Lu dans la presse,
Les vendanges mécaniques viennent d'etre autorisées dans le Beaujolais, pour
pallier la carence en vendangeurs.
Le décret d'appellation devra etre modifié, car il prévoit de vinifier des
raisins entiers, ce qui est incompatible avec une vendange réalisée ave une
machine.
Enfin, le Beaujolais Nouveau ne pourra pas etre vendangé à la machine.
Pour les Crus, je ne sais si cette mesure les touche !
Bien amicalement,
Stéphane Martin
" Qui sait déguster ne bois plus jamais de vin
mais goûte des secrets "
Salvador Dali
> Les vendanges mécaniques viennent d'etre autorisées dans le Beaujolais,
pour
> pallier la carence en vendangeurs.
> Le décret d'appellation devra etre modifié, car il prévoit de vinifier des
> raisins entiers, ce qui est incompatible avec une vendange réalisée ave
une
> machine.
> Enfin, le Beaujolais Nouveau ne pourra pas etre vendangé à la machine.
> Pour les Crus, je ne sais si cette mesure les touche !
Bonjour Stéphane et tout le monde,
En effet, je confirme puisque voilà ce qui est écrit dans mon quotidien (La
Montagne) d'aujourd'hui :
"Le conseil d'administration de l'Union viticole du Beaujolais a pris,
lundi, la décision historique d'autoriser l'usage des machines à vendanger
dans toutes les vignes ne produisant pas de beaujolais nouveau [...]
En revanche, les grands crus du beaujolais ne souffriront pas de l'arrivée
des machines sur leur terroir, car ces vins qui savent vieillir ne se
soucient guère de leur première vinification". Fin de citation.
Je vous épargne le milieu de l'article, sans grand intérêt. Donc,
apparemment, juste le B*** N*** ne serait pas concerné par la M.A.V, en
raison de la macération carbonique (grappe entière).
Y-at'il des réactions de la part des lurkeurs du Beaujolais ?
@+
Corinne
??!!?? Combien y a-t-il de vinifications dans la vie d'un grand cru du
Beaujolais ?
En effet, l'article n'était pas terrible, mais bon, je l'ai repris en tant
que tel. Je dis bien fin de citation.
Bien sûr, ce terme de 1ere vinif. n'est pas très judicieux mais bon, il
s'agit d'un quotidien tout à fait banal et le journaliste qui a fait
l'article ne devait pas y connaître grand chose !
Et en plus, je n'ai pas repris le milieu de l'article qui recelait de
coquilles de ce genre...
Enfin, l'important, c'est l'info de la possible mécanisation de la récolte
en Beaujolais. C'est tout ce qu'il fallait en retenir !
Tiens d'ailleurs, la récolte mécanique pourrait être un bon sujet de
discussion, non ?
@+
Corinne
Corinne Laurent a écrit :
[/]
> Tiens d'ailleurs, la récolte mécanique pourrait être un bon sujet de
> discussion, non ?
Salut,
Oui, bonne idée, surtout que finalement je m'y connais moins en tracteur
qu'en Audi :o). Ce serait l'occasion d'apprendre (et là je suis
sérieux).
Amicalement,
Patrick Laget.
"Saut des âmes aurait dit Néron et... tempo par gasta los". Citation
reprise par Christian et librement adaptée en Frantugais par mes soins.
> Oui, bonne idée. Ce serait l'occasion d'apprendre.
Bonjour,
Tout à fait. Dans mes voyages en Europe j'ai eu plusieurs fois
l'occasion de voir la différence dans la même région entre vendanges
mécaniques et vendanges manuelles.
Il y a encore à mon avis beaucoup trop de préjugés contre la vendange
mécanique. J'ai vu par exemple en Espagne et en Hongrie que la machine
ne récoltait que les raisins murs, les autres raisins restant derrière.
Alors que dans la même plaine les voisins récoltaient à la main, et la
qualité du raisin récolté laissait bien plus à désirer. Et la récolte
mécanique était parfois bien plus "douce" que celle des vendangeurs
locaux qui lançaient leurs raisins dans les paniers. >;-))
Il est bien sur - je pense - évident que le type de sol, l'alignement,
le type de cépages, le nombre de pieds au m2, le but final du vigneron,
le type de machine (il y en a de meilleures que d'autres, et il y en a
des plus violentes que d'autres lors du secouage), tout joue ici un rôle
important. On ne peut pas se servir d'une machine de partout. Mais je ne
vois pas pourquoi on ne pourrait recolter un grand vin p.e. à Bordeaux
avec une recolteuse mécanique.
