Pour ceux qui cherchent des stages, je viens de participer au stage niveau 2
de l'école de voile Marc Linsky à Cherbourg. Une semaine dans les
anglo-normandes sur un Sun Fast 42. Bateau en super état et super bateau,
apparemment! Nous étions 5 stagiaires à bord, 2 femmes et 3 gars, de 23 à 54
ans. Excellente ambiance à bord... vraiment! Le skipper-moniteur, Nicolas
Tardy, est.... éblouissant. Vraiment. Il a su nous pousser tous à bout
(allez les fiiiiilles.... on est pas au club med, merde! ) et on a terminé
dans la nuit du jeudi 13 : retour Guernesey Cherbourg dans un avis de grand
frais, agrémenté d'un BMS sur la zone. D'après Nicolas, on a eu 7-8 établi
avec des rafales à 9 par moment. Je voulais voir, j'ai vu! Je voulais
connaître mes limites, je connais (des progrès à faire...)! 6 heures de mal
de mer, tout de même... mais quel spectacle que le raz Blanchard dans la
piaule et sous la lune! On est resté 7 heures coincés (1 mille de
progression sous GV à 3 ris, au près!!) à attendre la renverse, contre vent
et courant. Le skiper, Nico, je vous rassure, savait que bous partions trop
tard : il a dormi et bouffé comme un ogre avant de partir. Ce stage est
exceptionnel, nous y avons trouvé chacun ce que l' on cherchait. Un sans
faute!
Voilà...
Gérard de Grenoble
Je ne voudrai pas trop tempérer ton enthousiasme mais un chef de bord
croisière qui se présente 7 heures avant le moment propice pour passer le
Raz Blanchard avec des élèves de niveau deux qui plus est au près et avec un
BMS ça laisse songeur.
> Je ne voudrai pas trop tempérer ton enthousiasme mais un chef de bord
> croisière qui se présente 7 heures avant le moment propice pour passer le
> Raz Blanchard avec des élèves de niveau deux qui plus est au près et avec
un
> BMS ça laisse songeur.
>
si c'est un pas un trop mauvais il a attendu la renverse en eau parfaitement
calme le long de la côte ouest, pour ensuite passer Goury juste en fin de
jusant début de flot pour éviter la mer dangeureuse en plein flot par vent
de nord-est à la sortie du raz au nord.
par contre s'il est resté au milieu du raz le nez dans les rouleaux à
attendre la renverse, on peut se poser des questions ...
Hubert, de Cherbourg
Bonjour,
J'avais fait voeu d'abstinence concernant frb pour me consacrer aux
joyeusetés de la comptabilité mais je voudrais joindre mes observations
personnelles à celles de "Lapache", moniteur historique des Glénans ou en
voie de le devenir [ ;-) ]
J'ai encadré moult stages à terre et croisières aux Glénans dans les années
78-89 et navigué aussi ailleurs.
Laxe central et fort de tout notre enseignement est simple: la sécurité.
Stratégie météo pertinente et documentée, heures de départ, correspondant(s)
à terre, navigation en escadre (essaye un jour, tu verras le sentiment de
sécurité que cela apporte et les services que cela rend), avitaillement,
formation et entraînement aux exercices de sécurité (ris, mouillages, homme
à la mer...etc), établissement d'un programme en fonction de l'équipage
(composition, nombre, niveau, état...), choix des options en fonction des
buts à atteindre et des contraintes liées à la sécurité, options de
déroutement, contrôle du matériel à bord, tout doit être pensé.
Ton compte-rendu enthousiaste a le mérite de montrer ta passion naissante
pour la voile, c'est bien.
Mais je trouve qu'un bon moniteur de croisière ne fait pas partir des
stagiaires niveau 2 dans le Raz Blanchard avec un avis de grand frais
(=force 7), un BMS, ni ne les fait naviguer de nuit parce qu'il est parti
avec 7 heures d'erreur. Le spectacle devait être beau, mais beau comme une
belle route départementale sous le soleil...à 180 km/h...
