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[Avis] Cube

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BlackJag

unread,
Apr 30, 1999, 3:00:00 AM4/30/99
to
Vache Qui Rit expérimente une nouvelle campagne publicitaire pour ses
apéricubes, version "cruel". C'est sur vos toiles en ce moment et ça
s'appelle: Cube.
Ames sensibles: s'abstenir. (Agnès, n'y va pas)


[gros spoileur ?]
(je ne sais pas bien où est le spoileur vu que l'affiche, les photos
qui circulent et la B.A. racontent beaucoup les bases du film)


Le thème des rats de laboratoires remplacés par des humains n'est pas
nouveau en SF. Celui de l'équipe qui perd des membres (si j'ose dire,
hè!hè!), au fur et à mesure sur un parcours semé d'embûches l'est
encore moins. Vous prenez un espace clos, vous y mettez un certain
nombre d'individus se connaissant ou pas et vous faites un choix:
regarder la décomposition de leur personnalité ou créer l'angoisse. Je
suppose que seuls les très bons réussissent à conjuguer les deux. Ce
n'est pas le cas ici.

Donc nos rats de laboratoire se réveillent dans un cube. Ou plutôt
dans un ensemble de cubes, façon rubik-cube, théoriquement réservés
aux cerveaux matheux. Le tout début est défloré par la bande annonce.
Tant pis, c'est très fort et dans le genre "mise en condition
initiale", c'est efficace. En peu de temps quelques personnages se
retrouvent dans une même pièce. Et là, ça continue mal. Ils se jettent
à la figure un certain nombre de théories vaseuses qui sont aussi
ténues qu'après un passage dans une "pièce à sushi" (petit noms des
pièges). Chacun y va de son pourquoi du comment, les autres gobent
immédiatement, sans réfléchir ou opposer de contre-argument, en
prenant des mines désespérées et en faisant de grands gestes. On
craint la thèse sociologique. "Mince, une allégorie Le cube c'est la
société et voilà les individus enfermés dedans", Ca c'est la véritable
angoisse.

Après nous avoir succinctement présenté des personnages à la
psychologie aussi fine qu'une feuille de cellophane on nous expose la
raison de leur présence, histoire de donner une cohérence (supposée
nécessaire ?) à l'histoire: il faut une raison. Dommage. Donc chacun a
son utilité mais laquelle? A coup de grimaces de l'officier de police
et de la psy, on essaie de nous en persuader, pour nous faire oublier
à quel point toute cette intrigue est un peu légère et plutôt mal
ficelée. J'ai craint le pire. Les films qui oscillent entre 2 genres
sont souvent lourds. D'ailleurs vers le milieu du film j'ai regardé ma
montre mais c'était surtout à cause de l'aspect répétitif des
situations. Et puis la psychologie n'étant pas le fort du scénariste,
il balaie tout cela d'un coup de manche et la course dans le
labyrinthe commence enfin.

Dès qu'il n'est plus que pure angoisse, sans s'inquiéter de la
psychologie de ses personnages, le film devient intéressant. Crade et
flippant mais pas mal quand même. Le problème c'est que ça ne dure
jamais. On admire l'astuce du décor presque unique et l'effet nerveux
garanti du film bien qu'il soit constitué d'un cube et de quelques
effets spéciaux un peu merdiques.
Il y a quelques bricoles qui m'ont chiffonnée. Par exemple on ne voit
ni trace de sang ni restes des autres victimes alors que l'expérience
dure depuis au moins 2 mois. Où sont ils ? Dans la pièce sonique je
jurerais qu'une trappe s'ouvre pendant que le flic passe, personne
derrière?. Comme le faisait remarquer l'individu peu recommandable
assis à ma droite, dans la dernière pièce, le mec qui fait face à la
fille ne voit donc pas l'autre arriver derrière elle ? Et puis, pire
que tout, la résolution des énigmes liées aux chiffres, avec la fille
qui fronce fort les sourcils pour bien montrer qu'elle réfléchit avant
de conclure. Qu'importe. On nous montre des rats, privés d'eau et de
nourriture, dans un labyrinthe et on nous laisse entendre qu'il y a
peut-être une sortie quelque part. On sait aussi que dans certains
passages il y a des pièges mortels indécelables. C'est efficace.

