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[AVIS] Astérix & Obélix

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Romain

unread,
Feb 7, 2002, 12:46:13 PM2/7/02
to
Asterix & Obélix : Mission Cléopâtre
Écrit & Réalisé par Alain Chabat d'après l'oeuvre d'Albert Uderzo et
René Goscinny.

L'histoire
Cléopâtre (Monica Bellucci), excédée par l'arrogance de César (Alain
Chabat), souhaite lui prouver que le peuple Egyptien est le plus grand
peuple du monde. Elle lui propose de lui construire un palais splendide
en trois mois. César, amusé, relève le défi. Numérobis (Djamel
Debbouze), un architecte indépendant est convoqué pour réaliser cet
grande oeuvre. S'il y arrive, il sera couvert d'or, s'il échoue, il sera
jeté aux crocodiles. Trois mois, c'est un délai bien court et Numérobis
n'a pas d'autre choix que de contacter Panoramix, un vieil ami de son
père, druide gaulois pouvant préparer une potion magique qui permettrait
à Numérobis de tenir ses délais.

Transposition
Contrairement au premier épisode réalisé par Claude Zidi qui était une
(mauvaise) compilation des meilleurs gags de la bande dessinée, Alain
Chabat a adapté un album original (Astérix et Cléopâtre) en conservant
la plupart des éléments originaux. Si les péripéties sont quasi
identiques à l'album, les gags ont été supprimés ou actualisés. Par
exemple, les noms des personnages sont devenus en parfait rapport avec
les années 2000 : Cartapuce, Nexussis, Itineris, etc. D'ailleurs,
l'absence de gags visuels risque de rendre le film difficile à exporter.
En revanche, les cadrages du film restent très proches de l'imagerie de
la bande dessinée, notamment grâce aux effets numériques de la célèbre
firme Duboi. Mais là où Alain Chabat a joué fort, c'est dans l'inversion
complète des premiers rôles : Astérix et Obélix, relégués au second
plan, font place à Numérobis l'architecte. Le coeur de l'histoire, c'est
lui. Voilà qui laisse à Djamel tout loisir de développer et d'imaginer
son personnage, malheureusement sans grand talent : rajouter des lettres
aux mots (« Asterexisesme » dit-il au lieu d'Astérix, « Panasomisxsme »
au lieu de Panoramix, etc.) ne constitue pas, avouons-le, une véritable
forme d'humour. Christian Clavier et Gérard Depardieu deviennent des
ombres parmi la horde de célébrités télévisuelles qui traversent le film
: Isabelle Nanty (aux yeux bleus rappelant les Fremens de Dune), Edouard
Baer, Pierre Tchernia, les Robins des Bois,... « Djamel & les
Bricol'Girls », voilà le vrai titre du film. Chabat ne doit pas se faire
trop d'illusions sur les recettes d'un succès : de l'humour et du cul.
Et il s'en donne à coeur joie, plaçant des paires de fesses en premier
plan pour encourager le mâle bovin à hurler dans sa joie inébranlable un
« meuh » bovin de satisfaction qualité "Label Rouge".

La Bande à Chabat
50 millions d'euros, c'est beaucoup, et Alain Chabat n'est pas du genre
mesquin à ne pas en faire profiter du gateau les copains. Une grande
partie de l'équipe technique d'Astérix vient donc de « Didier », de «
Delphine 1 - Yvan 0 » ou de « La Cité de la Peur » : Philippe Chany à la
musique (toujours aussi peu inspiré), Tanino Liberatore aux décors et
costumes (déjà présent sur Objectif Nul), Laurent Dailland à la photo,
entre autres. Mis à part les décors, il est bien difficile de voir une
différence entre tous ces films. Valeurs de plans, constructions des
gags, éclairages, plans-séquences : tout semblent à l'identique. En tant
que réalisateur, Alain Chabat démontre toujours un savoir-faire de
cinéphage. C'est très référentiel mais sans grande créativité. Rien
n'étonne, rien n'impressionne, rien ne surprend. Certes, ce n'est pas
mauvais, mais il semble loin le temps des « Y'a-t-il un pilote dans
l'avion ? » où les gags s'enchaînaient minute après minute. En dehors de
quelques passages amusants, le film lasse par l'acharnement de
références sans lien (Blade Runner, Claude François, Dune : trouvez le
point commun !). Le spectateur fini par se perdre dans le labyrinthe de
la pyramide d'humour d'Alain Chabat.

--
Romain

Guillaume Denry

unread,
Feb 8, 2002, 3:34:52 AM2/8/02
to
<snip>

> lui. Voilà qui laisse à Djamel tout loisir de développer et d'imaginer

Juste pour rechippoter un bon coup ;)
C'est "Jamel".

Vala


Romain

unread,
Feb 8, 2002, 3:43:36 AM2/8/02
to
Guillaume Denry <garouN_O...@melting-pot.org> wrote:

> Juste pour rechippoter un bon coup ;)
> C'est "Jamel".

Bin, figures-toi, c'est ce que je croyais aussi et puis, je lis
l'article de "Le Monde", et j'ai eu le gros doute...
<http://www.lemonde.fr/article/0,5987,3246-5094-260465-,00.html>

Bon, Jamel, si tu me lis, désolé...

Guillaume Denry

unread,
Feb 8, 2002, 3:56:23 AM2/8/02
to

"Romain" <rbuth...@pasdespam.com> a écrit dans le message news:
1f7a5jo.s5of7atro6bsN%rbuth...@pasdespam.com...

> Guillaume Denry <garouN_O...@melting-pot.org> wrote:
>
> > Juste pour rechippoter un bon coup ;)
> > C'est "Jamel".
>
> Bin, figures-toi, c'est ce que je croyais aussi et puis, je lis
> l'article de "Le Monde", et j'ai eu le gros doute...
> <http://www.lemonde.fr/article/0,5987,3246-5094-260465-,00.html>
>

C'est effectivement étonnant de la part d'un quotidien comme Le Monde de se
tromper et à plusieurs reprises de surcroit.
Quoique. Je suis tombé sur un article sur lemonde faisant référence à la
présence de Richard Stallman à la conférence de Porto Allegre, "père d'unix
(SIC) et du système GNU" qui me laisse à penser que la vérification avant
publication ne doit pas être systématiquement impitoyable ;-). L'article a
été revu et corrigé visiblement puisque la faute n'apparait plus
aujourd'hui. (Richard Stallman n'étant "que" le "père" de GNU, un ensemble
d'outils informatiques libres qui a justement pour but de contrer la
solution propriétaire qu'est UNIX).

> Bon, Jamel, si tu me lis, désolé...

Imdb => Jamel
lemonde => Djamel

Peut-être y'a-t'il plusieurs écritures ?
(D)Jamel, si tu lis ce forum... ;)


Leto_II

unread,
Feb 8, 2002, 8:27:42 AM2/8/02
to
"Guillaume Denry" <garouN_O...@melting-pot.org> a écrit dans le message
de news: GoM88.3067$Js5.7...@monolith.news.easynet.net...

> C'est effectivement étonnant de la part d'un quotidien comme Le Monde de
se
> tromper et à plusieurs reprises de surcroit.

Quoiqu'en constatant que Alain Minc président du conseil de surveillance du
journal a été comdamné pour plagiat récemment ...

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