Le 27 août 2013, Bernard Guérin a écrit :
> J'utilisais aussi une vieille cafetière italienne en alu, mais après avoir lu
> les suspicions sur l'alu des ustensiles alimentaires et la maladie
> d'Alzheimer, comme je l'utilisais tous les jours, j'ai préféré en acheter une
> en inox (plus moderne, plus chère, mais toujours sans électricité). J'ai
> gardé l'ancienne pour la maison de campagne, où je l'utilise quand-même
> nettement moins souvent.
>
> Je me pose toujours la question de savoir si j'ai été une bête victime des
> rumeurs et de la société de consommation, ou si les quelques dizaines d'euros
> étaient vraiment justifiés par ma santé. A ce prix là, j'ai préféré prendre
> le principe de précaution.
L'effet néfaste des sels d'aluminium est prouvé. Le problème, comme
souvent, c'est de savoir si dans telle condition la quantité libérée est
suffisante pour être néfaste. Dans le cas d'un instrument de cuisine en
aluminium métallique je pense qu'il y a plusieurs facteurs qui jouent.
Si l'aluminium a été récuré, il sera superficiellement corrodé par
n'importe quelle solution aqueuse (donc par n'importe quel aliment),
libérant donc un peu d'ions aluminium. Mais après ça il est passivé. Donc
mon premier conseil serait : ne récurez pas vos ustensiles en alu
(qu'est-ce que ça peut bien faire qu'il ne brillent pas, franchement ?).
Ensuite, la couche de passivation peut être attaquée, et donc libérer des
ions aluminium, de trois façons : par l'acide (possible avec
certains aliments, pas le café), par la base concentrée (peu
de risque avec des aliments !) ou bien sûr mécaniquement (en raclant le
fond de la poêle où ça attache par exemple...).
Au final, pour une cafetière ça ne me paraît pas dangereux. En revanche
j'évite soigneusement poêles, casseroles et autres faitouts en alu ; et
aussi d'emballer des aliments « aqueux » directement dans de la feuille
d'alu (un sandwich à la rigueur).
--
LL