La fin est gnagnan et ça glisse de nouveau vers la métaphore vaseuse:
le créateur se laisse mourir de remords et seul l'autiste (le seul
sympathique de l'histoire bien sûr) s'en sort, dans un flot de lumière
type "Paradis". Bof.

Dans l'ensemble c'est un assez bon film quand même car astucieux
surtout dans sa conception (un décor, on change juste la couleur des
néons) et vraiment difficile pour les nerfs mais ce n'est quand même
pas une merveille. Les personnages sont creux comme des coquilles.
Dommage d'avoir voulu essayer de faire croire le contraire.

ROSSI Julien

unread,
Apr 30, 1999, 3:00:00 AM4/30/99
to
BlackJag wrote:

> (Snip) avis sur le film, cf message original


Bonjour tout d'abord,

et pour entrer dans le vif du sujet, je ne suis pas d'accord avec vos
propos sur le film. Alors essayons de nous y retrouver methodiquement,
et calmement.

Il est vrai, d'un point de vue objectif que les personnages passent
leurs temps a construire des theories assez alambiquees, balancees a la
face des compagnons d'aventure :

> Chacun y va de son pourquoi du comment, les autres gobent
> immédiatement, sans réfléchir ou opposer de contre-argument, en
> prenant des mines désespérées et en faisant de grands gestes.

C'est le parti-pris du film de sur-jouer les mimiques des acteurs comme
cela, tout le film est bati sur une identification des personnages et de
leurs caracteres en poussant a l'extreme leurs expressions, le flic
tendu, concentre et rationnel qui pour finir devient fou tient bien son
role de temperament "sur le fil du rasoir", la psy un peu paranoiaque,
qui se raccroche a toutes les branches qu'elle veut bien se trouver,
l'etudiante franchement effrayee, et le debonnaire, indeboulonnable de
son flegme, un rien nihiliste quand meme, plus l'autiste-Rain man. Ca
fait tout de meme 5 caracteres assez opposes, et pour bien les marquer,
le realisateur a mise sur toutes ces grandes demonstrations de
faiblesse: gestes, visage crispe, yeux exorbites, les cris, les
larmes... Ca passe ou ca casse, il semblerait que pour moi ca soit tres
bien passe, mais des gouts et des couleurs je ne discute pas.


> Dès qu'il n'est plus que pure angoisse, sans s'inquiéter de la
> psychologie de ses personnages, le film devient intéressant. Crade et
> flippant mais pas mal quand même. Le problème c'est que ça ne dure
> jamais. On admire l'astuce du décor presque unique et l'effet nerveux
> garanti du film bien qu'il soit constitué d'un cube et de quelques
> effets spéciaux un peu merdiques.

La psychologie des personnages est a l'emporte-piece, d'accord. A mon
humble avis, c'est encore un parti-pris. Le decor est minimal, de meme
que les possibilites de situation, si on prend en compte les affinites
entre personnes et les risques que chacun court, je ne fais pas le
calcul... ce qui rend difficile de creuser un personnage en le
confrontant a des situations plus variees. Ici il n'y a pas la place de
voir reagir quelqu'un face a plus de 2 ou 3 situations, ce qui force le
choix fait, d'exposer des psychologies de personnage plutot
manicheennes, facilement rangeable dans une categorie. Il y a 5
personnes (le roitelet ayant pris son envol un peu tot), ce qui laisse
la vieille possibilite a tout un chacun de s'identifier a telle ou telle
personne.

