Dans un ouvrage parlant d'un Dufour 30 Classic, je trouve la description
suivante, que je ne comprends pas très bien :
"Il se montre très à l'aise dans le petit temps et le médium à toutes
les allures. (...) Dans la brise, il apprécie modérément le clapot court."
Que peut bien signifier ce commentaire "il apprécie modérément le clapot
court" ? Qu'est-ce que le clapot court, et concrètement pourquoi est-il
gênant et comment se comporte le bateau ?
Si vous avez des idées, ou mieux, si vous connaissez ce bateau, vos
lumières sont les bienvenues :-)
Merci !
Lode
"il apprécie modérement le clapot court"
signifie "il tape comme un forcené vague de face au près, obligeant à
ralentir sonon on va tout casser !
sans doute un bateau large à déplacement plutôt léger et au brion proche de
la surface avec en plus des surfaces plane en avant du mât ...
Ce bateau peut tout de même être un bon marcheur mais obligera de barrer à
la main pour négocier les vagues, ce qu'un pilote automatique ne sait pas
faire.
Cordialement
Hubert, de Cherbourg
"Aucuncorps" <nob...@nowh.ere> a écrit dans le message de news:
4d9cfbbf$0$4784$426a...@news.free.fr...
Tu as fait "Journaliste de magazine de voile" en première langue?
Chez moi on dit d'un tel bateau qu'il "plante des pieux". Ceci dit c'est le
cas de nombreux bateaux de cette taille. Avec les conséquences que tu décris
parfaitement. Chaque vague oblige à un S pour ne pas tomber brutalement dans
le creux qui suit. A noter que certains bateaux qui passent mieux
(deplacement plus important, entrées plus rondes, ...) ont tendance de leur
coté à se rattraper en mouillant copieusement et parfois juqu'à tremper les
fesses de tout le monde jusque dans le cockpit.
Un peu de promo :-)
C'est ça un petit voilier léger qui avance ! Au près, il gite à mort et, dès force trois, arrose
copieusement l'équipage dans le carré, tape dans le clapot, glisse comme une savonnette quasi
ingouvernable au portant, au moteur il pétarade et une odeur de gasoil envahit l'habitacle, on
découvre même que parfois on avance avec/dans le nuage de ses propres gaz d'échappement, il faut
alors choisir entre l'asphyxie et changer de cap. Le seul endroit vraiment confortable est l'anneau
au port ... et encore, là on subit les voisins comme dans un camping.
Erdy
Ah ben c'est moins bien qu'un Sangria alors?
Bon, alors, je reste avec mes 7m60...Pourtant il est beau dedans, il a
l'air confortable.
Bon, je retourne à ma côte d'azur et à trouver un transportable pour
balades à la journée...
Merci William. Je vois.
Voilà les caractéristiques de ce bateau
http://www.voilesetvoiliers.com/bateaux/voir/1174/Dufour_30_Classic
> C'était limite avec mon Symphonie où le meilleur régime était
> voile plus moteur. Et toujours au près serré, jamais de face.
Tu veux dire que ce phénomène se manifeste toujours au près serré ?
Je suppose que cela signifie qu'il est moins gênant au près et en tout
cas aux autres allures moins proches du vent.
Sur ta remarque "jamais de face", je ne comprends pas très bien. Tu veux
dire que face au vent (et donc face au clapot qu'il génère, en principe)
cela ne tape pas ? Tu navigues au moteur alors, je suppose.
Si les vagues ne sont pas rapprochées, je suppose que le phénomène est
aussi moins gênant.
Merci à tous de vos contributions :-)
Lode
Bjr, performances analogues ou presque sur mon Océanis 320 ,
mais ça tombe bien, je ne régate pas et si l'heure ne presse pas , je
fais un Zig ou un Zag de plus pour le confort et la tenue du cap final
...
--
Butterfly II 47°48N - 02°48 W
Définition britannique du plaisancier:
Un gentleman en ciré, sous une douche.... en train de déchirer des
billets de banque.
Et Pierre du Morvand y ajoute une référence cinématographique: revoir le salaire de la
peur !
