Google Groups no longer supports new Usenet posts or subscriptions. Historical content remains viewable.
Dismiss

Fantasme et perversité de l'Ours ?

3 views
Skip to first unread message

pti...@gmail.com

unread,
Feb 2, 2024, 9:30:31 AMFeb 2
to
Slt,

Une Assasienne, dit a toi tu es bon économisme, je pense qu'elle evoque le coté Novotel de New York et non la TIPP flottante !

Et donc mais y a beaucoup de femmes qui sont en fantasme, mais enfin ?

C'est moi qui ai recompensé :
"Elle" de Paul Verhoeven, adapté, semble-t-il assez fidèlement du roman "Oh..." de Philippe Dijan m'a plutôt gêné et embarrassé...

Que dit Isabelle ?

Non pas par l'esprit et le thème du film, mais par sa difficulté à s'y tenir et à aller complètement jusqu'au bout de son enjeu...
Le cinéaste place Michèle et ses névroses parmi une multitude de personnages qui papillonnent autour d'Elle, et qui ne font qu'affaiblir la force de ce scénario qui passe du coq à l'âne sans arrêt...
Pour ce qui est du côté angoissant et trouble du thriller, si thriller il y a, on repassera car cet aspect est vite laissé de côté, tant il n'est qu'un point de départ dont on imagine vite l'auteur, pour mettre en scène l'héroïne et ses particularités évidentes...
Pour ce faire, c'est Isabelle Huppert qui assure tant elle est dans son registre, et presque trop en ne faisant que "du Isabelle Huppert craché", toisant de son regard absent et blasé les autres qu'elle juge avec un sentiment glacé... Au point de ne plus renouveler son jeu et de ne plus surprendre, alors que son image renvoie tellement à des rôles excellents...
L'actrice semble naviguer à vue au milieu de son petit monde et même s'en amuser, et on se demande entre ses associés ou partenaires, amie (?), amant et ex-mari, mère et fils, voisin et voisine, qui l'intéresse et l'émeut un minimum...
Comme le spectateur qui se demande, ce qu'a voulu mettre en avant Paul Verhoeven, car rien ne semble vraiment abouti, que ce soit la perversion, la culpabilité ou le remord, le mensonge, l'ambiguïté des relations avec les uns et les autres, tout se mélange sans arriver à suivre un axe fort, central, sans réussir à développer une idée profonde, pensée et réfléchie sur le genre humain et ses déviances.
Un film taillé parfaitement pour Isabelle Huppert certes, tellement et toujours formatée pour ce genre de rôle, au point de devenir plus un problème qu'un atout, un comble...
Et ce n'était donc pas la condition unique et nécessaire pour en faire un bon film !
Car de fait, on a beau suivre l'histoire (un peu trop) chargée et compliquée de Michèle, cette femme d'affaire forcément très riche, entre sa vie professionnelle et personnelle, rien ne nous séduit chez elle, ne nous intrigue ou interpelle dans son comportement, ne nous pose question et ne nous étonne.
Tandis que les autres acteurs, ont plus des rôles d'accompagnement (assez souvent superficiels et même caricaturaux), un peu comme des faire-valoir, pour encore davantage et toujours, magnifier Isabelle à l'excès...
On se perd un peu beaucoup dans ce film assez moyen, un peu tiré par les cheveux, surchargé de thèmes et vide à la fois, mais en tous cas loin d'être jubilatoire comme la plupart semblaient le promettre... Étrange vraiment !

A elle n'a pas refusé son prix ?

Merci

Donc c'est pas irrefragable, mais qui achete un chat ?

--
Ptilou
0 new messages