L'astuce par contre me semble bien etre digne d'admiration, ce cube,
cette piece qui est surtout l'expression parfaite du nulle part total,
mais qui pose aussi, juste apres le debut la grande idee du film:
essayons de comprendre quelque chose que notre pensee ne peut embrasser.
Et la, le scenariste vient a notre rescousse, le "roi de l'evasion"
(incarnation de la debrouille, du systeme D, de l'empirisme) se plante.
Mais les autres qui ont compris la lecon, prennent le probleme de la
maniere qui s'impose: on dit "cube", c'est une appellation mathematique,
alors c'est avec les maths qu'on peut s'en sortir. Il y aurait encore a
dire, mais la apres, on va me taxer d'affabulation (faut dire, qu'une
fois sur les rails, c'est dur de me calmer...) :-)

Quant aux effets speciaux, je dirais: ils en ont fait?

> La fin est gnagnan et ça glisse de nouveau vers la métaphore vaseuse:
> le créateur se laisse mourir de remords et seul l'autiste (le seul
> sympathique de l'histoire bien sûr) s'en sort, dans un flot de lumière
> type "Paradis". Bof.

La je suis on ne peut plus d'accord, d'ailleurs mon voisin a moi (assez
recommendable en fait :-) ) me faisait remarquer qu'il la voyait 2 ou 3
minutes plus tot la fin. Par exemple, ils sont arrives, ils ouvrent la
porte, la lumiere entre, tout devient blanc et zou, une camomille et au
lit. La c'est vrai: "Heureux les simples d'esprit car le Royaume des
Cieux leur appartient" (Matthieu), c'est un peu facile tout de meme.

Voila. Au plaisir.
--
Juju - Julien ROSSI

Cyril

unread,
Apr 30, 1999, 3:00:00 AM4/30/99
to
>C'est le parti-pris du film de sur-jouer les mimiques des acteurs comme
>cela (...) le realisateur a mise sur toutes ces grandes demonstrations de

>faiblesse: gestes, visage crispe, yeux exorbites, les cris, les
>larmes... Ca passe ou ca casse.

Pour moi, ca casse.

Comme l'a écris l'auteur du premier message, "Cube" est un assez bon film
mais j'avoue que mon plaisir a été gaché par le manque de psychologie des
personnages mais aussi par des dialogues pas très bons, voire mauvais. Je
trouve également que les acteurs ne sont pas tous excellents, loin de là, et
que les effets spéciaux ne sont pas ce qui se fait de mieux. Pour ce dernier
point , on peut être indulgent lorsque l'on connait le budget dont disposait
Vincenzo Natali.

A coté de cela, la mise en scène est plutôt réussie, le suspens pas trop mal
entretenu et la rythme est suffisament nerveux pour que l'on ne s'ennuie pas
trop malgré ce décor unique (quoique...). Dernière remarque, l'idée de
réunir des personnages dans un huis clos et de les laisser s'entretuer n'a
strictement rien de nouveau. Concernant la réalisation proprement dite, le
fait de changer la couleur de l'éclairage pour signifier la progression de
l'histoire n'est pas non plus révolutionnaire. Un exemple me vient à
l'esprit (même s'il y en a sans doute de meilleurs): dans "L'ultime souper",
le réalisateur avait déjà eu recours à ce procédé pour différencier les
repas.

En résumé, avec des personnages davantage construits et un final moins
prévisible, "Cube" serait un excellent premier film.

Cyril

Thierry Rubis

unread,
May 2, 1999, 3:00:00 AM5/2/99
to
aka.k...@worldnet.fr (Kronos) writes:

> Thierry Rubis <t...@Yours.com> écrivait:


>
> >> Le thème des rats de laboratoires remplacés par des humains n'est pas
> >> nouveau en SF.
> >

> >Je manque cruellement de références en SF, mais je suis incapable de
> >citer un autre film qui soit autant centré sur ce thème.
>
> Il y'en a eu quelques uns, comme "L'échelle de Jacob" par exemple, mais
> ici on retrouve plutôt l'influence de séries comme "La 4ème dimension"
> où ce genre de "trick" était souvent utilisé, voir aussi certaines
> nouvelles de Fredric Brown il me semble.