Lorsque un engin passe sur des ondes courtes peu hautes, contrairement à ce que beaucoup
pensent, il peut se produire des vibrations assez genantes pour le comfort, parfois
destructrices pour le matériel !
Si vous roulez sur certaines autoroutes, il se peut que vous ayez expériementé cet
incomfort avec les "bandes sonores" mises avant des lieux de danger afin que vous
ralentissiez !
Il en est de même pour les gens ayant un mal des transports qui apparait suite à une
patologie qui se reveille lorsque l'on "vibre" sans s'en rendre compte souvent (ultra ou
infra sons !). C'est un cas étudié dans le temps avec les avions transocéaniques volant
assez bas (au temps des aviosn à hélices !) et ressentant les vibrations des mers peu
formées ... ou d'autres ondes plus tard avec les avions volant haut en zones de ce que
l'on nomme de l'onde !
Donc cette coque et/ou son gréément et/ou son agrément doivent être avec une réaction à
certaines vitesses sur ces "vaguelettes" ... comme la nitro du Salaire de al peur sur la
"tole" !
Pour info, je connais un Donzi qui un jour de beau temps a vraiment "explosé" en passant à
grande vitesse dans du "clapot court" ! Le pont a sauté et les deux pilotes à bord n'ont
pas même eu le temps de prendre leurs gilets et équipements de survie !
A plus ...
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Pierre BONNARD
http://pierrebonnard.free.fr/index.htm
Un peu du MORVAN en France et d'anciennes choses ...
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Allez, je continue pinailleur de service :)
Si ça tape, c'est parce que ça avance, sinon ça bouchonne et ça c'est encore plusse terrible, même
le poisson rouge dans son bocal a le mal de mer.
> Mais c'est le cas de tous les "petits" bateaux de moins de 12 m (et de
> poids léger). C'était limite avec mon Symphonie où le meilleur régime était voile plus moteur. Et
> toujours au près serré, jamais de face.
Quant au 18 mètres dont il est question dans un message précédent, non ! Mais il est vrai que c'est
beaucoup plus confortable, moins vivant aussi, il *faut* aussi un équipage de costauds ne serait-ce
que pour décoincer une écoute ou alors être soi-même cet équipage ? Au-delà de 11 mètres, sur un
voilier, les forces en jeux ne sont plus humaines. Et nous revoici avec notre 10 mètres dans le clapot.
Erdy
C'est nous les graaas de la nariiiiine ...
> Je suppose que cela signifie qu'il est moins gênant au près et en tout
> cas aux autres allures moins proches du vent.
>
> Sur ta remarque "jamais de face", je ne comprends pas très bien. Tu veux
> dire que face au vent (et donc face au clapot qu'il génère, en principe)
> cela ne tape pas ? Tu navigues au moteur alors, je suppose.
>
Au contraire ! Là c'est l'horreur ! Tu ne peux compter alors que sur
le seul moteur et, dans mon cas, c'était un 15 CV diesel pèpère. Le
vent dans le nez, fut-il fort, n'est possible que dans une zone sans
vaguezs. Même le chenal de Gruissan, c'était limite car il fait 1 nM.
Et quand on est face au vent et au seul moteur, il faut _toujours_
avoir la GV établie. Pourquoi ? Parce que s'il y a une survente que le
moteur n'assume plus, il reculera dans le lit du vent alors que sans
rien, il se met en travers avec tous les risques que cela comporte.
Erreur de débutant que j'ai commise avec un Daïmio (heureusement que
c'était un 7 m) dans le célèbre goulet d'étranglement de l'avant port
de Gruissan où il y toujours des cons de pêchous qui jettent leurs
lignes en oblique (et on se retrouve avec un paquet de nylon autour de
l'hélice). Là l'embardée a fait que je suis passé au ras du quai des
pêchous qui n'ont même pas eu le temps de m'engueuler car je leur ai
foutu une bonne trouille.
> Si les vagues ne sont pas rapprochées, je suppose que le phénomène est
> aussi moins gênant.
>
Toutafé ! En Atlantique on remonte sereinement les grandes
ondulations au près.