Dans beaucoup de cas le resultat final sera peut-être bien mieilleur.
Par contre les vendanges méchaniques ne peuvent se faire pour des
vinifications spéciales du type macération carbonique (grappe entière)
ou raisins botrytisés (Sauternes, Trockenbeerenauslese, Tokaji....)
Qu'en pensent les vignerons qui se sont vraiment penché sur le problême.
Il est bien sur impossible de se servir d'une telle machine dans les
régions à forte pente, mais en plaine ou sur les plateaux, pourquoi pas.
Une telle machine coûte cher, mais elle n'a pas de contrainte syndicale,
pas d'allocation chomage, pas de sécurité sociale, pas de contrôle sur
l'immigration, pas besoin de 8 heures de sommeil, aucun problême à
vendanger de nuit (très interessant pour les pays chauds) et moins de
problêmes de logement et de nourriture.... etc. Bien sur, la fête des
vendangeurs, c'est tout de même quelque chose d'autre, bien plus
romantique et sympa, voir presque familial. Cela, la machine n'est pas
encore arrivé à le remplacer. >;-))
Bien à vous
Xian
Christian Callec, Arnhem, Pays-Bas
"Saúde, amor, e dinheiro e... tempo par gastá los!"
(traditionnel Portugais: " La santé, l'amour, l'argent et... le temps
pour en profiter ! ")
>Tiens d'ailleurs, la récolte mécanique pourrait être un bon sujet de
>discussion, non ?
Tout à fait. Et pour un peu lancer le debat, j'ai assisté en '96 aux
trois glorieux, et là, j'étais au grand exposition des petits
producteurs. Je ne voulait pas me présenter comme grand expert, (je ne
le suis pas, d'ailleurs) et à un des stands, j'ai dit qu' un des pbs
qui se présentent quand on déguste des vins très jeunes, c'est de
distinguer les bons des moins bons. Le gars qui tenait le stand m'a dit,
"mais non monsieur, je vous ferai gouter deux vins, et vous allez me
dire". Il m'a fait gouter deux vins, tous les deux Savigny-les-Beaune
AOC donc vins de villages, donc à priori comparables. Et en effect les
deux vins n'étaient pas vraiment comparables, l'un avait beaucoup de
matière, beaux tannins, bon fruit, et l'autre des tannins verts, sans
concentration etc. Une monde entre les deux. Bien évidemment, je lui ai
demandé la différence - jeunes vignes, peut-ètre ou quoi, et il m'a
repondu "Recolte par machine" avec un clin d'oeil. OK, il exaggerait,
c'est évident, mais quand même ceci montre qu'une difficulté avec une
recolte par machine est de bien le regler afin de recolter que les
raisins murs.
Cela dit, à Bergerac, la recolte pas machine est interdit pour le
Monbazillac, et c'est très bien, en principe, parce que cela évite les
excès qui ont été pratiqué pendant des années. Mais cela peut nuire
aussi pour les années pluvieux, où on veut profiter d'un moment sec pour
faire vite une recolte partielle de vin moelleux sur un rang ou deux.
Je sais qu'au Ch Tour des Gendres - pas connu pour faire n'importe quoi
- quelques uns des ses vins blancs secs sont recoltés en nuit, pour
pouvoir recolter les grains biens frais, et ces recoltes se font par
machine, bien évidemment. Donc ce n'est pas simple, a mon avis. Je crois
qu'utiliser avec soin dans des années difficiles quand la pluie
intervient juste au mauvais moment, un machine peut sauver la recolte.
Mais mal utilisé et mal reglé, on recolte plus de feuilles que de
raisins, et TOUS les raisins, les verts, les pourris, et si on ne fait
pas un trie TRES soigneux après, le vin ne fera pas la renommée de la
région, c'est sûr.
Amitiés
Ian
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pas être reproduit sans la permission préalable et
écrite de l'auteur.
