectivement le forum est devenu un désert, avec seulement
deux types de messages qui y mettent un peu d'animation.
J'essaye régulièrement (mais mollement) de contribuer sur les sujets
touchant réellement au cinéma, de répondre aux questions diverses. Mais
ça ne suffit pas à faire renaître une quelconque flamme.
Rétrospectivement, je dirais (et sans viser personne) que ce forum est
en fait mort le jour où il n'est plus devenu possible d'y découvrir des
films qu'on ne serait pas allés voir sinon. Les découvertes postées par
certains n'ont plus eu de réaction ou ont été dépassées par des messages
de rejet de ces films. Si un forum de discussion sur le cinéma ne tourne
plus qu'au monologue, il a failli. Depuis, il n'y a plus qu'un cadavre
saisi périodiquement de mouvements de putréfaction.
> Je comprends que les hauteurs te soient préjudiciables. Ca se passe dans les
> chiottes.
> C'est bien parce qu'on est entre nous. Ce qui d'ailleurs devrait te donner
> un rien de recul rapport à tes nervosités collatérales.
Je réponds à ce que je considère comme un foutage de gueule à mon
endroit par du foutage de gueule. Point final.
> Tout ceci n'a plus rien à voir avec cette histoire de Matrix. À
> l'époque, j'avais de l'estime pour toi. Aujourd'hui, quatre ou cinq
> ans plus tard, je considère que ton jugement sur ces questions est
> biaisé mais surtout je ne retrouve pas dans ce que tu écris hors
> polémiques ce qui pouvait m'inspirer ce respect.
Alors cela devrait maintenant être simple de dire en quoi je ne t'inspire
plus ce respect.
> Quant au contenu, j'ai ton livre, [...] il souffre
> d'un manque de synthèse, les chapitres étant la plupart du temps des
> résumés d'une partie d'un film sur dix pages assortis de tes remarques.
> Ça ressemble à un commentaire audio, à un inventaire sans condensation.
>
> D'où un livre trop répétitif qui finalement apporte peu de perspectives
> de réflexion nouvelles sur le cinéma de Woody Allen (pas assez de
> rapprochements, d'oppositions sur l'ensemble de son oeuvre). Il fait
> bien 500 pages mais le récit des intrigues, les citations des répliques
> ou les parenthèses culturelles sans pertinence en occupent bien 150. Il
> n'y a d'autre part aucune problématique forte, tu as l'illusion de
> croire qu'il suffit de se laisser guider par l'oeuvre du cinéaste pour
> le comprendre. Or, comme elle compte au moins une trentaine de films, le
> travail de tri était nécessaire. Ton livre aurait eu plus de force si tu
> t'étais concentré sur cinq ou six films majeurs, quitte à réinjecter
> régulièrement dans la réflexion des éléments des autres films.
Le livre explore à fond les thèmes traités par le cinéaste : l'identité,
le couple et l'amour, l'homme face au vide de sens de sa vie et son
angoisse face à la mort, les relations familiales, la rationnalité par
rapport à la sensibilité, les comportements dans certains milieux
intellectuels ou artistiques, etc.
En ceci, il est difficile d'affirmer qu' "il n'y a aucune problématique
forte". Il suffit de lire les titres des chapitres de la partie 3
concernant l'analyse thématique ("L'identité", "L'homme sous influence",
"L'amour, le couple et le temps", "L'imperfection, le mal et la mort").
Non seulement tous ces thèmes sont traités mais en plus ils sont mis en
relation. On part du thème central de l'identité, laquelle ne se définit
que mimétiquement par rapport à autrui (c'est explicite dans Zélig, mais
moins directement visible dans "Comédie érotique d'une nuit d'été").
On élargit la thématique par "le réel et son double", qu'aborde de façon
assez évidente "La rose pourpre du Caire". A partir de là, on peut
traiter du thème de "l'homme sous influence" (sous influence de l'autre
par mimétisme et sous influence de l'illusion par dédoublement de la
réalité gênante) dans ses différents aspects : la famille ("Intérieurs"
et "Le complot d'Oedipe"), la religion, etc
Concernant la structure du livre, je trouve que son choix est judicieux.
Partant du fait que l'oeuvre de WA aborde une foultitude thèmes qui se
retrouvent dans pratiquement tous ses films, comment parler de tous ces
thèmes et de tous les films qu'on estime importants (env 20 sur env 30)?
En divisant par thèmes (moins nombreux que les films) et incluant dans
chaque chapitre thématique des films qui l'illustre particulièrement.
C'est simple mais pertinent.
Chaque chapitre commence par donner des éléments généraux de la
conception qu'a WA de ce thème particulier, ensuite, il y a des exemples
de moments de certains films qui soutiennent son propos, puis un ou
plusieurs films sont étudiés en profondeur. Pour celà, il fallait bien
les résumer (pour les rappeler à la mémoire du lecteur) et parfois, au
cours de l'analyse, citer certains dialogues en longueur afin d'assoir
précisément ce qui en est dit sur du concret.
Quant à la profondeur et au style, on pourra en reparler, mais de
simples extraits du chapitre traitant du couple peuvent déjà donner une
idée:
"Le cinéma de Woody Allen prend sereinement à rebours toute cette
tendance contemporaine pour explorer une vision aussi concrète que
fragile de l'amour (qui peut durer toute une vie) en interrogeant le
lien amoureux qui unit les êtres et le péril qu'il y a à le sacrifier.
L'amour n'est pas recherche d'un double, d'un clone de soi-même à
travers l'autre (négation pure et simple de l'altérité) mais
reconnaissance et acceptation de la personne aimée, pari extravagant non
sur ma liberté mais sur celle de l'autre. [...]
L'amour n'est donc pas cette reconnaissance narcissique d'une image de
soi-même à travers l'autre mais au contraire un renoncement à cet
immature dédoublement. Car si l'être dont on est épris est
irremplaçable, il ne s'agit pas non plus de le fantasmer mais de laisser
advenir sa pure présence, sa pure réalité concrète, étrangère à
nous-mêmes sinon on risque de remodeler l'autre à l'image de notre
idéal. [...]
C'est exactement ce que nous montre une petite scène de Maris et femmes.
A un moment, Rain lit le roman de Gabe qui écrit : <<Feldman rêvait
d'une femme qui l'attirait physiquement et aurait le même sens de
l'humour et le même goût du sport que lui, qui aimerait la musique
classique. Et Bach et les climats doux. En résumé, lui-même mais en
jolie femme.>> Et nous voyons une jeune femme en blouse blanche, portant
des lunettes comme Feldman ! [...]
Le sur-place, l'immobilisme de l'amour n'est pas un amour qui est devenu
routinier et ennuyeux comme on l'entend de prime abord mais un accord
plein et entier avec l'être qu'on aime. Il devient alors inutile
d'envisager une quelconque évolution ou une hypothétique progression, à
moins de vouloir signifier sans le dire ouvertement un renoncement pur
et simple à l'amour, puisque l'amour est déjà accompli. N'est-ce pas
cela la sagesse de l'amour ?"
Nicolas.