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Jurassik Park 3 : Can't get no satisfaction...

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Juanitox

unread,
Aug 9, 2001, 1:04:30 PM8/9/01
to
En attendant son -IA- qui s'annonce comme assez douteux et relativement
édulcoré, on peut constater aujourd'hui, si ce n'était pas déjà fait, jusqu'
où Papa Spielberg est capable de se commettre dans l'exploitation foraine d'
une thématique mono-signifiante et poly-spectatoriale.
Mais à sa décharge, on peut noter l'absence de démagogie stéroïdée et
malhonnête (genre -Pearl Harbor-), remplacée ici par un cynisme
spectaculatoire et exhibitionniste qui entend bien en donner pour leur
argent aux badauds venus frémir et s'esbaudir sur les rugissements des
grosses bestioles numériques.
On veut des dinosaures, et bien on en aura, et c'est tout ce qu'on aura.
Car passé un premier quart d'heure d'exposition standard expédié comme une
formalité, c'est la déferlante dinosaurienne qui s'abat sur le spectateur
médusé, qui restera vissé sur son siège tout le reste du film, terrassé par
une succession de scènes d'actions complètement barges, qui s'amoncellent
plus qu'elles ne se suivent, jusqu'au final rocambolesque et parachuté qui
clos l'histoire au gourdin, parce qu'il est l'heure de rentrer, hein, et que
demain on bosse, et que voilà on a pas que ca à faire.
Donc, continuant, même par délégation, à surfer sur le velours du thème du
gros monstre-reptile qui a bel et bien existé, thème fascinant et excitant
par excellence car réel, Spielberg en profite aussi pour enfourner une bonne
dose de ces principe moraux bien rassurant (et bien niais.), genre la énième
représentation de la cellule-famille nucléaire, comme seule entité valide et
salvatrice contre les tourments mortels et bestiaux de la vie, ou tout les
individus "seuls" sont sacrifiés et tombent sous le jougs du destin cruel,
sauf justement ceux qui ont une famille, même si elle n'est pas présente à l
'écran.
Cas particulier du jeune assistant-archéologue Billy, qui survit, mais
uniquement parce qu'il a acquit la caractéristique de "grand frère" en
sauvant la vie du jeune Eric.
Mieux que le 2, pire que le 1.
Et ca commence vraiment à lasser.

Et -IA- a vraiment intérêt à casser la baraque, sinon Spielberg est finis.


Jntx.

-Petit, petit, petit, petit...-

Marc

unread,
Aug 9, 2001, 2:14:45 PM8/9/01
to
> Et -IA- a vraiment intérêt à casser la baraque, sinon Spielberg est finis.

C'est à dire que, en même temps, ce n'est pas Spielberg qui a réalisé JP3, hein,
donc...


Julien Gourdon

unread,
Aug 9, 2001, 3:41:56 PM8/9/01
to
Juanitox wrote:
[SNIP Critique très intéressante]

> Et -IA- a vraiment intérêt à casser la baraque, sinon Spielberg est finis.

Heu, Spielberg a justement été assez intelligent pour ne pas réaliser
Jurassic Park III.

--
Julien Gourdon

Juanitox

unread,
Aug 9, 2001, 6:05:22 PM8/9/01
to
Marc a écrit :

> C'est à dire que, en même temps, ce n'est pas Spielberg qui a réalisé JP3,
> hein, donc...

Juste un clone à lui...
Tu vois une différence ?!...

Jntx.


Juanitox

unread,
Aug 9, 2001, 6:05:22 PM8/9/01
to
Julien Gourdon a écrit :

> > Et -IA- a vraiment intérêt à casser la baraque, sinon Spielberg est
> > finis.
> Heu, Spielberg a justement été assez intelligent pour ne pas réaliser
> Jurassic Park III.

Forcément, il avait plein de devoirs a faire, que lui a donné Papa Stanley,
alors il a dépéché un yes-man pour JP3, logique...
Maintenant, le sera-t-il (assez intelligent...) pour faire correctement ses
devoirs ?!...


Jntx.

Joe Chip

unread,
Aug 9, 2001, 7:51:40 PM8/9/01
to
"Juanitox" déçu et énervé par Spielberg :

> > Heu, Spielberg a justement été assez intelligent pour ne pas réaliser
> > Jurassic Park III.
>
> Forcément, il avait plein de devoirs a faire, que lui a donné Papa
Stanley,
> alors il a dépéché un yes-man pour JP3, logique...
> Maintenant, le sera-t-il (assez intelligent...) pour faire correctement
ses
> devoirs ?!...

Ne confonds pas trop le système Jurassic Park. C'est Universal qui possède
les droits, pas Spielberg. Quand Universal a annoncé la mise en chantier
d'un troisième opus, Spielberg a très vite évité la catastrophe en demandant
à Universal de l'oublier et de prendre un autre réalisateur. Spielberg n'a
fait que produire et sans être exécutif. Donc ce n'est pas un film de
Spielberg. Point!
Et pour répondre à l'autre post, quand ce n'est pas Spielberg qui filme,
ça se voit. Franchement, je ne peux que m'émerveiller (quand je vais me
distraire au cinéma, ça m'arrive parfois) devant la maestria de ce
réalisateur qui rend les objets plus dangereux que les personnages
eux-mêmes. Et c'est un sacré tour de force qui donne une énergie toute
particulière à ses films. Je vais voir le III demain en sachant bien que ce
ne sera pas Spielberg et que ça se verra tout de suite. Je te préviendrai en
toute honnêteté si je me suis fait abuser!

Pour ce qui est de AI, les rares images entrevues laissent augurer un
excellent film... Le scénario reste de Spielberg mais sur une base
Kubrickienne avouant son incapacité à l'écrire lui-même. On verra, on
verra...
--
Joe Chip

" Vos problèmes financiers vous préoccupent ?
Visitez la Société d'Épargne et de Crédit Ubik.
Vos dettes cesseront d'être un point noir.
Supposons, par exemple,
Que vous empruntiez quatre-vingt-quinze proscreds
A un taux d'intérêt minimum.
Le total de vos versements se montera à... "

Ubik, de Philip K.Dick


Marc

unread,
Aug 10, 2001, 2:24:26 PM8/10/01
to
> > C'est à dire que, en même temps, ce n'est pas Spielberg qui a réalisé JP3,
> > hein, donc...
>
> Juste un clone à lui...
> Tu vois une différence ?!...

Ils n'ont pas la même longueur de barbe.

Juanitox

unread,
Aug 10, 2001, 4:27:50 PM8/10/01
to
The Joe Chippendale (désolé, fallait que kèkun la fasse, celle la, hein...)
a bafouilé :

> "Juanitox" déçu et énervé par Spielberg :

J'te rassure, chuis habitué depuis le temps...
J'attends plus grand chose de sa part, pour tout dire...

> Ne confonds pas trop le système Jurassic Park.
> C'est Universal qui possède les droits, pas Spielberg.
> Quand Universal a annoncé la mise en chantier d'un troisième opus,
> Spielberg a très vite évité la catastrophe en demandant
> à Universal de l'oublier et de prendre un autre réalisateur.
> Spielberg n'a fait que produire et sans être exécutif.
> Donc ce n'est pas un film de Spielberg. Point!

Ah ben merde !!!...
Même pas vu la différence...

> Et pour répondre à l'autre post, quand ce n'est pas Spielberg qui filme,
> ça se voit.

Oui alors, ça, heu... c'est pas forcément vrai, hein...
Le p'tit Steven il filme bien quand il LE veut bien.
Les trucs du genre les deux premiers -Jurassik Park- ou -Amistad-, tu
m'excuses, mais c'est assez roulade & cie...
-Always-, -Empire Du Soleil-, -Soldat Ryan-, la ok, c'est filmé sévère...

> Franchement, je ne peux que m'émerveiller (quand je vais me
> distraire au cinéma, ça m'arrive parfois) devant la maestria de ce
> réalisateur qui rend les objets plus dangereux que les personnages
> eux-mêmes.

Woaw...
Et en quoi cela est-il une qualité, steplé ?!...

> Et c'est un sacré tour de force qui donne une énergie toute
> particulière à ses films. Je vais voir le III demain en sachant bien que
ce
> ne sera pas Spielberg et que ça se verra tout de suite. Je te préviendrai
en
> toute honnêteté si je me suis fait abuser!

Ca fait mal que si tu te crispes...
Prends le cool...

> Pour ce qui est de AI, les rares images entrevues laissent augurer un
> excellent film...

J'trouve pas, moi, sans déc'...
Déja, la bande annonce pseudo-conceptuelle ultra explicite n'est pas
crédible une seconde, avec son fond blanc flou et ses pavés-textes qui
énumèrent (déflorent...) le sujet du film...
Et puis certaines photos dans les revues ou on voit le gamin avec un gros
nounours dans les bras, main dans la main avec l'androïde star, c'est
vraiment de l'imagerie à la guimauve...
Ca fait peur, vraiment...

> Le scénario reste de Spielberg mais sur une base
> Kubrickienne avouant son incapacité à l'écrire lui-même.

Je crois pas, Kubrick avouait son incompétence à mettre en scène un tel
script, pas à l'écrire...
Je pense que Kubrick voyait chez Spielberg ce coté merveilleux-enfantin que
lui même ne savait-pouvait pas dévelloper...

> On verra, on verra...

Franchement, j'veux pas baver sur la colombe encore dans l'oeuf, mais somme
toute, chuis quand même assez inquiet...
Mais je vais me reformtater "absolute objectif" d'ici la, j'te rassure...


Jntx.

brice

unread,
Aug 10, 2001, 4:52:56 PM8/10/01
to
Juanitox a confusionné mon esprit (mais c'est joe chip k'a commencer) :

> > Le scénario reste de Spielberg mais sur une base
> > Kubrickienne avouant son incapacité à l'écrire lui-même.
>
> Je crois pas, Kubrick avouait son incompétence à mettre en scène un tel
> script, pas à l'écrire...
> Je pense que Kubrick voyait chez Spielberg ce coté merveilleux-enfantin que
> lui même ne savait-pouvait pas dévelloper...

C'est qui qui avoue quoi?

Brice

Marc

unread,
Aug 10, 2001, 5:28:53 PM8/10/01
to
> > Spielberg n'a fait que produire et sans être exécutif.

En fait, si.
Steven Spielberg (executive producer)
d'après l'IMDB.
Ce qui lui confère un pouvoir certain sur le film, mais en a-t-il
profité ? Il faisait quoi à ce moment-là ? Encore sur AI ou déjà
sur Minority Report ?

> > Pour ce qui est de AI, les rares images entrevues laissent augurer un
> > excellent film...
> J'trouve pas, moi, sans déc'...

> [...]
> Ca fait peur, vraiment...

Hum, je suis bien d'accord...
AI sent mauvais. De loin.
En même temps, je ne suis pas fan de Kubrick.

> Je crois pas, Kubrick avouait son incompétence à mettre en scène un tel
> script, pas à l'écrire...
> Je pense que Kubrick voyait chez Spielberg ce coté merveilleux-enfantin que
> lui même ne savait-pouvait pas dévelloper...

Kubrick est lointainement crédité comme "créateur" du concept d'AI.
Ca fait pousser loin le principe de l'écriture d'un film.

brice

unread,
Aug 10, 2001, 5:31:21 PM8/10/01
to
Marc a écrit :
>
> Kubrick est lointainement crédité comme "créateur"...

Ca lui va comme un gant.

Brice.

Joe Chip

unread,
Aug 10, 2001, 6:40:45 PM8/10/01
to
Juanitox, icône (fallait aussi la faire celle-ci) très mauvaise langue :

> > "Juanitox" déçu et énervé par Spielberg :

> J'te rassure, chuis habitué depuis le temps...
> J'attends plus grand chose de sa part, pour tout dire...

C'est bien dommage. On ne sait jamais. L'âge joue en défaveur de Spielberg
mais rien n'est perdu: AI, la mort certaine ou le révil du mort-vivant,
c'est l'affiche de cette rentrée.

> Ah ben merde !!!...
> Même pas vu la différence...

Ayant vu Jurassic Park III aujourd'hui, je suis vraiment atterré que l'on
puisse mettre ce film dans le même bac que le premier opus. Réellement rien
à voir. Etude des deux films plan par plan, je suis prêt.

> Oui alors, ça, heu... c'est pas forcément vrai, hein...
> Le p'tit Steven il filme bien quand il LE veut bien.
> Les trucs du genre les deux premiers -Jurassik Park- ou -Amistad-, tu
> m'excuses, mais c'est assez roulade & cie...
> -Always-, -Empire Du Soleil-, -Soldat Ryan-, la ok, c'est filmé sévère...

Bien plus subtilement dans les Dents de la Mer ou E.T. qui restent des
perles techniques et encore une fois, une analyse plan par plan me semble
judicieuse.

> Woaw...
> Et en quoi cela est-il une qualité, steplé ?!...

Il est vrai que ce n'est pas forcément une qualité.
C'est en tous cas un des rares réalisateurs à s'occuper des conséquences
dans ses scènes d'action, un peu comme le faisait Chuck Jones avec Bip Bip
et le Coyotte (il ne faut surtout pas rire, c'est sérieux). Les pièges
amorcés au début de la scène finissent toujours par leur retomber dessus. Ce
qui fait tout simplement que l'implication du spectateur est bien plus
prononcée, il cherche à savoir comment cet élément amorcé va revenir dans
l'action. Quand Grant et le gosse sont dans le ravin au bout de la corde,
c'est la voiture qui tente de les tuer, pas le tyrannosuare. Je trouve ça
très inattendu. Cette manière dont Spielberg traite la condition de l'outil
à travers de tous ses films / à mettre en parallèle avec l'outil / la caméra
dont il se sert pour arriver à ses fins, c'est une chose qui me plaît chez
ce réalisateur.
Quand Joe Johnston filme son tyrannosaure, il fait pitié, réellement,
pas d'ampleur, il est statique. Dans le premier Jurassic Park, il est amené
par les vibrations qu'il crée, et quand finalement il arrive, il est très
majestueux, ce qui semble plus approprié à la taille de la bête, non? C'est
sa non-présence qui impose sa présence, c'est un peu le vortex qu'il crée
qui marque son existence.

> Ca fait mal que si tu te crispes...
> Prends le cool...

Je l'ai pris assez cool. Cela reste tout de même un nanard. Des scènes
collés avec un tissu gluant et visqueux de clichés américains mal réchauffés
(la critique viendra plus tard).

> J'trouve pas, moi, sans déc'...
> Déja, la bande annonce pseudo-conceptuelle ultra explicite n'est pas
> crédible une seconde, avec son fond blanc flou et ses pavés-textes qui
> énumèrent (déflorent...) le sujet du film...

Evidemment, ce n'est pas exquis. Peut-être trop racolleur. Méfions-nous des
bande-annonce.

> Et puis certaines photos dans les revues ou on voit le gamin avec un gros
> nounours dans les bras, main dans la main avec l'androïde star, c'est
> vraiment de l'imagerie à la guimauve...
> Ca fait peur, vraiment...

Pourquoi pas? Blade Runner et ses néons roses pouvaient paraître un peu
guimauve aussi. On ne peut pas savoir, rien ne bouge dans ces images. Le
nounours est un peu normal, c'est un élément important de la nouvelle de
Brian Aldiss. Il faut bien respecter ceci.

> Je crois pas, Kubrick avouait son incompétence à mettre en scène un tel
> script, pas à l'écrire...
> Je pense que Kubrick voyait chez Spielberg ce coté merveilleux-enfantin
que
> lui même ne savait-pouvait pas dévelloper...

Cela restera quand même une question sans réponse. Je suis tout de même
étonné que Kubrick ait avoué une quelconque faiblesse. Il a sorti EWS avant
de mourir. Il était en forme.

> Franchement, j'veux pas baver sur la colombe encore dans l'oeuf, mais
somme
> toute, chuis quand même assez inquiet...
> Mais je vais me reformtater "absolute objectif" d'ici la, j'te rassure...

Je suis intrigué sur ce film, on verra. Par contre, il faut absolument aller
sur le site; ils ont installé un Robot pour chatter, c'est assez
impressionnant.
http://aimovie.warnerbros.com/

RitsZ

unread,
Aug 10, 2001, 11:52:26 PM8/10/01
to
"Joe Chip" <ubik...@yahoo.fr> a déclaré :

>[...]


>Je suis intrigué sur ce film, on verra. Par contre, il faut absolument
>aller sur le site; ils ont installé un Robot pour chatter, c'est assez
>impressionnant.
>http://aimovie.warnerbros.com/

Je confirme. J'ai réussi à converser avec cette chose non-humaine.

Impressionant, vraiment. Bon, c'est du dialogue niveau 8 ans, mais ça en
jette. Pour anglophones confirmés, cependant.

Bonne nuit, et n'oubliez pas, 62-person, i love you too.

-- RitsZ
"Lorsqu'on a un marteau pour seul outil, tous les problèmes commencent à
ressembler à des clous." -Abraham Maslow-

Juanitox

unread,
Aug 12, 2001, 7:53:16 AM8/12/01
to
Le Brice a demandé :

> C'est qui qui avoue quoi?

Moi j'avoue pas.
Jamais.

Sauf si c'est Loana qui conduit l'interrogatoire...

Jntx.


Juanitox

unread,
Aug 12, 2001, 7:53:18 AM8/12/01
to
The Mighty Joe Chip a ritapatouillé :

> Juanitox, icône (fallait aussi la faire celle-ci)

C'est une première, je te l'accorde...

>très mauvaise langue :

Certaines prétendent quasiment le contraire...

> > J'attends plus grand chose de sa part, pour tout dire...
> C'est bien dommage. On ne sait jamais.

Certes, je ne l'enterre pas non plus, hein, le p'tit Steven...

> L'âge joue en défaveur de Spielberg

Je dirais plutôt l'inverse, la sagesse et le discernement venant avec les
ans...
On peu raisonnablement espèrer qu'un jour il se mette vraiment à cogiter,
même s'il n'en prend visiblement pas le chemin...
Peut être -IA-...
(peut être, hein...)

> mais rien n'est perdu: AI, la mort certaine ou le révil du mort-vivant,
> c'est l'affiche de cette rentrée.

Et alors ?!...
C'est l'évènement de cette rentrée, certes, donc c'est un bon film ?!...
Hey Joe, faut arrêter la limonade, la, hein?!...

> Ayant vu Jurassic Park III aujourd'hui, je suis vraiment atterré que l'on
> puisse mettre ce film dans le même bac que le premier opus.

Ce que je me suis bien gardé de faire, tu l'auras remarqué...
J'ai dis "mieux que le 2, pire que le 1."
Car en dépit de sa mise en scène aux petits oignons, le 1 reste un
luna-park-movie au raz des paquerettes, qui surfe sur la sensation plutôt
que sur la réflexion...
Mais c'est pas un nanar, ok ok...

> Réellement rien à voir.
> Etude des deux films plan par plan, je suis prêt.

Ben vas-y mon p'tit Joe, impresionne nous...

> Bien plus subtilement dans les Dents de la Mer ou E.T. qui restent des
> perles techniques

Pour -Jaws- (revu y a 15 jours...), tutafé d'acord...
Pour -ET-, bon, heu...
Franchement, tu vois, moi ça me gène un brin de distinguer (déconnecter) la
forme du fond, comme ça , la...
Un film c'est un tout, un ensemble, une cohérence fond-forme, et on ne peut
pas définir sa valeur réelle rien qu'ne mettant en avant juste un aspect
formel...
Et si je suis prét à faire abstraction d'un des deux aspects, ce serait
plutôt la forme, car un bon scénario sur une mise en scène vracquée (-Star
Wars-, pour rester dans la "famille"...) à plus de chances de rester
intérressant que l'inverse (Jurassik Park 1, donc...).

> et encore une fois, une analyse plan par plan
> me semble judicieuse.

T'es un grand fan de Papa Spielberg, visiblement...
C'est bien.
Allez, Joe, lache toi...

> Il est vrai que ce n'est pas forcément une qualité.
> C'est en tous cas un des rares réalisateurs à s'occuper des conséquences
> dans ses scènes d'action, un peu comme le faisait Chuck Jones avec Bip Bip
> et le Coyotte (il ne faut surtout pas rire, c'est sérieux).

Je ne souris pas.
Je vois trés bien ce que tu veux dire, et ça colle parfaitement à l'idée que
j'ai du cinéma de Spielberg : une recherche immanente de l'éfficacité
visuelle maximum, ou tout doit passer par le "montré", "l'exposé",
"l'éclatant"...
Je reproche à Spielberg d'ignorer trop souvent le hors-champs, le non-vu,
l'implicite, l'évocation par l'absence, et tout ce genre d'outils
cinématographiques "non-spectaculaires" qui font travailler l'imaginaire du
spectateur de façon beaucoup plus intense et "efficace" que n'importes quels
effets spéciaux, et pas l'intermédiaire desquels on peut faire passer des
idées, et pas seulement des illustrations...

> Les pièges amorcés au début de la scène finissent toujours par leur
> retomber dessus.
> Ce qui fait tout simplement que l'implication du spectateur est bien plus
> prononcée, il cherche à savoir comment cet élément amorcé va revenir dans
> l'action.

Le spectateur est impliqué immédiatement, certes, mais exclusivement
émmotionnellement, on est en plein effet épidermique, sophistiqué, ok, mais
fondé sur un stimuli affectif du spectateur qui réagit à des paramètres
exclusivement VUS.
Du pur luna-park...

> Quand Grant et le gosse sont dans le ravin au bout de la corde,
> c'est la voiture qui tente de les tuer, pas le tyrannosuare.

Quel interet de transferer la menace du T.Rex vers la voiture ?!...
Pour en rajouter dans les dangers et la surenchère des menaces, donc
incrémenter encore le suspens et la tension ?!...
Accélération dans le roller-coaster, quoi...

> Je trouve ça très inattendu. Cette manière dont Spielberg traite
> la condition de l'outil à travers de tous ses films / à mettre en
parallèle
> avec l'outil / la caméra dont il se sert pour arriver à ses fins,
> c'est une chose qui me plaît chez ce réalisateur.

