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[Blueberry][avis]

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jean dupont

unread,
Feb 17, 2004, 6:24:20 PM2/17/04
to
Bonsoir, je viens de sortir du cinoche: mon avis sur Blueberry:

J'ai bcp aimé car le film m'a touché. Par contre, je ne sais pas s'il peut
toucher le grand public. Le héros de BD sert de prétexte à un film qui se
situe au-delà de la BD, au-delà d'un western, dans l'autre monde. Il faut
être un peu mystique, avoir goûté/ ou être tenté par l'expérience
shamanique, avoir lu Castaneda, se dire qu'il existe une autre réalité, une
sagesse universelle dotée d'une connaissance intime de la nature, qui
existe partout chez tous les peuples (shamanisme inuit, sibérien, coréen,
mongol, amérindien, sorciers vaudous, rites lamaistes, tantriques, indiens,
rites celtes, druidiques, paiens, etc.).

Ceux qui sont allés en pensant voir la BD ou un western seront sans doute
déçus. Ceux qui se laissent prendre par les images en sortiront éveillés.

Kounen utilise le western comme Wong karwai le Wu xia pian dans "les
cendres du temps" ou comme Kubrik la SF dans "2001": un prétexte pour nous
montrer autre chose encore plus belle.

ritsZ

unread,
Feb 17, 2004, 7:55:31 PM2/17/04
to
!!! ATTENTION : SPOILERS !!!
*** Révélations sur le film***
---Ne lire que si vous l'avez déjà vu, ou si vous sentez bien que ça va
être une grosse daube.---

jean dupont a écrit :

> J'ai bcp aimé car le film m'a touché.

J'ai aimé certains plans, mais le film est diablement lourd et idiot.

> Par contre, je ne sais pas s'il
> peut toucher le grand public.

La fin a l'air de rebuter tout le monde. Ca soupirait beaucoup dans la
salle, mais personne n'a râlé non plus. Difficile de capter l'ambiance,
en tout cas personne n'a attendu la fin du générique... Perso, si ça
n'avait pas été par curiosité envers les images de synthèse, j'aurais
quitté la salle au bout d'une demi-heure.

> Le héros de BD sert de prétexte à un film qui se situe au-delà de la
> BD, au-delà d'un western, dans l'autre monde.

Cet autre monde sert lui-même de prétexte à Kounen pour se la péter
avec ses caméras à travelling véloce et tout son chaos de pacotille.

> Il faut être un peu mystique, avoir goûté/ ou être tenté par
> l'expérience shamanique, avoir lu Castaneda, se dire qu'il existe une
> autre réalité, une sagesse universelle dotée d'une connaissance
> intime de la nature, qui existe partout chez tous les peuples
> (shamanisme inuit, sibérien, coréen, mongol, amérindien, sorciers
> vaudous, rites lamaistes, tantriques, indiens, rites celtes, druidiques,
> paiens, etc.).

Oui. Et donc, quel dommage que Jan Kounen n'utilise tout cela que d'un
point de vue superficiel, formaliste. Aucun recul, aucune passion, rien
que des images froides et imprégnées des influences SF et Fantasy... Les
premières apparitions des créatures peuvent plaire, mais ensuite ça
tourne au trip matrixien façon démo du Festival Imagina. Des formes
géometriques, des textures lisses, des objets 3D animés en boucle dans
l'espace... ce n'est pas en noyant tout ça dans un déluge de "layers" de
CGI et de sons de fous (énorme son, soit dit en passant, d'ailleurs
démesuré dans la première partie, et plus un peu justifié ensuite)
qu'on obtient un breuvage chamanique. Quel gâchis. De plus, c'est souvent
filmé avec les pieds : dans la tronche, les pieds. Les scènes de bagarre
sont tellement floues, hachées, en gros plan, tremblantes, que l'on ne
distingue plus rien. Le "subjectif" c'est bien quand on a du talent
derrière, mais si c'est pour faire pitié et cacher la misère, non, ça
ne passe pas. Le pire, c'est qu'il y a de bonnes choses dans le film : le
jeu délirant de Vincent Cassel, très en phase avec son réalisateur, le
jeu imposant de Michael Madsen (une sorte de Jack Palance épais), la
musique superbe (la fin du film, en fait, surtout) et le remake de
"L'origine du monde" par Juliette Lewis. Mais je me souviens tout à coup
que ce même Kounen avait auparavant commis "Doberman", que j'exècre. Je
comprend mieux, tout à coup. Dommage, ça aurait été marrant qu'il
fasse un bon film après cette horreur.... Mais ici on est plus près de
"Vidocq" que de... tout le reste. "Danse avec les loups" filmé par un
Roger Corman myope période sixties et un scénario co-écrit par Philippe
Clair et Dennis Hopper... sauf que le budget était digne d'un James
Cameron. Ils sont où, les sous... ? J'en arrive à cette conclusion : je
ne regrette pas d'avoir vu ce film, puisqu'il m'a montré ce qu'il fallait
éviter de faire quand on veut filmer des transes chamaniques. Ou un
western. Ou un film, juste. J'ai comme une soudaine envie de revoir
"Altered states" de Ken Russel, qui était loin d'être parfait mais qui
avait une passion, une flamme réelle... histoire d'oublier la deuxième
partie du film. Et "Unforgiven", pour oublier la première partie. Et un
verre de rouge, pour oublier le plan atroce de la révélation du destin
de Blueberry, quand on le voit assis sur la falaise sur fond de soleil
levant... ouiiiiinnnn j'ai mal aux yeux rien que d'y penser. Bon, un point
positif, pour conclure : bravo à l'équipe de casting, les tronches sont
parfaites et le "jeune" Vincent Cassel est ressemblant, du moins l'acteur
fait-il passer cette sensation.

Ah, j'allais oublier : je parie une bière que Matt Alexander c'est Luc
Besson. Trop facile, direz-vous. Mais pourtant, on sent bien sa "patte"...