Si j'ai lancé le débat sur la machine à vendanger, c'était justement pour
voir si elle avait beaucoup de détracteurs ; peu de réponses (le sujet ne
passionne pas ?) et pas trop négatives... zut !
Bon, et bien voici de ma part un petit plaidoyer pour la machine (je
parlerais bien sûr aux vues de notre expérience !)
Tout d'abord, il y a machine et machine et surtout chauffeur et chauffeur.
Certains types de machine "battent" plus fort que d'autres (certains
collègues s'en sont rendus compte au nombre de pieux à changer...) et bien
évidemment, le conducteur joue un rôle prépondérant. Comment ?
En adaptant sa vitesse d'avancement, le secouage à la physionomie de la
parcelle (cépage, rendement potentiel...). Par exemple, le chardonnay se
vendange très bien, le pinot noir est plus "dur" à battre.
Pour notre cas, nous avons une "vieille" machine BRAUD 1214 pour ceux qui
connaissent (avant nous avions une 1014). Le système de secouage est
d'ancien modèle (baton fixé que d'un côté, pas d'arceau), et apparemment
plus "doux" avec la vigne.
Cette machine a été acheté en CUMA (à plusieurs) et vendange une surface
d'environ 35 ha. Aussi, pas de précipitation, nous ne sommes pas obligés de
vendanger la nuit ! Certains collègues achètent des machines neuves, les
renouvèlent régulièrement parce qu'ils vendangent des surfaces importantes
(le double de la nôtre) et sont obligés de vendanger par tout temps et toute
heure. Nous préférons rester à notre échelle avec les mêmes collègues (donc
une surface qui évolue peu, juste par les plantations nouvelles de chacun :
ça ne va pas chercher loin !) et ne pas investir des sommes astronomiques
pour le temps d'utilisation...
Autre point : les cépages. Quand comme nous, il y a plusieurs cépages à
récolter, la maturité ne peut être homogène sur tous les cépages. Aussi,
quand vous avez une équipe de vendangeurs, est-il bien vu de leur dire : "on
vendange 2 heures aujourd'hui, et vous revenez dans 3 jours pour encore 2
heures..." ?
L'avantage non négligeable de la machine est de vendanger le bon jour, là où
la maturité est optimale.
Il est facile pour nous de vendanger 2 heures (en pleine journée sous le
soleil) et de laisser la machine sous l'hangar les jours suivants (pas
d'hébergement, pas de nourriture...) et c'est le cas !
Nous vendangeons sur une période qui peut aller de 3 à 5 semaines (record en
92) pour la petite quinzaine d'hectares que nous avons !
Parce que la maturité d'un chardonnay (sur granit) et d'un gamay (sur
argilo-calcaire) , ce n'est pas comparable !
Nos vignes sont conduites en enherbement (désherbage sous le rang) la
taille est sévère et adaptée à chaque cépage et nature de sol (cépages :
pinot noir, gamay, chardonnay, tressallier et un soupçon de sauvignon ; sols
: granit, argilo-calcaire et calcaire).
Au fait, nous sommes en vigne haute ; densité des nouvelles plantations 4000
souches -2,50 m sur 1 m- et jusqu'à 3,60 m sur 1,20 m dans les premières
plantées ! La moyenne est de 3 m sur 1 m. A une époque, on était passé d'un
excès à un autre !)
Je sais, vous allez me dire, les feuilles et tout et tout, c'est pas bon, ça
donne des goûts herbacés... Idée reçue !!!
Non ! Pourquoi ? Tout simplement parce que si la récolte est belle et pas
trop abondante (nous n'atteignons jamais le quota même en 99...) que la
vendange intervient au bon moment, il n'y a pas plus de problème qu'à la
main ! Nous avons adapté en plus un siège sur la machine (pas très
confortable il faut dire !), le long du tapis de convoyage de la vendange
(ce qui n'est plus possible sur les nouveaux modèles en raison du carénage)
et là, on trie ce qui pourrait rester. Vous pouvez venir voir la vendange,
c'est moi qui trie là haut !!!
En revenant au goûts herbacés, je dirais même que la machine a apporté du
mieux à Saint Pourçain car l'éraflage (par la machine !) a considérablement
éliminé ces goûts grossiers de marc et de rafle (rustique !)qui pouvaient
exister avant l'arrivée de la machine chez certains.