Il manipule grave, ok, mais ce n'est jamais au service d'un discours,
toujours dans l'objectif de l'obtention d'une sensation immédiate et
sensitive du spectateur.
Il le fait peut être comme personne, mais on tourne vite en rond dans un tel
système...
Exemple type : -Schlinder's List-...

> Quand Joe Johnston filme son tyrannosaure, il fait pitié, réellement,
> pas d'ampleur, il est statique.

Effectivement, le Spino ressemble à un diable de tazmanie (Taz...) qui
surgit des buissons pour se jeter sur les héros.
Aucune personnalité, juste un diable qui surgit de sa boite...
Johnston joue uniquement sur la répétition pour maintenir le "flow"...

> Dans le premier Jurassic Park, il est amené
> par les vibrations qu'il crée, et quand finalement il arrive, il est très
> majestueux, ce qui semble plus approprié à la taille de la bête, non?

Tutafé.

> C'est sa non-présence qui impose sa présence, c'est un peu le
> vortex qu'il crée qui marque son existence.

Tutafé.
C'est l'attente et la tension qu'a su générer Spielbeg préalablement (par
les détails de sa présence et de son passage, et les discussions qu'ont les
persos à son sujet...), qui fait que quand on découvre le T.Rex, on est
scotché.
Je lui accorde volontier cette maitrise mise-en-scènique, qui est d'une
grande efficacité.
Ce qui est dommage, c'est que pour lui, la, c'est une fin en soi...

> Je l'ai pris assez cool. Cela reste tout de même un nanard.

Je n'ai jamais dis le contraire...

> Des scènes collés avec un tissu gluant et visqueux de
> clichés américains mal réchauffés
> (la critique viendra plus tard).

On attend impatiemment...

[-IA-]


> Evidemment, ce n'est pas exquis. Peut-être trop racolleur.
> Méfions-nous des bande-annonce.

Ca va de soi.

> > Et puis certaines photos dans les revues ou on voit le gamin avec un
gros
> > nounours dans les bras, main dans la main avec l'androïde star, c'est
> > vraiment de l'imagerie à la guimauve...
> > Ca fait peur, vraiment...
> Pourquoi pas? Blade Runner et ses néons roses pouvaient paraître un peu
> guimauve aussi.

Argh, coup bas !!!...

> On ne peut pas savoir, rien ne bouge dans ces images. Le
> nounours est un peu normal, c'est un élément important de la nouvelle de
> Brian Aldiss. Il faut bien respecter ceci.

Certes, mais pourquoi le mettre tant en évidence comme une espèce de
sur-caractérisation de la nature de "petit garçon" du héro-androïde en titre
?!...
C'est lourd, trouvais-je...

> > Je crois pas, Kubrick avouait son incompétence à mettre en scène un tel
> > script, pas à l'écrire...
> > Je pense que Kubrick voyait chez Spielberg ce coté merveilleux-enfantin
> > que lui même ne savait-pouvait pas dévelloper...
> Cela restera quand même une question sans réponse.

C'est l'ami Brice qui va être déçu...

> Je suis tout de même étonné que Kubrick ait avoué une
> quelconque faiblesse.

Il n'a pas "avoué" une faiblesse, il a juste avoué à Spielberg sa
fascination pour ses films qui possèdent cette parcelle de "merveilleux" que
Kubrick semblait rechercher pour son, -IA-.
C'est pas une faiblesse, plutôt une tentative de Kubrick d'essayer de
comprendre cet aspect complètement "affectif" et si séduisant pour le grand
public, des films de Spielberg, aspect irrationnel qui semblait échapper à
son implacable logique conceptuelle si réputée...

> Il a sorti EWS avant de mourir. Il était en forme.

Pour -EWS-, certes, ce qui n'a rien à voir avec -IA-...

> Je suis intrigué sur ce film,

Ben on est deux...

> on verra.

Ca c'est sur...

> Par contre, il faut absolument aller sur le site;
> ils ont installé un Robot pour chatter, c'est assez
> impressionnant.
> http://aimovie.warnerbros.com/

Je veux bien, mais mon int.explo. plante dés que j'arrive sur le site....
Mystère...


Jntx.

Joe Chip

unread,
Aug 13, 2001, 1:08:29 PM8/13/01
to
"Juanitox" très attentionné :

> > Juanitox, icône (fallait aussi la faire celle-ci)
> C'est une première, je te l'accorde...

Merci.

> >très mauvaise langue :
> Certaines prétendent quasiment le contraire...

Ca dépend. C'est assez complexe et je n'ai pas assez de posts dans la
caboche pour prétendre défier tes secrets...

> Certes, je ne l'enterre pas non plus, hein, le p'tit Steven...

Le droit à la rédemption fonctionne même avec lui!

> > L'âge joue en défaveur de Spielberg
> Je dirais plutôt l'inverse, la sagesse et le discernement venant avec les
> ans...
> On peu raisonnablement espèrer qu'un jour il se mette vraiment à cogiter,
> même s'il n'en prend visiblement pas le chemin...
> Peut être -IA-...
> (peut être, hein...)

En effet, l'âge peut lui amener de la sagesse. Toujours est-il qu'il n'a
jamais autant maîtrisé ses films que dans les années 70 voire début 80. Il
reste tout de même un peu endormi, et l'âge ne va pas l'arranger.

> > mais rien n'est perdu: AI, la mort certaine ou le révil du mort-vivant,
> > c'est l'affiche de cette rentrée.
> Et alors ?!...
> C'est l'évènement de cette rentrée, certes, donc c'est un bon film ?!...
> Hey Joe, faut arrêter la limonade, la, hein?!...

A toi de l'arrêter mon vieux! Quand je parlais de l'affiche de cette
rentrée, c'était pour moi! et pas l'affiche publicitaire... Me crois-tu si
puéril?

> Ce que je me suis bien gardé de faire, tu l'auras remarqué...
> J'ai dis "mieux que le 2, pire que le 1."

Tutafé.

> Car en dépit de sa mise en scène aux petits oignons, le 1 reste un
> luna-park-movie au raz des paquerettes, qui surfe sur la sensation plutôt
> que sur la réflexion...
> Mais c'est pas un nanar, ok ok...

C'est la dernère fois que je l'ai vu que cela m'a paru aussi évident. En
effet, le seul fond avoué du film est la transposition de Spielberg dans le
rôle de Hammond. Il frise quelque fois l'autocritique (quand le vieux mange
des glaces avec Laura Dern). Mais sa position n'est pas claire, elle est
trop ambigüe. Finalement, ce qui ressort du film, c'est qu'il n'aime ni les
avocats, ni les programmeurs (rôle du méchant). Et cela devient monomaniaque
chez lui.

> > Réellement rien à voir.
> > Etude des deux films plan par plan, je suis prêt.
> Ben vas-y mon p'tit Joe, impresionne nous...

Eh, eh...

> > Bien plus subtilement dans les Dents de la Mer ou E.T. qui restent des
> > perles techniques
> Pour -Jaws- (revu y a 15 jours...), tutafé d'acord...
> Pour -ET-, bon, heu...
> Franchement, tu vois, moi ça me gène un brin de distinguer (déconnecter)
la
> forme du fond, comme ça , la...
> Un film c'est un tout, un ensemble, une cohérence fond-forme, et on ne
peut
> pas définir sa valeur réelle rien qu'ne mettant en avant juste un aspect
> formel...
> Et si je suis prét à faire abstraction d'un des deux aspects, ce serait
> plutôt la forme, car un bon scénario sur une mise en scène vracquée (-Star
> Wars-, pour rester dans la "famille"...) à plus de chances de rester
> intérressant que l'inverse (Jurassik Park 1, donc...).

Je suis d'accord avec toi. ET reste un plaisir personnel de Spielberg, et il
est sur ce point indéfendable. Toujours est-il que le film fonctionne
autrement.

> > et encore une fois, une analyse plan par plan
> > me semble judicieuse.
> T'es un grand fan de Papa Spielberg, visiblement...
> C'est bien.
> Allez, Joe, lache toi...

Oh, grand fan est un euphémisme. Pour être plus sérieux, il y a dans son
cinéma des choses qui ma plaisent énormément: sa mise en scène travaillée,
les thèmes qu'il emploie... Cela reste de l'affectif et je ne peux en aucune
façaon le défendre sur le fond de ses films. Je reste tout de même atterré
de la manière dont les purs et durs rejettent son cinéma.
Intellectuellement, je le peux. Sa technique cinématographique ne peut par
contre en aucun cas être descendue. Sa technique me plaît dirons-nous. Je
reste tout de même sur ma faim, à quand un Spielberg intelligent.

> Je ne souris pas.
> Je vois trés bien ce que tu veux dire, et ça colle parfaitement à l'idée
que
> j'ai du cinéma de Spielberg : une recherche immanente de l'éfficacité
> visuelle maximum, ou tout doit passer par le "montré", "l'exposé",
> "l'éclatant"...

Exact. C'est son cheval de bataille.

> Je reproche à Spielberg d'ignorer trop souvent le hors-champs, le non-vu,
> l'implicite, l'évocation par l'absence, et tout ce genre d'outils
> cinématographiques "non-spectaculaires" qui font travailler l'imaginaire
du
> spectateur de façon beaucoup plus intense et "efficace" que n'importes
quels
> effets spéciaux, et pas l'intermédiaire desquels on peut faire passer des
> idées, et pas seulement des illustrations...

Le hors-champ ne lui est pas si inconnu que tu sembles le dire. Spielberg
quand il filme les pas des 'grandes personnes' dans ET, fonctionne
totalement en hors-champ. Quand les Raptors bouffent la vache, il est dans
le hors-champ. Quand le T-Rex arrive, on attend tout de même 3 minutes avant
de le voir (et 1 heure de film). Quant à la première scène avec le mivement
des arbres qui semblent montrer l'arrivée du dino (c'est quand même Jurassic
Park dans l'esprit des personnages), elle est assez étonnante. Et puis le
Raptor bouffe un mec pendant 3 minutes sans qu'on le voit. Le hors-champ est
utilisé mais finalement pas aussi finement que l'on aurait espéré.

> Le spectateur est impliqué immédiatement, certes, mais exclusivement
> émmotionnellement, on est en plein effet épidermique, sophistiqué, ok,
mais
> fondé sur un stimuli affectif du spectateur qui réagit à des paramètres
> exclusivement VUS.
> Du pur luna-park...

Exact.

> Quel interet de transferer la menace du T.Rex vers la voiture ?!...
> Pour en rajouter dans les dangers et la surenchère des menaces, donc
> incrémenter encore le suspens et la tension ?!...
> Accélération dans le roller-coaster, quoi...

Pas sûr. Surenchère des menaces ne me semble pas approprié. Cela serait
plutôt une qualité différente des menaces.

> Il manipule grave, ok, mais ce n'est jamais au service d'un discours,
> toujours dans l'objectif de l'obtention d'une sensation immédiate et
> sensitive du spectateur.
> Il le fait peut être comme personne, mais on tourne vite en rond dans un
tel
> système...
> Exemple type : -Schlinder's List-...

C'est vrai, l'efficacité absolue sans fond.

> Effectivement, le Spino ressemble à un diable de tazmanie (Taz...) qui
> surgit des buissons pour se jeter sur les héros.
> Aucune personnalité, juste un diable qui surgit de sa boite...
> Johnston joue uniquement sur la répétition pour maintenir le "flow"...

Il est réellement nul ce dino. Je n'attendais pas grand chose de cette
nouvelle bébête.

> C'est l'attente et la tension qu'a su générer Spielbeg préalablement (par
> les détails de sa présence et de son passage, et les discussions qu'ont
les
> persos à son sujet...), qui fait que quand on découvre le T.Rex, on est
> scotché.
> Je lui accorde volontier cette maitrise mise-en-scènique, qui est d'une
> grande efficacité.
> Ce qui est dommage, c'est que pour lui, la, c'est une fin en soi...

Tutafé.

> > Des scènes collés avec un tissu gluant et visqueux de
> > clichés américains mal réchauffés
> > (la critique viendra plus tard).
>
> On attend impatiemment...

Tu vas me fâcher.

> [-IA-]
> > Evidemment, ce n'est pas exquis. Peut-être trop racolleur.
> > Méfions-nous des bande-annonce.
> Ca va de soi.
>
> > > Et puis certaines photos dans les revues ou on voit le gamin avec un
> gros
> > > nounours dans les bras, main dans la main avec l'androïde star, c'est
> > > vraiment de l'imagerie à la guimauve...
> > > Ca fait peur, vraiment...
> > Pourquoi pas? Blade Runner et ses néons roses pouvaient paraître un peu
> > guimauve aussi.
>
> Argh, coup bas !!!...

Pourquoi? Blade Runner reste un de mes dix films préférés (si j'arrive
réellement à les classer).

> Certes, mais pourquoi le mettre tant en évidence comme une espèce de
> sur-caractérisation de la nature de "petit garçon" du héro-androïde en
titre
> ?!...
> C'est lourd, trouvais-je...

A voir dans le mouvement du film. Je comprends ton énervement, c'est en
effet un peu 'gentil'.

> Il n'a pas "avoué" une faiblesse, il a juste avoué à Spielberg sa
> fascination pour ses films qui possèdent cette parcelle de "merveilleux"
que
> Kubrick semblait rechercher pour son, -IA-.
> C'est pas une faiblesse, plutôt une tentative de Kubrick d'essayer de
> comprendre cet aspect complètement "affectif" et si séduisant pour le
grand
> public, des films de Spielberg, aspect irrationnel qui semblait échapper à
> son implacable logique conceptuelle si réputée...

C'est plutôt ça, je pense un peu comme toi. Cela semble si étrange tout de
même. C'est con qu'il soit mort.

> > Par contre, il faut absolument aller sur le site;
> > ils ont installé un Robot pour chatter, c'est assez
> > impressionnant.
> > http://aimovie.warnerbros.com/
>
> Je veux bien, mais mon int.explo. plante dés que j'arrive sur le site....
> Mystère...

Un problème de Java (forcément, c'est un javasript ce chat). Par contre,
comment résoudre le problème... Je suis peu partisan du formatage moi (avec
50 Go et un graveur 20X je peux me permettre) donc ne me demande pas conseil
pour la santé de ton PC!
--
Joe Chip

" Vos problèmes financiers vous préoccupent ?

Visitez la Société d'Epargne et de Crédit Ubik.

Juanitox

unread,
Aug 14, 2001, 2:04:22 PM8/14/01
to
The Joe Chipolata (encore une qu'y fallait faire, désolé...) a allègrement
déballé :

> > >très mauvaise langue :
> > Certaines prétendent quasiment le contraire...
> Ca dépend.
> C'est assez complexe

C'est un art.

> et je n'ai pas assez de posts dans la
> caboche pour prétendre défier tes secrets...

Je n'ai pas de secrets...
Rien que des bonus...

> > Certes, je ne l'enterre pas non plus, hein, le p'tit Steven...
> Le droit à la rédemption fonctionne même avec lui!

Dans son cas c'est plutôt un devoir...

> En effet, l'âge peut lui amener de la sagesse. Toujours est-il qu'il n'a
> jamais autant maîtrisé ses films que dans les années 70 voire début 80.

C'est absolument évident.

> Il reste tout de même un peu endormi, et l'âge ne va pas l'arranger.

Qui ça arrange, l'âge, hein, dis moi ?!...

> > C'est l'évènement de cette rentrée, certes, donc c'est un bon film ?!...
> > Hey Joe, faut arrêter la limonade, la, hein?!...
> A toi de l'arrêter mon vieux! Quand je parlais de l'affiche de cette
> rentrée, c'était pour moi! et pas l'affiche publicitaire...

Encore du subjectivisme forcené indéfendable...

>Me crois-tu si puéril?

Me crois-tu mind-reader ?!...

> > Car en dépit de sa mise en scène aux petits oignons, le 1 reste un
> > luna-park-movie au raz des paquerettes, qui surfe sur la sensation
> >plutôt que sur la réflexion... Mais c'est pas un nanar, ok ok...
> C'est la dernère fois que je l'ai vu que cela m'a paru aussi évident. En
> effet, le seul fond avoué du film est la transposition de Spielberg dans
> le rôle de Hammond. Il frise quelque fois l'autocritique (quand le vieux
> mange des glaces avec Laura Dern).

Laura qui a pris au moins vingt kilos dans ce nouvel opus trois...
Limite obèse, la pauvre..

> Mais sa position n'est pas claire, elle est trop ambigüe.
> Finalement, ce qui ressort du film, c'est qu'il n'aime ni
> les avocats, ni les programmeurs (rôle du méchant).
> Et cela devient monomaniaque chez lui.

Les limites de l'affectif effectif et efficace...

> > > Etude des deux films plan par plan, je suis prêt.
> > Ben vas-y mon p'tit Joe, impresionne nous...
> Eh, eh...

On ricane, maintenant, hein, canaille ?!!!...

> Je suis d'accord avec toi. ET reste un plaisir personnel de Spielberg, et
> il est sur ce point indéfendable.

J'ai connu ça par ailleurs et dernièrement...

> Toujours est-il que le film fonctionne autrement.

A savoir ?...

> > T'es un grand fan de Papa Spielberg, visiblement...
> > C'est bien.
> > Allez, Joe, lache toi...
> Oh, grand fan est un euphémisme.

Ah ouais ?!...
Carrément accro à mort, alors...
Comme moi à John Carpenter ?!!...

> Pour être plus sérieux, il y a dans son cinéma des choses qui
> ma plaisent énormément: sa mise en scène travaillée,
> les thèmes qu'il emploie... Cela reste de l'affectif et je ne peux en
> aucune façaon le défendre sur le fond de ses films.

Ta lucidité sur le fond de ses films me rassure quand même, quand à ta santé
mentale.

> Je reste tout de même atterré de la manière dont les purs et durs
> rejettent son cinéma.

Ce qui choque beaucoup, chez Spielberg, c'est justement cette maitrise
technique incomparable de l'outil cinématographique, associée à un propos et
à une ambition discursive d'une pauvreté affligeante.
Comment peut-on être aussi doué et ne rien dire sur le monde et l'art ?!...
Ce paradoxe énerve beaucoup (dont moi) parce que ça donne l'impression que
le talent formel de Spielberg est plus gaché qu'autre chose...

> Intellectuellement, je le peux. Sa technique cinématographique ne peut par
> contre en aucun cas être descendue. Sa technique me plaît dirons-nous. Je
> reste tout de même sur ma faim, à quand un Spielberg intelligent.

Il est le vrai wonder-boy.
Et dans "wonder-boy", il y a "boy", pas "man"...

> Le hors-champ ne lui est pas si inconnu que tu sembles le dire. Spielberg
> quand il filme les pas des 'grandes personnes' dans ET, fonctionne
> totalement en hors-champ. Quand les Raptors bouffent la vache, il est dans
> le hors-champ. Quand le T-Rex arrive, on attend tout de même 3 minutes
> avant de le voir (et 1 heure de film). Quant à la première scène avec le
> mivement des arbres qui semblent montrer l'arrivée du dino (c'est
> quand même Jurassic Park dans l'esprit des personnages), elle est assez
> étonnante. Et puis le Raptor bouffe un mec pendant 3 minutes sans qu'on
> le voit. Le hors-champ est utilisé mais finalement pas aussi finement que
> l'on aurait espéré.

Je te le fais pas dire...

> > Quel interet de transferer la menace du T.Rex vers la voiture ?!...
> > Pour en rajouter dans les dangers et la surenchère des menaces, donc
> > incrémenter encore le suspens et la tension ?!...
> > Accélération dans le roller-coaster, quoi...
> Pas sûr. Surenchère des menaces ne me semble pas approprié. Cela serait
> plutôt une qualité différente des menaces.

Il rajoute de la menace de toute façon, et c'est quoi qu'on en dise, de la
surenchère...
(désolé d'insister...)

> > > (la critique viendra plus tard).
> > On attend impatiemment...
> Tu vas me fâcher.

A ton rythme...

> > > Pourquoi pas? Blade Runner et ses néons roses pouvaient paraître un
> > > peu guimauve aussi.
> > Argh, coup bas !!!...
> Pourquoi? Blade Runner reste un de mes dix films préférés (si j'arrive
> réellement à les classer).

Tu me rassures...
Moi, il est dans mon tiercé de tête, avec le premier -Die Hard- et -The Thin
red Line-...

> > Il n'a pas "avoué" une faiblesse, il a juste avoué à Spielberg sa
> > fascination pour ses films qui possèdent cette parcelle de "merveilleux"
> > que Kubrick semblait rechercher pour son, -IA-.
> > C'est pas une faiblesse, plutôt une tentative de Kubrick d'essayer de
> > comprendre cet aspect complètement "affectif" et si séduisant pour le
> > grand public, des films de Spielberg, aspect irrationnel qui semblait
> > échapper à son implacable logique conceptuelle si réputée...
> C'est plutôt ça, je pense un peu comme toi.
> Cela semble si étrange tout de même.
> C'est con qu'il soit mort.

Tu l'as dis.
Et ce qui m'énerve le plus à propos de papa Spielberg, c'est sa prétention
flagrante (à peine non-affirmée...) à endosser la défroque et l'héritage du
père Kubrick, et prétendre ainsi au titre de plus grand cinéaste vivant du
monde (ce que Kubrick était...)...
Vois ses longues interviews dans les "plus" des dvd de EWS (oui,oui...)
et -Soldat Ryan-, c'est édifiant...

> > > Par contre, il faut absolument aller sur le site;
> > > ils ont installé un Robot pour chatter, c'est assez
> > > impressionnant.
> > > http://aimovie.warnerbros.com/
> > Je veux bien, mais mon int.explo. plante dés que j'arrive sur le
> > site....
> > Mystère...
> Un problème de Java (forcément, c'est un javasript ce chat). Par contre,
> comment résoudre le problème...

Ca roule, j'y suis arrivé.
Et je ne vois pas ce que tu trouves d'extraordinaire à ce truc qui répond un
coup sur deux carrément à coté, tente de te faire cracher ton profil persos
pour intégration marketing, et repique ses répliques en boucle au bout d'un
quart d'heure...
Et je crois que ça existe depuis un bout de temps, quand même, ces
robot-chat (genre Eva...), non ?!...
Enfin, ça laisse pas présager des trucs trop bon pour le film, tout ça...