--
Ritsz

alexandre

unread,
Feb 17, 2004, 8:40:24 PM2/17/04
to
ritsZ <zr...@hotmail.com> a écrit:


>J'ai aimé certains plans,

J'aimerai savoir lequels, mon rejet général m'empêche peut être d'être
objectif. A l'heure actuelle, mes souvenirs sont plutôt méchament
squatés par une ribanbelles de cadrages à la laideur bessonnienne, de
mouvements de caméra inutilement ennuyeux et même pas bluffants ou
encore de découpages prépubères j'm'en foutistes destinés à masquer le
vide déprimant suintée par le film. Ah si, un moment on a l'éclosion
d'une fleur. Mais la brieveté du plan m'empeche de rentrer dans mon
trip pan-athéiste, d'où mon amertume.

--
Alexandre

"La lucidité est la blessure la plus rapprochée du soleil"
-René Char-

Benjamin FRANCOIS

unread,
Feb 18, 2004, 4:50:42 AM2/18/04
to
ritsZ s'est exprimé en ces termes:

> Quel gâchis. De plus, c'est souvent
> filmé avec les pieds : dans la tronche, les pieds. Les scènes de bagarre
> sont tellement floues, hachées, en gros plan, tremblantes, que l'on ne
> distingue plus rien.

Marrant, ça me rappelle un autre film dont le nom commence par "Kill" et
finit par "Bill".


--
<baf|ffat> question posé à 14:02 kick a 14:03; on m'avais dit que ça rigolé
pas ici, je suis convaincu :)

Franck Guillaud

unread,
Feb 18, 2004, 5:05:29 AM2/18/04
to
Benjamin FRANCOIS wrote:
> ritsZ s'est exprimé en ces termes:
>
>>Quel gâchis. De plus, c'est souvent
>>filmé avec les pieds : dans la tronche, les pieds. Les scènes de bagarre
>>sont tellement floues, hachées, en gros plan, tremblantes, que l'on ne
>>distingue plus rien.
>
>
> Marrant, ça me rappelle un autre film dont le nom commence par "Kill" et
> finit par "Bill".

Trop gros, passeras pas: ça manque d'arguments.

Parce que Ok, il y a des jambes/bras/têtes coupés et hachés, mais le
montage haché ? Tu dois confondres avec Matrix.

Quant aux gros plans, il faut aussi que tu m'expliques. Pendant la
"méga-scène de baston", dans la majorité des plans ont a au moins deux
personnages à l'écran.

Pour l'image floue, change de salle de ciné. Moi c'était au point :-)

Franck,e-


>
>

Chris

unread,
Feb 18, 2004, 5:02:35 AM2/18/04
to

jean dupont a écrit :

> Bonsoir, je viens de sortir du cinoche: mon avis sur Blueberry:
>

Bjour. Ont-il trouvé un acteur pour interpréter Jimmy McClure ? Parce qu'à part
le regretté Michel Simon, je n'en vois aucun qui ait la tête de l'emploi...
:-))

ritsZ

unread,
Feb 18, 2004, 7:10:54 AM2/18/04
to
alexandre a écrit :

>>J'ai aimé certains plans,
>
> J'aimerai savoir lequels, mon rejet général m'empêche peut être
> d'être objectif.

Difficile de les décrire, parceque ce "film" s'efface déjà petit à
petit de ma mémoire. La première "défonce" de Bluberry, et sa peur des
créatures surgissant des corps, j'ai apprécié l'humeur de la scène. La
colère de Colm Meaney, au début, avec le coiffeur. La petite créature
en volutes de fumée qui sort du corps de l'amoureuse qui se prend une
balle dans la poire. Borgnine et son acolyte aux dents pourraves. Quelques
trucs comme ça. C'est très peu, mais il n'y a pas grand chose à sauver
dans cette, euh, oeuvre. Et je me rends compte que dans les plans
énoncés ci-dessus ce n'est pas la réalisation qui me plait, mais soit
les comédiens soit les Sfx.

> A l'heure actuelle, mes souvenirs sont plutôt méchament squatés par
> une ribanbelles de cadrages à la laideur bessonnienne, de mouvements de
> caméra inutilement ennuyeux et même pas bluffants ou encore de
> découpages prépubères j'm'en foutistes destinés à masquer le vide
> déprimant suintée par le film.

C'est bien résumé, là. Tu as oublié le grain DV de l'image, ce qui
craint un peu pour un film si cher, je trouve...

> Ah si, un moment on a
> l'éclosion d'une fleur. Mais la brieveté du plan m'empeche de rentrer
> dans mon trip pan-athéiste, d'où mon amertume.

La musique magnifique du générique de fin a réussi à elle seule à me
provoquer ce plaisir que Kounen a soigneusement évité de donner pendant
les deux heures qui précèdent. Messieurs Hertz et Roy, bravo pour avoir
relevé le niveau, grace à vous ce film n'est pas un Z rigolo mais un
véritable navet. Pour que ce soit un Z il aurait suffi d'une petite
musique au synthé bien ringue, et là, quelle apothéose ! Dommage.

--
Ritsz

Chris

unread,
Feb 18, 2004, 7:18:39 AM2/18/04
to

ritsZ a écrit :

> Difficile de les décrire, parceque ce "film" s'efface déjà petit à
> petit de ma mémoire. La première "défonce" de Bluberry, et sa peur des
> créatures surgissant des corps, j'ai apprécié l'humeur de la scène. La
> colère de Colm Meaney, au début, avec le coiffeur. La petite créature
> en volutes de fumée qui sort du corps de l'amoureuse qui se prend une
> balle dans la poire. Borgnine et son acolyte aux dents pourraves. Quelques
> trucs comme ça. C'est très peu, mais il n'y a pas grand chose à sauver
> dans cette, euh, oeuvre. Et je me rends compte que dans les plans
> énoncés ci-dessus ce n'est pas la réalisation qui me plait, mais soit
> les comédiens soit les Sfx.
>

Colm Meaney, ça n'a pas dû le changer de Star Trek...

Benjamin FRANCOIS

unread,
Feb 18, 2004, 8:02:35 AM2/18/04
to
Franck Guillaud s'est exprimé en ces termes:

> Parce que Ok, il y a des jambes/bras/têtes coupés et hachés, mais le
> montage haché ? Tu dois confondres avec Matrix.

Absolument pas. D'ailleurs pour un film américain, les combats de Matrix
sont relativement bien foutus (si on compare à un désastre comme Romeo
Must Die, par exemple).

> Quant aux gros plans, il faut aussi que tu m'expliques. Pendant la
> "méga-scène de baston", dans la majorité des plans ont a au moins deux
> personnages à l'écran.