C'est bien ça, je manque de références :)

> Certains longs bavardages au ras des paquerettes m'ont quand même fait
> bailler plus d'une fois. J'espérais au début que les personnages se
> contenteraient d'être caricaturaux, mais il y a quand même des dialogues
> qui se "prennent" un peu trop au sérieux. Peut-être plus parce que la
> mise en scène leur donne trop d'importance, immaginons un instant que
> pendant un de ces dialogues pénibles la caméras soit allé se perdre sur
> des détails insignifiant ? De manière à signifier que le réalisateur est
> conscient de la platitude des ses personnages justement. Je crois que
> c'est une bévue de mise en scène.

Je pense que le réalisateur est conscient au moins en partie de cette
platitude des personnages, puisqu'il met dans la bouche de chacun des
théories contradictoires, et sans doute fausses. Chacun donne son
explication sur le cube, mais aucune n'est vérifiée. Par conséquent le
réalisateur ne reprend pas vraiment à son compte ces théories. Le flic
avance des théories profondes du genre "le cube, c'est nous", et puis
on se rend compte qu'il est juste devenu fou.

Cela dit, je veux bien admettre que le film se prend aussi, en partie,
au sérieux.

> >Il chinoise, cet individu... Peu importe ce genre de détails, pourvu
> >qu'on ait la surprise...
>
> Malheureusement j'avais surtout peur de ça, qu'il revienne, chaque fois
> la même chose, des dizaines de fois qu'on nous fait le coup du "retour
> du méchant qu'on croyait mort et qui se relève et." Ca affaibli beaucoup
> le film amha.

Je m'attendais aussi au retour du flic, puisqu'on ne l'avait pas vu
mourir. Mais pas à la fin de la jeune fille, surtout à ce moment-là et
d'une manière aussi brutale.


--
Thierry

BlackJag

unread,
May 2, 1999, 3:00:00 AM5/2/99
to
On 01 May 1999 01:40:22 +0200, Thierry Rubis <t...@Yours.com> wrote:

>> [gros spoileur ?]
>
>Oui.


>> Le thème des rats de laboratoires remplacés par des humains n'est pas
>> nouveau en SF.
>
>Je manque cruellement de références en SF, mais je suis incapable de

>citer un autre film qui soit autant centré sur ce thème. Et le seul
>livre que je pourrais citer est "Huis clos", de Sartre, qui dit à peu
>près la même chose que "Cube" : l'enfer, c'est les autres. Sauf que
>Sartre est lourd.

Ah là là! C'est exact. Je parlais plutôt de SF littéraire. Si je ne le
précise pas on peut se demander effectivement. En plus je pensais
surtout au domaine de la nouvelle de SF.
Remarque il y a aussi cette "idée noire" de Frankin où un mec est
largué sur une planète labyrinthe. Puis l'appareil qui l'a déposé
revient et largue un léopard affamé parce qu'après révision, on a
agravé sa peine :)

>Les maths sont moins fumeuses que dans "Pi".

pas vu. La bande annonce m'a coupé l'envie.

>Et, les "créateurs" du
>cube ayant choisi de faire "jouer" les personnages, je trouve normal
>qu'ils aient semé des indices pour les amener à échafauder des
>théories.

En tout cas ils ont fait les choses sérieusement, il y a un consultant
en mathématiques cité au générique :)

>Pour répondre d'une manière plus générale à tes critiques, je dirai
>que :
>
>- Un, j'aime le pari : tout un film dans un cube. Pas d'intro, et pas
> vraiment de conclusion. Le passé des personnages n'a aucun intérêt,
> et quand à leur futur...

tout à fait. je suis d'accord avec ça. Le mauvais film aurait cherché
à montrer tout ça.

>Et ca marche, ce n'est jamais lassant. Mais
> non.

c'est presque vrai en ce qui me concerne. Le thème principal est très
bien, pas de problème. Disons que je trouve qu'il y avait ce qu'il
fallait pour obtenir un très grand film à l'arrivée et ce n'est pas le
cas. C'est frustrant de voir qu'on a failli voir un chef d'oeuvre.

>Dès le début, j'ai identifié le métis costaud et
> plein de sang-froid à celui de "La nuit des morts-vivants", qui
> tient la situation à bout de bras jusqu'au matin. Raté... Puis c'est
> le roi de l'évasion qui va nous régaler avec ses trucs ; ben non. La
> matheuse, elle aussi, est rapidement collée. Le coup du débile roi
> du calcul mental, par contre, est téléphoné.