Le site lui-même est beau, par contre...


Jntx.

Joe Chip

unread,
Aug 14, 2001, 7:56:16 PM8/14/01
to
Juanitox, inné (encore une fois on atteint des sommets) a une nouvelle fois
bouleversifié le monde avec :

> > et je n'ai pas assez de posts dans la
> > caboche pour prétendre défier tes secrets...
>
> Je n'ai pas de secrets...
> Rien que des bonus...

Un vrai Gran Turismo III (petit aparthé, c'est un chef d'oeuvre ce jeu). En
tous cas, pas un Tomb Raider.

> > > C'est l'évènement de cette rentrée, certes, donc c'est un bon film
?!...
> > > Hey Joe, faut arrêter la limonade, la, hein?!...
> > A toi de l'arrêter mon vieux! Quand je parlais de l'affiche de cette
> > rentrée, c'était pour moi! et pas l'affiche publicitaire...
> Encore du subjectivisme forcené indéfendable...

En effet, j'attends IA fermement parce que j'en attends beaucoup (surtout de
Spielberg).

> >Me crois-tu si puéril?
> Me crois-tu mind-reader ?!...

Plus aware, un peu.

> Laura qui a pris au moins vingt kilos dans ce nouvel opus trois...
> Limite obèse, la pauvre..

Atroce. Je ne l'ai pas reconnue au début (c'est quoi ce sosie?) et puis la
voix de la raison s'est faite entendre.

> Les limites de l'affectif effectif et efficace...

Exactement.

> > > > Etude des deux films plan par plan, je suis prêt.
> > > Ben vas-y mon p'tit Joe, impresionne nous...
> > Eh, eh...
> On ricane, maintenant, hein, canaille ?!!!...

Oh?

> > Je suis d'accord avec toi. ET reste un plaisir personnel de Spielberg,
et
> > il est sur ce point indéfendable.
> J'ai connu ça par ailleurs et dernièrement...

A propos de quel film?

> > Toujours est-il que le film fonctionne autrement.
> A savoir ?...

Sur la fibre "enfant rêvant de vivre seul une des plus grandes expériences
humaines", de l'égoïsme pur en quelque sorte.

> > > T'es un grand fan de Papa Spielberg, visiblement...
> > > C'est bien.
> > > Allez, Joe, lache toi...
> > Oh, grand fan est un euphémisme.
> Ah ouais ?!...
> Carrément accro à mort, alors...
> Comme moi à John Carpenter ?!!...

Pas à mort car pas mal déçu en ce moment... mais accro de certains de ses
films, oui.

> Ta lucidité sur le fond de ses films me rassure quand même, quand à ta
santé
> mentale.

Doutais-tu si intensément?

> Ce qui choque beaucoup, chez Spielberg, c'est justement cette maitrise
> technique incomparable de l'outil cinématographique, associée à un propos
et
> à une ambition discursive d'une pauvreté affligeante.
> Comment peut-on être aussi doué et ne rien dire sur le monde et l'art
?!...
> Ce paradoxe énerve beaucoup (dont moi) parce que ça donne l'impression que
> le talent formel de Spielberg est plus gaché qu'autre chose...

C'est effectivement très énervant. Il n'a pas totalement perdu son temps non
plus. Mais c'est très en deça de ses réelles capacités (en tous cas
l'llaiance du fond et de la forme chez lui).

> Il est le vrai wonder-boy.
> Et dans "wonder-boy", il y a "boy", pas "man"...

Pas mal celle-là.

> Il rajoute de la menace de toute façon, et c'est quoi qu'on en dise, de la
> surenchère...
> (désolé d'insister...)

Je vois ça. Je trouve tout de même que dans le cas de ses scènes, c'est en
effet tout à fait intéressant (plus ludique tout de même).

> > > > (la critique viendra plus tard).
> > > On attend impatiemment...
> > Tu vas me fâcher.
> A ton rythme...

No problemo. Un peu de Coca et c'est parti (oups, une pub... Ritz va me
tomber dessus).

> > Pourquoi? Blade Runner reste un de mes dix films préférés (si j'arrive
> > réellement à les classer).
> Tu me rassures...
> Moi, il est dans mon tiercé de tête, avec le premier -Die Hard- et -The
Thin
> red Line-...

Die Hard, réellement?

> Et ce qui m'énerve le plus à propos de papa Spielberg, c'est sa prétention
> flagrante (à peine non-affirmée...) à endosser la défroque et l'héritage
du
> père Kubrick, et prétendre ainsi au titre de plus grand cinéaste vivant du
> monde (ce que Kubrick était...)...
> Vois ses longues interviews dans les "plus" des dvd de EWS (oui,oui...)
> et -Soldat Ryan-, c'est édifiant...

C'est très énervant, assez fumant et très dégueulasse... C'est typiquement
américain de base.

> Et je ne vois pas ce que tu trouves d'extraordinaire à ce truc qui répond
un
> coup sur deux carrément à coté, tente de te faire cracher ton profil
persos
> pour intégration marketing, et repique ses répliques en boucle au bout
d'un
> quart d'heure...
> Et je crois que ça existe depuis un bout de temps, quand même, ces
> robot-chat (genre Eva...), non ?!...
> Enfin, ça laisse pas présager des trucs trop bon pour le film, tout ça...

Encore une fois, il faut se méfier de la pub. Le site en fait partie.

> Le site lui-même est beau, par contre...

Très beau en effet. Le graphisme et l'animation Flash me plaisent beaucoup.
Cela reste académique mais c'est tout de même beau.

loisillon

unread,
Aug 15, 2001, 5:44:23 PM8/15/01
to
Julien Gourdon <julien...@free.fr> wrote in message news:<3B72E79C...@free.fr>...

Et le coup, c'est ce Jurassic Park III est AMA bien mieux que Jurassik
Park II.
Dans Jurassic Park I, Spielberg avait bien articulé le côté didactique
(faut pas jouer aux apprentis sorciers), le côté effets spéciaux, le
suspens et l'action. Dans Jurassic Park II, on s'ennuyait ferme avec
l'impression de vide dans une suite imposée et de commande. Jurassic
Park III, c'est juste un film d'action, mais au moins un vrai, pas un
temps mort. Et, au moins pour un novice, on n'a pas le temps de se
demander si les effets spéciaux sont bons ou pas.

Juanitox

unread,
Aug 16, 2001, 1:10:35 PM8/16/01
to
Le Joe Chip a badigeonné :

> Juanitox, inné (encore une fois on atteint des sommets)

J't'ai jamais dis qu'à Marseille on m'appelle aussi The Natural, comme
Robert Redford ?!...

> Un vrai Gran Turismo III (petit aparthé, c'est un chef d'oeuvre ce jeu).

Argh...
Arrête...
Chuis un fan ultime de GT2...
J'ai testé le 3 sur PS2 chez un pote, et je me suis brouillé avec lui quand
il a vu que je tentais de lui tirer sa station et le jeu...
Y a des mecs mesquins, des fois...

> En effet, j'attends IA fermement parce que j'en attends beaucoup
> (surtout de Spielberg).

A-priori positif qui oriente la vision...
Pas bon, ça...
Tu es déjà dans un subjectivisme "espérant" qui te prédispose favorablement
à l'égard du film.
La bonne attitude, c'est le maximum d'objectivité, c'est la neutralité, ne
rien attendre, être blanc, et recevoir le film comme si on sortait de
l'oeuf.
Aprés on juge, bien sur...

> > > Je suis d'accord avec toi. ET reste un plaisir personnel de Spielberg,
> > >et il est sur ce point indéfendable.
> > J'ai connu ça par ailleurs et dernièrement...
> A propos de quel film?

A ton avis ?!...
T'as raté cette lapidation publique sur le forum ?!...

> > Moi, il est dans mon tiercé de tête, avec le premier -Die Hard- et -The
> > Thin red Line-...
> Die Hard, réellement?

Yes, réellement, sans troll...
Ce film est une machine narrative absolument imparable, ultra ajustée, qui
tourne à la perfection...
Mac-Tiernan est le SEUL cinéaste qui aujourd'hui se pose des questions de
concept de mise en scène du film d'action.
Tu pourras trés probablement le constater sur son -Rollerball- qui arrive
bientôt...


Jntx.

Joe Chip

unread,
Aug 16, 2001, 3:02:49 PM8/16/01
to
"Juanitox" , accro de GT3:

> J't'ai jamais dis qu'à Marseille on m'appelle aussi The Natural, comme
> Robert Redford ?!...

Incroyable. A qui ressembles-tu? A Robert ou à Redford?

> Argh...
> Arrête...
> Chuis un fan ultime de GT2...
> J'ai testé le 3 sur PS2 chez un pote, et je me suis brouillé avec lui
quand
> il a vu que je tentais de lui tirer sa station et le jeu...
> Y a des mecs mesquins, des fois...

Incroyable, un fan de GT. Je me disais bien que l'âme ludique faisait partie
de ton cerveau (ton brain, ton computre - JCVD). Ma porte reste ouverte à
tes ébats GTesques (sans la reprise sous 15 minutes de la PS2, c'est trop
mesquin ça).

> A-priori positif qui oriente la vision...
> Pas bon, ça...
> Tu es déjà dans un subjectivisme "espérant" qui te prédispose
favorablement
> à l'égard du film.

Pas forcément. Je fonctionne beaucoup sur l'affectif, il est vrai. Mon
jugement reste tout de même très subjectif quand arrive le moment de la
critique. Je dirais même que mon attente risque de créer une déception, ce
qui est souvent le cas en ce moment.

> La bonne attitude, c'est le maximum d'objectivité, c'est la neutralité, ne
> rien attendre, être blanc, et recevoir le film comme si on sortait de
> l'oeuf.
> Aprés on juge, bien sur...

On se comprend.

> A ton avis ?!...
> T'as raté cette lapidation publique sur le forum ?!...

Dis-moi, je suis vraiment emmerdé de ne pas savoir de quel film tu parles.

> > Die Hard, réellement?
> Yes, réellement, sans troll...
> Ce film est une machine narrative absolument imparable, ultra ajustée, qui
> tourne à la perfection...
> Mac-Tiernan est le SEUL cinéaste qui aujourd'hui se pose des questions de
> concept de mise en scène du film d'action.
> Tu pourras trés probablement le constater sur son -Rollerball- qui arrive
> bientôt...

C'est vraiment étonnant. Les gens parlent rarement de Piège de Cristal qui
reste en effet la pierre philosophale du film d'action (devant Spielberg, je
m'incline). La mise en scène réglée à la seconde près force l'admiration. Il
est tout de même dommage que les terroristes soient allemands (Hans
Grubber), je trouve ça cliché. Il est tout de même vrai que je ne me suis
jamais réellement interrogé sur ce film en ce qui concerne son fond.
A La Poursuite d'Octobre Rouge est un morceau lui aussi (ainsi que Last
Action Hero, je suis dubitatif sur le 13ème guerrier).

Lůthien

unread,
Aug 17, 2001, 1:13:15 PM8/17/01
to
Joe Chip <ubik...@yahoo.fr> a écrit dans le message :
tNUe7.4922$CH3.2...@nnrp5.proxad.net...

> > A ton avis ?!...
> > T'as raté cette lapidation publique sur le forum ?!...
>
> Dis-moi, je suis vraiment emmerdé de ne pas savoir de quel film tu parles.

"Le Pacte des Loups".


Lůthien

unread,
Aug 17, 2001, 1:13:29 PM8/17/01
to
Juanitox <juan...@free.fr> a écrit dans le message :
f8Te7.12$Bt5....@nnrp3.proxad.net...

> Mac-Tiernan est le SEUL cinéaste qui aujourd'hui se pose des questions de
> concept de mise en scène du film d'action.
> Tu pourras trés probablement le constater sur son -Rollerball- qui arrive
> bientôt...

Tu devrais lire cet article qui va vite te refroidir :
http://www.mad-movies.com/news.php3?165


Juanitox

unread,
Aug 17, 2001, 1:56:44 PM8/17/01
to
Le Lùthien a délationné :

> > Dis-moi, je suis vraiment emmerdé de ne pas savoir de quel film tu
parles.
> "Le Pacte des Loups".

Et -Baise -Moi-, aussi...
Et persiste et signe, bien sur...


Jntx.


Juanitox

unread,
Aug 17, 2001, 2:14:36 PM8/17/01
to
Le Lůthien a averti :

> Tu devrais lire cet article qui va vite te refroidir :
> http://www.mad-movies.com/news.php3?165

Ben ouais, comme d'hab'...
Les producteurs sont des gros enculés, et Mac-Tiernan est un génie maudit...


Jntx.


Derrez Olivier

unread,
Aug 17, 2001, 3:33:36 PM8/17/01
to
Bon, allez...
Non mais vous vous êtes lus, les mecs ? On se croirait en train de lire un
mauvais numéro de Première. Les intellectuels contre-attaquent.
Jusqu'à preuve du contraire, Spielberg n'a jamais prétendu faire autre chose
que du divertissement. Après, et c'est là que commence effectivement la
discussion, chacun voit le divertissement à sa façon. C'est pourquoi on
apprécie un film ou pas. Il me semble donc qu'un film doit s'apprécier en
fonction de son but.
Blade Runner était en grande partie fixé sur l'esthétisme et l'ambiance. Le
jugeriez-vous comme un film d'action ?
Die Hard est un film d'action. Allez-vous chercher la spychologie des
personnages ou le réalisme dans les scènes d'action ?
Je pourrez vous citer des exemples à n'en plus finir mais là n'est pas le
but.
Trop souvent on oublie qu'un film est avant tout un divertissement et pas
forcément une chose qui doit être disséqué pour en trouver le sens profond
et la nature, le pourquoi de telle scène... Spielberg fait des "films
pop-corn". Appréciez-les tels quels... Moi je n'ai jamais été déçu par un de
ses films (enfin, si, par quelques uns quand même) parce que je n'y cherche
pas autre chose que du fun et de la détente... Alors essayez de reconsidérer
vos opinions sous cet aspect.

A tchao !!
Olivier


Juanitox

unread,
Aug 17, 2001, 6:28:52 PM8/17/01
to
Un Olivier Derrez a proposé :

> Bon, allez...
> Non mais vous vous êtes lus, les mecs ?

[Attention, neuneu en approche...]

> On se croirait en train de lire un
> mauvais numéro de Première.

Pléonasme...
Ca commence bien...

> Les intellectuels contre-attaquent.

Tu parles de qui, la ?!...
Parce que "nous", la, dont tu causes, ben on n'est pas des intellos, et on
contre-attaque pas : on plombe.

> Jusqu'à preuve du contraire, Spielberg n'a jamais prétendu faire autre
chose
> que du divertissement.

Faux.
Il a la prétention montrueuse de léguer au monde, une oeuvre
cinématographique à vélléité historique définitiviste.
Et depuis le zap de papa Kubrick, il n'a ni plus ni moins que la prétention
d'enfiler sa défroque et d'assumer son héritage de plus grand cinéaste du
monde...
Il se la roule grave, et -IA- qui arrive transpire l'auto-comtemplation qui
s'érige en modèle...
Mais comme le dit Joe, c'est un technicien hors pair, donc on verra sa mise
en scène, c'est déjà ça...
Et puis comme le dit Alex Tylski, " Il ne vient toujours pas à l'esprit de
certains que la forme raconte aussi une histoire et un discours. La forme,
c'est le fond qui fait surface."
On pourra toujours voir -IA- sous cet éclairage...

Ceci dit, le "divertissement", comme tu dis, est uniquement dans le regard
de la truffe qui s'esbaudit la rétine...
Et si -Schlinder's List- et -Soldat Ryan- sont de l'entertainment pour toi,
tu dois t'éclater au 20 heures tout les soirs...

> Après, et c'est là que commence effectivement la
> discussion, chacun voit le divertissement à sa façon.

Sur...
Tout les goûts sont dans la nature.
Surtout les mauvais...

> C'est pourquoi on apprécie un film ou pas.

C'est aussi pourquoi il y a des neuneux (beaucoup), et l'élite
aristocratique intellectuelle (rare)...

> Il me semble donc qu'un film doit s'apprécier en fonction de son but.

Quel est le but d'un film ?...
Quel est le but du cinéma ?...
Quel est le sens de la vie ?...
Quel temps fait-il ?...

> Blade Runner était en grande partie fixé sur l'esthétisme et l'ambiance.

Et la thématique philosophique, on s'en branle l'esturgeon, hein ?!..

> Le jugeriez-vous comme un film d'action ?

N'importe quoi...
Personne n'est assez timbré pour qualifier -Blade Runner- sous cette
appellation...

> Die Hard est un film d'action.

Et le meilleur jamais réalisé à ce jour, par LE SEUL cinéaste qui
conceptualise le film d'action, justement.
J'ai nommé the genius John Mac-Tiernan !!!...

> Allez-vous chercher la spychologie des
> personnages ou le réalisme dans les scènes d'action ?

Ni l'une ni l'autre : dans le film d'action, ce qui compte c'est la gestion
du mouvement, et son rapport à l'espace à l'intérieur du montage et du
cadre.
Et Mac-Tiernan sait faire ça comme personne.

> Je pourrez vous citer des exemples à n'en plus finir mais là n'est pas le
> but.

Tu vois, même toi t'as pas de but...

> Trop souvent on oublie qu'un film est avant tout un divertissement

Faux.
Un film, c'est une bouteille à la mer.
Et si tu veux savoir ce qu'il y a dedans, il faut ramer et aller la
chercher.
Mais le problème, c'est qu'aujourd'hui, les bouteilles ont une furieuse
tendance à ressembler à des pétroliers xxl qui dégasent à tout berzingue...

> et pas forcément une chose qui doit être disséqué pour en trouver
> le sens profond et la nature, le pourquoi de telle scène...

Si ta nature d'huitre te comble de bonheur, c'est ton choix...
Mais ne viens pas pleurer que tu fais du "sur place"...

> Spielberg fait des "films pop-corn".
> Appréciez-les tels quels...

Va te faire enculer.

(désolé, mais devant un ton péremptoire, moi, ça part tout seul..)

> Moi je n'ai jamais été déçu par un de ses films

Trop bon public...

> (enfin, si, par quelques uns quand même)

Hola, un germe d'esprit critique ?!...

> parce que je n'y cherche pas autre chose que
> du fun et de la détente...

Une vie d'huitre...
C'est tentant, des fois...

> Alors essayez de reconsidérer vos opinions sous cet aspect.

Et si toi tu essayais de commencer à te servir un peu du tas de viande que
tu as derrière les yeux, peut être que ça t'éviterait de déblatérrer
n'importe quoi à des heures pas possibles dans des lieux interlopes qui
n'existent même pas...


Jntx.


Marc

unread,
Aug 17, 2001, 7:53:07 PM8/17/01
to
> > On se croirait en train de lire un
> > mauvais numéro de Première.
>
> Pléonasme...

C'est quoi cette cabale anti-Première ?
J'aime bien, moi, Première. C'est mal ?
Et pis d'abord vous êtes tous que des chiants et des pisse-froids
même pas drôles et le cinéma c'est fait pour divertir et puis na.

Non, sérieusement. Première. Qu'on m'explique.

> Tout les goûts sont dans la nature.
> Surtout les mauvais...

Un peu facile là non ?

> Ni l'une ni l'autre : dans le film d'action, ce qui compte c'est la gestion
> du mouvement, et son rapport à l'espace à l'intérieur du montage et du
> cadre.
> Et Mac-Tiernan sait faire ça comme personne.

Ben justement, pour une fois qu'un film d'action (remarquable même
en ne se tenant qu'à ce seul niveau, ce qui serait dommage)
se permet un brin de psychologie, une étude un minimum fouillée
des personnages, c'est dommage de le zapper.
Un brin, j'ai dit.

> Va te faire en***.

Je trouve que tu évoques souvent les pratiques sodomites
en ce moment. C'est la chaleur ?
Et la politesse, bordel ?

> Et si toi tu essayais de commencer à te servir un peu du tas de viande que
> tu as derrière les yeux, peut être que ça t'éviterait de déblatérrer
> n'importe quoi à des heures pas possibles dans des lieux interlopes qui
> n'existent même pas...

Ca te fait chier, hein, les personnes qui s'en prennent à ta conception,
un tout petit peu plus élevée que la moyenne, du cinéma, pardon
du Cinéma.
Eh ouais.

Tiens, je me demande ce que tu as pensé de Forrest Gump.
Est-il possible que certains simples d'esprits qui ont aimé JP3 n'aient
pas compris que ce film s'adressait directement à eux en leur renvoyant
leur image ?


Merde, c'était pourtant pas si mal, Jurassic Park 3...

---


Alexandre TYLSKI

unread,
Aug 18, 2001, 7:55:39 AM8/18/01
to
Juanitox <juan...@free.fr> a écrit

> Les producteurs sont des gros enculés,
> et Mac-Tiernan est un génie maudit...

Pour avoir fréquenté un des scénaristes
du film, Howard Rodman (collaborateur
et ami de Steven Soderbergh), il est clair
que McTiernan et lui ont cherché sans le
dire à mettre un vrai pouvoir subversif au
scénario du film (d'où aussi les soucis avec
les producteurs). Rodman m'a confié par
la même occasion, le "caractère" pour le
moins difficile de McTiernan, qui change
d'humeurs pour ne pas dire autre chose !
Mais "a very smart man" selon Rodman,
McTiernan est pour lui un "vrai" cinéaste,
très intelligent. Et vu son remake magistral
de "L'affaire T. Crown", que j'ai découvert
récemment, cela va sans dire, McTiernan
est un sacré cinéaste, capable d'élégance
et de détours sémiologiques magnifiques.
J'ai très bon espoir de voir dans "Roller
Ball" (malgré tout ce qui se passera avec
la production, la critique et le public) des
scènes admirables "à la" McTiernan.

Rendez-vous donc l'année prochaine.