Non plus. Cette scène est filmée à l'aide de plans bien trop rapprochés,
avec une caméra trop nerveuse qui remue allègrement et le choix du noir
et blanc nuit gravement à l'appréciation des mouvements d'Uma Thurman.
Un ratage complet en matière de scène de combat cinématographique. Même
dans The Last Samurai les combats à l'arme blanche sont mieux filmés.

D'ailleurs, dans Kill Bill le combat qui suit la "méga-scène de baston"
et se déroule en ombres chinoises est infiniment plus intéressant que la
chose qui précède.


--
<Cecyl> en plus les gueux qui demandent mon asv a 9h du mat j ai du mal
<daita> cecyl : /ignore tomasera

Franck Guillaud

unread,
Feb 18, 2004, 9:18:17 AM2/18/04
to
Benjamin FRANCOIS wrote:

> Franck Guillaud s'est exprimé en ces termes:
>

>> Quant aux gros plans, il faut aussi que tu m'expliques. Pendant la
>>"méga-scène de baston", dans la majorité des plans ont a au moins deux
>>personnages à l'écran.
>
> Non plus. Cette scène est filmée à l'aide de plans bien trop rapprochés,
> avec une caméra trop nerveuse qui remue allègrement et le choix du noir
> et blanc nuit gravement à l'appréciation des mouvements d'Uma Thurman.
> Un ratage complet en matière de scène de combat cinématographique. Même
> dans The Last Samurai les combats à l'arme blanche sont mieux filmés.

Je me répète: faut que tu m'expliques comment on peut faire un plan
avec 2 personnes dessus et être en même temps "en gros plan".

Je vois bien comment, mais j'ai pas vu ça dans Kill Bill :-)

>
> D'ailleurs, dans Kill Bill le combat qui suit la "méga-scène de baston"
> et se déroule en ombres chinoises est infiniment plus intéressant que la
> chose qui précède.

Tout à fait d'accord.

Franck,e-

>
>

Benjamin FRANCOIS

unread,
Feb 18, 2004, 9:28:52 AM2/18/04
to
Franck Guillaud s'est exprimé en ces termes:
> Je me répète: faut que tu m'expliques comment on peut faire un plan
> avec 2 personnes dessus et être en même temps "en gros plan".

Ben c'est super simple. Tu prends un bout du corps de la victime en vue
de dos, donc dans le champ on voit son tronc et un bras, et sur l'autre
côté de l'image Uma Thurman. Avec une légère contre-plongée, on voit le
visage de Thurman ainsi que son tronc. Elle fait un mouvement très
rapide qu'on n'arrive pas à saisir puisque l'essentiel du truc se fait
hors champ, et là le corps qui était au premier plan disparaît. Zoup.
Et c'est comme ça pendant quasiment tout le combat.

Dans le même genre, la décapitation de boss Tanaka est toute aussi mal
foutue. Le mouvement de Lucy Liu est bien trop mal filmé pour qu'on
puisse apprécier le geste et le maniement du sabre.

Le combat contre Go-go Yubari est bien mieux tourné, par exemple.

> Je vois bien comment, mais j'ai pas vu ça dans Kill Bill :-)

C'est normal, dans Kill Bill on ne voit rien :-) Dans Il Etait Une Fois
en Chine, et surtout dans La Secte Du Lotus Blanc, on voit Jet Li se
battre contre des dizaines d'ennemis sans que le réalisateur ait recours
aux artifices qu'a employé Tarantino dans Kill Bill pour donner un
semblant d'intensité au combat (artifices qu'on retrouve dans quasiment
_tous_ les films américains dans lesquels il y a une baston...)


--
-+- Mooby [~blin...@www.mooby.net] has joined #boulets
<Mooby> ah zut deja occupé
-+- Mooby [~blin...@www.mooby.net] has left #boulets (Mooby)

Franck Guillaud

unread,
Feb 18, 2004, 9:56:01 AM2/18/04
to
Benjamin FRANCOIS wrote:

> Franck Guillaud s'est exprimé en ces termes:
>
>> Je me répète: faut que tu m'expliques comment on peut faire un plan
>>avec 2 personnes dessus et être en même temps "en gros plan".
>
>
> Ben c'est super simple. Tu prends un bout du corps de la victime en vue
> de dos, donc dans le champ on voit son tronc et un bras, et sur l'autre
> côté de l'image Uma Thurman. Avec une légère contre-plongée, on voit le
> visage de Thurman ainsi que son tronc. Elle fait un mouvement très
> rapide qu'on n'arrive pas à saisir puisque l'essentiel du truc se fait
> hors champ, et là le corps qui était au premier plan disparaît. Zoup.
> Et c'est comme ça pendant quasiment tout le combat.

Bon, j'ai pas ce souvenir là alors je vais retourner le voir.

Cependant, c'est pas exactement ma définition d'un gros plan. Un gros
plan, c'est la face de Charles Bronson vue par Sergio Leone.

Mais là, je dois avouer que je capilotracte ! :-)

>
> Dans le même genre, la décapitation de boss Tanaka est toute aussi mal
> foutue. Le mouvement de Lucy Liu est bien trop mal filmé pour qu'on
> puisse apprécier le geste et le maniement du sabre.
>
> Le combat contre Go-go Yubari est bien mieux tourné, par exemple.

Je suis d'accord mais je manque de références.

J'avais bien aimé les mouvements de sabre de Zaitochi par exemple, on
les devine (et on les entend surtout) plus qu'on ne les voit .

>
>
>> Je vois bien comment, mais j'ai pas vu ça dans Kill Bill :-)
>
>
> C'est normal, dans Kill Bill on ne voit rien :-) Dans Il Etait Une Fois
> en Chine, et surtout dans La Secte Du Lotus Blanc, on voit Jet Li se
> battre contre des dizaines d'ennemis sans que le réalisateur ait recours
> aux artifices qu'a employé Tarantino dans Kill Bill pour donner un
> semblant d'intensité au combat (artifices qu'on retrouve dans quasiment
> _tous_ les films américains dans lesquels il y a une baston...)

N'ayant pas vu ces films, tu peux me décrire (rapidement) comment le
réalisateur s'y prend ?

Franck.

