Moi c'est un D34 de 1974.
Je navigue en solo et l'ai équipé pour cela. J'ai fait mon tour d'Atlantique
sans gros problème avec un coup de vent à 45 knt pendant 4 ou 5 heures au NO
du cap vert. Le bateau s'est très bien comporté; n'ayant pas eu le temps
d'enrouler la grd voile après le grand génois le bateau a décidé tout seul
de partir au près ( je lui ai fait confiance... ;o) ) sous grd voile seule
enroulée premier ris à un cap qu'il ne fait jamais d'habitude et la barre
est toujours restée très facile, pour ne pas dire douce. il est haut sur
l'eau mais à l'usage cela ne pose vraiment problème que dans les ports ou au
mouillage. 33 % de rapport de lest c'est déjà pas mal non plus, en tout cas
mieux que la moyenne. Dans le nord de l'île d'Elbe navigation par BMS en
entraînement avant cette traversée; vent de SO, grosses vagues déferlantes
avant Livourne, une s'est écrasée juste sur le bateau à bâbord . Il s'est
fait coucher pas loin de 70/80 degrés je pense mais il s'est redressé
tellement vite que pour un peu il nous éjectait dans l'autre sens ! Une
vieille dame qui avait eu le même et s'était fait très maltraitée avec son
mari dans le détroit de Gibraltar ( toutes voiles déchirées, tout le monde
enfermé dans le bateau tout en désordre à l'intérieur) m'avait dit qu'elle
avait une très grande confiance dans ce bateau (bien qu' ayant navigué sur
de plus gros) car "il avait tenu tout seul !!!".
J'ai un ami qui avait un Dufour 4800 qui a coulé cette année suite à une
rencontre inconnue au milieu de l'atlantique. ( il a été récupéré par un
cargo 8h après grâce à sa balise). Il pense une baleine...il n'a rien vu il
était aux toilettes au moment du choc.
Quand son bateau a piqué du nez il s'est rendu compte depuis la survie qu'il
n'y avait plus de safran, plus d'arbre d'hélice !
Je ne sais pas si le safran est suspendu sur le 4800 ou sur aileron comme le
34 ancien le 35, ou le 31 d'ailleurs aussi je crois..?
En tout cas l'arbre lui, doit être visible et sur chaise pas comme sur les
nôtres. C'est plus fragile et aussi il n'y a plus de puisard pour pomper
efficacement. Pour moi 2 pompes électriques + détournement de l'aspiration
moteur, en plus de la grosse pompe manuelle (...que l'on ne fait pas
fonctionner très longtemps car on a vite le bras tétanisé !) et dégager
l'eau dans les fonds ce qui permet d'avoir un peu de temps pour une
éventuelle intervention car pour les bateaux à fond plat tout est vite sous
l'eau.
Je ne connais pas les Rival mais il y a un Contessa 32 au début de mon
ponton qui appartient à un allemand qui avait voulu ce modèle car tous les
Contessa 32 étaient rentrés sains et saufs l'année noire du Fastnet... Il
est assez bas sur l'eau et effectivement bien lesté mais il n'est pas
parfait non plus...: Il mouille beaucoup plus et pour changer la bague
hydrolube il faut retirer l'arbre bien sûr, mais cela oblige à détruire une
partie du safran qui doit être re-stratifiée à chaque fois... ou sortir le
moteur ce qui est pire ! :o(
A bien regarder ,à échantillonnage égal, les plus costaud sont les bateaux à
retour de galbord, quille longue avec l'hélice protégée entre quille et
safran. Avec une telle configuration son bateau n'aurait pas coulé. Nos
Dufour sont quand même très bien placés question conception/solidité y
compris la tenue du mat.
Après l'achat, grutiers, cap d'Agde 2001:
-Ah celui-là on peut le poser tranquilles...
-????
-Ah ben oui, quand on va poser la quille les sangles vont se détendre de
suite. Avec les nouveaux quand la quille est posée le bateau continu de
descendre, des fois on ose même plus continuer de descendre...
No comment.
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