Alexandre Tylski
http://www.cadrage.net
www.musiquedefilm.com


kartoch

unread,
Aug 18, 2001, 7:50:36 AM8/18/01
to

"Juanitox" <juan...@free.fr> a écrit dans le message news:
EUgf7.371$ui1.3...@nnrp6.proxad.net...

> > Die Hard est un film d'action.
>
> Et le meilleur jamais réalisé à ce jour, par LE SEUL cinéaste qui
> conceptualise le film d'action, justement.
> J'ai nommé the genius John Mac-Tiernan !!!...
>
> > Allez-vous chercher la spychologie des
> > personnages ou le réalisme dans les scènes d'action ?
>
> Ni l'une ni l'autre : dans le film d'action, ce qui compte c'est la
gestion
> du mouvement, et son rapport à l'espace à l'intérieur du montage et du
> cadre.
> Et Mac-Tiernan sait faire ça comme personne.

Désolé de débarquer au mileu de la bataille mais j'aimerais que tu expliques
ce qui différencie un film de Mac-Tiernan d'un film d'action traditionnel.
Loin de vouloir polémiquer, j'ai toujours trouvé le film d'action comme un
sous-genre du cinéma (désolé pour ceux que je blesse) et je n'arrive pas a
voir la dynamique que ce réalisateur a apporté. Pourrais tu developper ton
propos à ce sujet ?


Marc

unread,
Aug 18, 2001, 8:48:03 AM8/18/01
to
> Ben ouais, comme d'hab'...
> Les producteurs sont des gros enculés, et Mac-Tiernan est un génie maudit...

Mais le charcutage du "13ème Guerrier" ne l'a pas empêché d'être
un film excellent au demeurant...
J'ai bon espoir.

Joe Chip

unread,
Aug 18, 2001, 3:14:12 PM8/18/01
to
Marc a terriblement trollé :

> > > On se croirait en train de lire un
> > > mauvais numéro de Première.
> > Pléonasme...
> C'est quoi cette cabale anti-Première ?
> J'aime bien, moi, Première. C'est mal ?
> Et pis d'abord vous êtes tous que des chiants et des pisse-froids
> même pas drôles et le cinéma c'est fait pour divertir et puis na.

Peut-être pourrais-tu nous éclairer là-dessus, on n'attend que ça (et de
pied ferme).

> Non, sérieusement. Première. Qu'on m'explique.

Ci-dessus.

> > Tout les goûts sont dans la nature.
> > Surtout les mauvais...
> Un peu facile là non ?

C'est Juanitox: à avaler ou à recracher, c'est au choix.

> > Ni l'une ni l'autre : dans le film d'action, ce qui compte c'est la
gestion
> > du mouvement, et son rapport à l'espace à l'intérieur du montage et du
> > cadre.
> > Et Mac-Tiernan sait faire ça comme personne.
> Ben justement, pour une fois qu'un film d'action (remarquable même
> en ne se tenant qu'à ce seul niveau, ce qui serait dommage)
> se permet un brin de psychologie, une étude un minimum fouillée
> des personnages, c'est dommage de le zapper.
> Un brin, j'ai dit.

De quel film parles-tu?

> > Va te faire en***.
> Je trouve que tu évoques souvent les pratiques sodomites
> en ce moment. C'est la chaleur ?
> Et la politesse, bordel ?

Contradiction performative. Insulte contre insulte... hmmm... un peu de
discipline! Et l'ironie poignante de Juanitox dans tout ça?

> > Et si toi tu essayais de commencer à te servir un peu du tas de viande
que
> > tu as derrière les yeux, peut être que ça t'éviterait de déblatérrer
> > n'importe quoi à des heures pas possibles dans des lieux interlopes qui
> > n'existent même pas...
> Ca te fait chier, hein, les personnes qui s'en prennent à ta conception,
> un tout petit peu plus élevée que la moyenne, du cinéma, pardon
> du Cinéma.
> Eh ouais.

Quelle conception? Justement, il ne conceptualise pas, il cherche la
plénitude dans l'acte cinématographique, c'est tout. Un film d'action sans f
ond, ce n'est qu'à moitié du cinéma. C'est par contre un plein film
d'action, nous sommes d'accord. Tu as dis toi-même "quand un film d'action a
un brin de psychologie..." ce qui montre que tu admets qu'un film d'action
sans fond n'est pas un film complet.

> Tiens, je me demande ce que tu as pensé de Forrest Gump.
> Est-il possible que certains simples d'esprits qui ont aimé JP3 n'aient
> pas compris que ce film s'adressait directement à eux en leur renvoyant
> leur image ?

Forrest Gump est à ce niveau-là hors concours. Il n'est pas un film qui
parle d'un neuneu pour montrer aux neneux qu'ils sont cons. Zemeckis montre
avec moins d'ironie que l'on aurait souhaité et une forte conception de la
narration que les USA resteront une énigme, à savoir qu'un idiot
(intellectuellement parlant, pas insensible) réussit merveilleusement bien
sa vie 'civile' et 'commerciale'. On peut rapprocher l'excellent Welcome
Mister Chance avec le merveilleux Peter Sellers sous la direction de Blake
Edwards. Mais en aucun cas il ne critique les idiots. Ce film n'est pas un
miroir... Quant à Jurassic Park... Je me suis déjà assez exprimé à ce sujet.
--
Joe Chip

" Vos problèmes financiers vous préoccupent ?

Visitez la Société d'Épargne et de Crédit Ubik.

Joel Sagnes

unread,
Aug 18, 2001, 3:29:38 PM8/18/01
to
"Joe Chip" <ubik...@yahoo.fr> writes:

[...]

> sa vie 'civile' et 'commerciale'. On peut rapprocher l'excellent Welcome
> Mister Chance avec le merveilleux Peter Sellers sous la direction de Blake
> Edwards. Mais en aucun cas il ne critique les idiots. Ce film n'est pas un
> miroir... Quant à Jurassic Park... Je me suis déjà assez exprimé à ce sujet.

Allons, [Sacha|Grichka], c'est Being There de Hal Ashby ("Bienvenue,
Mister Chance" chez nous).

http://french.imdb.com/Details?0078841

--
Joel

Joe Chip

unread,
Aug 18, 2001, 4:19:28 PM8/18/01
to
Joel Sagnes très agressif :

> Allons, [Sacha|Grichka], c'est Being There de Hal Ashby ("Bienvenue,
> Mister Chance" chez nous).

Oh... Vraiment? C'est Sacha qui a trompé Grichka... Aïe... Notre dualité
semble se résorber...
Mais pourquoi avoir montré ma folie devant tout usenet (euh, frcd)?
--
Joe Chip

" Vos problèmes financiers vous préoccupent ?

Visitez la Société d'Epargne et de Crédit Ubik.

Joel Sagnes

unread,
Aug 18, 2001, 6:20:22 PM8/18/01
to
"Joe Chip" <ubik...@yahoo.fr> writes:

> Joel Sagnes très agressif :

Agressif, moi ? Meuh non.

> > Allons, [Sacha|Grichka], c'est Being There de Hal Ashby ("Bienvenue,
> > Mister Chance" chez nous).
>
> Oh... Vraiment? C'est Sacha qui a trompé Grichka... Aïe... Notre dualité
> semble se résorber...
> Mais pourquoi avoir montré ma folie devant tout usenet (euh, frcd)?

Euh, c'est pas moi qu'a commencé, M'sieu !

--
Joel, qui l'aurait sans doute même pas deviné tout seul.

Nicolas Prcovic

unread,
Aug 19, 2001, 3:30:48 PM8/19/01
to
Le Fri, 17 Aug 2001 21:33:36 +0200, "Derrez Olivier"
<olivier...@belgacom.net> écrivait :

>Bon, allez...
>Non mais vous vous êtes lus, les mecs ? On se croirait en train de lire un
>mauvais numéro de Première. Les intellectuels contre-attaquent.

Il existe des bons numéros de Première ? Quel est le rapport avec les
intellectuels et Première ?

>Jusqu'à preuve du contraire, Spielberg n'a jamais prétendu faire autre chose
>que du divertissement. Après, et c'est là que commence effectivement la
>discussion, chacun voit le divertissement à sa façon. C'est pourquoi on
>apprécie un film ou pas. Il me semble donc qu'un film doit s'apprécier en
>fonction de son but.

Tu veux dire que Spielberg n'a essayé que de nous divertir avec le
génocide juif, la traite des noirs et le débarquement américain sur
les plages normandes ?
Ce serait d'un goût exquis.

Nicolas.

Zyrtox

unread,
Aug 19, 2001, 4:30:36 PM8/19/01
to
Nicolas Prcovic <nprc...@claranet.fr> déclarait :

> Il existe des bons numéros de Première ?

Oui. Effectivement.

--
Cinéma et guides de paramétrage pour logiciels de news
http://www.dithyrambe.org

Juanitox

unread,
Aug 19, 2001, 4:30:21 PM8/19/01
to
Alex Tylski a rassuré :

> J'ai très bon espoir de voir dans "Roller
> Ball" (malgré tout ce qui se passera avec
> la production, la critique et le public) des
> scènes admirables "à la" McTiernan.

Et Marc aussi :

>Mais le charcutage du "13ème Guerrier" ne l'a pas
> empêché d'être un film excellent au demeurant...
>J'ai bon espoir.

Merci les gars, merci...

Jntx.

Juanitox

unread,
Aug 19, 2001, 4:37:51 PM8/19/01
to
Un Kartoch a didouillé :

> Désolé de débarquer au mileu de la bataille

Mais je t'en prie, du moment que tu as ton assurance-vie...

> mais j'aimerais que tu expliques ce qui différencie un film
> de Mac-Tiernan d'un film d'action traditionnel.

Tout.
Avec le premier -Die Hard- (88), Mac-Tiernan a carrément inventé de film
d'action contemporain.
Tout le monde le pompe, depuis...

> et je n'arrive pas a voir la dynamique que ce réalisateur a apporté.
> Pourrais tu developper ton propos à ce sujet ?

Ecoute, la, depuis un moment, je me cogite un blabla complet sur -Die Hard-
1 et 3, alors je vais pas m'étendre de plus, si ça t'embête pas...
Quand ce sera finit (je suis mo-ti-vé...) je le balancerais sur le forum, et
tu l'auras même en mail perso si t'es sage...

> Loin de vouloir polémiquer, j'ai toujours trouvé le film d'action
> comme un sous-genre du cinéma

Ben moi tu vois, c'est tout l'inverse...
Franchement, je considère que les qualités esthétiques et cinétiques, donc
cinématographiques, de la violence et de l'action, sont profondément
inhérentes à sa nature même. Et le cinéma étant avant tout le mouvement, on
peut donc dire que l'action au sens propre EST le cinéma par essence.
D'ailleurs, on le voit bien dans les scènes de poursuites automobiles qui
sont purement cinématographiques : ce sont les scènes cinétiques par
excellence.

> (désolé pour ceux que je blesse)

Chuis blindé...
T'es pardonné...


Jntx.


Bruno

unread,
Aug 19, 2001, 4:40:51 PM8/19/01
to
"Zyrtox" wrote

> Oui. Effectivement.


je confirme ! moi aussi,j'ai été cité dans "première" (une question et un
lien vers mon site) ;o)

--
Bruno : Lecinem...@free.fr

"Ils ont trahi la première loi"
Isaac Asimov à propos de "2001"


Zyrtox

unread,
Aug 19, 2001, 6:44:53 PM8/19/01
to
Yannick Rolandeau <yr...@free.fr> déclarait :

> Pour les feux de cheminée seulement. C'est la Paris-Match du
> cinéma.

Je ne suis pas du tout d'accord avec toi. Première réussit le plus
souvent à trouver le juste milieu entre le sérieux, l'intelligence et
l'intérêt de ses critiques, et la modestie dont on doit se prévaloir
pour faire ce genre d'activités.

Désolé, mais je n'aime pas les revues prétentieuses et élitistes sur
le cinéma. Je les trouve surfaites et ne sont que de l'enflage de
cerveau de la part de leurs rédacteurs.

Zyrtox

unread,
Aug 19, 2001, 6:44:55 PM8/19/01
to
Bruno <lecinem...@free.fr> déclarait :

> je confirme ! moi aussi,j'ai été cité dans "première" (une question
> et un lien vers mon site) ;o)

Ah, je ne pensais même plus à ce à quoi tu faisais référence !

Alain Stimamiglio

unread,
Aug 19, 2001, 7:02:37 PM8/19/01
to

Zyrtox a écrit dans le message ...

>Yannick Rolandeau <yr...@free.fr> déclarait :
>
>> Pour les feux de cheminée seulement. C'est la Paris-Match du
>> cinéma.
>
>Je ne suis pas du tout d'accord avec toi. Première réussit le plus
>souvent à trouver le juste milieu entre le sérieux, l'intelligence et
>l'intérêt de ses critiques, et la modestie dont on doit se prévaloir
>pour faire ce genre d'activités.
>
>Désolé, mais je n'aime pas les revues prétentieuses et élitistes sur
>le cinéma. Je les trouve surfaites et ne sont que de l'enflage de
>cerveau de la part de leurs rédacteurs.

A quoi tu penses quand tu parles de "revues prétentieuses et elitistes"? Aux
Cahiers du Cinema? parce qu'une revue qui porte aux nues James Cameron,
DePalma, John Woo, Wes Craven, consacre des éloges de 3 pages à Jim Carrey,
Shrek, Tomb Raider ou Pearl Harbour, étale sa passion pour Les Soprano ou
Ally McBeal (je n'invente rien!) n'est pas à proprement parler une revue
"elitiste", non?

Alain Stimamiglio


Alain Stimamiglio

unread,
Aug 19, 2001, 9:08:06 PM8/19/01
to

Zyrtox a écrit dans le message ...
>Yannick Rolandeau <yr...@free.fr> déclarait :
>
>> Pour les feux de cheminée seulement. C'est la Paris-Match du
>> cinéma.
>
>Je ne suis pas du tout d'accord avec toi. Première réussit le plus
>souvent à trouver le juste milieu entre le sérieux, l'intelligence et
>l'intérêt de ses critiques, et la modestie dont on doit se prévaloir
>pour faire ce genre d'activités.

De la modestie dans Premiere? Tu juges ça sur quelle bases?

>Désolé, mais je n'aime pas les revues prétentieuses et élitistes sur
>le cinéma. Je les trouve surfaites et ne sont que de l'enflage de
>cerveau de la part de leurs rédacteurs.

A quoi tu penses quand tu parles de "revues prétentieuses et elitistes"? Aux
Cahiers du Cinema, peut-être? Parce qu'une revue qui porte aux nues James


Cameron, DePalma, John Woo, Wes Craven, consacre des éloges de 3 pages à Jim
Carrey, Shrek, Tomb Raider ou Pearl Harbour, étale sa passion pour Les

Sopranos ou Ally McBeal (je n'invente rien!) n'est pas à proprement parler

evan lustaf

unread,
Aug 20, 2001, 3:11:41 AM8/20/01
to
Alain Stimamiglio <ax...@club-internet.fr> a écrit dans le message :
9lpnt8$57d$1...@front8.grolier.fr...

>
> Zyrtox a écrit dans le message ...
>
> >Désolé, mais je n'aime pas les revues prétentieuses et élitistes sur
> >le cinéma. Je les trouve surfaites et ne sont que de l'enflage de
> >cerveau de la part de leurs rédacteurs.
>
> A quoi tu penses quand tu parles de "revues prétentieuses et elitistes"? Aux
> Cahiers du Cinema, peut-être? Parce qu'une revue qui porte aux nues James
> Cameron, DePalma, John Woo, Wes Craven, consacre des éloges de 3 pages à Jim
> Carrey, Shrek, Tomb Raider ou Pearl Harbour, étale sa passion pour Les
> Sopranos ou Ally McBeal (je n'invente rien!) n'est pas à proprement parler
> une revue "elitiste", non?
>
Hum Alain... ne fais pas dire aux gens ce qu'ils n'ont pas dit... il n'a pas
cité Les Cahiers il me semble... t'es un peu hargneux sur ce coup là, non ?


evan lustaf

unread,
Aug 20, 2001, 3:12:13 AM8/20/01
to
Yannick Rolandeau <yr...@free.fr> a écrit dans le message :
ard0otclk3rg2qkmb...@4ax.com...

> On 19 Aug 2001 20:30:36 GMT, Zyrtox <de.in...@zyrtox.ztx> wrote:
>
> >Nicolas Prcovic <nprc...@claranet.fr> déclarait :
> >> Il existe des bons numéros de Première ?
> >Oui. Effectivement.
>
> Pour les feux de cheminée seulement. C'est la Paris-Match du cinéma.

hmmm.... je te trouve bien radical ! ça marche aussi pour les barbecues...


evan lustaf

unread,
Aug 20, 2001, 3:12:18 AM8/20/01
to
Zyrtox <de.in...@zyrtox.ztx> a écrit dans le message :
Xns910366AE...@de.dithyrambe.org...

> Yannick Rolandeau <yr...@free.fr> déclarait :
>
> > Pour les feux de cheminée seulement. C'est la Paris-Match du
> > cinéma.
>
> Je ne suis pas du tout d'accord avec toi. Première réussit le plus
> souvent à trouver le juste milieu entre le sérieux, l'intelligence et
> l'intérêt de ses critiques, et la modestie dont on doit se prévaloir
> pour faire ce genre d'activités.

aaahhh... incroyable la prolifération des trolls ces temps-ci...

rene-marc

unread,
Aug 20, 2001, 5:39:20 AM8/20/01
to
Yannick Rolandeau wrote:
>
> >> Il existe des bons numéros de Première ?
> >Oui. Effectivement.
>
> Pour les feux de cheminée seulement. C'est la Paris-Match du cinéma.

C'est d'ailleurs le meme groupe de presse, avec france-dimanche,
ici-paris et le journal de mickey.

Cedric Paternotte

unread,
Aug 20, 2001, 5:50:39 AM8/20/01
to

Juanitox <juan...@free.fr> a écrit dans le message :
zsVf7.188$vJ.3...@nnrp1.proxad.net...

> Ben moi tu vois, c'est tout l'inverse...
> Franchement, je considère que les qualités esthétiques et cinétiques,
donc
> cinématographiques, de la violence et de l'action, sont profondément
> inhérentes à sa nature même.

Se couvrir de mots ne va pas marcher. Ah, ce serait bien qu'on puisse
justifier un genre comme révélateur de la nature même du cinéma.
Malheureusement :

>Et le cinéma étant avant tout le mouvement, on
> peut donc dire que l'action au sens propre EST le cinéma par essence.

Mais tu oublies qu'il y a plusieurs mouvements possibles, et surtout
plusieurs vitesses possibles. Tu me fais penser à quelqu'un qui dirait
que comme la cuisine est avant tout le goût, il n'aime que les choses
très sucrées, très salées ou très épicées. L'action, c'est plus proche
du mouvement épiletique (je ne dis même pas ça pour critiquer, tu vois).
Un genre de mouvement parmi d'autres.

Si j'essayais de faire le même genre de raisonnements que toi, je dirais
que l'action est donc la boursouflure de ce qu'est la cinéma. Je
pourrais en même temps m'appuyer sur une citation de Baudrillard : "Le
mouvement ne disparaît pas tant dans l'immobilité que dans la vitesse et
l'accélération - dans le plus mobile que le mouvement si on peut dire,
et qui porte celui-ci à l'extrême tout en le dénuant de sens." (les
Stratégies fatales). Tu serais mal.

Mais heureusement, je ne suis pas subjectiviste et je ne développe pas
de théorie fumeuse sur la moindre idée que j'aurais lue. Je laisse la
citation (elle fait très bien dans ce coin près de la cheminée), tout en
soulignant qu'elle ne s'appliquerait qu'à des films n'étant
qu'exaltation continue d'un mouvement épileptique. Des Michael Bay, si
tu veux. Tout ça pour dire : attention, regarde ce qu'il y a derrière ta
phrase et ton raisonnement, si on les pousse un peu.

Ne conçois-tu pas le mouvement comme également intéressant lorsqu'il est
lent, par exemple ? Lorsqu'on peut encore percevoir que l'immobilité
existe, tout en percevant ce mouvement ; où il ne nie pas, n'efface pas
son contraire, mais en tire une richesse ? Et même, de cette promesse de
mouvement donnée par le cinéma, ne sens-tu pas qu'un éventuel
immobilisme en tirerait également une richesse, en tant qu'attente ? Se
fonder sur le mouvement donne une tout autre couleur à son absence. Même
lorsqu'on ne bouge pas au cinéma, le temps continue de s'écouler...

Si je devais citer un réalisateur du mouvement, tu vois, ça ne serait
pas John McTiernan mais Tarkovski. Si tu aimes tant le mouvement,
comment peux-tu préférer la coupure répétée à la longueur du mouvement
qui préserve le temps ?

> D'ailleurs, on le voit bien dans les scènes de poursuites automobiles
qui
> sont purement cinématographiques : ce sont les scènes cinétiques par
> excellence.

Pfff... dès que ça bouge ça l'est. Cf ci-dessus, le mouvement par
excellence est-il forcément porté à son extrême et vide de sens ? une
course de voiture serait cinématographique par excellence, plus que, par
exemple, le travelling du Miroir (eh oui, de Tarkovski) qui traverse une
maison pour finir sur un incendie dehors (je n'en dis pas plus, une des
plus belles séquences que je connaisse) ?

Allez Juanitox, sans blague. Faudrait pas dire tout et n'importe quoi
sous prétexte que tu es un ancien du forum, hein. Ta théorie penche
dangereusement. Et "quand quelque chose penche, il faut pousser" (encore
Baudrillard je crois).

- -
Cédric


Cedric Paternotte

unread,
Aug 20, 2001, 5:50:40 AM8/20/01
to

Zyrtox <de.in...@zyrtox.ztx> a écrit dans le message :
Xns910366AE...@de.dithyrambe.org...

> Je ne suis pas du tout d'accord avec toi. Première réussit le plus
> souvent à trouver le juste milieu entre le sérieux, l'intelligence et
> l'intérêt de ses critiques, et la modestie dont on doit se prévaloir
> pour faire ce genre d'activités.