>
>

Benjamin FRANCOIS

unread,
Feb 18, 2004, 11:46:53 AM2/18/04
to
Franck Guillaud s'est exprimé en ces termes:
> Cependant, c'est pas exactement ma définition d'un gros plan. Un gros
> plan, c'est la face de Charles Bronson vue par Sergio Leone.

Houla, mais ça c'est un très gros plan :)

> J'avais bien aimé les mouvements de sabre de Zaitochi par exemple, on
> les devine (et on les entend surtout) plus qu'on ne les voit .

Je n'ai pas vu Zatoichi, mais juste quelques extraits. Si un geste peut
être apprécié par un son plus que par une image, c'est tout à fait
honorable pour le réalisateur (un sabre qui fend l'air émet un
sifflement caractéristique). Dans ce que j'ai vu, on pouvait néammoins
voir quelques belles passes de sabre, très réalistes qui plus est (si on
excepte les gerbes de sang qui elles sont exagèrées à l'extrême).

> N'ayant pas vu ces films, tu peux me décrire (rapidement) comment le
> réalisateur s'y prend ?

Le héros est souvent filmé en pied. On le voit dans sa quasi-
intégralité, de même que ses ennemis, un peu à la manière d'un jeu
vidéo de combat. Celà impose beaucoup de rigueur de la part des acteurs
afin que le résultat soit crédible, de même pour le réalisateur pour qui
cet éloignement ne doit pas être synonyme de lenteur dans l'action. Si
gros plan il y a, c'est généralement pour reflèter les expressions du
visage mais jamais un coup n'est donné hors-champ.


--
<Caribou> ouééé mirc 6.02 out depechez vous dupdater !
<huge> !ms
-*- Oeuf [~e...@blob.linuxfr.org] requested VERSION from #linuxfr
-+- Caribou was kicked from #linuxfr by Oeuf [MS KICK (1)]

ritsZ

unread,
Feb 18, 2004, 12:55:09 PM2/18/04
to
Chris a écrit :

> (...) La colère de Colm Meaney, au début, avec le coiffeur. (...)


>>
> Colm Meaney, ça n'a pas dû le changer de Star Trek...

Pourquoi, il y joue un colérique ? Je ne connais pas les séries
actuelles. Je me souvenais de Meaney comme acteur récurrent chez Frears,
par exemple.

--
Ritsz

jean dupont

unread,
Feb 18, 2004, 2:44:37 PM2/18/04
to
ritsZ <zr...@hotmail.com> solemnly wrote in
news:pan.2004.02.18.00.55.31.94149@k-baal:

> !!! ATTENTION : SPOILERS !!!
> *** Révélations sur le film***
> ---Ne lire que si vous l'avez déjà vu, ou si vous sentez bien que ça
> va être une grosse daube.---

déjà ça commence bien

règle n°1 de frcd: toute critique de film commençant par "c'est une grosse
daube" n'est pas crédible



> jean dupont a écrit :
>
>> J'ai bcp aimé car le film m'a touché.
>
> J'ai aimé certains plans, mais le film est diablement lourd et idiot.

pas crédible, "j'ai aimé certains plans": tu nous la joues cinéphile
amateur averti qui dans sa grande mansuétude, va critiquer une grosse
daube?

>> Par contre, je ne sais pas s'il
>> peut toucher le grand public.
>
> La fin a l'air de rebuter tout le monde. Ca soupirait beaucoup dans la
> salle, mais personne n'a râlé non plus. Difficile de capter
> l'ambiance, en tout cas personne n'a attendu la fin du générique...

Je l'ai vu à UGC-les Halles et tout le monde est resté scotché à la fin.

> Perso, si ça n'avait pas été par curiosité envers les images de
> synthèse, j'aurais quitté la salle au bout d'une demi-heure.

Encore ta grande mansuétude d'amateur éclairé du cinématographe?
heureusement qu'il y avait ta curiosité envers les images de synthèse...

>> Le héros de BD sert de prétexte à un film qui se situe au-delà de la
>> BD, au-delà d'un western, dans l'autre monde.
>
> Cet autre monde sert lui-même de prétexte à Kounen pour se la péter
> avec ses caméras à travelling véloce et tout son chaos de pacotille.

Grave, t'as fait un DEA de cinéma, quelle analyse de la réalisation de
Kounen!

>> Il faut être un peu mystique, avoir goûté/ ou être tenté par
>> l'expérience shamanique, avoir lu Castaneda, se dire qu'il existe une
>> autre réalité, une sagesse universelle dotée d'une connaissance
>> intime de la nature, qui existe partout chez tous les peuples
>> (shamanisme inuit, sibérien, coréen, mongol, amérindien, sorciers
>> vaudous, rites lamaistes, tantriques, indiens, rites celtes,
>> druidiques, paiens, etc.).
>
> Oui. Et donc, quel dommage que Jan Kounen n'utilise tout cela que d'un
> point de vue superficiel, formaliste. Aucun recul, aucune passion,
> rien que des images froides et imprégnées des influences SF et
> Fantasy... Les premières apparitions des créatures peuvent plaire,
> mais ensuite ça tourne au trip matrixien façon démo du Festival
> Imagina. Des formes géometriques, des textures lisses, des objets 3D
> animés en boucle dans l'espace... ce n'est pas en noyant tout ça dans
> un déluge de "layers" de CGI

t'es en plus diplômé de l'Ecole Supérieure des Techniques Avancées
d'Imagerie de Synthèse

> Le pire,
> c'est qu'il y a de bonnes choses dans le film : le jeu délirant de
> Vincent Cassel, très en phase avec son réalisateur, le jeu imposant de
> Michael Madsen (une sorte de Jack Palance épais), la musique superbe
> (la fin du film, en fait, surtout) et le remake de "L'origine du
> monde" par Juliette Lewis.

Quelle mansuétude!

> Mais je me souviens tout à coup que ce même
> Kounen avait auparavant commis "Doberman", que j'exècre. Je comprend
> mieux, tout à coup.

moi aussi je comprends mieux!

> J'ai comme une soudaine envie de revoir
> "Altered states" de Ken Russel, qui était loin d'être parfait mais qui
> avait une passion, une flamme réelle... histoire d'oublier la deuxième
> partie du film. Et "Unforgiven", pour oublier la première partie.

tu ne te promènes pas avec les Inrocks ou Libé sous le bras, toi?