Ian parlait de la pluie. Je citais 92 tout à l'heure.
Et bien en 92, pluie, pluie, pluie. Le gamay n'était pas récolté. Malgré des
vignes peu poussantes et aérées, la pourriture arrivait. Et bien là, nous
avons pris notre courage à 2 mains, et avec les tenues de pluie, nous avons
éclairci les feuilles au niveau des raisins et tombé tous les raisins
touchés même que légèrement par la pourriture. Travail ingrat mais qui a
payé. Nous avons récolté après les pluies des raisins tout à fait honnêtes
et le vin produit était tout à fait honorable.
Souvent nous avons des périodes pluvieuses au moment des vendanges (souvent
à mi-parcours : les chardonnay et pinot sont rentrés mais pas le reste !).
Mais si on est patient (et que la vigne est bien conduite) il fera toujours
beau un jour ou l'autre. Se précipiter et vendanger des raisins gorgés
d'eau, est-ce la solution ? Si le raisin a le goût d'eau...
Nous attendons toujours que le raisin se reconcentre au maximum et là, c'est
mieux !
Pour résumé, des vignes pas trop poussantes, bien menées, et une machine qui
n'a pas une surface trop importante à faire... c'est le top !
Bon, je crois avoir été assez longue... pardon ! et peut être brouillon. Je
vous présente mes plus plates excuses !!! au fait c'est pas moi qui est
écrit "petit plaidoyer" ??? Aïe Aïe Aïe !!!
Bonne lecture, et j'attends vos critiques !!!
@+
Corinne
BRAVO CORINNE.... 100% d'accord.
Helas, pas faisable de partout.
En Espagne (Navarre) j'ai vu une machine extraordinaire avec comme des
grands bras doux en caoutchouc rigide doté d'une sorte de gants doigtés
en fin de bras, gonflés par un systême pneumatique. Il ne "battait" pas,
mais "chatouillait" les raisins. Quasiment aucune feuille, raisins avec
un excellent état sanitaire... mais ce systême est tout de même plus
cher qu'une brute qui dégomme les pieux dans les vignes de par sa force
de frappe.
Qui connait ce systême (il s'agit d'une adaptation du type systême-D m'a
ton dit sur place)?
La bodega en question est réputée pour la qualité de ses vins.
Amitiés
Corinne Laurent a écrit :
[CUT]
> Bonne lecture, et j'attends vos critiques !!!
Salut Corinne,
Pas de critique!!! :o), non. C'est intéressant tout ça. Personnellement
je n'ai pas d'à priori. L'important, comme pour nous tous je pense,
étant que ce que je retrouve dans mon verre soit de qualité. Après, que
ce vin là ait été vendangé manuellement ou à la machine m'importe peu.
Et si le résultat est satisfaisant avec la machine, je ne vois
effectivement aucune raison pour que les viticulteurs fassent l'impasse
sur cette technique. Cela baisse leurs coûts de production ainsi que
leur stress de gestion du personnel et améliore leur "réactivité" fasse
à la météo. Moi à leur place, je fais pareil. La vigne est un métier
suffisamment dur pour s'empêcher de s'ouvrir à de nouvelles techniques
rendant le travail moins difficile, car encore une fois, seule la
qualité du produit fini compte. C'est aux viticulteurs à prendre leurs
responsabilités sur le long terme et de prendre la décision qui leur
semble la meilleure. De toute les façons, les consommateurs seront leur
baromètre :o))
Juste une question complémentaire. La machine abîme-t-elle le pied des
ceps et si tel est le cas, est-ce négligeable ou préoccupant sur le
moyen terme (replantation à envisager plus tôt que prévu du fait des
"blessures" éventuelles)?
Amicalement,
Patrick Laget.
Christian Callec a écrit :
>
> En Espagne (Navarre) j'ai vu une machine extraordinaire avec comme des
> grands bras doux en caoutchouc rigide doté d'une sorte de gants doigtés
> en fin de bras, gonflés par un systême pneumatique. Il ne "battait" pas,
> mais "chatouillait" les raisins...
Et ça s'achète dans les sex shops? ;o))
Patrick Laget.