Le mot "critique" est un peu fort dans ce cas, quand même. Quant à la
modestie, on en mesure souvent l'ampleur dans l'édito.

> Désolé, mais je n'aime pas les revues prétentieuses et élitistes sur
> le cinéma. Je les trouve surfaites et ne sont que de l'enflage de
> cerveau de la part de leurs rédacteurs.

1) Qu'il y ait d'autres revues, d'un autre style, mauvaises, ne rend pas
Première meilleur.

2) Il y a encore d'autres revues que Première et celles que tu décris.
Et même sinon, il y a d'autres revues possibles, envisageables.

Ton deuxième paragraphe, ainsi placé à la suite du premier, sous-entend
un lien de cause à effet qui n'existe pourtant pas. Tu pourrais te
contenter de dire que Première est meilleur que ses concurrents ; mais
là tu as utilisé des mots fortement positifs pour parler du contenu de
Première en tant que tel. Et tu ne peux t'empêcher d'en profiter pour
cracher sur d'autres journaux dont on ne saura rien, qui se retrouvent
eux affublés de mots fortement négatifs dans l'absolu, hors de la
comparaison avec Première.

Bref, manipulation de discours qui fabrique de toute pièces une liaison
logique entre deux choses pour justifier la descente de l'une et
l'exaltation de l'autre, comme si elles étaient les deux faces d'une
même pièce - qui n'en aurait que deux, comme toute bonne pièce de
monnaie qui se respecte. Evidemment, pour défendre quelque chose, c'est
toujours plus efficace d'avoir en face une autre chose pour bien faire
repoussoir. Surtout quand ces deux choses sont souvent opposées dans les
fantasmes des gens.

Ah, si le monde était binaire, quel bonheur ce serait. Pas de chance.

- -
Cédric


Zyrtox

unread,
Aug 20, 2001, 5:57:04 AM8/20/01
to
Alain Stimamiglio <ax...@club-internet.fr> nous disait :

> De la modestie dans Premiere? Tu juges ça sur quelle bases?

Je juge cela sur une base totalement subjective, c'est sûr, comme tous,
en ce qui concerne les goûts.

Néanmoins, j'ai la faiblesse d'esprit de croire que lorsqu'on ne s'étale
pas dans 80% d'une revue sur le cinéma uniquement sur les tout petits
films dits « de réflexion » (sic), mais qu'on essaie de refléter
l'ensemble du panel qu'on nous propose, i.e. avec ses gros blockbusters
qui font également partie du cinéma, je pense qu'on fait preuve d'une
largesse d'esprit, que n'ont pas certains magazines.

> A quoi tu penses quand tu parles de "revues prétentieuses et
> elitistes"? Aux Cahiers du Cinema, peut-être?

Tiens donc, tu y as tout de suite pensé ! C'est sûrement une
coïncidence, non ?

> Parce qu'une revue qui porte aux nues James Cameron, DePalma, John
> Woo, Wes Craven, consacre des éloges de 3 pages à Jim Carrey, Shrek,
> Tomb Raider ou Pearl Harbour, étale sa passion pour Les Sopranos ou
> Ally McBeal (je n'invente rien!) n'est pas à proprement parler une
> revue "elitiste", non?

Oh si, tu inventes. Tu ne lis pas le magazine, mais le condamne en
regardant les titres des rubriques s'y trouvant, ce qui est de la
mauvaise foi caractérisée. Première fait son devoir d'information sur
le cinéma, et n'a jamais fait d'éloge de « Tomb Raider » ou de « Pearl
Harbor » par exemple.

Le numéro de juin possède certes comme couverture une illustration de
ce dernier film, en expliquant à l'intérieur les ficelles de création
de celui-ci, mais je ne vois pas pourquoi le film n'aurait pas le droit
à la couverture.

Il est sûrement le reflet d'un certain type de cinéma, mais après tout,
pourquoi pas...

Zyrtox

unread,
Aug 20, 2001, 6:29:09 AM8/20/01
to
Cedric Paternotte <cpa...@multimania.com> nous disait :

> 1) Qu'il y ait d'autres revues, d'un autre style, mauvaises, ne rend
> pas Première meilleur.

Non, je n'ai pas affirmé le contraire. J'y suis certes allé un peu fort
en ce qui concerne la défense de Première, mais c'était pour me mettre
au niveau d'intensité lexicale de Yannick, qui disait que le magazine
était bon pour allumer un barbecue.

> Ton deuxième paragraphe, ainsi placé à la suite du premier, sous-

> entend un lien de cause à effet qui n'existe pourtant pas.

Tu es libre d'interpréter mes sous-entendus, pour autant, ne t'en
sers pas pour bâtir un raisonnement dont tu n'es ainsi pas sûr des
fondations.

> Et tu ne peux t'empêcher d'en profiter pour cracher sur d'autres
> journaux dont on ne saura rien, qui se retrouvent eux affublés de mots
> fortement négatifs dans l'absolu, hors de la comparaison avec Première.

Je ne faisais que répondre, au niveau que Yannick a placé. En ce qui
concerne les autres journaux, « qui se retrouvent affublés de mots
fortement négatifs », je ne faisais qu'anticiper ou imaginer une
possible réponse de Yannick, sans qu'il ait à poser la question. Si
mon interprétation est fausse, il n'aura qu'à me le faire savoir. Dans
le cas contraire, j'ai déjà posé les bases du débat.

> Ah, si le monde était binaire, quel bonheur ce serait. Pas de chance.

Merci, je l'avais déjà compris. Je n'ai pas pondu un mini-troll en
disant que tel ou tel magazine était bon pour allumer un feu de
cheminée, je te signale.

Zyrtox

unread,
Aug 20, 2001, 6:29:09 AM8/20/01
to
rene-marc <r...@mecreant.org> nous disait :

> C'est d'ailleurs le meme groupe de presse, avec france-dimanche,
> ici-paris et le journal de mickey.

Je me demande bien les griefs que tu peux avoir contre le formidable
« Journal de Mickey. »

evan lustaf

unread,
Aug 20, 2001, 5:58:56 AM8/20/01
to
Zyrtox <de.in...@zyrtox.ztx> a écrit dans le message :
9lqtug.3...@gattaca.dithyrambe.org...

> Première fait son devoir d'information sur
> le cinéma, et n'a jamais fait d'éloge de « Tomb Raider » ou de « Pearl
> Harbor » par exemple.

Il me semble qu'ils essaient toujours de deviner si un block-buster marchera
ou non, et c'est en fonction de cette prévision qu'ils établissent leurs avis.
Mais ce n'est qu'une impression peut-être...

> Le numéro de juin possède certes comme couverture une illustration de
> ce dernier film, en expliquant à l'intérieur les ficelles de création
> de celui-ci, mais je ne vois pas pourquoi le film n'aurait pas le droit
> à la couverture.

C'est un peu facile, je trouve, de racoler en mettant pearl harbour en
couverture... et ensuite de se prétendre non-consensuel sous prétexte qu'on ne
l'a pas porté aux nues...


Alain Stimamiglio

unread,
Aug 20, 2001, 7:41:56 AM8/20/01
to

evan lustaf a écrit dans le message
<519A71327421D2118C2000805F65E04D1063A1DB@DUN-INT-NEWS01>...

peut-être, oui...
Mais j'avais, disons, "un faisceau de présomptions"...
Parce que si ce n'est pas "Les Cahiers" à quoi pense-t-il quand il parle de
revue "prétentieuse et elitiste"? Je pense que ça soit Studio, Starfix ou
Mad Movies, quand même?

Alain Stimamiglio

rene-marc

unread,
Aug 20, 2001, 7:59:21 AM8/20/01
to
Zyrtox wrote:
>
> Je me demande bien les griefs que tu peux avoir contre le formidable
> « Journal de Mickey. »

Y'a pas de gadget.

Alain Stimamiglio

unread,
Aug 20, 2001, 8:17:22 AM8/20/01
to

Zyrtox a écrit dans le message <9lqtug.3...@gattaca.dithyrambe.org>...

>Alain Stimamiglio <ax...@club-internet.fr> nous disait :
>
>> De la modestie dans Premiere? Tu juges ça sur quelle bases?
>
>Je juge cela sur une base totalement subjective, c'est sûr, comme tous,
>en ce qui concerne les goûts.
>
>Néanmoins, j'ai la faiblesse d'esprit de croire que lorsqu'on ne s'étale
>pas dans 80% d'une revue sur le cinéma uniquement sur les tout petits
>films dits « de réflexion » (sic), mais qu'on essaie de refléter
>l'ensemble du panel qu'on nous propose, i.e. avec ses gros blockbusters
>qui font également partie du cinéma, je pense qu'on fait preuve d'une
>largesse d'esprit, que n'ont pas certains magazines.

La "largesse d'esprit" veut-elle dire de parler de tout et n'importe quoi
sans discernement, sans esprit critique?
Est-ce d'ailleurs ce que fait Premiere? Non, pas vraiment: ils ont aussi une
ligne éditoriale. Mais ils n'ont pas plus de largesse d'esprit que les
revues dites "intello" puisque pour schématiser Les Cahiers aiment (à tort
ou à raison) Manoel de Oliveira ET John Woo, alors que Premiere n'aimera QUE
John Woo (en principe, Oliveira, Iosseliani, Straub, Rohmer sont expédiés en
10 lignes et une étoile blanche en fin de cahier critique... tout comme Les
Cahiers torpillent Tony Scott en un quart de colonne à fin du mag... Vus
comme ça, les deux "systèmes" sont assez semblables et ne semblent pas
indiquer beaucoup plus de "largesse" d'un côté que de l'autre...Mais c'est
drôle, qui aurait crû que Les Cahiers seraient capables un jour ou l'autre
d'aimer un film de Michael Bay -ce n'est pas ce qu'ils ont fait de mieux,
c'est sûr... En revanche, Premiere, dire de Straub autre chose que
"lent-statique-chiant-prise-de-tête? J'en doute... Qui est "large",là?)
Je n'ai pas le sentiment que Premiere reflète l'"ensemble" de la production
cinématographique puisque la magasine privilégie éhontément les grosses
machines au détriment de ce que tu appelles les "petits films" (et ne
comptons pas sur eux pour faire des retours en arrière, des articles de
fond, quelques dossiers sur l'histoire du cinéma, c'est "100%actu", sauf en
cas de reprise ou d'hommage/décès...Autre chose que l'axe
Anglo-saxons/france/Asie? Des articles sur le cinéma des pays de l'Est?
d'Afrique Noire? Passez votre chemin, bonnes gens...).Ils font un choix, et
l'assument. Ils ont choisi de parler d'abord du cinéma le plus ouvertement
commercial et se donnent bonne conscience en mettant en avant de temps en
temps un film soi-disant indépendant...
En fait, je pense que justement, à bien y regarder, Les Cahiers veulent
ratisser beacoup plus large que Premiere, puisque *précisément*, leur Une
s'offira aussi bien à Rohmer qu'à John Woo...

>> A quoi tu penses quand tu parles de "revues prétentieuses et
>> elitistes"? Aux Cahiers du Cinema, peut-être?
>
>Tiens donc, tu y as tout de suite pensé ! C'est sûrement une
>coïncidence, non ?

C'est marrant, hein? On sait tout de suite qui joue le rôle du "méchant"
dans certains films...


>> Parce qu'une revue qui porte aux nues James Cameron, DePalma, John
>> Woo, Wes Craven, consacre des éloges de 3 pages à Jim Carrey, Shrek,
>> Tomb Raider ou Pearl Harbour, étale sa passion pour Les Sopranos ou
>> Ally McBeal (je n'invente rien!) n'est pas à proprement parler une
>> revue "elitiste", non?
>
>Oh si, tu inventes.

Arf! oh que non! tu veux que je le prouve, extraits d'article à la clef???
(attention, je parlais bien des Cahiers, là!)

> Tu ne lis pas le magazine, mais le condamne en
>regardant les titres des rubriques s'y trouvant, ce qui est de la
>mauvaise foi caractérisée.

Non, je crois que c'est toi qui ne le lis pas et que c'est bien *pour cela*
que tu continues à le prendre pour un repère de méchants élitistes
prétentieux...
Enfin, tu ignores que Clint Eastwood est un dieu pour les Cahiers? que
chaque DePalma y est immanquablement loué comme la venue du messie et que
Titanic, Scream, Volte face ont eu droit à des dossiers élogieux?
(ce qui n'est pas forcément ce que Les Cahiers ont fait de mieux,
d'ailleurs...)

>Première fait son devoir d'information sur
>le cinéma, et n'a jamais fait d'éloge de « Tomb Raider » ou de « Pearl
>Harbor » par exemple.

Beuh... information sur un "certain cinéma", oui...

>Le numéro de juin possède certes comme couverture une illustration de
>ce dernier film, en expliquant à l'intérieur les ficelles de création
>de celui-ci, mais je ne vois pas pourquoi le film n'aurait pas le droit
>à la couverture.
>
>Il est sûrement le reflet d'un certain type de cinéma, mais après tout,
>pourquoi pas...

Eh bien voila "pourquoi pas", justement, alors si "Les cahiers" sont le
reflet d'un autre type de cinéma, "pourquoi pas" aussi?
Mais justement, ils ne le sont plus!!!
Je le redis: il n y a plus que Kounen et Besson pour croire encore que Les
Cahiers maudissent le cinéma de divertissement et ne parlent à longueur de
page que d'obscurs cinéastes ouzbeks...

Alain Stimamiglio

Zyrtox

unread,
Aug 20, 2001, 8:18:39 AM8/20/01
to
evan lustaf <evan_...@yahoo.fr> nous disait :

> Il me semble

Oups. Quand on dit qu'on ne lit pas le magazine, il me paraît difficile
de pouvoir présager de son contenu.

> qu'ils essaient toujours de deviner si un block-buster marchera ou non

D'où provient cette invention ?

> C'est un peu facile, je trouve, de racoler en mettant pearl harbour
> en couverture... et ensuite de se prétendre non-consensuel sous
> prétexte qu'on ne l'a pas porté aux nues...

Étant donné que la rédaction a fait une enquête sur les coulisses du
blockbuster, et ont d'ailleurs fait un honnête travail de journaliste,
je ne vois pas pourquoi ils ne pourraient pas en faire la promotion.
Quitte à, d'un autre côté, dire que le film est mauvais, ce dont ils
ont parfaitement le droit et qui ne dépend pas de ce que j'ai écrit
au-dessus.

evan lustaf

unread,
Aug 20, 2001, 7:55:34 AM8/20/01
to
Zyrtox <de.in...@zyrtox.ztx> a écrit dans le message :
9lqvqm.3...@gattaca.dithyrambe.org...

> Non, je n'ai pas affirmé le contraire. J'y suis certes allé un peu fort
> en ce qui concerne la défense de Première, mais c'était pour me mettre
> au niveau d'intensité lexicale de Yannick, qui disait que le magazine
> était bon pour allumer un barbecue.

Permettez ! c'est votre lustafesque serviteur qui a fait référence au
barbecue. Le sieur Rolandeau a proposé d'allumer un feu de cheminée, ce qui
est parfaitement grotesque par temps de canicule. Il faut donc comprendre que
Yannick voue une admiration sans borne à Première, sans oser l'avouer.


El Dudo

unread,
Aug 20, 2001, 8:29:03 AM8/20/01
to
evan lustaf a écrit :

> Zyrtox <de.in...@zyrtox.ztx> a écrit dans le message :
> 9lqvqm.3...@gattaca.dithyrambe.org...
>
> > Non, je n'ai pas affirmé le contraire. J'y suis certes allé un peu fort
> > en ce qui concerne la défense de Première, mais c'était pour me mettre
> > au niveau d'intensité lexicale de Yannick, qui disait que le magazine
> > était bon pour allumer un barbecue.
>
> Permettez ! c'est votre lustafesque serviteur qui a fait référence au
> barbecue.

T'as déjà essayé de faire prendre un feu avec du papier glacé toi?
Rahhhh ces citadins... même pas foutus d'allumer un barbecue... :-)

Dude

rene-marc

unread,
Aug 20, 2001, 8:44:57 AM8/20/01
to
El Dudo wrote:
>
> T'as déjà essayé de faire prendre un feu avec du papier glacé toi?
> Rahhhh ces citadins... même pas foutus d'allumer un barbecue... :-)

En plus, l'encre de couleur, c'est toxique.

M'enfin, y'a quand meme des jolies photos dans premiere. Et quelques
bonnes rubriques: la filmo interdite, "z'avez combien sur vous",
le petit cochon.

Cedric Paternotte

unread,
Aug 20, 2001, 8:48:17 AM8/20/01
to

Zyrtox <de.in...@zyrtox.ztx> a écrit dans le message :
9lqvqm.3...@gattaca.dithyrambe.org...

> Cedric Paternotte <cpa...@multimania.com> nous disait :
>
> > 1) Qu'il y ait d'autres revues, d'un autre style, mauvaises, ne rend
> > pas Première meilleur.
>
> Non, je n'ai pas affirmé le contraire. J'y suis certes allé un peu
fort
> en ce qui concerne la défense de Première, mais c'était pour me mettre
> au niveau d'intensité lexicale de Yannick, qui disait que le magazine
> était bon pour allumer un barbecue.

Ce qui me gêne n'est pas ce que tu as dit de Première en soi. Le premier
paragraphe seul ne posait pas problème. Le deuxième seul, non plus à la
limite, de la provoc quoi. Mais les deux ensemble...

> > Ton deuxième paragraphe, ainsi placé à la suite du premier, sous-
> > entend un lien de cause à effet qui n'existe pourtant pas.
>
> Tu es libre d'interpréter mes sous-entendus, pour autant, ne t'en
> sers pas pour bâtir un raisonnement dont tu n'es ainsi pas sûr des
> fondations.

Premier paragraphe, tu défends Première. Bien. Au paragraphe suivant,
sans aucun mot de liaison, tu commences par "Désolé, je n'aime pas les
revues prétentieuses, etc". Par cette construction, que ce soit ton
intention ou non, tu poses la situation en termes de choix inévitable
entre Première et les "revues prétentieuses".

Exemple : un type dit : "les spaghetti, c'est dégueu".

L'équivalent rapide de ta réponse serait :

"Non, le plus souvent les spaghetti c'est très bien.

Désolé, mais je n'aime pas les tagliatelles mal cuisinées. Elles collent
ou bien sont trop dures."

Tu comprends le problème ? Ton deuxième paragraphe crée un repoussoir
fantasmatique auquel on peut très facilement adhérer (aucune revue n'est
citée explicitement, chacun pense à celle qui pour lui correspond à
cette description, c'est d'usage courant dans les discours politiques
par exemple ; sauf que dans ces cas c'est volontairement pour manipuler,
alors que je ne te prête bien sûr pas ces intentions ; mais l'effet est
du même type), et qui pourtant n'est pas la seule alternative à ce que
tu défends, ni même un opposé net, puisqu'il reste encore à savoir
quelles sont ces revues et si elles correspondent bien à ce que tu en
dis.

Pour être clair, un discours n'est pas que ce qu'il dit explicitement.
Sa construction est aussi porteuse de signification. C'est de cela que
je parle. Tu peux très bien nier l'avoir fait en toute connaissance de
cause, ce que je croirai sans problème, mais pour le reste, le texte est
quand même là.

> Je ne faisais que répondre, au niveau que Yannick a placé. En ce qui
> concerne les autres journaux, « qui se retrouvent affublés de mots
> fortement négatifs », je ne faisais qu'anticiper ou imaginer une
> possible réponse de Yannick, sans qu'il ait à poser la question.

Tu anticipes en déplaçant d'ores et déjà sur un pied d'opposition de
revues différentes (et je ne peux croire que tu ne saches pas quelles
revues ton interlocuteur préfère), ce qui est différent d'une discussion
portant sur la qualité de Première. Pas besoin d'autres revues pour
critiquer Première, et pas besoin non plus de Première pour critiquer
d'autres revues. Mais dès le départ tu prépares donc à réduire à une
opposition de goûts, voire de personnes, ce qui n'a pas à l'être
forcément, et ne l'est pas encore.

>Si
> mon interprétation est fausse, il n'aura qu'à me le faire savoir. Dans
> le cas contraire, j'ai déjà posé les bases du débat.

Désolé, je ne vois pas là de vraies bases de débat. Tu as répondu au
niveau de Yannick, dis-tu, que tu qualifies toi-même de mini-troll !
C'est clair. (sinon, oui, son message était un troll, je ne discute pas
de ça).

Tu crée le repoussoir en pensant qu'il correspond à, certes exprimé en
des termes provocateurs, ce que ton interlocuteur défendrait. Tu
fantasmes sa position, déplaçant l'éventuel "débat" de la qualité
intrinsèque de Première à la comparaison avec d'autres revues. Tu as
posé les "bases", mais ces bases sont déjà sur le terrain que tu as
sélectionné par tes deux paragraphes, où plutôt par la manière dont ils
se succèdent. Je ne vois guère comment être plus explicatif.

Si je réagis, c'est qu'en outre que ce procédé me gêne, le contenu même
du message est assez souvent défendu par des gens, qui, eux, ne
provoquent pas. Si tu avais répondu par "Pour allumer des feux, Positif
est nettement plus efficace", par exemple, ça reste dans le même
domaine, celui du mini-troll, ça je m'en fiche, tout le monde voit ce
que c'est. Mais ta réponse peut très bien être lue au premier degré en
étant prise au sérieux.

> > Ah, si le monde était binaire, quel bonheur ce serait. Pas de
chance.
>
> Merci, je l'avais déjà compris.

Tant mieux. Il ne reste plus, si c'est vraiment le cas, qu'à ne plus
flatter une telle vision par ce genre de messages. Habitué du forum, tu
n'ignores pas que de telles visions binaires réductrices sont monnaie
courante, et que la caricature prétentieux-élitiste-enflage de cerveau
est appliquée à tout et n'importe quoi, et surtout dès qu'on touche au
populaire. Libre à toi de la propager ou non.