C'est en partie là (il y a aussi la fin gnagnan) que le chef d'oeuvre
est devenu seulement un film pas mal. Les personnages sont
caricaturaux mais on essaie de nous faire croire le contraire. Ils
sont tous antipathiques et prévisibles. Un flic baraqué et agressif
qui fait des misères à tout le monde, une vieille frustrée et peureuse
qui va affronter le méchant, une gamine prétentieuse et froide comme
un glaçon mais petite génie des maths, le créateur cynique et désabusé
mais finalement héroïque, l'autiste mignon et dangereux mais surtout
génie du calcul.
On devine, compte tenu de leur personnalité grossière comment ils vont
réagir les uns au contact des autres. Inutile de nous asséner des
scènes de confrontations en s'appuyant sur les fissures psychologiques
des personnages qui sont ici grosses comme des crevasses. C'est mal
fait. Je les trouve ratées parce que les personnages sont juste des
esquisses. Quand le flic se met à péter les plombs, par exemple, c'est
presque ridicule tellement c'est démonstratif.
Autant on ne nous montre pas l'avant et l'après, autant on veut à
toute force nous faire voir ce qu'ils pensent. C'est lourd et
inutile.

>- Trois, certaines scènes méritent le déplacement. Tu as parlé de
> l'introduction. Il y a aussi la pièce silencieuse, qui m'a carrément
> coupé le souffle.

J'étais inquiéte aussi au début quand ils franchissaient les passages.
J'étais sûre qu'il y aurait des pièges au milieu ou que justement les
cubes allaient bouger à ce moment là en les écrabouillant. Beurk.

> Ou le flic lâchant la main de la bonne femme
> pleurnicharde, un moment particulièrement réjouissant...

Ca, on s'y attend quand même aussi.

>> Dans la pièce sonique je jurerais qu'une trappe s'ouvre pendant que
>> le flic passe, personne derrière?.
>

>Le débile a accroché la poignée avec son pantalon un instant
>auparavant. La poignée s'est mise à tourner toute seule, et la trappe
>s'ouvre juste au moment où le flic est au-dessus.

Argh! C'est ça. Je regardais entre mes doigts à ce moment là en
attendant le cri du mec. Parce qu'il est évident que le mec va
brailler. Dès qu'on le voit passer avant le flic on devine que ce sera
mauvais pour le suivant.

>> Comme le faisait remarquer l'individu peu recommandable assis à ma
>> droite, dans la dernière pièce, le mec qui fait face à la fille ne
>> voit donc pas l'autre arriver derrière elle ?
>

>Il chinoise, cet individu... Peu importe ce genre de détails, pourvu
>qu'on ait la surprise...

j'ai d'ailleurs répondu que dans l'état où est le mec en question,
avec au moins 10 hémorragies internes et 10000 os explosés, normal que
son champ de vision soit rétréci :)
En tout cas maintenant je vais lancer les paris avant de voir les
films pour la scène du "méchant qui ressuscite une dernière fois avant
la fin". C'est devenu tellement banal qu'il y a de l'argent à faire.

>Je voudrais t'y voir. Combien de facteurs premiers dans le nombre de
>bougies sur ton gâteau d'anniversaire ? Hein ? Tu vois, tu n'y arrives
>pas, il y en a trop...

Au fait tu me l'a envoyé comment le gâteau ? Je n'ai toujours rien
reçu. Et les fleurs, elles ne sont pas arrivées non plus. Tu devrais
te plaindre aux livreurs. Surtout que mon cadeau aussi est en retard.

>> la fin est gnagnan et ça glisse de nouveau vers la métaphore vaseuse:


>> le créateur se laisse mourir de remords et seul l'autiste (le seul
>> sympathique de l'histoire bien sûr) s'en sort, dans un flot de lumière
>> type "Paradis". Bof.
>

>Mais non, c'est pas si gnangnan. Je ne connais pas beaucoup de films
>américains dans lesquels tout le monde meurt sauf le plus con...