Un simple incident survenu à bord dans ces conditions - ne parlons pas du
pire - vous aurait certainement permis de constater que les sauveteurs de la
SNSM ou les pilotes d'hélico sont également "éblouissants" dans leur
spécialité.
Ca me rappelle aussi, en passant que Marc Linsky est disparu en mer entre la
Corse et le continent parce qu'il est parti dans une météo pas clémente du
tout pour ramener ses bateaux au départ de stages...ce qu'il ne faut jamais
faire. C'est facile à dire, d'accord, mais...
Je ne dis pas que ton chef de bord n'était pas sympathique ou compétent pour
envoyer un spi d'une main en prenant son café de l'autre ou pour barrer
comme un dieu en réglant son walkman mais au niveau tactique et sécurité il
avait tout faux de A comme "appareillage" à Z comme "zut ! on est trop tard
pour passer !"
;-) mais sérieux.
Eric, qui retourne bosser.
> Je ne voudrai pas trop tempérer ton enthousiasme mais un chef de bord
> croisière qui se présente 7 heures avant le moment propice pour passer le
> Raz Blanchard avec des élèves de niveau deux qui plus est au près et avec un
> BMS ça laisse songeur.
C'est quoi un BMS ?
merci
--
" On ne peut donner que deux choses à ses enfants:
Des racines et des ailes."
http://perso.wanadoo.fr/gerard.cojot/
"Gérard Cojot" <gerald...@zfree.fr> a écrit dans le message news:
1fs0o1l.bdxy331yyeohqN%gerald...@zfree.fr...
Bulletin Météo Spécial
un petit copier coller de météo france
Avis ou BMS - warning : texte élaboré et diffusé dès que les conditions
météorologiques actuelles ou prévues présentent un danger pour la
navigation. Dans les régions tempérées, les avis recouvrent :
- les avis de vent fort ou BMS (Bulletin météorologique spécial) ;
- les avis de forte houle ;
- les avis d´annulation d´une prévision de phénomène dangereux.
Les BMS comprennent les BMS-côte, les BMS-large et les BMS-grand large selon
qu´ils sont associés à des bulletins « côte », « large » ou « grand large ».
Les BMS-côte sont émis dès que le vent, observé ou prévu, atteint ou dépasse
la force 7 Beaufort. Les BMS-côte sont donc :
des avis de grand frais (force 7),
des avis de coup de vent (force 8) - gale warning,
des avis de fort coup de vent (force 9),
des avis de tempête (force 10),
des avis de violente tempête (force 11),
des avis d´ouragan (force 12).
Les BMS-large et les BMS-grand large sont émis dès que le vent, observé ou
prévu, atteint ou dépasse la force 8. En général, ils ne sont pas émis plus
de 24 heures avant le début du coup de vent
Un coup de vent est qualifié « en cours » s´il existe déjà au moment où
l´avis est émis, « imminent » s´il doit survenir dans les 3 heures qui
suivent l´émission du bulletin, ou « prévu » à partir d´une heure précisée
dans le texte.
Les BMS sont émis quand il n´y a plus, ou presque plus, de doute sur la
situation météorologique. Mais, généralement, la menace de coup de vent ou
de tempête aura déjà été mentionnée dans les parties « situation générale »
et « tendance ultérieure » des bulletins précédents.
Un avis d´annulation (côte, large ou grand large) est émis pour annuler tout
ou partie d´un BMS, lorsque le phénomène dangereux annoncé ne doit
finalement plus se produire, ou bien lorsqu´il se termine plus tôt que
prévu.
voila salut
Eric a déjà répondu à cette question : c'est un Bulletin Météo Spécial qui
est émis en navigation côtière à partir de force 7.
Nous , les moniteurs de croisière, à partir de force 7 nous devons pour des
raisons de sécurité prendre contact avec notre base et leur signaler nos
intentions . Peut être ce moniteur l'a t il fait mais je suis tout à fait
d'accord avec l'analyse d'Eric.
Votre mono a-t-il profité de ce fort coup de vent dans les marmites du
Blanchard pour faire un exercice d'homme voire de femme à la mer (ou
plusieurs) puisqu'il fallait attendre. Naturellement avec un simple
pare-battage asexué ??? ();o)))).
André