Plus sérieusement, les spectateurs lors de la séance ont tous adoré pour la
plupart, les gens que je fréquente aussi. Il faut dire qu'il faut avoir
déjà pris des substances altérant la conscience (et je ne parle pas du
cannabis), avoir lu Castaneda, pour comprendre le film. C'est comme écouter
les Beatles de la période psyché, les Grateful Dead, jefferson airplane,
pink floyd, etc.: il y a des gens qui écoutent pour faire rebelle, il y en
a qui comprennent le pourquoi du comment des riffs de guitare!

Dans "Easy Riders" qui vient de repasser sur Arte, il y a la scène où les
héros prennent du LSD: aussi trippant que la montée finale dans
"Blueberry". La 1ère fois que j'ai vue Easy Riders, j'avais 13 ans, je
n'avais pas compris!

ritsZ

unread,
Feb 18, 2004, 4:07:21 PM2/18/04
to
jean dupont a écrit :

>> !!! ATTENTION : SPOILERS !!!
>> *** Révélations sur le film***
>> ---Ne lire que si vous l'avez déjà vu, ou si vous sentez bien que ça
>> va être une grosse daube.---
>
> déjà ça commence bien
>
> règle n°1 de frcd: toute critique de film commençant par "c'est une
> grosse daube" n'est pas crédible

Ce n'est pas une vraie critique mais une réponse à un "avis", signalé
dans le titre... Si tu avais fait une critique argumentée, j'aurais
peut-être essayé de te répondre de manière argumentée... mais je suis
resté dans le domaine de l'avis, volontairement, sur ta route. Quel mal
y a-t-il, peux-tu le dire ? Parle, ne sois pas farouche.



>>> J'ai bcp aimé car le film m'a touché.
>>
>> J'ai aimé certains plans, mais le film est diablement lourd et idiot.
>
> pas crédible, "j'ai aimé certains plans": tu nous la joues cinéphile
> amateur averti qui dans sa grande mansuétude, va critiquer une grosse
> daube?

Non.



>>> Par contre, je ne sais pas s'il
>>> peut toucher le grand public.
>>
>> La fin a l'air de rebuter tout le monde. Ca soupirait beaucoup dans la
>> salle, mais personne n'a râlé non plus. Difficile de capter
>> l'ambiance, en tout cas personne n'a attendu la fin du générique...
>
> Je l'ai vu à UGC-les Halles et tout le monde est resté scotché à la
> fin.

Oui, on sait bien tous les deux que l'ambiance de telle salle tel jour ne
représente rien d'autre qu'elle même et ne permet pas les
généralités. Cela n'empêche pas de mentionner ce genre de choses.



>> Perso, si ça n'avait pas été par curiosité envers les images de
>> synthèse, j'aurais quitté la salle au bout d'une demi-heure.
>
> Encore ta grande mansuétude d'amateur éclairé du cinématographe?

Moi, de la mansuétude ? Et puis je ne suis pas un amateur éclairé.

> heureusement qu'il y avait ta curiosité envers les images de
> synthèse...

Ben voilà. Je suis même allé voir le film pour ça.



>>> Le héros de BD sert de prétexte à un film qui se situe au-delà de
>>> la BD, au-delà d'un western, dans l'autre monde.
>>
>> Cet autre monde sert lui-même de prétexte à Kounen pour se la péter
>> avec ses caméras à travelling véloce et tout son chaos de pacotille.
>
> Grave, t'as fait un DEA de cinéma, quelle analyse de la réalisation de
> Kounen!

Jaloux ?

>> [...]


>> de "layers" de CGI
>
> t'es en plus diplômé de l'Ecole Supérieure des Techniques Avancées
> d'Imagerie de Synthèse

Non.



>> Le pire,
>> c'est qu'il y a de bonnes choses dans le film : le jeu délirant de
>> Vincent Cassel, très en phase avec son réalisateur, le jeu imposant
>> de Michael Madsen (une sorte de Jack Palance épais), la musique
>> superbe (la fin du film, en fait, surtout) et le remake de "L'origine
>> du monde" par Juliette Lewis.
>
> Quelle mansuétude!

Décidément, c'est fou, ça. Tu bloques sur ça depuis longtemps, ou
c'est moi seul qui te fais cet effet là ?



>> Mais je me souviens tout à coup que ce même Kounen avait auparavant
>> commis "Doberman", que j'exècre. Je comprend mieux, tout à coup.
>
> moi aussi je comprends mieux!

Ah, tu vois.



>> J'ai comme une soudaine envie de revoir "Altered states" de Ken Russel,
>> qui était loin d'être parfait mais qui avait une passion, une flamme
>> réelle... histoire d'oublier la deuxième partie du film. Et
>> "Unforgiven", pour oublier la première partie.
>
> tu ne te promènes pas avec les Inrocks ou Libé sous le bras, toi?

Le premier : jamais lu, le deuxieme, je le parcours à l'occasion, oui,
mais pas pour sa section cinéma, sois-en certain. Ce serait plutôt
Synopsis, ce fut L'avant-scène, ce ne sera jamais Studio...

> Plus sérieusement,

Ah ! J'ai eu un doute, là, pendant un instant.

> les spectateurs lors de la séance ont tous adoré
> pour la plupart, les gens que je fréquente aussi. Il faut dire qu'il
> faut avoir déjà pris des substances altérant la conscience (et je ne
> parle pas du cannabis), avoir lu Castaneda, pour comprendre le film.

<Mode Troll Déclenché>
Il faut avoir eu un cancer pour être cancérologue ?
<Mode Troll Arrêté>

> C'est comme écouter les Beatles de la période psyché, les Grateful
> Dead, jefferson airplane, pink floyd, etc.: il y a des gens qui
> écoutent pour faire rebelle, il y en a qui comprennent le pourquoi du
> comment des riffs de guitare!

Merci de me reconnaître enfin à ma juste valeur.



> Dans "Easy Riders" qui vient de repasser sur Arte, il y a la scène où
> les héros prennent du LSD: aussi trippant que la montée finale dans
> "Blueberry". La 1ère fois que j'ai vue Easy Riders, j'avais 13 ans, je
> n'avais pas compris!