Tu rigoles là ? Dans la plupart d'entre eux, on a des gentils
complètement cons et insupportables qui affrontent des méchants
intelligents et bien plus intéressants. Et c'est toujours le gentil
qui gagne, le plus con donc.
Là, à froid, je ne vois qu'un contre exemple. C'est dans "Le
survivant" où Charlton Heston meurt à la fin et lui, c'est vraiment un
con.

>Bon, ce soir j'ai vu le film. Et puis je suis rentré dans mon cube à
>moi. J'ai ouvert la trappe, et là, bonheur : je voyais
>l'extérieur. Mais je me suis penché, et j'ai découvert qu'il y avait
>22 autres cubes en-dessous. Impossible de sortir par là...

Tu n'est donc qu'à 3 cubes + une passerelle de la paroi :)
(Le jour où tu nous invites, on risque de se faire couper en tranches
ou pas ?)

Sébastien Barré

unread,
May 3, 1999, 3:00:00 AM5/3/99
to
BlackJag <pasq...@cnam.fr> wrote:

>Il y a quelques bricoles qui m'ont chiffonnée. Par exemple on ne voit
>ni trace de sang ni restes des autres victimes alors que l'expérience
>dure depuis au moins 2 mois. Où sont ils ?

J'imagine que le nettoyage peut se faire par exemple lorsque la cellule
passe dans la passerelle ?

>Comme le faisait remarquer l'individu peu recommandable
>assis à ma droite,

Et moi je ne dirai rien sur l'individu à ma gauche qui se cache encore
le visage dans ses mains à 42 ans, qui ne supporte pas le gore mais qui
était prêt à faire du steak haché avec l'innocent spectateur du devant
qui avait eu l'outrecuidance de sortir un paquet de chips (qu'il ne
mangea pas, et on le comprends). Mais bon c'est vrai, on a pas été gâté
par les spectateurs ce soir là.

>dans la dernière pièce, le mec qui fait face à la
>fille ne voit donc pas l'autre arriver derrière elle ?

J'ai élucidé le pb ce week-end. Je crois qu'un instant il tourne la tête
vers la trappe de sortie derrière lui pour dire "limitless stupid
people" (des gens à la stupidité sans limite). Il est éblouit lorsqu'il
refait face à la jeune fille, et à cet instant précis elle se fait
choper.

>Dans l'ensemble c'est un assez bon film

Je vais être assez d'accord avec toi et Kronos, beaucoup d'occasions de
faire un film très supérieur, mais malgré qq acteurs très mauvais, des
astuces mathématiques stupides, un grooooos spoiler dans l'affiche, un
peu trop de bavardage et un dénouement très prévisible, cela reste un
très bon souvenir tout simplement parceque je n'avais pas été effrayé
comme cela depuis un moment au ciné, tenu en haleine par un postulat,
une mise en scène visuel et sonore très simple, bluffé sur plusieurs
scènes très impressionnantes (la pièce activée par le son, ou comment
faire taire 450 spectateurs), et mis mal à l'aise. Et pourtant je m'en
suis tapé des films "bouh". Sur le plan ludique premier degré, c'est
donc plutot bien.
--
Sébastien Barré : http://www.hds.utc.fr/~barre/
Le ciné en Lumière ! : http://www.lumiere.org/

BlackJag

unread,
May 3, 1999, 3:00:00 AM5/3/99
to
On Mon, 03 May 1999 16:16:11 GMT, Sebasti...@utc.fr (Sébastien
Barré) wrote:

>BlackJag <pasq...@cnam.fr> wrote:
>
>>Il y a quelques bricoles qui m'ont chiffonnée. Par exemple on ne voit
>>ni trace de sang ni restes des autres victimes alors que l'expérience
>>dure depuis au moins 2 mois. Où sont ils ?
>
>J'imagine que le nettoyage peut se faire par exemple lorsque la cellule
>passe dans la passerelle ?

Bin j'espère que le balayeur a une prime de risque et qu'il balaie
vite et qu'il connait les maths bancales.