En plus, vu ta réponse à Alain, tu n'as pas l'air de te rendre compte
que la fameuse revue visée (ou l'une d'elles) n'a plus exactement la
ligne que tu lui supposes. Dans une liste de meilleurs films de la
décennie (je crois), le premier était l'Impasse. Y'a pire comme art et
essai pur.

>Je n'ai pas pondu un mini-troll en
> disant que tel ou tel magazine était bon pour allumer un feu de
> cheminée, je te signale.

Si tu l'avais fait, je ne t'aurais pas posté de réponse...

- -
Cédric


evan lustaf

unread,
Aug 20, 2001, 8:29:16 AM8/20/01
to
El Dudo <el....@libertysurf.fr> a écrit dans le message :
3B81029D...@libertysurf.fr...

> T'as déjà essayé de faire prendre un feu avec du papier glacé toi?
> Rahhhh ces citadins... même pas foutus d'allumer un barbecue... :-)

ouais, c'est vrai que c'est pas facile. Mais en l'arrosant d'essence, ça va
tout de suite mieux.


Stephane Ninin

unread,
Aug 20, 2001, 9:02:06 AM8/20/01
to
Le Fri, 17 Aug 2001 22:28:52 GMT, "Juanitox" <juan...@free.fr> a
ecrit :

>
>> Blade Runner était en grande partie fixé sur l'esthétisme et l'ambiance.
>

Argh, pas lu le post original, mais ca, ca fait mal a lire...

>Et la thématique philosophique, on s'en branle l'esturgeon, hein ?!..
>

qui bouche le port de Marseilles de que Heat y est sorti...

>
>> Die Hard est un film d'action.
>
>Et le meilleur jamais réalisé à ce jour, par LE SEUL cinéaste qui
>conceptualise le film d'action, justement.
>J'ai nommé the genius John Mac-Tiernan !!!...
>

Des fois, tu as bon gout, Juanitox...
mais comment donc quelqu'un qui aime Die hard
peut il aussi aimer Heat ?

Stephane Ninin
stefnin...@yahoo.fr

---

- Les cons, ça ose tout. C'est même à ça qu'on les reconnaît

Stephane Ninin

unread,
Aug 20, 2001, 9:03:08 AM8/20/01
to
Le Fri, 17 Aug 2001 23:53:07 GMT, Marc <marc.r...@freesurf.fr> a
ecrit :

>> Va te faire en***.
>
>Je trouve que tu évoques souvent les pratiques sodomites
>en ce moment. C'est la chaleur ?
>Et la politesse, bordel ?
>
Et la tendresse, bordel ?

Stephane Ninin

unread,
Aug 20, 2001, 9:09:28 AM8/20/01
to
Le Sun, 19 Aug 2001 20:30:21 GMT, "Juanitox" <juan...@free.fr> a
ecrit :

>
>Et Marc aussi :
>
>>Mais le charcutage du "13ème Guerrier" ne l'a pas
>> empêché d'être un film excellent au demeurant...
>>J'ai bon espoir.
>

???
Le 13eme Guerrier, un film excellent ?
Vous pouvez developper ?
???

evan lustaf

unread,
Aug 20, 2001, 8:34:45 AM8/20/01
to
Zyrtox <de.in...@zyrtox.ztx> a écrit dans le message :
9lr67v.3...@gattaca.dithyrambe.org...

> evan lustaf <evan_...@yahoo.fr> nous disait :
>
> > Il me semble
>
> Oups. Quand on dit qu'on ne lit pas le magazine, il me paraît difficile
> de pouvoir présager de son contenu.
>
> > qu'ils essaient toujours de deviner si un block-buster marchera ou non
>
> D'où provient cette invention ?

J'ai mis "il me semble" et "c'est mon impression" car je n'en ai pas sous la
main (après une merguez party et deux sardinades, tous les Première y sont
passés)... attends un peu que j'en retrouve un et je te donnerai des
exemples...

> Étant donné que la rédaction a fait une enquête sur les coulisses du
> blockbuster, et ont d'ailleurs fait un honnête travail de journaliste,

honnête travail de journaliste... voire ! ils sont surtout spécialistes, comme
tu dis, des reportages sur le tournage, des secrets de fabrication etc, mais
ensuite, au niveau critique du film, il n'y a VRAIMENT plus personne...

> je ne vois pas pourquoi ils ne pourraient pas en faire la promotion.

surtout si ça booste les ventes !

> Quitte à, d'un autre côté, dire que le film est mauvais, ce dont ils
> ont parfaitement le droit et qui ne dépend pas de ce que j'ai écrit
> au-dessus.

Ils sont surtout TRES tolérants... il ne suffit pas de ne pas porter aux nues
de sombres merdes pour donner l'illusion qu'on est un bon journaliste.


Stephane Ninin

unread,
Aug 20, 2001, 9:10:57 AM8/20/01
to
Le Sat, 18 Aug 2001 12:48:03 GMT, Marc <marc.r...@freesurf.fr> a
ecrit :

>> Ben ouais, comme d'hab'...
>> Les producteurs sont des gros enculés, et Mac-Tiernan est un génie maudit...


>
>Mais le charcutage du "13ème Guerrier" ne l'a pas empêché d'être
>un film excellent au demeurant...
>J'ai bon espoir.
>
>
>

Je reposte, interloque...:
excellenet, le 13eme guerrier ? je dois mal lire...
je cligne des yeux, re-ouvre, non,
ce n'est pas une hallucination...
au secoursss....

Vous pouvez developper sur ce que vous avez trouve excelleent dans le
"13eme guerrier" ?

Zyrtox

unread,
Aug 20, 2001, 9:31:06 AM8/20/01
to
Alain Stimamiglio <ax...@club-internet.fr> déclarait :

> Mais ils n'ont pas plus de largesse d'esprit que les revues dites
> "intello" puisque pour schématiser Les Cahiers aiment (à tort ou à
> raison) Manoel de Oliveira ET John Woo, alors que Premiere n'aimera
> QUE John Woo

Non, je ne le vois pas du tout comme ça. Première se fait fréquemment
avoir avec les soi-disants cinéastes talentueux. Ils ne font pas
franchement dans l'éloge des talents de Woo, mais sont plutôt du
genre à foutre QUATRE étoiles à « Traffic », ce qui constitue à mon
goût une aberration.

Quant aux Cahiers -- c'est bien la première fois que j'écris le mot
dans ce débat --, je ne sais pas s'ils ont changé, mais j'ai déjà
ouvert un numéro il y a peut-être un an et demi de cela, et j'ai cru
à un magazine à la cible extrêmement fermée.

> (en principe, Oliveira, Iosseliani, Straub, Rohmer sont expédiés en
> 10 lignes et une étoile blanche en fin de cahier critique...

Pas vraiment. Le défaut majeur de Première est justement l'inverse :
dès qu'un nom qui leur plaît est placé derrière la caméra, les
étoiles montent d'une façon purement spéculative.

> Je n'ai pas le sentiment que Premiere reflète l'"ensemble" de la
> production cinématographique puisque la magasine privilégie
> éhontément les grosses machines au détriment de ce que tu appelles
> les "petits films"

Oh ben alors ça, ce n'est sûrement pas vrai. Je suis même parfois à
m'en plaindre, car les films peu diffusés ont parfois une grosse
place dans le magazine et je suis sûr de ne pas être en mesure de les
voir (surtout s'ils sont bons...), ce qui m'agace particulièrement.

> et ne comptons pas sur eux pour faire des retours en arrière, des
> articles de fond, quelques dossiers sur l'histoire du cinéma, c'est
> 100%actu"

Ah non, effectivement. Je préfère qu'ils ne le fassent pas, plutôt
qu'ils le fassent mal. Je ne sais pas pourquoi, mais je les sentirais
plutôt mal à l'aise dans ce genre d'exercices.

> Arf! oh que non! tu veux que je le prouve, extraits d'article à la
> clef??? (attention, je parlais bien des Cahiers, là!)

Ah d'accord. Je n'avais pas compris cela. :-)

Zyrtox

unread,
Aug 20, 2001, 9:31:04 AM8/20/01
to
Cedric Paternotte <cpa...@multimania.com> nous disait :

> Tu comprends le problème ?

Je comprends bien tout ce qui a pu te poser problème et en ai fais
amende honorable. Ce sont mes instincts peut-être provocateurs et
belliqueux qui m'ont conduit à écrire de la sorte. Mais je ne pensais
pas que cela pourrait ainsi porter à confusion.

kayman

unread,
Aug 20, 2001, 10:41:50 AM8/20/01
to
Stephane Ninin nous disait...

> Des fois, tu as bon gout, Juanitox...

Ne lui dit pas trop, il a deja le melon.

> mais comment donc quelqu'un qui aime Die hard
> peut il aussi aimer Heat ?

Mais parce que c'est signé Michael Mann, et qu'en ces temps de debut de
nouveau siecle bien perrave, on (pratique le "on") se pourleche les
babines de voir que des Michael Mann (ou des James Gray) sont toujours
là...à nous mettre à genoux devant des "The Insider" ou des "The Yards".

Heat, c'est pas le nirvana, mais une belle évocation de deux dualités
avec un souffle épique qui laisse des traces. Et en ces temps de
disette, c'est deja pas si mal. On s'attache beaucoup au couple De
Niro/Pacino, ce qui distrait parfois du voir le reste...et justement ce
reste est plutot bien mis en scene non ?

--
kayman
"I got to like this farm.
Do anything I want, roll in the fields, talk to the wheat patches.
When I was sleepin' they'd talk to me. They'd go in my dreams."

Stephane Ninin

unread,
Aug 20, 2001, 10:49:36 AM8/20/01
to
kayman a ecrit:


>
> Heat, c'est pas le nirvana, mais une belle évocation de deux dualités
> avec un souffle épique qui laisse des traces. Et en ces temps de
> disette, c'est deja pas si mal. On s'attache beaucoup au couple De
> Niro/Pacino, ce qui distrait parfois du voir le reste...et justement ce
> reste est plutot bien mis en scene non ?
>

Nirvana, avec Christophe Lambert ? :)

--
Stephane Ninin // stefnin...@yahoo.fr
Les cons, ca ose tout... C'est meme a ca qu'on les reconnait.

kayman

unread,
Aug 20, 2001, 10:58:01 AM8/20/01
to
Stephane Ninin nous disait...

> Nirvana, avec Christophe Lambert ? :)

Monsieur est connaisseur à ce que je vois !
:o)

--
kayman
-"I'll swallow your soul!! I'll swallow your soul!!"
-"Swallow this!"

Zyrtox

unread,
Aug 20, 2001, 11:11:14 AM8/20/01
to
evan lustaf <evan_...@yahoo.fr> nous disait :

> honnête travail de journaliste... voire ! ils sont surtout spécialistes,


> comme tu dis, des reportages sur le tournage, des secrets de fabrication
> etc, mais ensuite, au niveau critique du film, il n'y a VRAIMENT plus
> personne...

Je ne peux pas te laisser dire ça. Au niveau de la critique des films,
je trouve qu'ils s'en sortent plutôt correctement. Bon évidemment, ils
n'ont parfois pas d'objectivité, réussissant à défendre des films de
merde ou plus rarement assassiner des films réussis, il n'en reste pas
moins que je les trouve très corrects.

>> je ne vois pas pourquoi ils ne pourraient pas en faire la promotion.
>
> surtout si ça booste les ventes !

Le but n'est-il pas de vendre ? S'ils peuvent, sans faire dans la pin-
up, faire davantage vendre, je ne vois pas pourquoi ils s'en
priveraient.

> Ils sont surtout TRES tolérants...

Je crois qu'ils ont également des contraintes. Chacun des journalistes
de cette rédaction étant lu par plusieurs millions de personnes, parfois
même des gens influents du cinéma, ils ne sont sûrement pas libres
d'assassiner tout ce qu'ils veulent.

El Dudo

unread,
Aug 20, 2001, 11:14:59 AM8/20/01
to
kayman a écrit :

> Mais parce que c'est signé Michael Mann, et qu'en ces temps de debut de
> nouveau siecle bien perrave, on (pratique le "on") se pourleche les
> babines de voir que des Michael Mann (ou des James Gray) sont toujours
> là...à nous mettre à genoux devant des "The Insider" ou des "The Yards".

Ahhhh cette jeunesse qui a besoin de réalisteurs fétiches/repères, au point
d'aimer tous leurs films, fussent-ils les plus obscurs et les plus benêts.
:-)

Dude

Stephane Ninin

unread,
Aug 20, 2001, 11:38:31 AM8/20/01
to
kayman a ecrit:

> Stephane Ninin nous disait...
>
>> Nirvana, avec Christophe Lambert ? :)
>
> Monsieur est connaisseur à ce que je vois !
> :o)
>

pas vu, quand meme, faudrait pas dec...nner non plus,
j'ai juste apercu la bande annonce sur une cassette un jour...!!!

Alain Stimamiglio

unread,
Aug 20, 2001, 12:10:58 PM8/20/01
to

Zyrtox a écrit dans le message ...

>Alain Stimamiglio <ax...@club-internet.fr> déclarait :
>
>> Mais ils n'ont pas plus de largesse d'esprit que les revues dites
>> "intello" puisque pour schématiser Les Cahiers aiment (à tort ou à
>> raison) Manoel de Oliveira ET John Woo, alors que Premiere n'aimera
>> QUE John Woo
>
>Non, je ne le vois pas du tout comme ça. Première se fait fréquemment
>avoir avec les soi-disants cinéastes talentueux. Ils ne font pas
>franchement dans l'éloge des talents de Woo, mais sont plutôt du
>genre à foutre QUATRE étoiles à « Traffic », ce qui constitue à mon
>goût une aberration.

Là, on est d'accord...


>Quant aux Cahiers -- c'est bien la première fois que j'écris le mot
>dans ce débat --, je ne sais pas s'ils ont changé, mais j'ai déjà
>ouvert un numéro il y a peut-être un an et demi de cela, et j'ai cru
>à un magazine à la cible extrêmement fermée.

Et ça a changé, justement! Mais pas forcément pour le meilleur, en fait! A
vouloir trop renier leur image d'intellos, ça fait 10 ans qu'ils font un peu
n'importe quoi, depuis qu'ils avaient proclamé pour lancer leur nouvelle
formule: "on ne se masturbe plus!" (véridique!)


>> (en principe, Oliveira, Iosseliani, Straub, Rohmer sont expédiés en
>> 10 lignes et une étoile blanche en fin de cahier critique...
>
>Pas vraiment. Le défaut majeur de Première est justement l'inverse :
>dès qu'un nom qui leur plaît est placé derrière la caméra, les
>étoiles montent d'une façon purement spéculative.

Peut-être mais les cinéastes que je citais sont leurs bêtes noires...

>> Je n'ai pas le sentiment que Premiere reflète l'"ensemble" de la
>> production cinématographique puisque la magasine privilégie
>> éhontément les grosses machines au détriment de ce que tu appelles
>> les "petits films"
>
>Oh ben alors ça, ce n'est sûrement pas vrai. Je suis même parfois à
>m'en plaindre, car les films peu diffusés ont parfois une grosse
>place dans le magazine et je suis sûr de ne pas être en mesure de les
>voir (surtout s'ils sont bons...), ce qui m'agace particulièrement.

Oui, mais les "petits films" d'un genre assez limité: le cinéma soi-disant
"indépendant", majoritairement anglo-saxon, vaguement "rock'n'roll"
destroy-trash, les derniers rejetons de l'ère Tarantino -polar-déjanté-série
b-film de genre qui arrache sa race, d'un côté, et de l'autre les comédies
acides soi-disant vaaachement féroces
"qui-offrent-une-critique-sans-concession-de-la-société-américaine", voire
leur versant neu-neu-romantique dans certains cas...
Je schématise? Ouaip sans doute... mais avoue qu'ils s'échappent peu en
dehors de ces 2,3 registres...


>> et ne comptons pas sur eux pour faire des retours en arrière, des
>> articles de fond, quelques dossiers sur l'histoire du cinéma, c'est
>> 100%actu"
>
>Ah non, effectivement. Je préfère qu'ils ne le fassent pas, plutôt
>qu'ils le fassent mal. Je ne sais pas pourquoi, mais je les sentirais
>plutôt mal à l'aise dans ce genre d'exercices.

Ben oui, mais ils sont quand même tenus de parler de ce qui est nouveau et à
la mode... Il y a -si ma mémoire est bonne- un monsieur nommé Jean-Jacques
Bernard à Premiere, l'un des principaux "animateurs" (et j'emploie ici ce
mot à dessein dans le sens de celui qui "anime" un ciné-club) de la chaine
Cine-Classics, avec une grande culture cinématographique. Pourquoi
n'insiste-t-il pas plus pour tenter d'enrichir les connaissances
cinématographiques (et pas forcément sur les films et cinéastes actuels)
d'un lectorat très vaste?

>> Arf! oh que non! tu veux que je le prouve, extraits d'article à la
>> clef??? (attention, je parlais bien des Cahiers, là!)
>
>Ah d'accord. Je n'avais pas compris cela. :-)

Pas grave... je sais que c'est tellement inattendu de la part des Cahiers
qu'on peut ne pas capter tout de suite!

Alain Stimamiglio


kayman

unread,
Aug 20, 2001, 12:14:41 PM8/20/01
to
El Dudo nous disait...

> Ahhhh cette jeunesse qui a besoin de réalisteurs fétiches/repères, au point
> d'aimer tous leurs films, fussent-ils les plus obscurs et les plus benêts.
> :-)

Arrete de provoquer et balance des noms filou :o)
(au passage tu as du remarquer mon "pas le nirvana" destiné à éviter
cette réponse que tu viens de faire...hehe).

Reste que ce que tu viens de dire est intéressant car s'attacher a un
film pour le seul nom de son réalisateur amene hélàs souvent un jour à
se manger un mur en pleine face.
On en est pas là avec Mann ou Gray..pas encore. Mais j'ai confiance, ca
viendra.

De Palma, Friedkin, Scott, Raimi (moindre mesure) sont déjà tombés.
Et dire que dans ma tendre jeunesse j'avais entouré de rouge des types
comme Mulcahy (si si Razorbak) ou (et la j'ai honte) Renny Harlin (c'est
pas ma faute à moiiiiiiii si son premier film (Prison) tenait la route
hein).

--
kayman
"Shut up, you American! You Americans, all you do is talk, and talk,
and say "let me tell you something" and "I just wanna say."
Well, you're dead now, so shut up!"

El Dudo

unread,
Aug 20, 2001, 12:40:13 PM8/20/01
to
kayman a écrit :

> El Dudo nous disait...
>
> > Ahhhh cette jeunesse qui a besoin de réalisteurs fétiches/repères, au point
> > d'aimer tous leurs films, fussent-ils les plus obscurs et les plus benêts.
> > :-)
>
> Arrete de provoquer et balance des noms filou :o)

Je ne parlerai pas sauf si on me torture...

> Reste que ce que tu viens de dire est intéressant car s'attacher a un
> film pour le seul nom de son réalisateur amene hélàs souvent un jour à
> se manger un mur en pleine face.

Mais oui! Et avec l'aide des médias, on prend un réalisateur et on lui donne
l'aura d'un dieu, au moins un certain temps. Exemple : la génération "Grand Bleu"
(ça fait marrer quand on y repense, dire qu'il y avait plein de gens qui se
revendiquaient d'en faire partie) et récemment la vague "Amélie Poulain". Que si
tu l'as pas vu t'es un mutant et que si tu l'as vu et pas aimé, t'es mort pendu
dans la minute.

> De Palma, Friedkin, Scott, Raimi (moindre mesure) sont déjà tombés.
> Et dire que dans ma tendre jeunesse j'avais entouré de rouge des types
> comme Mulcahy (si si Razorbak) ou (et la j'ai honte) Renny Harlin (c'est
> pas ma faute à moiiiiiiii si son premier film (Prison) tenait la route hein).

Bouarf, tu devais être jeune quand tu as vu Prison. Cette histoire de oups
merde...

<SPOILER>

Je disais donc cette histoire de fantôme de détenu vengeur qui veut la peau du
mézant directeur, c'est tout juste bon à faire frissoner les ado prépubaires et
boutonneux, dont je faisais partie à l'époque(*). D'ailleurs j'ai frissonné, puis
5 ans plus tard je l'ai revu et j'a po compris pourquoi j'avais frisonné. Idem
pour Shocker. A part que sur ce dernier, j'ai invité plein de potes pour le
voir... Rahhh la déchire... :-)

Dude
(*) Enfin, j'ai jamais été boutonneux. J'ai toujours été beau comme un ange,
aussi loin que remonte mon souvenir.

Cedric Paternotte

unread,
Aug 20, 2001, 2:24:11 PM8/20/01
to

El Dudo <el....@libertysurf.fr> a écrit dans le message :
3B813D79...@libertysurf.fr...

> et récemment la vague "Amélie Poulain". Que si
> tu l'as pas vu t'es un mutant et que si tu l'as vu et pas aimé, t'es
mort pendu
> dans la minute.

Tututu, c'est aussi très utile pour jeter un froid dans la conversation,
faire un gros blanc... et ça marche même en prenant des précautions,
sans faire de provoc et tout et tout. Radical.

Sinon, on sait que face à un interlocuteur qu'on connaît mal on est
toujours un peu caricaturé, on essaie réciproquement de se jauger, de
trouver un point d'appui (eh oui l'homme est bête) ; et ça gêne toujours
de se demander de quelle manière il nous déforme... eh bien, il suffit
de dire par exemple que tu n'as pas aimé Amélie Poulain, et hop, et
voilà rassuré, tu es bien caricaturé, mais au moins tu sais comment. Ca
rassure.

- -
Cédric


Zyrtox

unread,
Aug 20, 2001, 3:16:21 PM8/20/01
to
Alain Stimamiglio <ax...@club-internet.fr> nous disait :

> A vouloir trop renier leur image d'intellos, ça fait 10 ans qu'ils font


> un peu n'importe quoi, depuis qu'ils avaient proclamé pour lancer leur
> nouvelle formule: "on ne se masturbe plus!" (véridique!)