Tous mes respects à M'dame vot' Mère.

--
Ritsz

"RIAA WARNING : this Usenet message has not been rated yet."

jean dupont

unread,
Feb 18, 2004, 7:23:21 PM2/18/04
to
ritsZ <zr...@hotmail.com> solemnly wrote in
news:pan.2004.02.18.21.07.20.673994@k-baal:

> jean dupont a écrit :
>
>>> !!! ATTENTION : SPOILERS !!!
>>> *** Révélations sur le film***
>>> ---Ne lire que si vous l'avez déjà vu, ou si vous sentez bien que ça
>>> va être une grosse daube.---
>>
>> déjà ça commence bien
>>
>> règle n°1 de frcd: toute critique de film commençant par "c'est une
>> grosse daube" n'est pas crédible
>
> Ce n'est pas une vraie critique mais une réponse à un "avis", signalé
> dans le titre... Si tu avais fait une critique argumentée, j'aurais
> peut-être essayé de te répondre de manière argumentée... mais je suis
> resté dans le domaine de l'avis, volontairement, sur ta route. Quel mal
> y a-t-il, peux-tu le dire ? Parle, ne sois pas farouche.

blablabla, 1-0 pour moi



>>> La fin a l'air de rebuter tout le monde. Ca soupirait beaucoup dans la
>>> salle, mais personne n'a râlé non plus. Difficile de capter
>>> l'ambiance, en tout cas personne n'a attendu la fin du générique...
>>
>> Je l'ai vu à UGC-les Halles et tout le monde est resté scotché à la
>> fin.
>
> Oui, on sait bien tous les deux que l'ambiance de telle salle tel jour ne
> représente rien d'autre qu'elle même et ne permet pas les
> généralités. Cela n'empêche pas de mentionner ce genre de choses.

Sauf que Blueberry passait dans une grande salle à UGC-les Halles et que la
salle sans être comble était remplie pour un mardi soir. Statistiquement,
cela donne une bonne idée de l'opinion d'un public parisien le mardi soir
(p-ê moins zyva qu'un samedi soir? une étude est à mener!)




> Moi, de la mansuétude ? Et puis je ne suis pas un amateur éclairé.

>> Quelle mansuétude!
>
> Décidément, c'est fou, ça. Tu bloques sur ça depuis longtemps, ou
> c'est moi seul qui te fais cet effet là ?

non, c'est parce que tu essaies de paraître équilibré dans ton
"argumentation", genre "c'est une grosse daube mais j'ai bien aimé les
images" => pas crédible


>>> Mais je me souviens tout à coup que ce même Kounen avait auparavant
>>> commis "Doberman", que j'exècre. Je comprend mieux, tout à coup.
>>
>> moi aussi je comprends mieux!
>
> Ah, tu vois.

si t'exécrais (terme très fort, je doute que tu l'ai utilisé à bon escient)
Kounen, fallait pas aller voir le film!



>> tu ne te promènes pas avec les Inrocks ou Libé sous le bras, toi?
>
> Le premier : jamais lu, le deuxieme, je le parcours à l'occasion, oui,
> mais pas pour sa section cinéma, sois-en certain. Ce serait plutôt
> Synopsis, ce fut L'avant-scène, ce ne sera jamais Studio...

c'est tout comme, t'es pédant, t'es comme les petits jeunes devant un art
très facile d'accès (pas comme la maîtrise du violon): ils ont vu tous les
films de Cassavettes dans les cinés du quartier latin, et maintenant ils
croient détenir la vérité absolue sur le cinéma.



>> les spectateurs lors de la séance ont tous adoré
>> pour la plupart, les gens que je fréquente aussi. Il faut dire qu'il
>> faut avoir déjà pris des substances altérant la conscience (et je ne
>> parle pas du cannabis), avoir lu Castaneda, pour comprendre le film.
>
> <Mode Troll Déclenché>
> Il faut avoir eu un cancer pour être cancérologue ?
> <Mode Troll Arrêté>

tu fais du syllogisme.
c'est pourtant simple à comprendre, c'est comme l'humour: une blague belge
fait rire un Français mais pas un Chinois: il faut être Français pour rire
à une blague belge!



>> C'est comme écouter les Beatles de la période psyché, les Grateful
>> Dead, jefferson airplane, pink floyd, etc.: il y a des gens qui
>> écoutent pour faire rebelle, il y en a qui comprennent le pourquoi du
>> comment des riffs de guitare!
>
> Merci de me reconnaître enfin à ma juste valeur.

tu es le Chinois qui croit comprendre pourquoi le Français rit à la blague
belge



>> Dans "Easy Riders" qui vient de repasser sur Arte, il y a la scène où
>> les héros prennent du LSD: aussi trippant que la montée finale dans
>> "Blueberry". La 1ère fois que j'ai vue Easy Riders, j'avais 13 ans, je
>> n'avais pas compris!
>
> Tous mes respects à M'dame vot' Mère.

Merci

Chris

unread,
Feb 19, 2004, 2:47:54 AM2/19/04
to

ritsZ a écrit :

Non, c'est le côté "apparition de créatures" qui se rapprocherait de la S-F
ou du fantastique. C'est tiré par les cheveux, je le reconnais :-))

Chris

unread,
Feb 19, 2004, 4:58:44 AM2/19/04
to

jean dupont a écrit :

> Plus sérieusement, les spectateurs lors de la séance ont tous adoré pour la
> plupart, les gens que je fréquente aussi. Il faut dire qu'il faut avoir
> déjà pris des substances altérant la conscience (et je ne parle pas du
> cannabis), avoir lu Castaneda, pour comprendre le film. C'est comme écouter
> les Beatles de la période psyché, les Grateful Dead, jefferson airplane,
> pink floyd, etc.: il y a des gens qui écoutent pour faire rebelle, il y en
> a qui comprennent le pourquoi du comment des riffs de guitare!
>
> Dans "Easy Riders" qui vient de repasser sur Arte, il y a la scène où les
> héros prennent du LSD: aussi trippant que la montée finale dans
> "Blueberry". La 1ère fois que j'ai vue Easy Riders, j'avais 13 ans, je
> n'avais pas compris!

Et il va sans dire, cher ami, que vous êtes un grand connaisseur en matière de
LSD et autres champignons ?