>Et ça s'achète dans les sex shops? ;o))
On voit tout de suite le connaisseur...
TRAD-ALL a écrit :
Aurais-je vendangé une occasion... de me taire?
Peut-être bien oui, car maintenant ta vendangeuse gonflable qui "chatouille"
les grappes sans faire tomber les feuilles (de vigne, bien sûr), tu vas
devoir l'amener à la prochaine AAB...
Ludovic
> En Espagne (Navarre) j'ai vu une machine extraordinaire [...] > Quasiment aucune feuille, raisins avec
> un excellent état sanitaire...
Bonjour,
Un sympathique vigneron m'a fait remarquer que j'employais ici une
tournure à mauvais titre: "état sanitaire".
Je voulais dire ici que les raisins étaient tous murs et qu'il y avait
quasiment aucun raisin vert.
Mille excuses.
Bien amicalement
Bonsoir,
Pour ajouter quelques lignes au beau paragraphe de Xian,
j'ajouterai mon expérience personnelle.
Nous vendangeons traditionnellement le Sylvaner et une partie des Pinots
blancs à la machine (pour 9% de notre vignoble), pour quelques raisons :
- ces cépages sont mûrs un peu plus tôt que les autres, et l'utilisation de
la machine nous permet de ne pas déplacer les vendangeurs pour uniquement 2
jours.
- la qualité de vendange n'est pas mauvaise, dans le sens où les grains non
mûrs restent accrochés au pied.
- économiquement, la machine est plus interessante, d'autant sur ces vins
d'entrée de gamme
Toutefois,
- les grains n'arrivent pas entiers au pressoir, il y a déjà entre 10 et 30
% de baies éclatées, d'où une macération pelliculaire, et un début
d'oxydation des jus.
- Les parcelles vendangées à la machine sont les plus difficiles à tailler
et à entretenir ...
- Pas question de vouloir faire fermenter le moût avec les levures indigènes
... il faut attendre les venndages manuelles pour "ensemencer "
De fait, si le developpement de la vendange mécanique a un but économique
(surtout en Beaujolais), elle dépend aussi de la qualité de l'équipe de
vendangeurs.
Bien amicalement,
Stéphane Martin
> Tout à fait. Et pour un peu lancer le debat, j'ai assisté en '96 aux
> trois glorieux, et là, j'étais au grand exposition des petits
> producteurs. Je ne voulait pas me présenter comme grand expert, (je ne
> le suis pas, d'ailleurs) et à un des stands, j'ai dit qu' un des pbs
> qui se présentent quand on déguste des vins très jeunes, c'est de
> distinguer les bons des moins bons. Le gars qui tenait le stand m'a dit,
> "mais non monsieur, je vous ferai gouter deux vins, et vous allez me
> dire". Il m'a fait gouter deux vins, tous les deux Savigny-les-Beaune
> AOC donc vins de villages, donc à priori comparables. Et en effect les
> deux vins n'étaient pas vraiment comparables, l'un avait beaucoup de
> matière, beaux tannins, bon fruit, et l'autre des tannins verts, sans
> concentration etc. Une monde entre les deux. Bien évidemment, je lui ai
> demandé la différence - jeunes vignes, peut-ètre ou quoi, et il m'a
> repondu "Recolte par machine" avec un clin d'oeil.
Venaient ils du meme producteur ?
Le plus grand problème est, à mon avis, plutôt le travail de la matière
première, qui demande plus d'attention dans le cadre d'une vendnages
mécanique.
Dans le cas qui nous interesse, le Pinot noir est un cépage qui se prête mal
à la vendange mécanique, d'autant que pour exprimer la couleur et les
tanins, la macération doit etre parfaitement conduite, donc je crois que la
matière première doit etre la plus noble possible.
> Cela dit, à Bergerac, la recolte pas machine est interdit pour le
> Monbazillac, et c'est très bien, en principe, parce que cela évite les
> excès qui ont été pratiqué pendant des années. Mais cela peut nuire
> aussi pour les années pluvieux, où on veut profiter d'un moment sec pour
> faire vite une recolte partielle de vin moelleux sur un rang ou deux.