C'est de l'enflage de cerveau, mais différent car plus pervers, celui-
là. C'est celui qui montre que la rédaction veut être proche de la
foule. Pourquoi ont-ils changé ? Pour vendre davantage me paraît
l'argument le plus convaincu, étant donné que ce ne sont pas leurs
lecteurs de l'époque, qui appréciaient le style pour acheter, qui
allaient cracher sur le journal.

Du coup, ils font une grande opération de séduction pour masquer des
intentions bassement matérielles, tout cela avec grand fracas (vu déjà
la formule que tu me proposes), ce que je trouve assez curieux quand
même.

> Je schématise? Ouaip sans doute... mais avoue qu'ils s'échappent peu
> en dehors de ces 2,3 registres...

Si si. Ils ont _aussi_ leur période asiatique qui m'emmerde encore bien
davantage. On dirait que tout ce qui a les yeux bridés possède (à ceux
d'Olivier de Bruyn particulièrement) un charme énorme. À tel point que
le même film en Europe serait bien plus mauvais.

> Il y a -si ma mémoire est bonne- un monsieur nommé Jean-Jacques Bernard

> à Premiere, l'un des principaux "animateurs" de la chaine Cine-Classics,


> avec une grande culture cinématographique.

Parfaitement. Je n'apprécie pas spécialement les goûts de JJB, qui sont
soit trop tolérants à l'égard de films minables, soit parfois carrément
sévères à l'égard d'autres. Et dans ces cas-là, il ne se permet _aucune_
concession.

Allons-y, je vais te raconter une petite histoire là-dessus. Je suis
allé voir le blockbustersque « Charlie et ses drôles de dames », une
véritable parodie des James Bond, avec tout ce qu'il y a de plus
cartoonesque. J'ai pris le film au dix-huitième degré, c'est d'ailleurs
ce que ce dernier propose, en étant un véritable dessin animé avec
acteurs, et j'ai trouvé le divertissement de très haute qualité. Je
ne me suis pas ennuyé une seule seconde. Intrinsèquement, le film ne
possède des qualités dramatiques que très limitées, mais sinon, au
cinéma, le spectacle est très réussi.

Le mois où Première fait une critique, c'est son correspondant américain
qui s'en charge. Comme d'habitude avec lui, c'est nul à chier. Aucun
intérêt dans son article. Le mois suivant, JJB récupère la dernière page
du journal pour incendier à fond le film, qu'il a stupidement pris au
premier degré et en fait des brouettes là-dessus.

J'ai pour la petite histoire pris contact avec le rédacteur en chef
Jean-Yves Katelan, qui m'a d'ailleurs laissé entendre que JJB avait eu
le feu vert pour faire ce genre de choses et que, quoi qu'il ait écrit,
il aurait de toute manière été publié, ce que je trouve lamentable.

Alain Stimamiglio

unread,
Aug 20, 2001, 9:26:41 PM8/20/01
to

Zyrtox a écrit dans le message <9lrun5.3...@gattaca.dithyrambe.org>...

>Alain Stimamiglio <ax...@club-internet.fr> nous disait :
>
>> A vouloir trop renier leur image d'intellos, ça fait 10 ans qu'ils font
>> un peu n'importe quoi, depuis qu'ils avaient proclamé pour lancer leur
>> nouvelle formule: "on ne se masturbe plus!" (véridique!)
>
>C'est de l'enflage de cerveau, mais différent car plus pervers, celui-
>là.

Tu l'as dit! Vachement plus faux cul, aussi...


>C'est celui qui montre que la rédaction veut être proche de la
>foule. Pourquoi ont-ils changé ? Pour vendre davantage me paraît
>l'argument le plus convaincu, étant donné que ce ne sont pas leurs
>lecteurs de l'époque, qui appréciaient le style pour acheter, qui
>allaient cracher sur le journal.

eh oui, pour vendre... tout simplement.

>Du coup, ils font une grande opération de séduction pour masquer des
>intentions bassement matérielles, tout cela avec grand fracas (vu déjà
>la formule que tu me proposes), ce que je trouve assez curieux quand
>même.

C'est pourtant ce qui s'est passé fin 1989... Le changement de formule vers
une maquette plus aerée, plus "magazine", avec le slogan placardé un peu
partout de "on ne se masturbe plus" en référence à la fameuse accusation de
"masturbation intellectuelle"...
Le changement allait en fait être plus formel qu'autre chose, d'ailleurs...
Dès le début des 80's, ils avaient rectifié le tir par rapport aux impasses
de la période maoiste... Mais ce "retour au cinéma", comme ils l'avaient
annoncé pour la une ("scandaleuse" pour les lecteurs purs et durs, à
l'époque, eh oui!) sur Apocalypse Now, en 79, allait mener à d'autres excès,
en soignant l'élitisme par la démagogie...

>> Je schématise? Ouaip sans doute... mais avoue qu'ils s'échappent peu
>> en dehors de ces 2,3 registres...
>
>Si si. Ils ont _aussi_ leur période asiatique qui m'emmerde encore bien
>davantage. On dirait que tout ce qui a les yeux bridés possède (à ceux
>d'Olivier de Bruyn particulièrement) un charme énorme. À tel point que
>le même film en Europe serait bien plus mauvais.

Là, tu n'es que vérité et bon sens, mon ami...
Actuellement, la "valeur" en vogue, c'est le cinéma asiatique: c'est vrai,
un régiment de maffieux aux yeux bridés s'entretuent dans des "gunfights-
superbement-chorégraphiés" ou des ersatz de Bruce Lee se castagnent et font
des cabrioles sur les murs : tout le monde est à genoux et crie amen... Il
est vrai que de grands metteurs en scène se sont révélés ou confirmés de ce
côté de la planète depuis une quinzaine d'années maintenant, de Kitano à
Hou-Hsiao-Hsien, de Edward yang à Tsai Ming Liang en passant par Zhang
Yimou, Chen Kaige, Wong Kar Wai etc... Mais lorsque ça vire à la "mode", ça
occulte totalement d'autres cinématographies: qui nous parle des films
tchèques, polonais, hongrois, grecs? De la Turquie? du Maghreb? De l'Afrique
Noire? Sans même parler de l'Allemagne, l'Italie, la république d'Irlande,
le Portugal, le Canada anglophone, le Quebec, la Suisse etc... Il y a
forcément des choses très intéressantes là dedans, au moins aussi
intéressantes qu'un Fist of fury ou un The mission en tout cas... Mais qui
s'en fait l'écho? C'est simple, en provenance de ces pays-là, on dirait
qu'on a le choix entre d'un côté, les réalisateurs déjà confirmés, un
Moretti, un Oliveira, un Egoyan (o combien passionnants, mais là n'est pas
la question) les "arbres qui cachent la forêt" en somme, et de l'autre, de
temps en temps une oeuvrette dite "de genre" -souvent démarquée des produits
hollywoodiens- qu'on veut nous présenter comme le "souffle nouveau" du
cinéma en question... (traduction:"eh, revenez les potes, cette fois, c'est
pas un film suèdois/espagnol/danois comme d'hab', c'est-à-dire
chiant-intello-prise de tête, naaaan, y a des coups de feu, de la baston et
ça tue sa race!")

>> Il y a -si ma mémoire est bonne- un monsieur nommé Jean-Jacques Bernard
>> à Premiere, l'un des principaux "animateurs" de la chaine Cine-Classics,
>> avec une grande culture cinématographique.
>
>Parfaitement. Je n'apprécie pas spécialement les goûts de JJB, qui sont
>soit trop tolérants à l'égard de films minables, soit parfois carrément
>sévères à l'égard d'autres

(snip l'anecdote édifiante sur JJB et Charlie's Angels)

Mais tu sais, à part ça, si Premiere disait du bien de Charlie's Angels, je
ne m'en offusquerais pas... ça ne serait pas inattendu, compte tenu de leur
choix de ligne éditoriale, orientée "grand public"...
Ce que je comprends moins c'est lorsque Les Cahiers font preuve de
complaisance à l'égard de ces blockbusters, histoire de vendre un peu
plus...
Apparemment, ça n'a pas l'air de marcher, de toutes façons, puisqu'un peu
partout, et ici-même, on continue à les prendre pour le temple de l'élitisme
cinéphilique...Finalement, c'est bien fait pour leur gueule, paf!

Alain Stimamiglio

evan lustaf

unread,
Aug 21, 2001, 2:39:39 AM8/21/01
to
Yannick Rolandeau <yr...@free.fr> a écrit dans le message :
eai3ot0j89ena4nf4...@4ax.com...

> En République tchèque pour prendre un exemple fétiche,

au hasard... ;-)

> où a-t-on vu sortir
> les nouveaux films de David Beránek, Zdenek Troska, Filip Renc, Martin
> Sulík (qui avait réalisé un très beau film Le Jardin passé dans une salle à
> Paris), Jana Chytilová, Petr Václav, Marcel Bystron, Jan Sverák (La
> communale, Kolia), Vera Simková-Plívová, Drahomíra Králová, Krystof
> Hanzlík, Miroslav Janek, Jaroslav Soukup, Arvo Iho, Bohdan Sláma, Ralph
> Ziman, Karel Spevácek, Václav Vorlícek, Dan Svátek, Petr Zelenka, Alice
> Nellis etc. Ou même le dernier Vera Chytilová, pourtant cinéaste connue
> dans les années 60. Rien ne passe. En 1998, j'ai pu voir à Cannes un film
> très intéressant et très drôle Le Lit d'Oscar Reidl, jamais sorti.

comment fais-tu pour avoir les "a" accent aigu, les "i" avec un accent au lieu
du point etc ? ça m'intrigue...

> Laissons la parole à Woody Allen dans Conversations avec WA (p128) :
[snip]
effrayant...


Stephane Ninin

unread,
Aug 21, 2001, 4:45:31 AM8/21/01
to
evan lustaf a ecrit:

> Yannick Rolandeau <yr...@free.fr> a écrit dans le message :
> eai3ot0j89ena4nf4...@4ax.com...
>
>> En République tchèque pour prendre un exemple fétiche,
>
> au hasard... ;-)
>

le hasard fait bien les choses... :)



>> où a-t-on vu sortir
>> les nouveaux films de David Beránek, Zdenek Troska, Filip Renc, Martin
>> Sulík (qui avait réalisé un très beau film Le Jardin passé dans une salle
>> à Paris), Jana Chytilová, Petr Václav, Marcel Bystron, Jan Sverák (La
>> communale, Kolia), Vera Simková-Plívová, Drahomíra Králová, Krystof
>> Hanzlík, Miroslav Janek, Jaroslav Soukup, Arvo Iho, Bohdan Sláma, Ralph
>> Ziman, Karel Spevácek, Václav Vorlícek, Dan Svátek, Petr Zelenka, Alice
>> Nellis etc. Ou même le dernier Vera Chytilová, pourtant cinéaste connue
>> dans les années 60. Rien ne passe. En 1998, j'ai pu voir à Cannes un film
>> très intéressant et très drôle Le Lit d'Oscar Reidl, jamais sorti.
>
> comment fais-tu pour avoir les "a" accent aigu, les "i" avec un accent au
> lieu du point etc ? ça m'intrigue...
>

tiens, j'allais te poser la meme question...!!!

Zyrtox

unread,
Aug 21, 2001, 6:22:12 AM8/21/01
to
evan lustaf <evan_...@yahoo.fr> nous disait :

> comment fais-tu pour avoir les "a" accent aigu, les "i" avec un


> accent au lieu du point etc ? ça m'intrigue...

Il s'agit tout simplement de caractères ascii, dont il a soit fait
un copier-coller, soit il a tapé le code. Pour être plus simple, tout
caractère possède un code ascii, soit un numéro. Ces caractères qu'on
utilise peu en ont un également également.

Sous Windows, il suffit de maintenir la touche Alt enfoncée, de taper le
code correspondant sur le pavé numérique à droite pendant ce temps-là,
et de relâcher la touche Alt. Essayez de faire ça avec 65, vous
obtiendrez un A.

Codes utiles divers et variés, pour ceux qui ne peuvent pas mettre
d'accents comme vous deux (et qui en ont envie) :

(Prendre une police à pas fixe pour mieux voir les colonnes.)

131 â | 130 é | 139 ï | 147 ô | 129 ü | 128 Ç
132 ä | 136 ê | 140 î | 148 ö | 150 û | 144 É
133 à | 137 ë | 141 ì | 149 ò | 151 ù | 164 ñ
160 á | 138 è | 161 í | 162 ó | 163 ú | 225 ß

Y'en aurait d'autres pour les majuscules, mais je dois vous avouer que
je fatigue.

J'espère n'avoir pas trop dit de bêtises et choqué de spécialiste.

evan lustaf

unread,
Aug 21, 2001, 7:50:31 AM8/21/01
to
Zyrtox <de.in...@zyrtox.ztx> a écrit dans le message :
9lrgbj.3...@gattaca.dithyrambe.org...

> evan lustaf <evan_...@yahoo.fr> nous disait :
>
> > honnête travail de journaliste... voire ! ils sont surtout spécialistes,
> > comme tu dis, des reportages sur le tournage, des secrets de fabrication
> > etc, mais ensuite, au niveau critique du film, il n'y a VRAIMENT plus
> > personne...
>
> Je ne peux pas te laisser dire ça.

Mais si ! regarde... un coup de copier/coller, et hop :


honnête travail de journaliste... voire ! ils sont surtout spécialistes,
comme tu dis, des reportages sur le tournage, des secrets de fabrication
etc, mais ensuite, au niveau critique du film, il n'y a VRAIMENT plus
personne...

>Au niveau de la critique des films,


> je trouve qu'ils s'en sortent plutôt correctement. Bon évidemment, ils
> n'ont parfois pas d'objectivité, réussissant à défendre des films de
> merde ou plus rarement assassiner des films réussis, il n'en reste pas
> moins que je les trouve très corrects.

Je ne suis pas d'accord (tu t'en doutes). Mais je ne vais pas plus loin pour
l'instant car je n'ai pas d'exemple concret à te donner. Patience !

> Le but n'est-il pas de vendre ? S'ils peuvent, sans faire dans la pin-
> up, faire davantage vendre, je ne vois pas pourquoi ils s'en
> priveraient.

tout est dans la limite de ce qu'un journal s'autorise pour vendre ou ne pas
vendre. Et pour un journal de ciné, mettre quasiment systématiquement les
block-busters en couverture (on est d'accord sur ce point ?), c'est faire dans
la pin-up. Si ma mémoire est bonne, ils se sont glorifiés, à une époque, de ne
jamais avoir fait la Une sur la "menace fantôme". Selon eux, c'était quasiment
la preuve de leur indépendance journalistique. Il faut le voir pour le croire,
parfois...

> Je crois qu'ils ont également des contraintes. Chacun des journalistes
> de cette rédaction étant lu par plusieurs millions de personnes, parfois
> même des gens influents du cinéma, ils ne sont sûrement pas libres
> d'assassiner tout ce qu'ils veulent.

Bravo ! tu viens précisément, en quelques lignes très claires, de définir ce
qu'est un comportement consensuel. Exactement ce que je leur reproche : être
consensuel. Tu admets implicitement que l'impact de leurs articles oriente
leur écriture. Ca ne te choque pas ? dans ce cas, on ne se prétend pas
journaliste de cinéma. On fait le pigiste chez Pariscope ou dans Actua-Ciné
(si ça existe encore...?).

Evan


nawak

unread,
Aug 21, 2001, 8:33:34 AM8/21/01
to
Dans l'article <519A71327421D2118C2000805F65E04D10669749@DUN-INT-NEWS01>
du fabuleux groupe de discussion fr.rec.cinema.discussion

evan lustaf (evan_...@yahoo.fr) nous disait...

> > Le but n'est-il pas de vendre ? S'ils peuvent, sans faire dans la pin-
> > up, faire davantage vendre, je ne vois pas pourquoi ils s'en
> > priveraient.


L'ethique et la déontologie.


Nawak -

Stephane Ninin

unread,
Aug 21, 2001, 8:56:19 AM8/21/01
to
nawak a ecrit:

Tiens donc... pourtant, ce n'est pas aussi un produit, la revue ?
Un journaliste peut avoir une ethique et une deontologie,
mais un realisateur, des acteurs, non ?

nawak

unread,
Aug 21, 2001, 9:01:57 AM8/21/01
to
Dans l'article <9ltloh$b5l1m$8...@ID-89988.news.dfncis.de> du fabuleux
groupe de discussion fr.rec.cinema.discussion

Stephane Ninin (stefnin...@yahoo.fr) nous disait...

> nawak a ecrit:
>
> > Dans l'article <519A71327421D2118C2000805F65E04D10669749@DUN-INT-NEWS01>
> > du fabuleux groupe de discussion fr.rec.cinema.discussion
> >
> > evan lustaf (evan_...@yahoo.fr) nous disait...
> >
> >> > Le but n'est-il pas de vendre ? S'ils peuvent, sans faire dans la pin-
> >> > up, faire davantage vendre, je ne vois pas pourquoi ils s'en
> >> > priveraient.
> >
> >
> > L'ethique et la déontologie.
> >
>
> Tiens donc... pourtant, ce n'est pas aussi un produit, la revue ?
> Un journaliste peut avoir une ethique et une deontologie,
> mais un realisateur, des acteurs, non ?
>

Eh, va falloir arreter les steroïdes frelatés, les semelles compensées et
le panama à bord trop large.

Va chercher dans un de mes messages l'endroit où je dit que les
réalisateurs, les acteurs ou les phacochères n'ont ni ethique, ni
déontologie. Hein, tu me cites siouplé ?

"C'etait farés ? c'est effarant"

Nawak -

Stephane Ninin

unread,
Aug 21, 2001, 9:14:10 AM8/21/01
to
nawak a ecrit:

> Dans l'article <9ltloh$b5l1m$8...@ID-89988.news.dfncis.de> du fabuleux
> groupe de discussion fr.rec.cinema.discussion
>
> Stephane Ninin (stefnin...@yahoo.fr) nous disait...
>
>> nawak a ecrit:
>>
>> > Dans l'article
>> > <519A71327421D2118C2000805F65E04D10669749@DUN-INT-NEWS01> du fabuleux
>> > groupe de discussion fr.rec.cinema.discussion
>> >
>> > evan lustaf (evan_...@yahoo.fr) nous disait...
>> >
>> >> > Le but n'est-il pas de vendre ? S'ils peuvent, sans faire dans la
>> >> > pin- up, faire davantage vendre, je ne vois pas pourquoi ils s'en
>> >> > priveraient.
>> >
>> >
>> > L'ethique et la déontologie.
>> >
>>
>> Tiens donc... pourtant, ce n'est pas aussi un produit, la revue ?
>> Un journaliste peut avoir une ethique et une deontologie,
>> mais un realisateur, des acteurs, non ?
>>
>
> Eh, va falloir arreter les steroïdes frelatés, les semelles compensées et
> le panama à bord trop large.
>

ca protege du soleil pourtant...

> Va chercher dans un de mes messages l'endroit où je dit que les
> réalisateurs, les acteurs ou les phacochères n'ont ni ethique, ni
> déontologie. Hein, tu me cites siouplé ?
>

Je ne te cite pas, j'extrapole ta position sur le cinema=produit.
Peut etre extrapole-je mal, dans ce cas, corrige moi:
(pas le fouet, pas le fouet !).
Si le cinema n'est qu'un produit, ou est un produit avant tout,
(tu soutiens bien cela, n'est il pas ?),
il est clair que son cote produit ne peut etre present et dominant
que si les realisateurs/acteurs/phacocheres
ne respectent pas trop l'ethique et la deontologie...
a moins que l'ethique et la deontologie se resument a:
il faut vendre ?

evan lustaf

unread,
Aug 21, 2001, 8:41:43 AM8/21/01
to
nawak <naw...@libertysurf.fr> a écrit dans le message :
MPG.15ec738475305ec89896e9@news...

> Dans l'article <519A71327421D2118C2000805F65E04D10669749@DUN-INT-NEWS01>
> du fabuleux groupe de discussion fr.rec.cinema.discussion
>
> evan lustaf (evan_...@yahoo.fr) nous disait...
>
> > > Le but n'est-il pas de vendre ? S'ils peuvent, sans faire dans la pin-
> > > up, faire davantage vendre, je ne vois pas pourquoi ils s'en
> > > priveraient.

hum... gare aux quotes hasardeux ! la phrase ci-dessus n'est pas de moi mais
de Zyrtox.


nawak

unread,
Aug 21, 2001, 9:35:50 AM8/21/01
to
Dans l'article <9ltmq6$asfqv$1...@ID-89988.news.dfncis.de> du fabuleux
groupe de discussion fr.rec.cinema.discussion

Schlika !


> Si le cinema n'est qu'un produit, ou est un produit avant tout,
> (tu soutiens bien cela, n'est il pas ?),

Oui, le cinema est un produit avant tout, qui a su catalyser autour de
lui des talents ceratins et donner naissance à un art incontournable;
mais c'est un produit avant tout.

> il est clair que son cote produit ne peut etre present et dominant
> que si les realisateurs/acteurs/phacocheres
> ne respectent pas trop l'ethique et la deontologie...
> a moins que l'ethique et la deontologie se resument a:
> il faut vendre ?

Je parle du cinema, dans son ensemble, de la production à la
distribution. Je ne faisais pas cas des acteurs et réalisteurs, souvent
subissant les contraintes imposées par les imperatifs commerciaux liés au
statut produit commercial.

Il y a ethique dans une relation marchande (defenition que l'on retouve
dans le commerce equitable) lorsqu'aucune des parties n'est lésée par
l'autre, ou bien, lorsque les termes de l'echange permettent au
consommateur de jouir de l'utilité maximale procurée par le produit, et
au producteur, d'assurer le maintien de sa capacité de production en lui
garantissant un niveau décent de qualité, et ne ne nuisant pas à son
environnement (naturel, social, economique et politique).

Je pense que dans une optique marchande, c'est vers une notion de
commerce équitable, dirons-nous de cinema equitable (je parle de cinema
holywoodien) qu'il faudrait tendre. Un cinema où objectifs de rentabilité
inhérente à toute structure economique se couple avec un objectif de
qualité à la fois pour le consommateur et pour le maitre d'oeuvre,
respecteux d'un mieux-disant culturel.

