Intrigué (sur le tard) par un casting à priori époustouflant, j'avais -
comme beaucoup d'autres -allumé ce soir là mon étrange lucarne.
Pensez : J-L Trintignant, Ann-Margret, Roy Scheider et Angie Dickinson ...
Constat : après une première partie aussi décevante que fascinante, le film
"plonge" complètement dès qu'apparaît la tronche de Michel Constantin dans
le rôle d'Antoine le Mystérieux, l'homme qu'il ne fallait surtout pas voir
dans ce film ... une catastrophe.
Ne me demandez pas quel est le sujet : il n'y en a pas, il s'agit là d'un
film bâtard qui hésite sans cesse entre plusieurs genres différents, sans
jamais parvenir à trouver ses marques.
Le film touche le fond dans la dernière partie, un massacre de série Z
exceptionnellement bâclé qui anticipe (en plus mauvais) sur les règlements
de compte du "Parrain" 1, 2, 3, etc ...
Il manquait pourtant peu de choses pour faire de ce film un "polar"
d'exception.
Scénaristiquement, à défaut d'une véritable progression narrative il
suffisait d'opacifier d'avantage le background (pas de mobiles, pas
d'explications) et dans le même temps recentrer le récit sur des
confrontations de personnages pris deux à deux :
Trintignant / Ann-Margret, Trintignant / Roy Scheider, Roy Scheider /
Ann-Margret, Roy Scheider / Angie Dickinson, etc ...
Trop de cadavres avec costards, trop de sang couleur de ketchup : quelque
chose me dit que la coproduction italienne n'est pas pour rien dans ce
fiasco, mais la présence de Jean-Claude Carrière au générique d'un polar n'a
déjà rien qui puisse rassurer.
A l'arrivée : un ratage exemplaire, typique de ce qui se passe lorsqu'on
lâche la bride 1) au scénario; 2) à la mise en scène
Pour voir ce qui était en jeu, pas compliqué, suffit à chaque seconde de se
référer à un film comme "Bullit" (1969), un film qui fait (rétropectivement)
figure de référence absolue.
Pour voir qui a fait mieux, beaucoup mieux, beaucoup plus tard, sur un sujet
connexe (Los Angeles), on peut revoir " to live and die in L.A." de William
Friedkin (1985)
"Ghost Dogs" serait ici une mauvaise référence.
Chris9+
Par contre il y a dans ce film une super musique, un bon vieux funk bien
crado super bien joué. La musique est créditée parait-il à Michel Legrand et
Charles Burr.
Quelqu'un aurait-il plus d'infos sur le sujet ?
Bertrand
"Bertrand Chasle" <bertrand.c...@wanadoo.fr> a écrit dans le message
de news: b5g122$4b1$1...@news-reader10.wanadoo.fr...