La vendange mécanique des grains destinées à l'élaboration des vins
moelleux, i.e des Monbazillac, des Sauternes et des VT/SGN, ne sont pas
mécanisables.
> Je sais qu'au Ch Tour des Gendres - pas connu pour faire n'importe quoi
> - quelques uns des ses vins blancs secs sont recoltés en nuit, pour
> pouvoir recolter les grains biens frais, et ces recoltes se font par
> machine, bien évidemment.
Les vendanges nocturnes coûtent chers avec une équipe, à cuase des heures
supplémentaires, des projecteurs ....
Bien amicalement,
Stéphane Martin
J'ai un avis assez nuancé, mais à choisir, j'opte sans hesiter pour la
vendange manuelle.
> Bon, et bien voici de ma part un petit plaidoyer pour la machine (je
> parlerais bien sûr aux vues de notre expérience !)
[CUT]
> En revenant au goûts herbacés, je dirais même que la machine a apporté du
> mieux à Saint Pourçain car l'éraflage (par la machine !) a
considérablement
> éliminé ces goûts grossiers de marc et de rafle (rustique !)qui pouvaient
> exister avant l'arrivée de la machine chez certains.
Il intervient ici une nuance très importante qui est la qualité du
pressurage, en balnc, et de la macération, en rouge.
> Pour résumé, des vignes pas trop poussantes, bien menées, et une machine
qui
> n'a pas une surface trop importante à faire... c'est le top !
A mon sens, avoir des vignes pas trop poussantes et bien menées est
importante, mais la machine l'est moins.
Par exemple, lorsque les conditions climatiques sont bonnes, nous
vendangeons le Domaine en 20 jours, alors que lors de conditions plus
"anglaises" (crachin, pluie), elles peuvent durer jusqu'à 1 mois et demi.
Vaut mieux avoir de la patience qu'une machine...
Bien amicalement,
Stéphane Martin
Bonjour Corine,
A mon avis, le problème insoluble de la machine est la grappe du deuxième
rameau, ou "entre-coeur". A ne pas confondre avec un grappillon, cette
petite grappe qui a parfaitement vérée, a environ 15 jours de retard en
maturité par rapport à l'ensemble du cep, et doit être écartée. Le
vendangeur le fait, pas la machine.
Pour le reste, tous les inconvénients cités ici, demeurent.
Amicalement,
Walter
> Bonjour Corine,
>
> A mon avis, le problème insoluble de la machine est la grappe du deuxième
> rameau, ou "entre-coeur". A ne pas confondre avec un grappillon, cette
> petite grappe qui a parfaitement vérée, a environ 15 jours de retard en
> maturité par rapport à l'ensemble du cep, et doit être écartée. Le
> vendangeur le fait, pas la machine.
Bonjour Walter,
Mais qui pratique bien une première vendange verte puis une inspection
de pré-vendange se devrait d'eliminer toutes ces grappes, non? Je me
suis souvent balladé dans les vignes, et je vois toujours les vignerons
(ceux que je connais se balladent quasiment tous les jours dans leurs
vignes) inspecter leurs vignes avant la récolte, coupant le plus
possible de ces rejetons de deuxièmes poussées de sêve. Alors je ne
comprends pas bien le problême ici.
Qui utilise bien la machine se doit d'effeuiller non? Et en effeuillant
on peut enlever ces grappes moins mures. Ou me trompè-je?
Personnellement je pense - comme Didier - que la machine ne peut être
bien employée que dans des conditions climatologiques très favorables.
Vendanger sous la pluie, avec ou sans machine, reste merdouilleux, me
semble-t'il.
>> dire". Il m'a fait gouter deux vins, tous les deux Savigny-les-Beaune
>> AOC donc vins de villages, donc à priori comparables.
[snip]
>> repondu "Recolte par machine" avec un clin d'oeil.
>
>Venaient ils du meme producteur ?
Non, mais l'implication était claire. Il voulait me faire comprendre que
la raison principale des différences était l'utilisation de la machine à
recolter. Comme tu auras pu lire dans la totalité de mon message, je
suis beaucoup plus mitigé dans mon opinion.