>>Comme le faisait remarquer l'individu peu recommandable
>>assis à ma droite,
>
>Et moi je ne dirai rien sur l'individu à ma gauche qui se cache encore
>le visage dans ses mains à 42 ans,

Ca t'énerves hein, de ne pas savoir le nombre exact ? Mon indic avait
donc raison :)

> qui ne supporte pas le gore mais qui

c'est vrai et d'ailleurs la scène apéricubes non-végétariens du début
et la scène détartrage avancé à l'acide sulfurique boosté m'ont fait
peur. Les saligauds nous montrent même le profil du type en phase
demi-lune. Beurk. enfin en voila un qui n'aura plus de soucis de poils
de nez.

>était prêt à faire du steak haché

c'est la faute du Danielus Beretzkus qui m'a agonie d'injures quand
j'ai avoué ne pas oser faire plus que "chut" aux rongeurs des cinés.

>avec l'innocent spectateur du devant

c'était un thon, un crétin, un moche, un roublard et un malpoli. Comme
quoi les véritables rats de laboratoires se trouvaient en fait dans la
salle.

>qui avait eu l'outrecuidance de sortir un paquet de chips (qu'il ne
>mangea pas, et on le comprends).

j'aurais voulu voir ça. De toute façon je l'aurais bombardé avec tes
tic-tac cette espèce de boeuf.

>>Dans l'ensemble c'est un assez bon film
>
>Je vais être assez d'accord avec toi et Kronos, beaucoup d'occasions de

>faire un film très supérieur, mais malgré (blablabla) cela reste un


>très bon souvenir tout simplement parceque

parce que j'étais là bien sûr. D'ailleurs je parie que c'est la même
chose pour l'individu peu recommandable qui était à ma gauche. Je les
rend tous dingues :)

Sébastien Barré

unread,
May 4, 1999, 3:00:00 AM5/4/99
to
BlackJag <pasq...@cnam.fr> wrote:

>>J'imagine que le nettoyage peut se faire par exemple lorsque la cellule
>>passe dans la passerelle ?
>
>Bin j'espère que le balayeur a une prime de risque et qu'il balaie
>vite et qu'il connait les maths bancales.

Un bon gros nettoyage au lance-flamme. Tiens d'ailleurs une pièce
micro-onde, ça aurait été sympa comme piège. Avec une sonnerie à la fin
quand c'est prêt.

>>Et moi je ne dirai rien sur l'individu à ma gauche qui se cache encore
>>le visage dans ses mains à 42 ans,
>
>Ca t'énerves hein, de ne pas savoir le nombre exact ? Mon indic avait
>donc raison :)

Hihi, si si je le sais, c'est dans tes emails. Mais tu me reproches de
te rajeunir, c'est bien la première fois que j'entends cela dans la
bouche d'une personne de ton sexe (à déterminer pour certains).

>>avec l'innocent spectateur du devant
>
>c'était un thon,

Pourtant on voyait qu'il était prêt à t'accorder un peu d'amour.

>un crétin,

C'est ce que je viens de dire.

>un moche,

Dans le noir ?

>un roublard

Ca va bien avec tes gouts pour les chippendales (merde je l'ai dit).

>>qui avait eu l'outrecuidance de sortir un paquet de chips (qu'il ne
>>mangea pas, et on le comprends).

>j'aurais voulu voir ça. De toute façon je l'aurais bombardé avec tes
>tic-tac cette espèce de boeuf.

Seulement 2 calories. Je te laisse calculer l'énergie déployée :)

>>Je vais être assez d'accord avec toi et Kronos, beaucoup d'occasions de
>>faire un film très supérieur, mais malgré (blablabla) cela reste un
>>très bon souvenir tout simplement parceque

>parce que j'étais là bien sûr.
>D'ailleurs je parie que c'est la même
>chose pour l'individu peu recommandable qui était à ma gauche. Je les
>rend tous dingues :)

Effectivement, quand on sort Christophe, toi et moi, ça fait un peu pub
vivante pour le Pacs.

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