Je suis en train de réflechir à la possibilité de mouiller ma "barque" après
être déscendu à terre, du genre :
- j'équipe ma ligne de mouillage d'une petite bouée
- à la base de la bouée, je passe un bout qui coulisse. Ce bout est frappé
sur le bateau par son milieu
Lors du mouillage, je met l'ancre à l'eau, je rapproche le bateau du rivage
pour descendre à terre. Il ne me reste plus qu'à tirer sur le bout pour
ramener le bateau en eau plus profonde.
Est-ce qu'un tel système a des chances de marcher ? Comment fait-on dans les
zones à marées pour remettre sa barque à l'eau sans la pousser sur des
dizaines de metres ?
NB : J'ai vu dans un ouvrage du chasse-marée une autre methode qui me laisse
un peu perplexe : Il s'agit de mettre l'ancre en équilibre sur le liston,
attachée à un bout qui permettra de la faire tomber à distance.
Le grappin coincé sur le liston fonctionne aussi (ne pas oublier de prévoir
un bout pour ramener ta barque!)
Nicolas
gérard au tiers wrote:
--
*Nicolas*
www.icarai.net
<- Autoconstruction et équipements pour bateaux ->
Quant à l'autre système (l'ancre en équilibre sur le liston, attachée à un bout
qui permettra de la faire tomber à distance), j'ai connu ça sous le nom de "va-
et-vient breton". C'est absolument magique et élégant quand c'est bien fait,
mais ça nécessite un petit tour de main:
1) Tu prépares le mouillage à la bonne longueur, pour qu'il file sans problème.
2) Tu poses l'ancre en équilibre sur le liston, après avoir frappé un bout (de
préférence sur le diamant ou l'anneau d'oringage, mais s'agissant de grappins ou
d'ancres légères, ça n'a pas vraiment d'importance).
3) Tu donne un coup de pied savamment orienté à ta plate, qui s'éloigne du quai
(c'est la première étape qui ne marche pas à tous les coups, elle a souvent du
mal à aller droit), en gardant le bout à la main (sinon tu as vraiment l'air
d'un imbécile, tu n'as plus qu'à faire semblant de l'avoir fait exprès et
t'éloigner les mains dans les poches en sifflotant, pour revenir une fois les
badaux dispersés et aller récupérer à la nage ta plate qui est partie à la
dérive).
4) une fois la plate arrivée à l'endroit voulu (suffisamment éloignée du quai
pour qu'elle ne vienne pas y tosser à l'évitage), tu donnes un coup sec sur le
bout (c'est là le deuxième truc qui nécessite un tour de main, de la pratique et
un peu de chance). L'annexe est stoppée net dans sa dérive, l'ancre perd
l'équilibre, file vers le fond, entraînant le mouillage dans un joyeux bruit de
chaîne ragant sur le liston (prévoir des retouches de peinture).
5) tu jettes un coup d'oeil pour tenter de te persuader que le machin est bien
mouillé (franchement, en général, tout ça arrive en tas pas bien propre sur le
fond).
6) tu amarres le bout du bout à un anneau ou un échelon.
Quand tu veux récupérer ton annexe,
7) tu attrappes le bout, tu tires dessus, ça dérape l'ancre, tu hâles tout ça à
toi, tu embarques, et tu t'éloignes en sifflotant, godillant d'une main, tourné
vers l'avant, tout en te roulant une cigarette de l'autre main (t'as pas
vraiment besoin de la fumer, c'est juste pour la frime).
--
Ce message a été posté via la plateforme Web club-Internet.fr
This message has been posted by the Web platform club-Internet.fr
"Nicolas" <nvi...@RETIRERicarai.net> a écrit dans le message de news:
3e5bbe02$0$229$626a...@news.free.fr...
Et si tu grées un va-et-vient semi-fixe à ton lieu d'amarrage habituel (et non
pas le truc de l'équilibriste), la plupart des systèmes comme ça que j'ai vus,
sont gréés sans rien en surface: un corps-mort souvent assez léger et improvisé
(gros parpaing, bloc-moteur de 404...) sur lequel est gréée directement une
poulie. Le bout de va-et-vient part du quai, passe dans la poulie et revient au
quai en formant une boucle continue. On vient à quai, on amarre la plate sur un
brin de la boucle et on tire sur l'autre, la plate s'éloigne magiquement du quai
et se retrouve mouillée à peu près à l'aplomb du corps-mort. On amarre le va-et-
vient comme ça au quai.
Attention à laisser assez de mou si la marée doit monter, au risque d'être
mouillé trop court (2 cas de figure: soit le corps-mort est vraiment léger et
l'ensemble chasse, soit il est plutôt lourd, et la barque coule), et se se
retrouver "marin marri par la marée" comme Alain...
Le corps-mort peut être assez léger, puisqu'en général ce système sert pour des
bateaux légers, amarrés dans un endroit protégé (port, cale) et qu'au pire si le
corps-mort chasse et que le vent/courant porte au quai, la plate viendra tosser
sur le bord, puisque le bout de rappel l'empêche de toutes façons de partir à la
dérive au loin.
L'idée est de pouvoir descendre à "pied sec" (soit 80 cm d'eau avec des
cuissardes) du bateau, de le mouiller et de pouvoir l'abandonner deux ou
trois heures dans une région à marée. Cette idée serait aussi applicable en
méditerranée pour mouiller dans une zone rocheuse. Il s'agit d'itinérant,
donc j'oublie l'idée du parpain. J'envisageais plutot une ancre
sur-dimensionnée (le bateau fait 200 kg). Mettre une poulie au bout de la
chaine serait-il viable ?
Il me faudra aussi trouver où attacher le bout, et ne pas avoir à dérouler
50 m de bout...
Sinon, il faudra que j'envisage les palmes comme annexe...
Bonne nav
---
Gérard au tiers
"Hubert Crepy" <n...@this.address> a écrit dans le message de news:
2003226-17...@foorum.com...
Roland