Benjamin FRANCOIS

unread,
Feb 19, 2004, 7:05:08 AM2/19/04
to
jean dupont s'est exprimé en ces termes:

> Je l'ai vu à UGC-les Halles et tout le monde est resté scotché à la fin.

Tout le monde s'était endormi :) ?


--
<Manu007> Pourquoi est-ce que j'ai été kické ?
<daita> dans pas longtemps tu va te demander pkoi tu as ete banni

Arnaud Vajda

unread,
Feb 19, 2004, 10:45:03 AM2/19/04
to
jean dupont wrote:

> J'ai bcp aimé car le film m'a touché. Par contre, je ne sais pas s'il peut
> toucher le grand public. Le héros de BD sert de prétexte à un film qui se
> situe au-delà de la BD, au-delà d'un western, dans l'autre monde. Il faut
> être un peu mystique, avoir goûté/ ou être tenté par l'expérience
> shamanique, avoir lu Castaneda, se dire qu'il existe une autre réalité, une
> sagesse universelle dotée d'une connaissance intime de la nature, qui
> existe partout chez tous les peuples (shamanisme inuit, sibérien, coréen,
> mongol, amérindien, sorciers vaudous, rites lamaistes, tantriques, indiens,
> rites celtes, druidiques, paiens, etc.).

Et tout ces pauvres gens vivent dans Matrix ? Etrange choix que d'avoir
"illustré" (et pendant longtemps) ce que pouvait être la prise
d'hallucinogènes. Je ne suis pas spécialiste, je sais néanmoins qu'il y
a des thèmes qui reviennent dans les visions, mais était-ce la peine de
faire 45 minutes d'effets spéciaux futuristes pour l'exprimer ?

> Ceux qui sont allés en pensant voir la BD ou un western seront sans doute
> déçus. Ceux qui se laissent prendre par les images en sortiront éveillés.

Je suis simplement allé le voir car il n'y avait plus de place pour
autre chose et que Doberman m'a fait beaucoup rire (malgré qu'il soit
fort peu aimé ici-bas). Et que j'aime bien Cassel, d'habitude. Et Madsen
(et peut-être même Lewis).

> Kounen utilise le western comme Wong karwai le Wu xia pian dans "les
> cendres du temps" ou comme Kubrik la SF dans "2001": un prétexte pour nous
> montrer autre chose encore plus belle.

Sauf que là, c'est rater (enfin, perso, 2001...).

ritsZ

unread,
Feb 19, 2004, 4:04:24 PM2/19/04
to
jean dupont a écrit :

>>> règle n°1 de frcd: toute critique de film commençant par "c'est une
>>> grosse daube" n'est pas crédible
>>
>> Ce n'est pas une vraie critique mais une réponse à un "avis", signalé
>> dans le titre... Si tu avais fait une critique argumentée, j'aurais
>> peut-être essayé de te répondre de manière argumentée... mais je
>> suis resté dans le domaine de l'avis, volontairement, sur ta route.
>> Quel mal y a-t-il, peux-tu le dire ? Parle, ne sois pas farouche.
>
> blablabla, 1-0 pour moi

Ca commence bien. (air connu)

...


> Sauf que Blueberry passait dans une grande salle à UGC-les Halles et que
> la salle sans être comble était remplie pour un mardi soir.
> Statistiquement, cela donne une bonne idée de l'opinion d'un public
> parisien le mardi soir

Ca ne donne même pas une idée de la fréquentation de cette salle,
l'échantillonage est trop faible, alors pour paris, hein...

>(p-ê moins zyva qu'un samedi soir? une étude est
> à mener!)

Y'en avait, des zyva, dans ma salle. Dont un qui téléphonait depuis son
arrivée jusqu'au début du film. Lors de l'apparition des deux élan de
Disney et de l'avertissement, il a éteint, et ensuite aucun n'a moufté.
On ne peut pas en dire autant du couple de tarés assis à ma gauche qui a
passé la première heure à ingurgiter des SANDWICHES et des FLANS.

...


>> Moi, de la mansuétude ? Et puis je ne suis pas un amateur éclairé.
>
>>> Quelle mansuétude!
>>
>> Décidément, c'est fou, ça. Tu bloques sur ça depuis longtemps, ou
>> c'est moi seul qui te fais cet effet là ?
>
> non, c'est parce que tu essaies de paraître équilibré dans ton
> "argumentation", genre "c'est une grosse daube mais j'ai bien aimé les
> images" => pas crédible

Pour une fois que je n'avais pas un avis radical...



>>>> Mais je me souviens tout à coup que ce même Kounen avait auparavant
>>>> commis "Doberman", que j'exècre. Je comprend mieux, tout à coup.
>>>
>>> moi aussi je comprends mieux!
>>
>> Ah, tu vois.
>
> si t'exécrais (terme très fort, je doute que tu l'ai utilisé à bon
> escient) Kounen, fallait pas aller voir le film!

Apprends à écrire et à lire, mon ami. J'ai dit que je detestais
Doberman, pas Kounen. Et j'avais pesé mes mots.



>>> tu ne te promènes pas avec les Inrocks ou Libé sous le bras, toi?
>>
>> Le premier : jamais lu, le deuxieme, je le parcours à l'occasion, oui,
>> mais pas pour sa section cinéma, sois-en certain. Ce serait plutôt
>> Synopsis, ce fut L'avant-scène, ce ne sera jamais Studio...
>
> c'est tout comme, t'es pédant,

Mon troll-o-mètre vient d'exploser, l'aiguille bloquée dans le rouge.

> t'es comme les petits jeunes devant un
> art très facile d'accès (pas comme la maîtrise du violon): ils ont vu
> tous les films de Cassavettes dans les cinés du quartier latin, et
> maintenant ils croient détenir la vérité absolue sur le cinéma.

Relis bien nos échanges, et demande-toi objectivement qui semble un peu
trop sûr de lui... Qui a dévié de la discussion amorcée ? Qui est
monté sur ses grands chevaux ? Qui est agressif ? Hmmm...

A part ça, il n'y a pas de vérité absolue (ni relative) sur le cinéma.