>> Cela dit, à Bergerac, la recolte pas machine est interdit pour le
>> Monbazillac, et c'est très bien, en principe, parce que cela évite les
>> excès qui ont été pratiqué pendant des années. Mais cela peut nuire
>> aussi pour les années pluvieux, où on veut profiter d'un moment sec pour
>> faire vite une recolte partielle de vin moelleux sur un rang ou deux.
>
>La vendange mécanique des grains destinées à l'élaboration des vins
>moelleux, i.e des Monbazillac, des Sauternes et des VT/SGN, ne sont pas
>mécanisables.
Tout à fait, et je me suis mal exprimé. Il y a liquoreux ET moelleux, et
on peut imaginer (si c'est permis) une trie manuelle pour le liquoreux
et une recolte rang par rang par machine pour le moelleux, AMA.
>Les vendanges nocturnes coûtent chers avec une équipe, à cuase des heures
>supplémentaires, des projecteurs ....
Tout à fait, mais quand il s'agit d'améliorer le vin .....
Merci de ta patience avec les amateurs...
Bien cordialement
Dominique Larré
= = = =
Ian Hoare a écrit dans le message
<9aiids4qvr2ete3kv...@4ax.com>...
:Salut Stéphane
:On Tue, 21 Mar 2000 19:59:32 +0100, "Stéphane Martin"
:<gew...@club-internet.fr> wrote:
:... Mais cela peut nuire
:>> aussi pour les années pluvieux, où on veut profiter d'un moment sec
pour
:>> faire vite une recolte partielle de vin moelleux sur un rang ou
deux.
:>
:>La vendange mécanique des grains destinées à l'élaboration des vins
:>moelleux, i.e des Monbazillac, des Sauternes et des VT/SGN, ne sont
pas
:>mécanisables.
:
:Tout à fait, et je me suis mal exprimé. Il y a liquoreux ET moelleux,
et
:...........
:...
:Ian
:Tous droits d'auteur réservés. Ce message ne doit
:pas être reproduit sans la permission préalable et
:écrite de l'auteur.
:
P.S. <pour rire> - tu me pardonneras parce que je n'ai cité que de
petites sections de ton message.
On Thu, 23 Mar 2000 11:09:57 +0100, "Dominique Larré"
<Dominiq...@wanadoo.fr> wrote:
>Bonjour Ian, peux-tu nous rappeler comment, ATA, se distinguent
>"liquoreux" et "moelleux" ?
C'est surtout une question du taux de sucre résiduel. (Mais je ne
souviens pas des chiffres, désolé - sans aucun doute quelqu'un va
pouvoir completer cette information).
Mais également, pour ne pas boire que du sirop, il y a question
également du taux d'acidité.
En principe on trouve en taux augmentant(les champagnes sont différents)
Sec
Demi sec (rare)
Doux
Moelleux
Liquoreux
On peut calculer le sucre residuel par gms/l ou par degré théorique
d'alcool.
Par example, on peut exprimer dire qu'un vin liquoreux possède 200g/l
sucre résiduelle, ou qu'un autre est à
14 deg plus 12 deg de sucre.
Amitiés
>"Dominique Larré" <Dominiq...@wanadoo.fr> wrote:
>
>>Bonjour Ian, peux-tu nous rappeler comment, ATA, se distinguent
>>"liquoreux" et "moelleux" ?
>
>C'est surtout une question du taux de sucre résiduel. (Mais je ne
>souviens pas des chiffres, désolé - sans aucun doute quelqu'un va
>pouvoir completer cette information).
En pricipe, pour les vins non-effervescents et non-mutés c'est
comme ça:
Sec: 0 - 4/9 g/l*
Demi-Sec: 4/9 - 12/18 g/l**
X ("Lieblich") 12/18 - 45 g/l
Doux +45 g/l
Trois compléments:
* En pricipe c'est 4 g/l, mais si le taux d'acidité est
suffissant, ça peut aller judqu'a 9 g/l; en vigueur en
Allemagne et en Autriche.
** En pricipe, c'est 12, mais avec une acidité élevée
ça peut aller jusqu'à 18 g/l (en vigueur en Allemagne
uniquement).
X = J'ignore le terme exact en français.
HTH,
Michael
Dominique
= = = =
Michael Pronay a écrit dans le message
<5h2D4.72576$763.2...@news.chello.at>...
:Ian Hoare schrieb