Cependant ce concept de commerce equitable est relativement recent et peu
théorisé encore. Il l'est pour les produits manufacturés souvent limité à
un artisaant local et mal distribué (les cafés malongo proposent un café
issu du commerce équitable, mais là, recupération d'un concept au profit
d'un marketing pachydèrme). Il faut peut être attendre un peu, beaucoup
avant de voir emerger un cinema industriel (hollywood) plus respecteux de
ses spectateurs et attentif à son environnement.

On rêve quand même un peu.


Nawak -

evan lustaf

unread,
Aug 21, 2001, 9:58:49 AM8/21/01
to
nawak <naw...@libertysurf.fr> a écrit dans le message :
MPG.15ec8217bde710b09896ec@news...

> Je pense que dans une optique marchande, c'est vers une notion de
> commerce équitable, dirons-nous de cinema equitable (je parle de cinema
> holywoodien) qu'il faudrait tendre. Un cinema où objectifs de rentabilité
> inhérente à toute structure economique se couple avec un objectif de
> qualité à la fois pour le consommateur et pour le maitre d'oeuvre,
> respecteux d'un mieux-disant culturel.

N'était-ce pas le cas dans les années 50, lorsque les producteurs avaient
AUSSI une certaine sensibilité artistique et étaient prêts à risquer de
l'argent sur un projet qui leur plaisait ?

> (les cafés malongo proposent un café
> issu du commerce équitable, mais là, recupération d'un concept au profit
> d'un marketing pachydèrme).

Oui... ils font vibrer la corde tiers-mondiste qu'il y a chez nous autres,
occidentaux... d'ailleurs, je pense que suite à une étude marketing, ils se
sont rendus compte que l'étiquette "commerce équitable" leur rapporterait
encore plus d'argent et que c'est pour cette unique raison qu'ils se sont
tournés dans cette direction. S'il y a l'éthique en plus, tant mieux, mais
c'est un détail.

> Il faut peut être attendre un peu, beaucoup
> avant de voir emerger un cinema industriel (hollywood) plus respecteux de
> ses spectateurs et attentif à son environnement.
>
> On rêve quand même un peu.

Total dreaming, je dirais... se diriger vers un commerce équitable serait
faire un demi-tour complet. Peu probable... même à très long terme.


Juanitox

unread,
Aug 21, 2001, 1:36:22 PM8/21/01
to
Un Marcou a tapuscrit :

> > > On se croirait en train de lire un
> > > mauvais numéro de Première.
> > Pléonasme...
> C'est quoi cette cabale anti-Première ?

Ah tu vas pas nous faire ton Kaganski, la , hein ?!!!...

> J'aime bien, moi, Première. C'est mal ?

Chais pas, chuis pas curé...

> Et pis d'abord vous êtes tous que des chiants et des pisse-froids
> même pas drôles et le cinéma c'est fait pour divertir et puis na.

Surtout na.

> Non, sérieusement. Première. Qu'on m'explique.

Je refuse.
J'ai une réputation, moi...

> > Tout les goûts sont dans la nature.
> > Surtout les mauvais...
> Un peu facile là non ?

Désolé...
J'l'adore, celle-la...

> > Va te faire en***.
> Je trouve que tu évoques souvent les pratiques sodomites
> en ce moment. C'est la chaleur ?

Non, les morpions...

> Et la politesse, bordel ?

Ca ne fonctionne pas avec les morpions...

> Ca te fait chier, hein, les personnes qui s'en prennent à ta conception,
> un tout petit peu plus élevée que la moyenne, du cinéma, pardon
> du Cinéma.

Ca me fait chier à mort....
Et pour me calmer, y a qu'un truc, c'est toutes les femmes nues dans la rues
qui hurlent mon nom...

> Tiens, je me demande ce que tu as pensé de Forrest Gump.

Neuneu, pourquoi ?!..

> Est-il possible que certains simples d'esprits qui ont aimé JP3 n'aient
> pas compris que ce film s'adressait directement à eux en leur renvoyant
> leur image ?

Forrest Gump symbole incarné de l'Elite Aristocratique Intellectuelle ?!...
Va falloir dévelloper, la...

> Merde, c'était pourtant pas si mal, Jurassic Park 3...

Tu sais que tout ce que tu dis peut être retenu contre toi...


Jntx.

Juanitox

unread,
Aug 21, 2001, 1:36:23 PM8/21/01
to
The Triple -K- (Kamikaze Killer Kayman), a tranché

> > Des fois, tu as bon gout, Juanitox...
> Ne lui dit pas trop, il a deja le melon.

Justement, si vous pouviez m'insulter grave, un peu, siouplait, ça me
permettrait de remettre ma casquette "ExistenZ" qui ne me va plus même au
dernier cran...
Merci.

> > mais comment donc quelqu'un qui aime Die hard
> > peut il aussi aimer Heat ?
> Mais parce que c'est signé Michael Mann,

Ben oui, c'est signé ET approuvé, même...

> et qu'en ces temps de debut de nouveau siecle bien perrave, on
> (pratique le "on") se pourleche les babines de voir que des
> Michael Mann (ou des James Gray) sont toujours là...
> à nous mettre à genoux devant des "The Insider" ou des "The Yards".

Ben c'est surtout qu'a coté des Aronofsky, Besson, Soderbergh, Shyamalan,
Burton, Fincher, Jonze, et autres Papa Ridley, Michael Mann et James Grays
font preuve d'un sens de la nuance dans le récit tout à fait décalé et
étonnant, qui permet de respirer, contourne les chausse-trappes hypes, et
explore à sa manière et à sa mesure, le langage cinématographique.

Et en passant, je suis personnellement fan de Michael Mann, depuis -The
Keep- (84), et j'ai pas attendu le buzz surfait (orchestré par Les Inrocks,
entre autre...) actuel autour de ce cinéaste pour m'esbaudir sur -The
Insider-...

> Heat, c'est pas le nirvana, mais une belle évocation de deux dualités
> avec un souffle épique qui laisse des traces.

Ah, ben tu vois quand tu veux, mon biKounet...

> Et en ces temps de disette, c'est deja pas si mal.

Ca permet de survivre et de tenir le coup, effectivement...

> On s'attache beaucoup au couple De Niro/Pacino,
> ce qui distrait parfois du voir le reste...et justement ce
> reste est plutot bien mis en scene non ?

Farpaitement bien même...

Jntx.

Juanitox

unread,
Aug 21, 2001, 3:13:33 PM8/21/01
to
Le Cedric Paternotte a écrit :

> > Ben moi tu vois, c'est tout l'inverse...
> > Franchement, je considère que les qualités esthétiques et cinétiques,
> > donc cinématographiques, de la violence et de l'action, sont
> > profondément inhérentes à sa nature même.
> Se couvrir de mots ne va pas marcher.

Ah zut, tu comprends ce que tu lis, toi, c'est vrai...

> Ah, ce serait bien qu'on puisse justifier un genre comme révélateur
> de la nature même du cinéma.

Ben quoi, -L'entreé d'un Train en Gare de La-Ciotat-, c'était pas un
western, merde ?!...

> >Et le cinéma étant avant tout le mouvement, on
> > peut donc dire que l'action au sens propre EST le cinéma par essence.
> Mais tu oublies qu'il y a plusieurs mouvements possibles,

Ah désolé, mais moi je fonce, et c'est uniquement vers l'avant...

> et surtout plusieurs vitesses possibles.

Oui, la, il y a lent, rapide, à fond, et crash, on sait...

> Tu me fais penser à quelqu'un qui dirait que comme la cuisine
> est avant tout le goût, il n'aime que les choses très sucrées, très salées
> ou très épicées. L'action, c'est plus proche du mouvement épiletique
> (je ne dis même pas ça pour critiquer, tu vois).
> Un genre de mouvement parmi d'autres.

Ok,ok, mais quand je dis, "le mouvement" j'entends "le concept du
mouvement", hein, pas UN mouvement particulier et singulier...
Hein, bon...

> Si j'essayais de faire le même genre de raisonnements que toi, je dirais
> que l'action est donc la boursouflure de ce qu'est la cinéma. Je
> pourrais en même temps m'appuyer sur une citation de Baudrillard : "Le
> mouvement ne disparaît pas tant dans l'immobilité que dans la vitesse et
> l'accélération - dans le plus mobile que le mouvement si on peut dire,
> et qui porte celui-ci à l'extrême tout en le dénuant de sens." (les
> Stratégies fatales).

Autrement dit, tu me fais un petit rappel relativiste, la : le mouvement
n'est que ce qu'il est, que par rapport à l'immobilité qui l'a vu naitre.
J'avais faillis l'oublier...

> Tu serais mal.

Et est ce que j'aurais mal ?!...

> Mais heureusement, je ne suis pas subjectiviste

Moi j'essaie d'être 50-50.
Mi-subjectiviste pour rester humain, et mi-objectiviste pour être humain.
Car l'humain, c'est celui qui sait faire cohabiter l'affectivité la plus
instinctive et la conscience la plus raisonnée.
Etre à l'attention de savoir qu'on existe à la vie, quoi...

> et je ne développe pas de théorie fumeuse
> sur la moindre idée que j'aurais lue.

A moi si, et c'est justement en dévellopant des théories fumeuses sur la
moindre idée qu'on a lu, qu'on se rend compte si ces idées sont viables ou
pas...

> Je laisse la citation (elle fait très bien dans ce coin près de la
> cheminée), tout en soulignant qu'elle ne s'appliquerait qu'à des films
> n'étant qu'exaltation continue d'un mouvement épileptique.
> Des Michael Bay, si tu veux.

Les Michael Bay, Armes Fatales et consorts, ne sont pas inclus dans ma
théorie fumeuse.
Faut pas déconner, quand même...
Pour moi, le mouvement à un sens au sens propre, et surtout au sens figuré.
Je ne confonds pas mouvement et agitation...
(croyais-je...)

> Tout ça pour dire : attention, regarde ce qu'il y a derrière ta
> phrase et ton raisonnement, si on les pousse un peu.

Oui, je regarde, donc...
Et je vois que le(s) mouvement(s) part(ent) dans tout les sens...
Effectivement, va falloir mettre de l'ordre la dedans...

> Ne conçois-tu pas le mouvement comme également intéressant lorsqu'il est
> lent, par exemple ?

Bien évidement...
Ou ai-je parlé à un moment donné, de vitesse ?!..
Je ne cultise absolument pas la vitesse, et -Jour de Tonnerre- me fait
ronfler...

> Lorsqu'on peut encore percevoir que l'immobilité existe,
> tout en percevant ce mouvement ; où il ne nie pas, n'efface pas
> son contraire, mais en tire une richesse ?

Tutafé.
Si tout est mouvement, il n'y a plus de mouvement.
Si tout est immobilité, il n'y a plus d'immobilité.

> Et même, de cette promesse de mouvement donnée par le cinéma,
> ne sens-tu pas qu'un éventuel immobilisme en tirerait également une
> richesse, en tant qu'attente ?

Tutafé.
La potentialité de l'évènement, est autant gratifiante que l'évènement
lui-même.
Plus parfois, comme quand tu te rends compte que la super-meuf que t'as levé
ce soir se révèle une amibe une fois au pieux...

> Se fonder sur le mouvement donne une tout autre couleur à son absence.

Pardon ?!...
Moi je me fonde sur le mouvement pour définir le cinéma, car c'est la seule
forme d'art qui donne une représentation directe de la réalité.
Et la réalité EST mouvante, tu l'auras remarqué...

> Même lorsqu'on ne bouge pas au cinéma, le temps continue de s'écouler...

Oui, la quatrième dimension unidirectionnelle, c'est beau...

> Si je devais citer un réalisateur du mouvement, tu vois, ça ne serait
> pas John McTiernan mais Tarkovski.

J'connais pas trop Tarkovski...
(rhaâa, chacun ses lacunes hein...)

> Si tu aimes tant le mouvement, comment peux-tu préférer la
> coupure répétée à la longueur du mouvement qui préserve le temps ?

Ah mais je ne préfère ni l'une ni l'autre comme ça, dans un absolu immaculé.
Moi je ne vois que des choix formels adéquats en fonction d'un propos donné.
Je reprends l'exemple de -Die Hard-, le 1 comme le 3, qui se réclament de la
"coupure répétée" (quoique différement...), comme tu dis, parce qu'il y a
dans les deux cas, un projet narratif et un choix du cinéaste pour ce
projet, qui implique ce genre de mouvement "accéléré", voire zappé.
Moi je trouve que dans le concept du film d'action, on a pas fait mieux
depuis...

> > D'ailleurs, on le voit bien dans les scènes de poursuites automobiles
> > qui sont purement cinématographiques : ce sont les scènes cinétiques par
> > excellence.
> Pfff... dès que ça bouge ça l'est.

Oui, bon, les poursuites en bagnoles sont un cas particulier, et cette
assertion est officiellement de Friedkin, qui a quand même réalisé la plus
grande poursuite en bagnoles de toute l'histoire du cinéma, dans -ToLive And
Die In LA-.
On peut donc lui accorder un peu de crédit quand il dit ça, pensai-je...

> Cf ci-dessus, le mouvement par excellence est-il forcément porté à
> son extrême et vide de sens ?

Bien sur sur non, parce que l'abus de la sensation, débouchant sur le vide
justement, génère un hédonisme qui se cogne la tête au cul de sac de la
nausée.

> une course de voiture serait cinématographique par excellence, plus que,
> par exemple, le travelling du Miroir (eh oui, de Tarkovski) qui traverse
une
> maison pour finir sur un incendie dehors (je n'en dis pas plus, une des
> plus belles séquences que je connaisse) ?

Le "par excellence" que j'emploie, n'est absolument pas exhaustif, ni
exclusif.
Une poursuite de voitures est cinématographique par excellence, veut dire
que dans ce genre de structure narrative, on peut trouver une représentation
de ce qui fait l'ame et la raison d'être du cinéma, c'est à dire le
mouvement, quand même, hein...
Mais cette âme et cette raison d'être du cinéma peuvent trés bien se
retrouver ailleurs aussi, et sous une autre forme...
(ouf, j'ai bon, la ?...)

> Allez Juanitox, sans blague. Faudrait pas dire tout et n'importe quoi
> sous prétexte que tu es un ancien du forum, hein.

Quoi, je ne suis (peut-être...) plus un newbie, alors j'ai plus le droit de
dire des conneries ?!...
Hé, j'ai douze ans, et garatagueulalarécré, hein, bon...

> Ta théorie penche dangereusement.

J'l'a teste, c'est normal...
Mais il se pourrait que ton coup de pieds l'ait redressé...
Va savoir...

> Et "quand quelque chose penche, il faut pousser" (encore
> Baudrillard je crois).

"Ce qui vient au monde pour ne rien déranger ni troubler, ne mérite ni égard
ni respect."
Un Schtroumptf...


Jntx..


Juanitox

unread,
Aug 21, 2001, 3:13:34 PM8/21/01
to
Le Steph' Ninin a enviandé :

> > > Blade Runner était en grande partie fixé sur l'esthétisme et
> > >l'ambiance.
> Argh, pas lu le post original, mais ca, ca fait mal a lire...

J'ai eu mal aussi, je te rassure...
(mais j'ai pas pleuré...)

> >Et la thématique philosophique, on s'en branle l'esturgeon, hein ?!..
> qui bouche le port de Marseilles de que Heat y est sorti...

Laissez le Vieux-Port tranquille, siouplé, la, hein...

> > > Die Hard est un film d'action.
> >Et le meilleur jamais réalisé à ce jour, par LE SEUL cinéaste qui
> >conceptualise le film d'action, justement.
> >J'ai nommé the genius John Mac-Tiernan !!!...


> Des fois, tu as bon gout, Juanitox...

Ravi d'encourir ta bénédiction...

> mais comment donc quelqu'un qui aime Die hard
> peut il aussi aimer Heat ?

C'est vrai que ces deux films n'ont pas grand chose à voir, à part qu'il y a
des flics et des truands dans les deux.
Je serais même tenté de dire que Mann et Mac-Tiernan travaille aux antipodes
l'une de l'autre.
Mac-Tiernan (sur Die Hard 1et 3...) est dans la conceptualisation du cinéma
d'action, et il se demande comment il peut empiler les "couches de
mouvements" pour décupler, et transcender (mais ça, il n'y est pas encore
arrivé...) le principe de l'action. Dans le 1, il joue sur le rapport
écran-scope horizontal et building vertical (contraste dynamique...), et sur
le nivellement des lieux d'actions répartis sur les éages (les otages,
Mac-Lane, les flics, les terrorristes, tous à des niveaux différents...),
agencés dans une mécanique évènementielle absolument implacable.
Dans le 3, il joue principalement sur un montage et un découpage
quasi-expérimental, basé sur une espèce de technique de d'ellipse
"raccourcie", et d'entrée dans l'action "entamée"... (scène de l'ascenseur
prodigieuse...)

Mann, lui, est ce qu'on pourrait appeller un cinéaste post-classique, c'est
à dire que sa principale préoccupation, c'est le récit, et que sa mise en
scène est la pour le rendre intelligible, mais aussi et surtout sensible,
prégnant, et humain., ce qui implique une non-ostentation de la mise en
scène, qui joue alors sur le timing, le non-dit, le suggéré, tout ces choses
qui font la richesse "intérieure" du cinéma, et la valeur de celui de Mann.
Franchement, -Heat- est un grand polar urbain, vif, complexe, sentimental
(si,si..), nerveux, mais aussi contemplatif, bref, complet. Et pour être
honnête, je l'avais pas spécialement aimé à la première vision, et ce n'est
que plus tard, lors de la revision, que je me suis rendu compte que j'avais
rien capté à ce film...
Essaie, tu verras...


Jntx.

Francis Klein

unread,
Aug 21, 2001, 3:57:16 PM8/21/01
to
Yannick Rolandeau wrote:

>Là, tu mets le doigt sur un truc qui me fait enrager. Notamment bien sûr,
>les films d'Europe centrale où quasiment rien ne passe alors que de
>nombreux films se font encore là-bas. Qui connait même un cinéaste comme
>Miklos Jancso, pourtant dont les films sortaient dans les années 70-80 ?
>Rien à la tv, aucune rétrospective. Rien.

J'avais complètement oublié Miklos Jancso.
Je me souviens de "Psaume rouge" et de "Vices privés, vertus publiques"
qui avaient bénéficiés d'une bonne distribution en salles à l'époque.

Bruno Pierrafeu

unread,
Aug 21, 2001, 7:16:08 PM8/21/01
to
"Juanitox" <juan...@free.fr> a écrit dans le message news:
ypyg7.925$YF5.8...@nnrp5.proxad.net...

> Mann, lui, est ce qu'on pourrait appeller un cinéaste post-classique,
c'est
> à dire que sa principale préoccupation, c'est le récit, et que sa mise en
> scène est la pour le rendre intelligible, mais aussi et surtout sensible,
> prégnant, et humain., ce qui implique une non-ostentation de la mise en
> scène, qui joue alors sur le timing, le non-dit, le suggéré, tout ces
choses
> qui font la richesse "intérieure" du cinéma, et la valeur de celui de
Mann.
> Franchement, -Heat- est un grand polar urbain, vif, complexe, sentimental
> (si,si..), nerveux, mais aussi contemplatif, bref, complet. Et pour être
> honnête, je l'avais pas spécialement aimé à la première vision, et ce
n'est
> que plus tard, lors de la revision, que je me suis rendu compte que
j'avais
> rien capté à ce film...


Oui, mais il est dommage, tout de même, que tant d'intelligence donne une
fin de film très convenue, bien dans le ton du cinéma américain : le duel
avec mise à mort. À mon sens, seuls les frères Cohen sont arrivés à
s'échapper du western qui plombe le polar américain, avec << Fargo >> où
une femme flic enceinte ramène un tueur vivant en prison...

Il s'est bien rattrapé avec << Révélations >>. Quel film !

--
Bruno Patrice

Stephane Ninin

unread,
Aug 22, 2001, 4:23:09 AM8/22/01
to
Juanitox a ecrit:

> The Triple -K- (Kamikaze Killer Kayman), a tranché
>
>> > Des fois, tu as bon gout, Juanitox...
>> Ne lui dit pas trop, il a deja le melon.
>
> Justement, si vous pouviez m'insulter grave, un peu, siouplait, ça me
> permettrait de remettre ma casquette "ExistenZ" qui ne me va plus même au
> dernier cran...
> Merci.
>

J'suis pas trop "insultes" moua, j'sus un gentil
et pis je l'aime bien le p'tit Juani...


>
> Ben c'est surtout qu'a coté des Aronofsky, Besson, Soderbergh, Shyamalan,
> Burton, Fincher, Jonze, et autres Papa Ridley,


tous a la poubelle... et Burton aussi, avec son style bien lourdingue.

> Michael Mann et James Grays
> font preuve d'un sens de la nuance dans le récit tout à fait décalé et
> étonnant, qui permet de respirer, contourne les chausse-trappes hypes, et
> explore à sa manière et à sa mesure, le langage cinématographique.
>

faudra que j'essaye de revoir Heat pour y chercher le sens de la nuance...
(si si, je vais vraiment essayer... )
(des que j'ai plus de fric pour m'acheter un lecteur de dvd :) )



>
>> On s'attache beaucoup au couple De Niro/Pacino,
>>

Ben non, me.de, j'en ai ras le c.l, de Niro/Pacino dans ce film,
ils jouent exactement ce qu'ils ont deja joue dans 43527 autres films,
et franchement, ca devient gavant !
n'importe quels autres acteurs auraient pu faire aussi bien/mieux,
(des nouveaux pourquoi pas ?),
mais non, on prend ces deux la, on fait toute une publicite sur
"Le premier film qui reunit de Niro et Pacino",
(ne me dites pas que ca,
ce n'est pas fait pour attirer le maximum de public)
et.... pfuit...

>> ce qui distrait parfois du voir le reste...et justement ce
>> reste est plutot bien mis en scene non ?
>
> Farpaitement bien même...
>

allez, ok, j'avoue, c'est sa seule qualite, a ce film.

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