>>> les spectateurs lors de la séance ont tous adoré pour la plupart,
>>> les gens que je fréquente aussi. Il faut dire qu'il faut avoir déjà
>>> pris des substances altérant la conscience (et je ne parle pas du
>>> cannabis), avoir lu Castaneda, pour comprendre le film.
>>
>> <Mode Troll Déclenché>
>> Il faut avoir eu un cancer pour être cancérologue ? <Mode Troll
>> Arrêté>
>
> tu fais du syllogisme.
> c'est pourtant simple à comprendre, c'est comme l'humour: une blague
> belge fait rire un Français mais pas un Chinois: il faut être
> Français pour rire à une blague belge!

Luc2, c'est toi ? Inutile de te cacher.

Si vous n'êtes pas Luc2, tenez m'en informé, merci, c'est important.



>>> C'est comme écouter les Beatles de la période psyché, les Grateful
>>> Dead, jefferson airplane, pink floyd, etc.: il y a des gens qui
>>> écoutent pour faire rebelle, il y en a qui comprennent le pourquoi du
>>> comment des riffs de guitare!
>>
>> Merci de me reconnaître enfin à ma juste valeur.
>
> tu es le Chinois qui croit comprendre pourquoi le Français rit à la
> blague belge

J'hésite à continuer de te lire, là, quand même. Bon, allez, un
effort, tu t'enfonces... et si tu parlais de Blueberry, plutôt ?

--
Ritsz

Gugusse

unread,
Feb 20, 2004, 10:06:05 AM2/20/04
to
Bah moi je me suis fait chier et puis les hallucinations de drogués ça m'a
fait mal aux yeux !


Sacha Martinetti-Lévy

unread,
Mar 2, 2004, 11:16:34 AM3/2/04
to
Chris joue du clavier en public :
403488D4...@yahoo.fr

>> Dans "Easy Riders" qui vient de repasser sur Arte, il y a la scène
>> où les héros prennent du LSD: aussi trippant que la montée finale
>> dans "Blueberry". La 1ère fois que j'ai vue Easy Riders, j'avais 13
>> ans, je n'avais pas compris!

> Et il va sans dire, cher ami, que vous êtes un grand connaisseur en
> matière de LSD et autres champignons ?

Tiens tiens, un fil coupé : Les effets du Lysergic Saur Diéthylamid isotope
25 dans le suivi synaptique, ou bien ceux du L630 réformé L3421-4 du code de
la santé publique limitant tant ce qu'on peut en dire sans être inquiété,
que c'est carrément de l'impossibilité d'en débattre qu'il est question dans
le texte de loi ? A défaut de débattre, on se débat donc.

Il y a très peu de littérature et encore moins de cinéma sur ce sujet qui ne
tombe dans l'identitaire psychédélique (Castaneda Easy rider Jefferson
Airplane les Portes de la perception, toujours récurrents, sans offense) ou
bien la vision policière ou pire encore intégriste débilitante du propre sur
soi. Dommage de ramener l'expérience hallucinogène à de si locaux (locos ?)
exemples.
Tout reste à faire dans ce domaine, tout reste à dire, et même au plan
scientifique, presque tout demeure encore à découvrir.
Maintenant, pour une bonne majorité des testeurs que j'ai connus ou dont
j'ai vu ou lu les oeuvres ou compte-rendu d'expérience, cela demeure un
super trip, le souvenir d'une déchirade majeure, des couleurs, et la zique
entendue comme jamais. C'est pauvre quand on sait le cyclone neurologique
engendré par ces substances. C'est un très ancien projet, chez moi. Mais si
c'est pour répéter ad aeternum la même problématique de rendre l'indicible,
et se retrouver entre une liste de superlatifs et des mandalas-manèges, je
ne veux pas.

Je n'ai pas vu ce film. Rien que qqs extraits avec sauce virtuelle qui m'ont
moins convaincu que la seule vision ressemblant un peu dans Las Vegas
Parano, celle des motifs du tapis du bar de l'hôtel qui se déplacent en
gravissant les pieds de table. Mais malheureusement vite déçu tout de suite
après lorsque les clients de transforment en ménagerie. C'est plus subtil
que ça. Dommage, j'y ai cru un instant.
Maintenant, je ne doute pas des moyens que Kounen a mis et de la fraîcheur
de ses expérimentations amérindiennes qui doit bien d'une manière ou d'une
autre apparaître.*

Pourtant, à les entendre tous parler sur les plateaux, c'est comme s'il
n'avaient été que spectateurs d'un spirographe géant, accompagné d'un laïus
simple-digest pour new aging en kit. Moebius cautionne ? Faut voir mais...

Quand j'aurais vu le truc et si c'est pas ça, I'll be back...

Ah, oui, un bon recueil tout de même de nouvelles, "Trips", où on lit
Silverberg, par exemple, dans une de ses meilleures périodes, mais toute une
petite bande de compains aussi. "Substance Mort" de Dick aussi. Evidemment.

--
Sacha

* Ne pas oublier non plus que les psychodysleptiques sont très différents
les uns des autres, et que malgré la base commune de leur modus operandi
hormonal, leurs effets tant visuels, illusiogènes, hallucinogènes que
l'immersion qu'ils provoquent, sont très distincts. Cactées, champignons,
Fleurs, herbacées, synthèse ou semi-synthèse, sont très différents et
provoquent des effets de plus profondément variables d'une personne à
l'autre. Le terme générique d' "expérience hallucinogène" doit donc être
pris uniquement pour ce qu'il est : Une porte donnant sur mille autres.


____________________________________________

- Lisez usenet, supplément gratuit à la gazette de l'humain.
- Le plus difficile est de débattre des idées. Cachés derrière, nous ne
parlons le plus souvent que de soi.

cordoba

unread,
Mar 2, 2004, 2:24:03 PM3/2/04
to

tout ce que je viens de lire et ce que j'en ai lu ailleurs ne me donne aucune
envie d'aller voir ce film
en revanche j'irai voir big fish
but....
--
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Sacha Martinetti-Lévy

unread,
Mar 2, 2004, 7:32:23 PM3/2/04
to
cordoba joue du clavier en public :
200432-20...@foorum.com


> tout ce que je viens de lire et ce que j'en ai lu ailleurs ne me
> donne aucune envie d'aller voir ce film
> en revanche j'irai voir big fish

Me too d'après le thème

> but....

Why ?


--
Sacha

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